71 / 100

Nous vous proposons l’épisode 23 de votre histoire d’amour: “le destin de Myriam”. Les histoires d’amour ne sont pas que parsemé de souffrances mais aussi de joie… en espérant que les intrigues de Jeune filles Comme Myriam et Nicole vous font plaisir, je vous invite à poursuivre l’aventure. Bonne suite de lecture et ne manquez pas de partager avec vos amis et dans vos fora ou groupes sociaux.

Le destin de Myriam: épisode 19

Puis je suis sortie dans cette maison le sourire aux lèvres.
J’étais contente de moi, très contente même.
Cette vengeance j’en ai rêvé toutes les nuits depuis ce fameux jour qu’ils m’avaient fichu dehors.

Ils croyaient qu’ils allaient m’humilier et nous maltraiter ma mère et moi et s’en sortir aussi facilement. Ce serait beaucoup trop beau.
Quand on fait du mal aux autres ,il faut s’attendre à en payer les conséquences. L’argent de ma mère je compte le récupérer ça c’est sûr.
Je ne laisserai pas un seul sou à mon père. Maintenant reste à savoir si je vais porter plainte ou pas contre cette femme.

Je n’ai pas encore décidé, même si j’ai des preuves parce que j’ai pensé à prendre un magnétophone avec moi ça s’est passé tellement longtemps que je ne suis pas sûre que la police y accorde grande importance.
D’ailleurs elle est déjà punie parce que connaissant mon père , il ne reviendra pas sur sa décision de la répudier. Et quoi de plus honteux que de se faire répudier après tant d’années de mariage.

Bref j’étais sur le point d’ouvrir la portière de ma voiture quand j’ai entendu la voix d’Amadou
-Amadou :« Myriam attends »
J’ai arrêté mon geste pour l’attendre.

Je me demande ce qu’il me veut encore. Lui aussi il a de la chance, si ce n’était l’aide qu’il m’a apporté ou que je n’ai aucune envie que le pays entier sache que je me suis faite violée j’allais lui faire payer sévèrement.
-Amadou:« J’ai entendu ton père dire quelque chose qui m’est resté dans la tête »

-Moi :« De quoi s’agit-il ?»
-Amadou :« Que tu étais enceinte ?»
-Moi :« Oui et ? »
-Amadou :« Je suis le père et tu me l’as caché. Pourquoi tu ne m’as rien dit ? »

-Moi : « Hé ne m’énerves pas. Tu penses que quelqu’un qui est capable de droguer et de violer une fille va accepter la conséquence de ce viol ?. Ne viens pas faire ton hypocrite et ton responsable devant moi parce que ça ne te vas pas »

-Amadou:« J’ai changé Myriam. Je te l’ai déjà dit et je te le répète que je regrette amèrement ce que je t’avais fait. Je veux voir mon enfant. Je t’en prie. Ma femme est stérile donc c’est … »
Je l’ai coupé avant qu’il ne continue.

Hey si sa femme est stérile c’est à moi qu’il vient le dire . Est-ce que c’est mon problème ?. Vraiment les hommes m’étonneront toujours, si ta femme ne peut pas avoir d’enfant , tu gardes ça pour toi. Est-ce qu’elle a besoin que les autres soient au courant ?.
-Moi :« Les problèmes de ta femme ne me regardent pas alors je t’en prierai de ne pas m’en parler. Cet enfant tu peux l’oublier car jamais tu ne le verras »

-Amadou :« Tu ne peux pas empêcher cet enfant de connaitre son père Myriam »
-Moi :« Quel père ?. Oh ne me fatigues pas si tu veux »
-Amadou : « Myriam je t’en supplie. Laisse-moi voir mon enfant »
-Moi :« Ton enfant ? »

-Amadou :« Enfin notre enfant »
-Moi :« Oublie cet enfant Amadou. Il n’est jamais venu au monde »
Il a ouvert les yeux et m’a regardé comme s’il n’avait pas compris ce que je venais de lui dire.

A Lire aussi:

Il m’a fixé quelques instants avant de secouer la tête comme s’il refusait l’idée qui trottait dans sa tête
-Amadou :« Tu as avorté ?. Comment as-tu pu commettre un acte aussi ignoble ? »

J’ai éclaté de rire tellement que la situation est ironique.
Non mais vous y croyez-vous ?, Amadou ose me dire en âme et conscience que j’ai commise un acte ignoble, sans commentaire.

-Moi :« Mieux vaut que je ne te réponde sinon tu risques de te pisser dessus tellement que je vais mal te répondre. Tu crois que je suis inhumain au point de tuer mon enfant. Cet enfant je l’aurais gardé. Si tu veux savoir comment il est mort tu vas demander à l’homme dans cette maison.

Maintenant excuse-moi tu me retardes. J’ai ouvert la portière et je me suis installée dans ma voiture ,mais encore une fois je n’ai pas pu partir car Arsène est arrivé à son tour. Il a carrément pris place dans la voiture »
-Moi :« Je t’ai invité ? »

-rsène :« Pas de ça avec moi. Démarre il faut qu’on parle »
-Moi :« De quoi ?. Je n’ai rien à te dire »
-Arsène :« Moi j’ai des choses à te dire alors démarre »
J’ai démarré ,puis j’ai pris une direction au hasard
-Moi :« Je te dépose quelque part ? »

-Arsène:« Arrête de jouer à l’indifférente. Ça ne te va pas.
D’abord je voulais te dire que je suis désolée pour ta mère. Je pensais que c’était une mort naturelle. Je te demande pardon pour eux »
-Moi :« … »

-Arsène:« Je suis là pour te demander une faveur. Ne porte pas plainte contre ma mère. Certes rien n’excuse ce qu’elle a fait ,mais les linges sales se lavent en famille et je ne voudrais pas que cette histoire soit étalée dans les médias.

Ça ne sera bon ni pour mon père ni pour nous ses enfants. Les journalistes vont fouiller les moindres replis de cette famille et n’hésiterons pas à faire de nos vies à tous un véritable enfer. Je suis sûre que ni toi ni moi n’aimerions voir ça »

Je n’avais pas pensé à cet aspect des choses.
Il a raison, je n’ai pas envie qu’on fouille dans ma vie pour les raisons que vous et moi saviez donc je vais lui accorder sa demande plus pour mon intérêt personnel que pour autre chose.

-Moi :« D’accord. Je ne porterai pas plainte »
-Arsène :« Merci. Une autre chose, je n’ai pas aimé comment tu as parlé à Papa. Certes il n’a pas été le meilleur des pères, mais il mérite un minimum de respect ne serait-ce que pour son âge et quoique tu en penses il reste ton père. Surveille ton langage la prochaine fois »
J’ai arrêté la voiture avant de ma tourner vers lui
-Moi :« Descend »
-rsène :« Pardon ? »

-Moi :« Je t’ai dit de descendre de ma voiture »
-Arsène:« Quand tu te seras calmée fais-moi signe »
Il a pris le bloc note qui trainait dans ma voiture et y a noté son numéro avant de sortir dans ma voiture.
J’ai démarré dès que la porte s’est refermée.

Il reste mon père, quel père ?.
Il ne faut pas même répéter ce nom ,sinon je vais encore insulter ici. Je trouve que j’ai été polie jusqu’ici.

J’étais encore sous mes stress que mon phone s’est mis à sonner.
J’ai décroché sans regarder
-Moi :« Quoi encore ? »

-lice :« Tu me cries dessus pourquoi ? »
Elle a crié en disant ça et ça m’a calmé directement
-Alice :« Parle correctement c’est quoi ? »
-Moi :« Désolée j’étais énervée »
-Alice :« Qui t’a dit qu’il fallait déverser ta colère sur moi »
-Moi :« Excuse-moi »

-Alice :« Tu m’expliqueras la raison de ta colère une fois à la maison. Tu es où ? »
-Moi :« Je serai à la maison dans 15 minutes »
-Alice :« Ok. A toute à l’heure »
J’ai raccroché puis j’ai conduit plus calmement parce que toute à l’heure je conduisais comme une dingue.

J’étais à un feu rouge quand j’ai vu un homme qui ressemblait à Junior et mes pensées se sont tournées vers ce dernier.
C’est dur d’aimer, je ne sais même pas ce qu’il devient. Après tout c’est peut-être mieux comme ça. Je n’ai pas à souffrir de sa présence.
Je suis arrivée à la maison avec Junior dans la tête.

J’ai trouvé Alice dans la cuisine
-Moi : « Humm ça sent bon. Le ventre de Jordan ne sera pas mécontent de son choix »
-Alice:« La femme africaine doit savoir cuisiner ou bien ? »
-Moi :« Hum hum mais pas que cuisiner.

Il faut que ce soit mangeable aussi. En tout cas ta cuisine va me manquer quand tu partiras »
-Alice :« Laisse. Alors tu me racontes »
Je lui ai raconté tout ce que j’ai fait depuis ce matin.

Elle m’a écouté sans m’interrompre ce qui est quand même rare avec lice.
-Alice :« Je suis fière de toi ma chérie. Non mais vraiment tu m’enjailles. C’est bien fait pour eux. Mais tu es sûre que tu ne veux pas publier les photos de l’autre conne ?»

-Moi :« Non je les garde au cas où »
-Alice :« Comme tu veux. Tu sais ce que tu as oublié ? »
-Moi :« Non dis moi »
-Alice :« Une bonne gifle bien placée pour ces femmes »
-Moi :« Je te jure que tu ne vas pas changer »
-Alice :« Changement c’est pour les faibles »
-Moi :« Où est ma fille ? »

-Alice :« Elle dort »
-Moi :« Tu ne la droguerais pas dès fois parce qu’elle dort trop à mon goût »
-Alice :«:C’est parce que c’est une gentille fille qui ne veut pas fatiguer sa maman »
Moi :« Sais-tu que bébé calme égale ado terrible »
Elle avait commencé à rire.

On a passé un joli week-end entre filles.
Alice n’a pas arrêté de raconter des bêtises comme à son habitude , donc j’ai beaucoup rigolé.

Ma filleule a fait ses premiers pas. On a crié comme des dingues quand on l’a vu faire quelques pas avant de tomber. C’est que du bonheur un enfant. Et puis on a parlé du mariage.

Alice veut se marier à l’église et à la mairie donc on a regardé pleins de robes de mariée. Ça m’a donné envie de me marier , mais comme celui que j’aime ne veut plus de moi ça risque d’être un peu compliqué.
Enfin on a repéré trois modèles qui ont fait complètement craqué mademoiselle Alice ,mais comme elle ne peut pas porter les trois ça va créer un autre problème.

Au moins comme c’est moi qui fera la robe qu’elle va porter pour aller à la mairie c’est déjà ça de fait.
Ah oui j’ai oublié de vous dire notre projet a démarré cette semaine. On a acheté tous les tissus qu’il nous faut et on prévoit de commencer à exposer dans la boutique dans le mois à venir. On verra en ce moment.

De l’autre côté Alice se disait :
J’étais entrain de mettre du rouge quand Myriam est venue dans la chambre avec madame « dadadada» dans les bras.

-Myriam :« Tu vas encore m’abandonner un samedi. Tu ne sais pas que l’amitié est plus importante que l’amour ?»
-Moi :« kié qui t’as dit ça ?. Est-ce que toi tu peux me faire grimper aux rideaux de plaisir ?»

Elle a collé une oreille de ma fille sur sa poitrine avant de mettre sa main sur l’autre.
J’ai rigolé. Comme si elle pouvait comprendre
-Myriam :« Il ne faut pas traumatiser ma filleule. Tu es perdue »
-Moi :« Lol tu n’exagères pas un peu. Bon tu me trouves comment ? »
-Myriam : « Magnifique. Doucement avec l’enfant d’autrui, il ne faut pas me tuer mon amour »

-Moi :« Ce n’est pas de ma faute si je suis irrésistible »
-Myriam :« Bonne soirée et profite bien »
-Moi :« J’y compte. Bisou mes chéries »
J’ai pris mon sac puis je les ai embrassées et je suis sortie.

Jordan m’attendait dehors. Je ne l’ai pas vu depuis le fameux lundi où il m’a demandé en mariage.
Il m’a trop manqué. Je suis accro à cet homme et je remercie Dieu de l’avoir mis sur ma route.

Je lui ai sauté dessus dès que je suis entrée dans la voiture.
Je l’ai embrassé comme si ma vie en dépendait. J’ai fini par me détacher de lui mais j’ai gardé mes mains accrochées à son coup
-Moi :« Humm tu sens bon »
-Jordan :« Je devrais aller en voyage plus souvent si ça te rend aussi fougueuse »

-Moi :« Fais ça et ce sont des gifles que tu auras à la place »
-Jordan :« Elle est de retour. Tu m’as manqué madame »
-Moi :« Tu m’as manqué aussi. Tu sais que tu es sexy ce soir ?»
-Jordan:« Ne me tentes pas petite sinon on risque de ne pas aller manger »
Je l’ai embrassé à nouveau avant de lui mordre sensuellement les lèvres.
Non je suis déchainée ce soir mais est-ce de ma faute si cet homme est si irrésistible ?

-Moi :« Et si on prenait à emporter. J’ai plutôt faim d’autre chose en ce moment »
Il m’a regardait en souriant avant de me lancer un « A vos ordres madame ».

Il a appelé le restaurant pour demander à emporter le dîner. On est passé régler et récupérer la commande puis on est allé chez lui.
Le dîner a été mangé vers une heure du matin. On s’est sautés dessus dès qu’on est entré chez lui et je peux vous dire que c’était merveilleux.
On dirait que le plaisir est dupliqué quand on se manque. En tout cas c’était torride.
Après avoir manger on a refait l’amour avant de s’endormir.

Le lendemain je me suis fait réveiller par une douce caresse sur la joue. J’adore ouvrir les yeux et le trouver là.
Cet homme est fait pour moi.
-Jordan :« Salut toi. Bien dormie ?»
-Moi : « Merveilleusement bien et toi ? »
-Jordan :« Toujours bien quand tu es là mon doux amour »
Je me suis redressée un peu pour le regarder soupçonneuse
-Moi :« Accouche »

Il s’est mis à pousser comme les femmes.
J’ai éclaté de rire. Il n’est vraiment pas bien dans sa tête celui-là
-Moi :« Arrête ça »
-Jordan :« quoi, j’ai fait ce que tu as dit »
-Moi :« Vas-y dis-moi ce que tu as fait.

Quand tu commences à me le jouer doux amour c’est que tu as fait une gaffe »
-Jordan :« Je suis allé chez toi ».
-Moi :« C’est tout ?»
-Jordan :« Chez tes parents ».
Là je me suis redressée totalement.

Il n’est pas allé là-bas quand même, alors que je lui ai interdit
-Moi :« Jordan je t’ai dit quoi quand on a parlé de ça ? »
-Jordan :« Je sais mais je ne peux pas me marier avec toi sans l’accord de tes parents. J’ai envie que tu te réconcilies avec eux »

-Moi :« Et moi je te le répète. Je ne veux pas, je n’ai pas envie de me réconcilier avec qui que ce soit. Qu’est-ce que tu ne comprends pas dans cette phrase. Je t’avais interdit d’y aller »
-Jordan:« Tu diras quoi à Myriam ou à nos futurs enfants quand ils demanderont après leurs grands-parents ».

-Moi :« Ne joue pas à ça avec moi. Ils étaient où ces grands-parents quand j’avais besoin d’eux »
-Jordan:« Ils regrettent lice. Ta mère veut te voir. Donne leur une chance de se faire pardonner »

-Moi :« Non Jordan. Je suis catégorique alors respecte ma décision »
-Jordan :« Je veux que tes parents soient présents pendant notre union. Je veux aller leur demander la main de leur fille comme le veut la tradition. Je t’en parle parce que je leur ai promis que tu leur accorderas une entrevue »
-Moi :« Tu promets à ma place. Tu es bien culotté toi. Je ne les verrai pas et je t’interdis d’y retourner. Ce sont mes affaires pas les tiennes alors ne t’en mêle pas »

Je suis sortie du lit puis j’ai commencé à m’habiller dans le but de rentrer chez moi.
Il m’a énervé à vouloir se mêler de ce qui ne le regarde pas.
Si ses parents l’auraient jeté dehors, il n’aurait pas réagi de cette façon
-Jordan :« Pardon ?. Je suis là pour quoi alors ?. Juste pour le plaisir »
-Moi :« Je n’ai pas dit ça »

A Lire aussi:

-Jordan :« Si je ne dois pas me mêler de tes affaires alors je sers à quoi ici. Tu sais ce que certains donneront pour revoir leurs parents. Tu sais ce que Myriam donnerait si elle pouvait revoir sa mère ne serait-ce qu’une fois. Toi tes parents te tendent les bras parce qu’ils se sont rendus compte de leurs erreurs et tu les rejettes »

-Moi :« Ah oui ça va être de ma faute maintenant. Ils m’ont jeté dehors parce que j’étais enceinte. Si je n’avais pas rencontrer Myriam crois-tu que je serai encore là. Est-ce qu’ils se sont souciés de comment j’allais me débrouiller, de comment j’allais survivre seule dans la rue ?.

Maintenant ils peuvent venir faire leur mea culpa devant toi mais avec moi ça ne marchera pas. Je ne veux pas les voir »
-Jordan:« Je ne me marierai pas avec toi Alice si tu ne te réconcilies pas avec tes parents.

Tu as besoin de leur bénédiction pour avancer. Il faut pardonner. Tant qu’on n’y ira pas je mettrai en suspens notre mariage »
-Moi :« Très bien. Si c’est ça, mieux vaut qu’on en reste là tout simplement. Ravie de t’avoir connue ».

Avant qu’il ne réagisse ,je suis sortie en claquant la porte avec toute la force que Dieu m’a donné.

SUIVRE…

Share this:

Laisser un commentaire