Histoire d’amour: Fanny La Sénégalaise (Partie 36)

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Dire que j’avais peur est un euphémisme, j’étais terrifié, je n’arrivais pas à me dire que tout ira bien, qu’elle s’en sortira et le bébé aussi; surtout quand je pensais aux circonstances dans lesquelles elle a été engrossé. Franchement j’avais peur, trop peur même. (Suite de l’histoire d’amour)

PARTIE 36 • FANNY LA SÉNÉGALAISE •

FREDDY:

On s’est embrassé pendant un moment, c’était exceptionnel, puis elle est partie. Je suis content qu’elle soit venue ici aujourd’hui, sinon je n’aurais certainement pas déjeuné. En plus elle m’a tenue compagnie, je n’aime pas trop me frotter aux personnes d’ici, à part peut-être Karl avec qui je rigole de temps en temps. Mes collègues filles sont trop allumeuses, et je ne suis plus au stade de faire les amourettes.

Bon, j’ai travaillé et Dieu merci, j’ai reussi à tout finir avant 19h 45. J’ai tout rangé, j’ai fermé mon bureau, avant de rentrer calmement à maison.

FANNY:

Quelques mois après, j’étais déjà à 9 mois de grossesse, je pesais énormément,et le bébé ne se gênait plus. Il me donnait des coups en désordre, et la dernière fois freddy a failli s’evanouir quand il a vu son petit pied se dessiner sur mon ventre. Freddy a cru qu’il allait me percer ou me dechirer le ventre. Mdrr

J’ai eu la première contraction utérine depuis ce matin,et du coup j’ai appelé maman; je ne veux pas que ma grossesse ait des risques

—Moi:« Maman… »
—Elle:« Oui Fanny, je viens ».

Elle était dehors, en rentrant elle m’a trouvé assise par terre, les mains sur le ventre en train de pleurer.

—Maman:« Fanny qu’est-ce qui ne va pas ?».
—Moi:« Allons à l’hopital, pardon… ».
—Elle :« Hein ? ».
—Moi en pleurant:« Oh! ça fait mal maman ».
—Elle:« Ô attends moi, j’arrive ».

En tout cas, elle est partie en courant dans ma chambre mettre quelques affaires dans un sac, et puis elle est redescendue.

—Elle:« Doucement ne cherche pas à te lever trop vite ».
—Moi:« Iisshh… ».
—Maman:« Doucement… ».

Une fois débout, on a marché avec précaution jusqu’à la voiture,elle m’a fait monter à l’arrière du véhicule, puis elle a démarré en vitesse, direction l’hôpital.

—Docteur:« Ah! tu ne perds pas encore les eaux, mais à ce que je vois il va arriver bientôt. Donc il est préférable que tu restes ici ».
—Maman:« Même si l’enfant viens dans 3jours ? ».
—Docteur:« Ce n’est pas un faux début de travail, je pense qu’elle va accoucher avant la fin de la journée ».

—Maman:« D’accord docteur, occupez vous bien d’elle, c’est mon seul enfant ».
—Lui:« Ne vous inquiétez pas madame, tout se passera bien ».
—Maman :« D’accord, merci beaucoup Docteur ».
—Docteur :« De rien madame ».

Tout à coup maman est sortie, et moi on m’a emmené dans la salle d’accouchement. Le docteur a introduit ensuite les doigts pour calculer la dilatation, j’étais seulement à deux doigts. J’ai dû attendre à peu près 4h pour que les contractions soient intermittentes, et que la dilatation soit complète.

Du coup, on a rompu la poche des eaux (amnios), et puis on m’a demandé de commencer à pousser. Ça faisait mal mes amis; je ne savais pas que les femmes souffrent comme ça.

L’enfant est sorti quelques minutes plus tard, on a coupé le cordon ombilical, on m’a injecté l’ocytocine sur la cuisse, avant d’enlever le placenta et ses annexes. Après l’accouchement, on m’a installé dans une autre chambre, puis on m’a donné mon bébé pour l’allaiter.

 FREDDY :

J’étais à l’hôpital où Fanny était en train d’accoucher, ça fait 4h de temps que nous sommes là et qu’on a toujours pas de ses nouvelles. ça me stressait, et surtout parce que je n’aime pas ce genre d’attentes.

Dire que j’avais peur est un euphémisme, j’étais terrifié, je n’arrivais pas à me dire que tout ira bien, qu’elle s’en sortira et le bébé aussi; surtout quand je pensais aux circonstances dans lesquelles elle a été engrossé. Franchement j’avais peur, trop peur même.

—Maman Mariam:« Les enfants allez manger quelque chose puis revenez ».
—Moi:« Je n’ai pas faim ».
—Aïcha:« Moi non plus, mais Freddy ça fait 4h du temps que tu es débout et que tu tourne en rond, donc viens t’asseoir ».
—Moi:« Oh! J’ai peur.. ».
—Aïcha:« Tu n’as pas intérêt à te stresser, ça ira ».

J’ai fini par m’asseoir, et quelques minutes après le médecin est venu. On le regardait tous avec attention, j’étais silencieux, je ne disais rien, donc j’ai juste levé la tête pour regarder le docteur.

—Docteur:« Elle est vraiment épuisée, ce fut vraiment difficile et éprouvant, mais elle y est arrivée. Le petit est né ! Félicitations ».
—Maman Mariam:« Dieu soit loué, merci docteur ».
—Moi:« Docteur, s’il vous plait, est-ce qu’on peut la voir ?»
—Docteur:« Biensûr, sans problème elle est bel et bien vivante, le bébé aussi, ils vont bien tous les deux ».

—Maman:« Pardon allons-y, je veux voir mon petit-fils ».
—Karim en souriant :« Mon neveu. Le mec de ma fille ».
—Aïcha:« Seigneur tu es bon. Merci beaucoup ».

Nous avons suivi le docteur jusqu’à sa chambre, quand nous sommes entrés, elle était couchée les yeux a moitié ouverts, il y a de traces de larmes sur son visage, elle a pleuré, ma pauvre Fanny.

—Docteur:« Ne faites pas de bruit s’il vous plait ».
—Nous:« D’accord… ».
—Docteur:« Le bébé sera là dans quelques minutes, une de nos infirmières est allée le nettoyer ».
—Aïcha : « Elle est là, elle est là avec le bébé ».
—Maman Mariam en souriant:« Eeehhh mon petit fils eeehhh… ».

Fanny avait les larmes aux yeux, puis elle a pris le bébé dans ses bras. Le bébé est tout mignon, il est tout petit avec ses petits yeux encore fermés, c’était vraiment fantastique.

—Docteur:« Bon, on vous laisse. Elle pourra sortir dans trois jours ».
—Moi:« Et elle va bien ?! ».
—Docteur:« Oui oui elle est simplement épuisée, ça va aller ».
—Moi en souriant :« Merci docteur ».

Elle va bien, je suis soulagé, elle est vraiment fatiguée mais au moins elle se porte bien. Je suis heureux de le savoir, ils sont tous les deux vivants et bien portant. Dieu merci, je ne sais pas comment expliquer ma joie, je ne veux même pas imaginer comment ça se serait passé si on avait perdu l’un ou l’autre.

—Karim:« Tu es débout les mains en poche, tu ne prends pas ton bébé ?! Et ta cherie ? ».
—Aïcha:« Vraiment, prends ton bébé dans tes bras ».
—Moi:« …. »
Je n’ai rien répliqué, puis maman Mariam a dit en souriant :
—Elle:« Nettoie tes mains tu viens le prendre !. Il va sentir le parfum de son papa chéri ».

Je me suis nettoyé les mains et suis allé le prendre. Oh ! il est petit mignon comme sa maman. J’avais l’émotion, mais je ne peux pas verser de larme. Même si je ne suis pas son père biologique, c’est mon fils, je suis heureux, et d’ailleurs il va prendre mon nom de famille, dorénavant c’est mon fils.

—Karim:« Mec j’espère que tu sais changer les couches. Ahahah… »
—Moi:« Mdrr.. Non ce n’est pas mon job !»
—Aïcha:« Si hein, ma copine est fatiguée ».

Fanny était toujours silencieuse les yeux a moitié ouverts, Aïcha lui caressait les cheveux et le visage.

—Maman Mariam:« Bon Karim et Aïcha, sortons vite, on vera le bébé après, laissons Freddy avec sa personne. Depuis là il guette mais ne s’approche pas, on le gène. Sortons ».
—Karim:« Mdrr… Allons-y ».

Du coup, ils sont sortis, j’ai posé mon fils dans son petit lit d’hopital et suis allé m’asseoir près de Fanny, son corps était froid.

—Moi:« Bébé ? ».
—Elle:« Hummm… ».
—Moi:« Je suis fier de toi ».

Elle est couchée, froide et toute épuisée. Je l’ai simplement serré dans mes bras et suis resté comme ça pour la rechauffer un peu; je suis tellement content mes amis.

À SUIVRE…

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