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Suite de l’histoire d’amour: Du coup, je l’ai pris dans mes bras, elle était toute tremblante, et elle continuait à pleurer. Ça fait mal, et les femmes comprennent mieux comment font mal ces genres des choses.

PARTIE 14 • FANNY LA SÉNÉGALAISE •

MARLÈNE:

On était en route, on venait de quitter chez Freddy, aujourd’hui on s’est rencontré pour la première fois avec Fanny, je suis très contente de faire sa connaissance, elle est vraiment mignonne.

—Maman:« Alors comment avez vous trouvé Fanny ? ».

—Moi:« Elle est magnifique maman, très magnifique ».

—Maman en souriant :« Je suis très heureuse de l’avoir rencontré, elle n’a pas un joli passé, mais ce n’est pas de sa faute. ».

—Moi:« C’est vrai, et demain j’essaierai d’en savoir plus sur elle. J’espère qu’elle s’ouvrira à moi, elle est très renfermée ».

—Agnès:« Dans ses yeux maman…. Dans ses yeux j’ai vu tellement de tristesse, c’est effrayant ».

—Maman:« Hummm…. Je veux qu’elle intègre la famille ».

—Moi:« Elle m’a dit qu’un mec lui plait, un certain Moussa ».

—Brianna:« Waouh Rien n’est encore joué n’est-ce pas ? ».

—Moi:« Non pas encore, mais il faut qu’on ne tarde pas hein ! ».

—Maman:« Vous avez vu comment Freddy la regarde ? ».

—Moi:« Ses yeux brillent à chaque fois ».

—Brianna:« On dirait qu’ils sont en froid ».

—Moi:« Oui, ils ne se calculaient pas vraiment ».

—Alice:« En tout cas, il est très possessif notre Freddy ».

—Maman:« Oh oui, très possessif, ils sont si beaux ensemble ».

—Moi:« Je t’assure maman, j’aime aussi ça ».

—Maman:« Demain fais-la rire, elle est trop renfermée ».

—Brianna en souriant:« Elle ne l’est pas autant quand elle est avec ses clients ».

—Maman:« Brianna !!!».

—Brianna:« C’est bon, je me tais maman ».

—Maman:« Marlène demain tu n’as pas intérêt à lui parler de ça, elle doit se sentir à l’aise, je ne veux pas qu’elle soit frustrée. Il faut qu’elle se sente à l’aise, quand elle sera prête, quand elle nous fera assez confiance, elle se confira à l’une d’entre nous, certainement à toi Marlène ».

—Moi:« Ouais maman ! ».

—Alice:« Tu as décidé ? C’est elle que tu veux pour Freddy ?».

—Maman:« Oui oui c’est elle !. Quand mon fils parle d’elle, quand il est avec elle, il change completement, il est plus épanoui et heureux, il faut aussi que je revois cette trainée de Fatou, cette petite chienne qui a broyé le coeur de mon Freddy, je vais la corriger comme il faut. ».

—Celine:« Maman !!! »

—Maman:« Eh chut ! Ne la défends pas sinon j’arrête la voiture et je te frappe ».

—Celine:« Je ne la défends pas maman, je me dis juste qu’elle n’en vaut pas la peine, elle ne sait même pas que nous sommes au courant. Si on veut l’avoir, laissons-la venir vers nous ».

—Brianna:« Brillante ma soeur ! Bravo ! On va la torturer cette folle ».

—Maman en souriant :« Personne ne tente de sacrifier mon unique fils sans le payer très cher !. Elle n’est pas la seule à savoir comment manipuler les gens ».

—Moi:« Hummm…….. ».

—Alpha:« Mama… Tu fais du bruit, j’ai sommeil ».

—Maman:« Pardon mon bébé je suis désolée, dors, nous allons nous taire »

—Alpha:« D’accord maman, je t’aime ».

—Maman:« Moi aussi cherie, je t’aime ».

Du coup, le reste du trajet s’est fait dans le calme total.

FREDDY :

J’ai pris un bon bain, et c’est mieux comme ça. Ma mère est vraiment dingue, elle a debarqué ici avec toutes mes soeurs, ce n’est pas possible, ça fait deux ans qu’on ne s’est pas vu, on est resté en contact, mais on ne s’est pas revu depuis, et là, elles débarquent toutes.

Ça m’a fait plaisir de les revoir, elles ont vraiment aimé passer du temps avec Fanny, maman a toujours détesté toutes les filles que je lui ai presenté jusque là, mais elle s’est attaché à Fanny avant même que je ne lui parle d’elle, elle l’a juste vu en photo un jour, d’ailleurs par erreur, depuis elle parle sans cesse d’elle et aujourd’hui elle a fini par la rencontrer.

En tout cas je suis heureux qu’elle leurs plaise, maman avait quand même apprécié Fatou aussi, mais maintenant elle la hait, j’espère qu’elles ne se croiseront pas.

Fanny s’est sentie assaillie aujourd’hui, elle était crispée, mais je ne pouvais pas l’assister.

On a une discution en suspens, je vais tout l’expliquer, je vais mettre les choses au clair ce soir.

Bon, j’ai enfilé un pantalon pyjama et un T-shirt, puis je suis descendu. Fanny était déjà là assise dans le canapé, toute droite et inerte, elle regardait dans le vide. Je suis allé m’asseoir à côté d’elle, et elle s’est arrangée de façon à être face à moi.

—Moi:« Ça va ? ».

—Elle:« Oui, ça va ».

—Moi:« Fanny, dans la vie, il y a des choses qu’on ne peut expliquer, nous nous connaissons depuis 4 ans déjà, ça fera bientôt 5 ans, nous nous sommes beaucoup rapprochés, tu comptes énormement pour moi, je t’aime beaucoup, je ne veux pas que tout le monde te vois comme une trainée, comme un objet sexuel, tu es une femme très intelligente, belle, tu as beaucoup de qualités, ça me fait mal de te voir foutre ta vie en l’air… ».

—Fanny:« …. » Elle ne disait rien, elle se contentait juste de me regarder.

—Moi:« J’ai été énervé ce jour-là, mais je te demande pardon pour ça, vraiment pardonne moi, je sais que tu as eu très mal, que je t’ai fait pleurer même si tu ne me le dis pas, je t’ai manqué du respect »

—Fanny:« Je te le répète encore Freddy, c’était la verité, tu n’as pas à t’excuser pour ça ».

—Moi:« Non, ce n’est pas la vérite ».

—Elle:« Si !».

—Moi:« Non, tu es sans cesse en train de dire des choses méchantes sur toi, tu te dénigres, tu es persuadée que tu ne vaux rien alors que ta valeur est inestimable. Je veux que tu deviennes une vraie femme, une femme qui se respecte et qui ne se laisse pas marcher dessus, une femme qui sait ce qu’elle veut dans la vie, tu fais toujours la fille forte, mais au moindre pépin tu te braques, je ne veux plus de ça !.

Tu as beaucoup d’importance à mes yeux, regarde aujourd’hui tu as fait la connaissance de ma famille, elles t’ont toutes apprécié, pas pour me faire plaisir, mais parce qu’elles ont vu la personne exceptionnelle que tu es, la fille géniale qui se cache derrière ta petite personne, je veux que tu changes de vie, que tu arrêtes de te faire une reputation de trainée alors qu’au fond tu ne l’es pas,

depuis ce jour-là tu es distante, tu m’evites, je dois avouer que ça m’a fait mal de te voir comme ça, de te voir rester loin de moi, tu es plus qu’une amie pour moi, je ne veux pas te perdre, si j’ai aussi mal réagi c’est parce que ça m’a mis en colère, tu m’as mis en colère, ça m’a énervé de savoir que tu es quand même partie avec lui alors que je ne voulais pas que tu y ailles. ».

Du coup, elle a baissé sa tête, elle ne parlait plus, des larmes coulaient sur ses joues, donc elle pleurait silencieusement. Elle ne faisait aucun bruit, elle pleurait juste, et elle s’était complètement tue.

Fanny a tendance à tout accepter, elle ne discute jamais, par exemple le jour où Fatou s’est jetée sur elle et l’a frappé, elle aurait pu prendre le dessus et peut-être même la tuer, mais non, elle s’est contentée d’encaisser les coups, elle ne s’est même pas defendue.

J’ai halluciné ce jour-là, je connais ses facultés, je sais qu’elle aurait pu se défendre sans problème, mais elle n’a rien fait. Et c’est toujours comme ça, elle encaisse sans se plaindre parce qu’elle se dit qu’elle mérite tout ça alors que c’est faux. Si elle pleure autant ces derniers temps c’est parce que la douleur remonte, elle a besoin de se vider, mais elle ne le fait pas, elle se retient à chaque fois. Ça fait vraiment mal.

—Fanny:« J’ai compris Freddy, j’ai rompu avec François, je ne vais plus aux bars, ça fait un moment que je ne fume plus et la drogue j’ai arrêté depuis longtemps ».

—Moi:« Je sais ma chérie, et je suis vraiment désolé pour ce jour-là, je ne m’emporterai plus de cette manière ».

—Fanny:« …. ». Elle est restée calme, elle ne parlait plus, elle avait toujours la tête baissée, les larmes coulaient toujours, et elle faisait comme si elle ne pleurait pas, mais je la voyais très bien.

—Fanny:« C’est tout ? ».

—Moi:« Non, pas vraiment »

—Elle:« Qu’a t-il d’autre ? ».

—Moi:« Toi tu n’as rien à me dire ? ».

—Fanny:« Non, à part que je vais m’assagir ».

—Moi:« Tu m’en veux ? ».

—Elle:« Non pas du tout, je m’en veux… Je m’en veux beaucoup c’est tout. Vous ne pouvez pas savoir ce que je ressens, moi même je ne le sais pas, je me sens sale, et à chaque fois que je vais prendre une douche, je frotte tout mon corps jusqu’à déchirer ma peau.

Je déchire tout parce que je me sens tellement sale, tout ce que je vois c’est une fille couverte de merde. Nonobstant que je me frotte trop, je sens toujours cette odeur immonde. Elle me suis partout, elle ne me quitte pas, et pourtant j’ai tout essayé, tout, mais cette odeur merdique refuse de me lâcher ».

Elle le disait en pleurant

—Moi:« Qu’est-ce que tu raconte Fanny ?».

—Elle:« Oui Freddy, je suis sérieuse là !. Je sens mauvais, à chaque fois que je vais faire les courses j’achète des tonnes de savonettes, de gels de douche,et des déodorants, mais rien, je pue toujours sniff. Pourquoi ils ne me laissent pas tranquille ? Pourquoi ils tiennent tant à me pourrir l’existence ? J’en ai marre d’eux Freddy ».

Elle le disait toujours en pleurant, je lui ai coupé la parole en lui disant,

—Moi:« Qui te pourrit l’existence ? Je ne te comprends pas bien !»

—Fanny en pleurant:« Sniff Eux…. Ils se moquent de moi tout le temps, et quand je me lavent ils me disent que je suis et que je serais toujours sale et c’est vrai� sniff. C’est vrai que je suis toujours dégueulasse ».

—Moi:« Arrêtes, tu ne pue pas ! Qui t’a dit ces genres de conneries ?. Tu sens toujours bon, pourquoi tu te torture autant ?».

—Elle:« Non, arrêtes de mentir, je n’aime pas ça Freddy, je n’aime pas ça, je sais que je pue, Cette odeur de sperme mêlé à mon propre sang ne me lâche pas sniff 4ans, 4ans que je me frotte sans succès… Sniff, je ne sais plus quoi faire, l’odeur refuse de partir ».

Du coup, je l’ai pris dans mes bras, elle était toute tremblante, et elle continuait à pleurer. Ça fait mal, et les femmes comprennent mieux comment font mal ces genres des choses.

—Fanny:« Je pue ils se moquent de moi tout le temps, partout !. Ils sont là tous les jours ».

—Moi:« Ils sont là où ? ».

—Elle:« Dans la salle de bain ».

—Moi:« Mais il n’y a personne ici à part nous deux Fanny ».

—Elle:« Si,, il y a des gens, partout, ils me regardent à chaque fois que je mets le pied dans ma salle de bain, sniiff c’est pourquoi je ne vais plus à l’appartement que François m’avait acheté, ils sont là-bas aussi, sniiiff ils sont là. J’ai peur de rester seule là-bas ».

—Moi:« ……. » Elle parlait en pleurant, et moi, je me contentais juste de la regarder et écouter ces qu’elle me disait.

—Elle en pleurant:« Ils me pointent du doigt sniiff ils hurlent sur moi, et ils murmurent. Ils me regardent méchament, je les supplie toujours de partir, de me laisser tranquille, mais ils ne me repondent pas snifff J’ai trop peur… Ils me font trop peur ».

—Moi:« Mais pourquoi tu ne m’en a jamais parlé ? Pourquoi tu garde toujours tout pour toi ? ».

—Fanny:« Là je t’en parle, tu fais quoi ? rien !. Tu ne fais rien du tout à part me dire que je ne pue pas, tu me mens, sniff ».

—Moi:« Je te jure Fanny, tu ne pues pas »

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—Elle:« Si… Sniff tu mens !».

Elle s’est brutalement dégagée de moi, son visage était déformé par la douleur, elle pleurait sans arrêt, et du coup elle s’est levé du canapé.

—Fanny:« lèves-toi, Lèves-toi Freddy ».

Je me suis levé sans discuter et je l’ai suivie jusque devant sa chambre.

—Elle:« Tous les jours quand il fait nuit je tourne en rond avant de mettre pied ici, parce que j’ai peur. Sniff, je prends ma douche ici avec les larmes aux yeux. Partout c’est pareil sniff, que ce soit ici, chez maman partout.

C’est pour cela j’avais décliné ta demande en fiançailles, et que j’avais préféré aller à l’hôtel avec François. Je préfère rester avec lui, car il ne me laisse jamais toute seule, je prends toujours ma douche avec lui. Ils ne se moquent pas de moi quand François est là, quand il est là ils s’enfuient, ils ne viennent jamais m’emmerder parce que avec François je ne dormais pas la nuit, et même quand il m’arrive de dormir, il est toujours à coté de moi.

Même quand je prennais ma douche avec Aïcha avant, ils ne venaient pas.. Sniff, ils n’étaient pas là, mais une fois toute seule, ils reviennent se moquer de moi sniff. Je suis fatiguée, j’en ai marre d’eux, j’en ai marre de cette odeur immonde. Pourquoi ça n’arrive qu’à moi ? Pourquoi je n’ai pas la chance d’être comme les autres ?. je me déteste tellement, je me hais, je suis si insignifiante, si bizzare…. ».

Elle disait tout ça en pleurant, et puis elle est tombée par terre. Elle pleurait sans cesse, je ne sais pas quoi faire, je ne sais ce qu’elle a, mais je sais que le jour où Ismaël et sa bande l’ont violé, ils ont fait une sorte de prière mystique avec un livre magique entre ses jambes, mais je ne suis sûr de rien !. Peut-être qu’elle a eu des traumatismes psychiques lors de ce viol et cela le pousse à halluciner.

Bon, je ne sais rien, mais ce que je suis sûr est qu’elle est tourmentée par ses souvenirs, ceux qui se moquent d’elle sont simplement des gens que son cerveau a créé pour la convaincre qu’elle ne vaut rien. Chez les humains, la moquerie est la base du mal être, même quand on veut faire semblant, sachez que les moqueries et méchancetés des autres nous atteignent toujours.

C’est ce qui lui arrive, elle ne parvient pas à se valoriser, car je me souviens lorsque les gens ont appris qu’elle a été violé par Ismaël, ils n’ont pas été tendres avec elle, beaucoup l’ont humilié et à 14ans, ont est très vulnérable, elle à tout encaissé sans mot à dire, tout le monde a cru qu’elle s’en foutait parce qu’elle ne repondait jamais aux provocations, alors ils ont arrêté de l’emmerder, mais tout se jouait dans sa tête sûrement.

Ç’est dans sa tête que se deroule le vrai combat, elle doit se battre contre elle-même, toutes les catastrophes extérieures l’ont poussé à se replier sur elle-même, elle s’est en quelque sorte enfermé dans un monde peuplé uniquement de ses tourments.

Bon, je me suis assis par terre également et je l’ai pris dans mes bras, elle n’arrivait plus à parler, elle pleurait juste.

—Moi:« Écoutes, je n’aime pas te voir comme ça. Tu ne pue pas tu sais, si c’était le cas, je te l’aurait dit même indirectement. Tu sens très bon même quand tu ne te parfumes pas. Tu as déjà une douce odeur de bébé à la base, penses tu qu’un bébé sente mauvais ?»

—Elle:«….. » Elle ne dit rien…

—Moi:« Eh bien voilà, si un bébé sent très bon et que toi tu as le parfum d’un bébé, pense tu réellement que tu puisses sentir mauvais ? ».

—Elle:« Non ».

J’ai fait un ouf de soulagement avant de lui dire,

—Moi:« Alors ? ».

—Elle:« Mais pourquoi ils sont là tout le temps ? ».

—Moi:« Parce que tu ne les chasse pas. faches-toi, et expulse-les, ils s’en irons. ».

—Elle: « ………. »

—Moi:« Tu peux le faire pour moi ? ».

—Fanny en pleurant:« Non, je ne peux pas…. Sniiif, je ne peux pas…. ».

Tout à coup, elle s’est relevée tout doucement, a ouvert la porte de sa chambre et m’a invité à entrer, je me suis levé à mon tour et je suis entré.

—Elle:« Ils ne viendront pas parce que que tu es là ».

—Moi:« Que je ne sorte pas ? ».

—Elle:« non….. ».

Elle a saisi mon t-shirt en me disant,

—Elle:« Accompagne moi, s’il te plait».

Puis elle s’est mise a genoux devant moi. J’ai du mal à réaliser cela, son état m’inquiète, elle est toujours là, parfois calme, parfois brullante et souriante, mais alors qu’elle est terorisée.

Bon, je l’ai relevé et nous sommes allés dans sa salle de bain. Du coup, elle a enlevé sa robe, puis elle m’a dit….

À SUIVRE…

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