Histoire d’amour: Fanny la sénégalaise (partie 16)

Suite de l’histoire d’amour: Quand ils m’ont vu sortir avec cette robe, Ils sont restés d’abord immobiles devant moi, et ils me regardaient comme si j’étais un ange, avant de me complimenter.

PARTIE 16 • FANNY LA SÉNÉGALAISE •

J’ai saisi son petit corps magnifique, et puis je lui ai dit,

—Moi:« Oui exactement, ta chaleur me fait du bien ma chérie ».

Elle m’a regardé encore dans les yeux pendant un moment, avant de coller encore plus sa poitrine contre moi. C’était excitant, je ne sais pas comment gérer son comportement, mais une chose est sûre, je m’occuperai d’elle comme une reine. J’aime Fanny, je l’aime de tout mon cœur, et je ne le lui dirai peut-être plus, mais je le lui montrerai. Cette fille est ma raison d’être, je l’aime sérieusement.

FANNY :

Je sais que la plupart d’entre vous disent que j’aime trop faire l’amour, et c’est pour cela que je me suis collée à l’enfant d’autrui ce matin, mais non, ça n’a rien avoir, c’est mon meilleur ami pas mon homme. C’est juste que je me sens bien comme ça et j’aimerai rester là encore un peu, car je n’ai pas envie de ressentir ce sentiment de solittude.

Vous pensez que j’ai perdu la tête ?. C’est possible, je ne chercherai pas à vous convaincre du contraire, si ça ne tenait qu’à moi, je serai déjà morte et enterrée. Je me serais sûrement suicidée ou mon coeur aurait lâché, mais si je suis toujours en vie, c’est parce que Freddy,

Tante Awa, Aïcha, Maman et les autres me fortifient toujours, ils m’aident à rester débout, et à ne pas sombrer dans la folie si vous voulez. Je ne sais même pas comment décrire mon état, je ne sais pas comment expliquer ce qui m’arrive, rester toute seule me terrifie, ça n’avais pas toujours été comme ça, et tout a commencé après le fameux viol d’Ismaël et sa bande.

Eh bien, quand j’avais recommencé à sortir, quand j’avais repris goût à la vie, je m’étais vite attachée à Freddy, je ne sais ni comment ni pourquoi, mais je sais juste qu’il faisait tout pour me mettre à l’aise, je me suis toujours sentie en securité avec lui, il faut avouer qu’il s’est toujours bien comporté avec moi, il ne m’a jamais offensé, et la seule chose qui a failli créer des problèmes entre nous c’est le dossier Fatou.

Bon, juste après ce fameux viol, Freddy m’emmenait le plus souvent en balade pour m’aider à oublier catégoriquement cette situation. On allait un peu partout, j’avais fait la connaissance d’autres personnes, j’avais essayé de m’ouvrir aux autres, de me faire des amis, et cela m’avait beaucoup aidé à oublier ce viol.

Donc au début ça allait, certains amis de Freddy étaient devenus mes amis, ils m’avaient bien encadré, et ils étaient contents d’être mes amis, mais tout a basculé un certain jour où Freddy m’avait emmené dans une fête des retrouvailles où l’une de ses amis avait organisé.

Ce jour-là, Freddy était venu me prendre à la maison,

—Freddy:« Fanny dépêche toi un peu !».

—Moi:« Pardon, j’arrive… ».

—Lui:« Ok ».

Histoire d’amour
Ph:CQMI

J’étais déjà en retard, ça faisait près d’une heure qu’il m’attendais là, mais le vrai problème était que j’avais peur de sortir habillée comme ça devant maman, Tati Awa,et Freddy. Je n’étais pas d’une famille noble, mais la robe que j’avais porté était trop belle pour moi.

Pour la décrire je dirais juste que c’était une magnifique robe blanche bustier, elle mettait ma poitrine en valeur sans être vulgaire, elle m’arrivais aux genoux, et elle avait plein de brillantes couleur en or dessus, c’était un cadeau de Freddy.

Quand ils m’ont vu sortir avec cette robe, Ils sont restés d’abord immobiles devant moi, et ils me regardaient comme si j’étais un ange, avant de me complimenter.

—Maman:« Tu es magnifique ma cherie, magnifique ».

—Moi:« C’est vrai ? ».

—Tante Awa :« Oui ma Fanny, tu es déjà femme, c’est superbe ».

—Moi:« Merci tantine ».

—Freddy :« Au revoir maman, à demain »

—Maman:« Au revoir mes enfants, prenaient bien soins de vous !».

—Freddy:« D’accord maman ».

Soudain, on les a embrassé, avant de sortir.

Eh bien, comme vous le savez déjà, Freddy devrait m’emmener à une soirée organisée à l’honneur d’une de ces amis, elle fêtait son retour au Sénégal après trois ans d’absence.

Bon, il m’a fait monter dans la voiture, a refermé la portière, avant d’aller monter à son tour et démarrer.

En cours de route, il m’a dit,

—Freddy:« Elle est magnifique sur toi cette robe ».

—Moi:« Merci ».

—Lui:« De rien ».

—Moi:« Il y aura beaucoup de monde la-bas ? ».

—Lui:« Oui, je pense, car elle a énormément d’amis. Mais ne t’inquiète pas, je serai avec toi, tu n’as rien à craindre ».

—Moi:« Je sais ».

Un petit moment de silence s’est installé entre nous, avant qu’il me dise,

—Freddy:« Je ne pensais pas que tu mettrais autant cette robe en valeur ».

—Moi:« Mais c’est plutôt la robe qui me met en valeur ».

—Lui:« Non c’est l’inverse, quand je te regarde dedans, je ne regrette pas mes 600 dollars. Tu es sublime ».

—Moi:« Quoi ? Tu as dit quoi ? ».

—Freddy:« Que tu es Sublime.. Pourquoi ? ».

—Moi:« Non, avant ça »

—Lui:« Quoi ?»

—Moi:« Six cents dollars ? »

—Freddy:« Waouh ne dramatise pas, tu vaux plus que ça. D’ailleurs ma langue a fourché, je ne devais pas te donner le prix ».

—Moi:« Mais c’est cher, tu n’aurais pas dû, ça me gène beaucoup ».

—Lui:« Tu merite plus que ça, tu es splendide ».

—Moi:« J’ai juste 15ans, je porte une robe trop chère…. !»

—Freddy en riant:« Ahahah ».

—Moi:« Ne ris pas, je te la rendrai, je ne peux la garder ».

—Freddy:« Je suis un homme, je ne porte pas de robe !»

—Moi:« Tu l’offriras à une fille de la haute classe ».

—Lui:« Non, je ne veux pas ! C’est sur toi que je veux la voir ».

Bon, je n’avais rien repondu, et puis Freddy avait changé de sujet. Il m’avait fait rire sans arrêt jusqu’à ce qu’on est arrivé chez son amie.

Son amie avant une immense villa, c’était phénoménale.

—Moi:« C’est superbe cet endroit ».

—Lui en souriant:« Oui, si tu veux, mais je préfère ma villa ».

J’avais juste souri, puis il est venu passer sa main autour de ma hanche, et nous sommes entrés dedans. Il y avait énormément des gens, tous étaient jeunes, ils étaient bien habillés, bien coiffés, beaux et belles.

« Freddy je suis contente de te voir !». A crié une femme derrière nous, on s’est retourné, puis Freddy a dit,

—Freddy:« Hey ! Samantha ça va toi ? Je suis content de te voir aussi, ça fait longtemps, bonne arrivée ».

—Samantha:« Merci, Freddy tu m’a manquéeee… ».

—Freddy:« Je te présente Fanny, mon petit bijou ».

—Elle:« Salut ! Comment tu vas ? ».

—Moi:« Je vais bien, merci »

—Samantha:« Ne sois pas timide ma cherie, tu es splendide dans ta robe ».

—Moi:« Mercii…»

—Elle:« Venez ! Je vous ai déjà réservé une place là-bas ».

—Freddy :« Ah ça ! Merci Samantha tu es la meilleure ».

—Samantha:« De rien oh ! Fanny détends toi hein, nous sommes là pour nous amuser ».

—Moi:« D’accord, merci ».

Elle a fait un gros câlin à Freddy elle m’en a fait un aussi en me répétant à chaque fois que je suis magnifique et que je dois m’amuser, cette fille était pétillante.

Bon, nous sommes allés nous assoir à notre table, la soirée se déroulait bien, les gens dansaient, plusieurs personnes venaient saluer Freddy et Freddy me présentait à tous. Tout était parfait, jusqu’à ce qu’une certaine femme est venue vers nous.

—Freddy:« Hey ! Bonsoir Carla, comment tu vas ? ».

—Carla:« Je voulais le voir pour le croire, donc tu rejette ma copine pour cette sale fille ?. Une gamine ne ressemblant à rien ? ».

J’avais eu tout à coup honte, puis j’avais baissé la tête, avant que Freddy lui réponde en colère,

—Freddy:« Carla je te prie de ne pas lui manquer de respect, sinon j’oublie que nous sommes en publique et je te frappe !».

Elle n’avait rien répondu à Freddy, mais elle s’était plutôt retournée à moi pour me dire,

—Carla:« Tu auras ce que tu mérites petite idiote ».

Puis elle a tourné les talons et s’est en allée.

—Freddy:« Ne fais pas attention à elle, c’est une grande amie de Fatou ».

—Moi:« Hummm…… ».

—Lui en souriant:« Voilà c’est mieux. Tu veux danser ? ».

—Moi:« Non Freddy, je ne sais pas danser ».

—Freddy:« Ahahah ! Moi non plus, on va se débrouiller ma chérie ».

—Moi:« Devant tout le monde ? »

—Freddy:« Waouh Personne ne fera attention à nous, ils dansent aussi ».

—Moi:« D’accord ».

Du coup nous sommes allés sur la piste de danse, nous nous sommes mélés à la foule et puis on avait commencé à danser.

C’était drôle, la danse de Freddy était puérile, il dansait comme un enfant, mais c’était tellement mignon, il se donnait à fond, donc on s’était bien amusé jusqu’à ce que je lui ai demandé,

—Moi:« On peut faire une pause ? J’ai besoin d’aller aux toilettes ».

—Freddy:« Ok, viens on va demander à Samantha où se trouvent les toilettes ».

—Moi:« OK ».

Du coup, nous avons cherché Samantha, elle n’était pas loin, elle m’a indiqué où se trouvaient les toilettes, puis j’y suis allée.

C’était juste pour me rincer le visage, je n’étais pas maquillée, donc je n’avais pas à m’inquiéter pour ça.

J’étais en train de me rincer le visage quand j’ai reçu un coup de poing sur la tête, je me suis retournée brusquement pour tomber sur Carla.

—Elle:« Quels sont tes rapports avec Freddy ?».

—Moi:« ……. ».

—Carla:« Je te parle, réponds moi idiote ! ».

—Moi:« …….. » Je ne disais toujours rien, puis elle m’a dit en me menaçant,

—Carla :« Je te previens, Freddy c’est le mec de Fatou, si jamais, je dis bien si jamais tu ne t’éloigne pas de lui, c’est trois mois que tu passeras dans une villa à te faire sauter par des chiens, ok ?!»

—Moi:« ………. ».

Mon silence l’a mis en colère, elle m’a attrapé par les cheveux et m’a plaquée contre le mur, avant de me dire,

—Elle:« Tu as compris ?».

—Moi en pleurant:« Laisse moi partir… »

—Carla:« Oh ! tu t’amuses avec le feu ma petite, tu as déjà oublié ce qui t’est arrivé ?. Mais ça ne fait que dix mois pourtant, tu veux que je te le rappelle ?»

—Moi:« ».

Elle a saisi mes deux mains, puis elle m’a donné deux gifles, je suis tombée par terre, elle est venue monter sur moi et avait commencé à me donner des coups des poings. Heureusement une fille assez mince et grande de taille est sortie d’un des toilettes et s’est jetée sur elle. Elle lui a donné trois gifles retentissantes, et j’en ai profité pour m’éloigner, car j’avais mal, et je saignait.

Carla avait réussi également à se dégager et prendre fuite.

—…:« Salut. Tu es dans un sale état, tu ne peux pas sortir comme ça ».

—Moi en pleurant:« Non, ne me touche pas, ne me touche pas, laisse moi partir ».

—Elle:« Moi c’est Safi, je ne te ferais pas de mal, je veux juste t’aider. Je vous ai entendu et je suis restée à l’interieur pour savoir si je devais intervenir ou pas ».

Elle m’a tendu sa main, j’ai hesité un petit moment avant de lui donner la mienne, elle m’a relevé et m’a aidé à me nettoyer.

—Safi:« Méfie toi de cette fille, elle est très mauvaise. Ne pleure plus, tu vas mouiller ton joli visage et vas-y tête baissée, personne ne verra ».

—Moi:« Mercii… Merci beaucoup ».

—Elle:« De rien ».

Elle m’a fait un câlin et est sortie, j’ai fait pareil juste après. C’est comme ça que nous nous sommes connues avec Safi, il y a de cela 4 ans.

Eh bien, quand je suis arrivée dans la grande salle, j’ai directement dit à Freddy,

—Moi:« Freddy je veux rentrer tout de suite, s’il te plait ramène moi chez moi».

Je lui disais tout ça en pleurant, puis du coup tout les gens se sont tournés vers nous, ils se demandaient sans doute ce qui n’allait pas. J’ai vu Carla qui était déjà venue s’assoir à sa table, et elle me faisait un large sourire moqueur.

—Moi en pleurant :« Freddy je veux rentrer chez moi, ramène moi à la maison ».

—Freddy:« Fanny qu’est-ce qui se passe ? Qui t’ont fait du mal ?. Bon, rentrons… ».

—Samantha:« Fanny qu’est-ce qui s’est passé ? Tu es chez moi, je ne peux permettre ce genre de chose. Qui t’a fait ça ? ».

Je n’ai pas répondu, j’ai juste tourné mes talons, et puis je me suis dirigée vers la sortie.

—…:« Hey reste là mademoiselle ! ».

Quand j’ai levé ma tête, je suis tombée sur Fatou.

—Freddy:« Ne la touche pas !»

—Fatou en souriant:« Ahahah ! Je ne vais pas toucher ta précieuse petite amie, je vais juste mettre tout le monde au courant ».

—Freddy:« Au courant de quoi ? ».

—Fatou:« Sois calme ! Tu verras ».

Tout d’un coup, toute la piece s’est plongée dans l’obscurité, puis Fatou a pris la parole,

—Fatou:« Bonsoir tout le monde, j’ai une information pour vous, enfin un film si vous voulez ».

Elle a projeté un film sur le mur, puis nous nous sommes tournés tous vers le mur pour voir. Au fur et à mesure que je regardais les images, je sentais mon coeur se froisser, et les larmes coulaient sur mon visages.

Qu’ai-je fait à cette fille pour qu’elle me haïsse de cette manière ? Me suis-je interrogée intérieurement en pleurant.

Fatou était en train de montrer à tout le monde ce qui s’était passé ce jour-là, ce jour où j’avais perdu ma dignité féminine via Ismaël et sa bande.

Tout le monde me voyait, ils voyaient tous ma nudité, mon intimité, et mon visage. Elle avait masqué tous les autres visages, mais le mien non, tout le monde me voyait. Ça m’a vraiment fait mal, très mal même mes amis.

Lorsque la lumiere s’est rallumée dans la piece, tout le monde me regardait, tous les regards étaient sur moi, chacun sortait sa phrase pour me faire mal :«

—Ahahahah tu es profonde hein.

—Tu accepte de baisser avec plus de trois mecs, tu es forte hein mademoiselle.

—Oh ! à 14ans tu as encaissé tout ça, tu es pire qu’une pute.

—Je peux te foutre ma bite aussi ?. Etc ».

Ils se sont moqués tous de moi, ils riaient aux éclats, ils me jugaient, me regardaient méchamment, et m’insultaient sans connaître la vérité, et puis ils ont commencé tous à hurler sur moi. C’était vraiment choquant mes amis.

Du coup, je suis sortie en pleurant, Freddy m’a suivi, m’a emmené à sa voiture, nous sommes montés, et puis il a demarré.

Après cette soirée, je n’ai plus connu la paix, partout où j’allais, on se moquait de moi, on m’appelait: « La catin du grand Ismaël ».

Au final, le comportement des gens a eu plus d’impact sur moi que le viol lui-même, ils m’ont emmené à me haïr, ils se sont moqués de moi, m’ont jugée, ils disaient que je n’avais eu que ce que j’ai mérité, que j’étais une sale profiteuse et que Ismaël m’a montré qu’il n’était pas con.

Sans me connaitre ils ont conclu que c’était merité, je me suis sentie si sale, si moche, et très souillée.

J’ai toujours gardé tout ça au fond de moi, Freddy avait essayé de me faire parler, mais c’était toujours trop difficile pour moi, car je ne savais pas comment l’expliquer ce que je ressentais.

Et pour me consoler, pour me calmer j’avais commencé à consomer de l’alcool, je suis devenue prostituée, je suis devenue accro au chanvre et à la drogue, tout ça c’était pour oublier les humiliations que le monde injuste m’avait infligé. C’était douloureux mes amis, et les femmes comme moi, comprennent mieux ma peine.

Bon, depuis ce soir-là il y a 4ans, je n’arrive plus à me regarder toute nue dans un miroir, je n’arrive plus à apprécier mon corps. C’est lamentable mes amis Pourquoi toute cette souffrance ? Pourquoi seulement moi ?. Est-ce que suis-je maudite ?. Me suis-je demandée en pleurant

À SUIVRE…

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