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L’équilibre intérieur joue un rôle fondamental dans l’épanouissement de tout être humain. La richesse des relations que nous nouons souvent avec les autres contribue à notre épanouissement. Mais quand nous sommes divisés au fond de nous même par des démons, des blessures intérieures, nous avons du mal à être nous-mêmes.

Il peut arriver dans notre manière de nous comporter, et dans nos relations avec les autres, cela peut nous arriver d’être en réaction, même inconsciemment, à des moments douloureux que nous avons vécu lorsque nous étions enfants.

Nous allons évoquer ici 5 blessures typiques qui nous empêchent d’être véritablement nous-mêmes, et qui nous poussent à porter un masque qui vise à nous protéger. A chaque fois que nous nous retrouvons dans une situation qui risque de nous faire revivre la même blessure que nous avons vécu lors de notre enfance, nous remettons le masque.

Si cette réaction est compréhensible, elle nous empêche de nous exprimer librement, d’être vraiment nous-mêmes. On se contente de minimiser les symptômes, nos souffrances, plutôt que soigner la vraie blessure sous-jacente.

Les 5 blessures intérieures qui empêchent d’être soi-même de l’auteur Lise Bourbeau livre ses observations qu’elle délie de toute thèse scientifique. Vous pouvez vous approprier ces observations, s’appuyer sur ses expériences et libérer votre vie de sa prison intérieure ou mieux comprendre les réactions d’une personne avec qui nous sommes en relation.

Si ces comportements sont répétés, ils finissent par générer une blessure intérieure qui, à son tour, nous pousse à créer un masque qui nous sert de protection face à cette blessure. Au moment de la création d’une blessure, nous passons par 4 étapes : * La première est celles où nous sommes nous-mêmes * La deuxième consiste à observer des réactions, de nos parents ou d’autres adultes, que nous n’aimons pas, qui sont en contraste avec qui nous aimerions être.

C’est un moment douloureux, surtout parce que les adultes ont plutôt tendance à dire à l’enfant ce qu’il devrait être, plutôt que l’encourager à être lui-même. La troisième étape est celle de la révolte face à la douleur vécue, où l’enfant fait des crises et résiste à ses parents. La quatrième étape, celle de la résignation, est quand nous décidons de créer un masque qui nous aide à ne pas décevoir les autres, mais surtout à nous protéger de la souffrance que nous avons expérimentée.

Comment se libérer et être heureux ?

Nous ne portons pas ces masques de manière systématique. Nous le faisons quand nous nous retrouvons dans une situations lors de laquelle nous risquons de revivre une blessure, ou quand nous ne voulons pas voir que nous adoptons vis-à-vis des autres le comportement qui génère cette même blessure.

Comment faire donc pour se soigner, faire tomber le masque, et être finalement soi-même ? Si vous voulez vous améliorer et progresser constamment, dans votre vie, décider de vous libérer de votre blessure. La guérison se produit en parcourant les 4 étapes qui ont porté à la création d’une blessure dans l’ordre inverse. La première chose à faire est donc de connaître l’existence de ces masques et d’être conscients des moments où nous les utilisons.

Une blessure intérieure peut être comparé à une blessure physique que nous avons à la main, et que nous n’avons pas bien soignée. Dans la tentative de nous protéger, notre égo nous pousse à porter un gant qui nous cache la blessure : tant que nous ne la voyons pas, nous pouvons l’ignorer.

Mais lorsque quelqu’un d’autre nous touche la main, la douleur réapparaît : ce n’est pas parce que nous portons un gant que la blessure en dessus n’est pas sensible. Très souvent, nous avons tendance à en vouloir à la personne qui a mis le doigt sur la blessure : notre réaction est de penser que c’est lui qui nous a fait mal.

En réalité, la raison de notre souffrance ce n’est pas le comportement de l’autre, mais bien notre blessure qui n’est pas encore soignée. Plutôt que lui en vouloir, nous devrions être reconnaissants à cette personne qui nous a permis de prendre conscience que la blessure est encore présente, elle nous donne l’occasion de la soigner.

Quelles sont donc les blessures principales ? Il y en a 5, chacune avec un masque correspondant. Elles se caractérisent par des souffrances spécifiques que nous avons vécu en étant enfants, et peuvent parfois se traduire dans des caractéristiques particulières dans notre corps.

Puisque notre inconscient essaie de nous protéger, il est possible que nous n’ayons pas un souvenir précis des événements douloureux de notre enfance. Pour cela, il est utile d’observer si nous souffrons d’une blessure en particulier si notre corps présente des caractéristiques correspondantes à une blessure particulière.

Il est possible qu’on traine plus d’une blessure, mais souvent nous en avons une qui est plus intense ou profonde que les autres, et qui se manifeste davantage. La 1ère est la blessure du rejet. La personne qui en souffre a l’impression que les autres le repoussent, ne veulent pas l’avoir à leur côté.

C’est très souvent vécu avec le parent du même sexe. Celui qui souffre de cette blessure va tout faire pour échapper à une situation ou à une personne. Le masque correspondant est celui du fuyant, qui nous fait croire que nous ne sommes pas assez important pour prendre notre place, que nous n’avons pas le droit d’exister au même titre que les autres.

Le corps est étroit et contracté, ce qui fait qu’on est pas très présent ou visible dans un groupe. Les yeux et le visage sont petits. Dans le vocabulaire utilisé par le masque du fuyant, on peut entendre les mots : nul, rien, écrasé, étouffé.

La 2ème est la blessure de l’abandon. La personne qui en souffre a l’impression que les autres ne veulent pas s’occuper d’elle, qu’ils vont la quitter, C’est une blessure que l’on vit habituellement avec le parent du sexe opposé.

Si dans la blessure du rejet on imagine un parent qui dit « je ne veux pas m’occuper de toi », dans le cas de l’abandon on imagine plutôt : « je ne peux pas m’occuper de toi. Le sentiment qui accompagne cette blessure est de ne pas se sentir assez nourris affectivement.

Le masque correspondant est celui du dépendant, qui pousse à se comporter comme un petit enfant qui a besoin et cherche constamment l’attention des autres, qui croit ne pas pouvoir y arriver seul.

Il peut même pousser à se rendre malade ou avoir des problèmes à répétition afin d’obtenir le soutien recherché. Le corps manque de tonus, est long et mince. De plus, on a l’impression que les jambes sont faibles. Les yeux sont grands et tristes.

La 3ème est la blessure de l’humiliation, qui caractérise les enfants qui ont ressenti qu’un de leurs parents avait honte d’eux, par exemple quand ils étaient sales, ou ils étaient mal habillés, spécialement si ces incidents sont racontées à d’autres adultes en leur présence.

C’est une blessure qui est souvent vécue avec la mère, et qui porte à se sentir humilié face aux personnes de sexe féminin. Le masque correspondant est celui du masochiste, qui va vouloir tout faire pour satisfaire et aider les autres, même aux dépens de ses propres besoins et envies.

Ces efforts visent à le faire sentir spécial et important, pour ne plus devoir prouver aux autres (et à soi-même) qu’on a pas à avoir honte de lui. Il aime bien prendre son temps, et déteste quand il doit faire les choses vite. Le corps du masochiste est souvent gros, avec un visage rond et des yeux ouverts et innocents.

La 4ème blessure est la blessure de la trahison. La personne qui souffre de cette blessure à l’impression que ses parents n’ont pas toujours tenus leurs engagements, et n’ont pas été aussi dévoués à ses attentes. C’est une blessure que l’on vit souvent avec le parent du sexe opposé. Le masque correspondant est celui du contrôlant, assez habile dans le rapport de force avec les autres. Contrairement au masochiste qui veut contrôler les choses pour démontrer qu’on a pas à avoir honte de lui, le contrôlant veut prendre le dessus pour s’assurer que les autres vont tenir leurs engagements, et pour montrer qu’on peut lui faire confiance.

Il aime tout prévoir et contrôler, a une forte personnalité, et attend à ce que les autres adhèrent à ses idées. Il aime décider et agir rapidement, et a peu de patience avec les gens plus lents. Son corps exhibe force et pouvoir, avec un regard intense et séducteur.

La 5ème blessure est celle de l’injustice, qui caractérise la blessure de ceux qui, enfants, ont ressenti ne pas avoir reçu l’appréciation et la reconnaissance qu’ils pensaient mériter, ou qui ne se sont pas sentis respectés. C’est une blessure que l’on vit souvent avec le parent du même sexe, perçus comme froid et sévère. Le masque correspondant est celui du rigide, qui essaie de se couper de sa sensibilité, et de ne pas la montrer aux autres, pour éviter la déception de ne pas être reconnu à sa juste valeur.

Le rigide cherche la justice et la justesse à tout prix, et risque de devenir perfectionniste. Il utilise souvent des mots comme bien, juste, d’accord, exactement, c’est clair. Sur le plan physique, son corps est bien proportionné, avec des articulations et des mouvements rigides, avec les bras souvent croisés. Il accepte mal de prendre du poids.

Il est important de comprendre que les caractéristiques que je viens d’énoncer sont celles du masque, et non pas de la personnes qui le porte. Même si à cause de nos blessures nous l’utilisons souvent, nous ne sommes pas notre masque.

C’est juste une manière que notre égo a trouvé pour limiter notre douleur et notre souffrance face à nos peurs. Il est possible d’ailleurs que nous utilisions des masques différents, avec des comportements et des caractéristiques corporelles différents, selon la situation précise dans laquelle nous nous trouvons.

Décider de guérir de ses blessures pour s’épanouir…

Une fois que nous sommes conscients des masques que nous portons, nous pouvons ressentir de la résistance, voir de la révolte. Cette réaction est tout à fait naturelle : c’est normale de résister aux aspects de nous que nous n’aimons pas.

Nous préférons accuser les autres de nos souffrances plutôt que de reconnaître que nous pouvons en être la cause. La troisième étape vers la guérison des blessures est de pardonner ses parents et soi-même de la douleur que nous avons ressentis.

Nous avons besoin de lâcher prise sur ce qui s’est passé, et cultiver de la compassion vers les personnes impliquées, y compris-nous mêmes. La quatrième et dernière étape pour finalement retourner à être soi-même consiste à cesser de croire que nous avons encore besoin de porter nos masques pour nous protéger.

Cela consiste à accepter le fait que, en tant qu’êtres humains imparfaits, nous allons continuer parfois à blesser les autres en les rejetant, les abandonnant, les humiliant, en les trahissant, ou en étant injustes envers eux.

Mais que justement pour notre humanité, nous pouvons nous pardonner quand cela arrive, sans se sentir coupables ou éprouver de la honte. Cette acceptation de soi, cet amour envers soi-même, est d’ailleurs le meilleur antidote pour réduire au minimum nos comportements blessants.

Accepter notre comportement, et assumer la responsabilité des conséquences, sans céder à la culpabilité ou à la honte, c’est la meilleure route pour avancer. Aussi, nous devons accepter le risque de parfois souffrir à cause du comportement des autres.

Pas besoin de nous protéger derrière un masque : nous savons que ce n’est pas le comportement des autres qui sont à l’origine de la souffrance, il s’agit juste d’une conséquence de notre propre blessure.

Même si ce n’est jamais facile de souffrir, et de faire face à ce qui nous fait mal, nous savons que nous pouvons compter sur nos ressources internes pour les dépasser. Une fois libérés de nos blessures et de nos masques, nous pouvons libérer une énorme quantité d’énergie que nous utilisons jusqu’à présent, pour cacher notre douleur. Nous pouvons ainsi canaliser cette énergie vers des fins plus productives, pour créer une vie qui nous correspond tout en restant nous-mêmes.

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