Histoire d’amour: Fanny La Sénégalaise (partie 30)

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Fanny était vraiment choquée, la pauvre, elle n’a pas voulu sortir de sa chambre depuis qu’elle ait quitté l’hôpital; elle continuait toujours à pleurer. (Suite de votre histoire d’amour)

PARTIE 30• FANNY LA SÉNÉGALAISE •

SAFI:

Quelques semaines après, c’était le jour d’anniversaire de Fanny; on avait décidé de lui faire une petite fête à la plage. Et Freddy avait catégoriquement refusé d’y participer, c’est vrai qu’il soit peut-être choqué, mais il n’a pas à se comporter ainsi, car Fanny a besoin de lui maintenant que jamais.

Nous avons essayé de le convaincre plusieurs fois, mais rien; il refusait de s’approcher d’elle, et finalement on ne comprenait plus son comportement.

Fanny était vraiment choquée, la pauvre, elle n’a pas voulu sortir de sa chambre depuis qu’elle ait quitté l’hôpital; elle continuait toujours à pleurer.

—Moi:« Ça ira, ne pleures plus ma Fanny !».
—Elle:« Hummmm ».
—Karim:« Lèves-toi ma chérie, on ira à la plage pour fêter ton anniversaire ».
—Fanny:« Non Karim ».
—Karim:« Oh ! si ma chérie, c’est le jour de ton anniversaire, il faut que tu sois heureuse ».

Elle est restée calme, et elle ne disait rien; elle avait un regard perdu.

—Moi:« Ne penses plus à Freddy !. Donnez-lui le temps de réfléchir, il reviendra à la raison; mais d’abord, il nous faut savourer ton anniversaire, ok ?».
—Fanny:« D’accord ».

Du coup elle s’est levée, avant de marcher doucement jusqu’à la mer. Elle souriait, ça lui faisait tellement du bien; car, elle aime beaucoup la mer.

—Moi:« Ton visage s’illumine enfin, c’est ça la Fanny que je connaisse; sois forte mon amie ! »
—Elle:« Hummmm »
—Karim:« Au fait, on a des cadeaux pour toi hein, on les a oublié à l’intérieur, on les ouvrira tout à l’heure ».
—Elle en souriant:« Ah bon ?! Merciii…».

Soudain, on a commencé à nager, à rigoler et à danser, c’était beau mes amis. Puis à un moment donné, le beau sourire qu’elle avait depuis que nous étions là a disparu, elle est devenue toute pâle, mais ça n’a pas duré. Le comportement de Freddy l’affecte plus que ce qui lui est arrivé, ça fait mal.

—Moi:« Ne penses plus à lui, on est là nous ».
—Karim:« Oui Fanny, on s’en fou de lui, tu n’as pas à te soucier de son absence, car s’il voulait vraiment venir il l’aurait fait ».
—Fanny en pleurant :« Tu sais bien que je ne peux pas, c’est très difficile de l’oublier, parce que je l’aime de tout mon cœur ».
—Karim:« Ne t’inquiète pas Fanny ça ira, ok ?».

Elle a hoché la tête pour dire oui, mais ça se laissait voir qu’elle allait mal, elle était tellement misérable.

—Fanny:« Est-ce qu’on peut rentrer à la villa ? »
—Moi:« Oh ! non Fanny, nous sommes là il n’y a que 40 minutes !».
—Elle:« Désolée de tout gâcher encore une fois, juste que je me sens fatiguée, j’ai froid ».

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—Karim:« Veux-tu que je te porte sur le dos ?»
—Fanny en souriant:« Non, je ne suis pas un bébé, je vais marcher toute seule ».
—Karim:« Hummm d’accord, on va rentrer alors ».

Nous avons tous marché à son rythme après avoir tout rangé, et une fois à la maison, elle a demandé à rester seule; donc nous l’avons laissé tranquille, elle en avait besoin.
Ma pauvre chérie, même le jour de son anniversaire, elle était toujours triste. 

 FANNY :

C’était le jour de mon anniversaire, mais ça me faisait mal, car Freddy ne voulait même plus me voir, il me détestait carrément. Je ne savais pas quoi faire pour arranger les chose, son regard et ses gestes étaient si froids; même en colère contre moi, il n’a jamais été comme ça. Je me sentais si mal et impure, je ne voulais plus de ce bébé, cette grossesse était mon pire cauchemar.

Eh! bien, après avoir réfléchi, j’ai fait l’effort de descendre à la cuisine. J’ai pris une partie de mon gâteau d’anniversaire, avant de me diriger vers la chambre de Freddy. Une fois devant sa porte, j’ai toqué plusieurs fois, mais il ne me répondait pas.

—Moi:« Freddy s’il te plait ! ouvre la porte »

Il ne me répondait toujours pas, il s’est même contenté d’augmenter le volume de sa télé.

—Moi:« Mon bébé, mon petit lion, s’il vous plait ! Ouvres la porte ».

Il ne m’a toujours pas ouvert la porte, j’ai essayé même de l’ouvrir moi-même, mais elle était verouillée. Donc j’ai posé l’assiette qui contenait le gateau devant sa porte, et je suis retournée dans ma chambre, avant de commencer à pleurer.

Malgré le comportement bizarre de Freddy, Safi et Karim s’occupaient bien de moi. Je leur en suis reconnaissante, eux ne me regardaient pas bizarrement comme Freddy; d’ailleurs Safi est devenue plus douce qu’avant, elle me câlinait et me cajolait tout le temps.

Karim également était super sympa, c’est le grand frère que je n’aie jamais eu, il se mettait au fourneau pour moi alors que je savais qu’il avait horreur de ça. Il aidait Safi à faire la cuisine, et Safi de sa part m’aidait à prendre mes médicaments. Donc j’ai décidé sur-le-champ de reprendre ma vie en main, violée trois fois dans la vie, je devrais être habituée.

J’ai été violée et déviergée à l’âge de 10 ans par le petit frère de mon père, à 14 ans par Ismaël et sa bande, et maintenant par Lamine; donc je dois avouer que ça me faisait mal d’avoir vécu touts ceux-ci; mais ce qui me fait le plus mal, c’est l’inattention de Freddy, j’ai trop peur qu’il se décide de me larguer.

Pixabay

Quelques jours plus tard, Freddy ne me parlait toujours pas, j’étais devenue comme une saleté à ses yeux. Et touts ceux-ci ont persisté jusqu’à ce qu’on a décidé de rentrer chez nous au Sénégal. Ça me faisait mal, ça me fendait le coeur; nos vacances qui avaient sensé être meilleures, se sont soldées par une échec totale. C’était déplorable mes amis.

Bon, nous étions déjà à l’aéroport international de Miami, on devrait rentrer tous à Dakar. Karim avait aussi décidé de retourner au même moment que nous car il craignait le pire, il ne voulait pas que Freddy me largue. Et en plus de cela, il est sollicité par une certaine entreprise chez nous à Dakar, donc il y va pour tenter sa chance.

On a fait le contrôle de nos visas et passeports, avant de monter. On avait deux valises supplémentaires, et dedans il y avait nos courses, mes médicaments…

Depuis la dernière fois,ce n’est que dans l’avion que j’ai revu Freddy, il ne m’a pas salué ni même adressé la parole; d’ailleurs il était assis loin de nous, la tête plongée dans un magazine. J’avais tellement envie de discuter avec lui, mais il n’avait pas l’air accessible.

—Safi en me chuchotant à l’oreille:« Fanny arrêtes de le regarder comme ça !»
—Moi:« Je ne comprends pas son comportement, pourquoi il me déteste comme ça ? ».

—Safi:« C’est un lâche, on s’en fou de lui ma cherie ».
—Moi:« Mais j’ai tellement envie de lui parler, je l’aime toujours Safi ».
—Safi:« Il ne faut même plus penser à lui, et d’ailleurs vu la situation, Karim et moi avons décidé de t’éloigner de lui; donc une fois arrivée à Dakar, tu iras directement chez ta mère ».
—Moi:« Mais pourquoi ? ».

—Safi:« Parce que ce serait mieux que tu ailles là-bas, sinon Freddy te prendra pour une fille facile, une fille qui court derrière les hommes ».
—Moi:« D’accord, mais ma mère risque de me tuer au cas où elle apprendra que je suis enceinte, donc je préfère aller chez Freddy ».
—Safi:« Non tu iras chez ta mère, elle te comprendra; en plus, elle est la mieux placée pour prendre soin de toi ».

—Moi:« D’accord, mais je resterai chez elle seulement les six premiers mois, et après je me casse, car je ne veux pas être jugée à chaque fois à cause de ma grossesse ».
—Safi:« On ne va pas te juger, arrêtes de te faire des idées ! On prendra bien soins de toi ».
—Moi:« C’est toi plutôt qui se fait des idées, je connais bien les africains, ils ne s’empêcheront pas de se moquer de moi ».
—Safi:« Oh! non Fanny ».

—Moi:« Si, je sais que je serai encore victime des moqueries et des railleries acerbes de la part des gens, et c’est d’ailleurs pour cela que je ne compte pas garder cette grossesse, cet enfant va gâcher toute ma vie ».
—Safi:« Si tu te débarrasse de ce bébé, je t’en voudrais toute ma vie. Tu n’as pas le droit de le punir, il est innocent ».

—Moi:« Tu veux que je le garde parce que ce n’est pas toi qui le porte, tu ne sais pas comment ça fait Safi »
—Elle:« Non je ne sais pas, mais je sais que ce sera encore pire que tu sois stérile, ou morte… Tu comprends ?! ».

—Moi en pleurant:« J’ai peur de le garder, de l’éduquer et de le regarder tout le temps en me disant que cet enfant est le fruit d’un viol. Je ne veux pas que le première petit enfant de ma mère soit un batard, ça non !»
—Safi:« Hey ! Arrêtes de pleurer Fanny. Cet enfant ne sera pas un batard, il aura une famille toute entière, nous serons ses mamans et ses papas en même temps, on pourrait même soulever les montagnes pour lui.

Fanny tu as un coeur en or, et même si tu fais des bêtises, tu connais tes priorités, tu seras une maman géniale et moi une vraie tante, cet enfant n’aura pas à se plaindre. Alors il ne faut pas essayer de l’avorter, sinon tu deviendrais stérile ».
—Moi:« Je préfère être stérile et avec Freddy à mes côtés, qu’être féconde sans lui ».

—Safi:« Stérile et avec ce salaud, revient à être sans lui parce qu’il voudra forcement des enfants, soit il te trompera ouvertement ou soit il te quittera rapidement. Tu souffriras encore plus parce que là, tu te seras sacrifiée pour rien. Réfléchis bien mon amie ! ».
—Moi:« Hummm… Mais regarde il est si différent, il se comporte comme s’il ne voulait plus de moi ».

—Safi:« Et si c’était le cas, tu feras quoi ? ».
—Moi:« Je vais me tuer, je l’aime de tout mon cœur, donc je ne supporterai pas de vivre sans lui ».
—Safi:« Non Fanny, tu es belle et jeune, tu trouveras un autre mec sexy, un homme qui te fera planer et sera un bon papa pour mon futur neveu ou ma future nièce d’amour ».

—Moi:« Hummm… Au fait, Karim est où ?».
—Safi:« Tchip, il se comporte comme un enfant ».
—Moi:« Comment ça ? »
—Safi:« Depuis que nous sommes montés dans l’avion, il drague une hôtesse, elle le chasse mais il ne comprend pas, ça m’énerve ».

—Moi en souriant:« Mais pourquoi tu t’énerves ? Tu es jalouse ?».
—Elle:« Il m’énerve, il est comme un enfant, il ne sait même pas voir quand une femme est amoureuse de lui. Tchipp».

J’ai commencé à rire, je savais déjà qu’elle était amoureuse de Karim; alors que ce dernier est resté indifférent malgré tous les efforts qu’elle ait pu fournir pour le séduire.

Quelques heures après, nous avons foulé le sol de Dakar. Safi m’a maquillé légèrement avant de débarquer de l’avion. Je portais un foulard sur ma tête et une longue robe de couleur violettte, donc j’avoue que je n’étais plus belle comme avant, mais j’étais juste bien habillée.

Nous avons trouvé Aïcha à l’aéroport, elle était seule, elle nous attendait déjà. Maman et tante Awa n’étaient pas là, et la famille de Freddy également n’était pas là, mais je pense que ces dernières sont déjà rentrées chez eux au Comores.

Aïcha est venue, elle nous a donné des câlins en souriant; elle était vraiment contente de nous revoir.

—Aïcha:« Safi, depuis quand tu es partie à Miami ?».
—Safi:« Calme-toi Aïcha ! On a énormément de choses à te raconter ».
—Aïcha:« D’accord, alors où est mon beau-frère préféré ?».
—Safi:« Je t’ai dit de te calmer Aïcha, on t’en parlera ».
—Aïcha:« Hummm… D’accord ».

—Moi:« Aïcha je te présente Karim, Karim est le meilleur ami de Freddy ».
—Aïcha:« Enchantée Karim ».
—Karim:« Moi également ma belle ».
—Moi:« Aïcha, où est maman et tante Awa ? ».
—Aïcha:« À la maison, elles vous attendent »
—Moi:« D’accord, alors on y va !»

Du coup, on a récupéré nos valises, avant de rentrer chez nous, chez ma mère bien-sûr.
Elle était contente, une fois qu’elle m’a vu.

—Maman en souriant :« Oh ! la future mariée est de retour… ».
—Moi :« Bonjour maman ».
—Maman:« Bonjour mon bébé, tu m’as manqué hein !».
—Moi:« Tu m’a manqué aussi maman, où est tante Awa ?»
—Maman:« Elle arrive, elle est sortie faire quelques courses ».
—Moi:« Humm.. »

—Maman:« Tu as maigri, comment était votre séjour à Miami ? Et puis où est mon beau fils ? ».
—Moi:« Je pense qu’il est rentré chez lui, nous avons plusieurs choses à te dire maman ».
—Maman:« Ok entrez ! On parlera après ».
—Moi:« Hummm… ».

Elle a salué les autres, puis nous sommes entrés dans la maison.
Une fois dedans, je lui ai présenté Karim; ils étaient vraiment contents de faire connaissance, puis maman nous a servi à manger.

—Maman:« Mettez vous à table mes chéris, il y a tout ce que vous aimez ! Faites vous plaisir ».
—Safi:« J’adore cette viande, c’est pour cela j’aime trop venir ici ».
—Aïcha:« Tu as raison Safi, Il y a toujours à manger ici, d’ailleurs de la bonne nourriture ».

Nous avons commencé à manger, nous nous sommes bien régalés, c’était trop bon.
Lorsque nous avons terminé, nous nous sommes tous installés dans le grand salon, puis maman m’a dit :
—Maman:« On vous écoute, racontez-nous votre séjour à Miami ».

Je suis restée calme pendant quelques minutes, j’ai commencé à faire tomber les larmes, avant de saisir mon courage et me décider de lui relater l’histoire.

—Moi en pleurant:« Maman, j’ai été violé, je suis enceinte et Freddy ne veut plus de moi ».
—Maman:« Quoi ? Tu dis quoi ? Tu es enceinte ? ».

À SUIVRE…

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