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PARTIE 23• FANNY LA SÉNÉGALAISE •

Il n’arrêtait pas de lui donner des coups de poing, puis c’est devenu une bagarre entre les deux : Freddy lui donnait des coups de poing partout, alors que le mec ripostait, il se défendait vraiment bien, jusqu’à ce que Freddy lui a jeté le verre de jus qu’il détenait à la main; puis, le mec l’a très bien esquivé avant de prendre la fuite.

Freddy s’est mis à le poursuivre jusqu’à ce qu’il a glissé, et s’est cogné la tête sur un gros tronc d’arbre qui se trouvait dans le jardin de l’hôtel.
Ô mon Dieu !! Ce n’est pas possible !, il y avait du sang partout, Freddy ne bougeait pas, et c’était comme si il avait rendu l’âme. Nous avons eu peur, puis maman Morgane a appelé une ambulance qui est venue ensuite l’amener à l’hôpital.

Ça m’a fait mal au coeur, surtout qu’on a commencé à sortir ensemble il y a moins d’une semaine, j’ai eu peur parce que connaissant bien les gens, je sais sûrement ce qu’ils vont dire s’il arrivait peut-être que Freddy meurt.

Bon, trois jours après ce fameux drame, nous étions toujours à l’hôpital, et depuis il n’avait pas ouvert les yeux, il n’avait même pas montré qu’il comptait les ouvrir. Son crâne avait violemment percuté le tronc d’arbre, il avait perdu beaucoup de sang; mais, heureusement que sa tête ne s’est pas ouverte, il a juste une plaie assez grave qui guérira lentement bien sûr, mais sans séquelles.

Sa mère avait viré le cuisinier le même jour que Freddy a eu l’accident, c’ést dommage, mais ce monsieur là, le méritait, il n’avait aucun respect envers moi, c’est comme s’il fut l’un de mes anciens clients, mais bon, on s’en fout.

—Marlène:« Fanny tu devrais rentrer te reposer un peu et te changer, s’il te plait ».
—Moi:« Non ».
—Marlène:« Mais regarde, nous sommes tous rentrez à la maison et nous sommes revenus par la suite, s’il te plait, en plus ça fait trois jours que tu n’avales rien !»

—Moi:« Je ne veux pas rentrer; si vous voulez, je vais prendre ma douche et manger ici à l’hôpital ».
—Marlène:« Pourquoi ? C’est idéal que tu rentre à la maison !».
—Moi :« Non, je ne veux pas être loin de Freddy !. Je ne veux pas partir, il ne bouge même pas, il est inerte, et vous me demandez de m’en aller ? Non… ».

A Mire aussi

—Alice:« S’il te plaît Fanny ! Le médecin a dit de te faire partir, tu reviendra ici demain ».
—Moi:« Non ! ».
—Marlène:« Je peux au moins te servir un verre de lait ? ».
—Moi:« Non ».

—Alice:« Bois, tu en as besoin ma chérie ».
—Moi:« D’accord ».
Soudain, elles m’ont servi un verre de lait que j’ai vidé très vite pour qu’elles me fichent la paix.

—Moi:« Voilà, j’ai terminé ».
—Marlène:« Humm…. ».
—Moi:« Je me sens fatiguer tout à coup ».
—Agnès:« Tu veux dormir ? ».
—Moi:« Hummmm….. ».

Du coup j’ai sombré; à mon réveille j’étais déjà à la maison, je n’ai rien compris, surtout que sur ma montre il était déjà 19 heures. Comment ai-je pu dormir autant ? Me suis-je interrogée intérieurement avant d’aller prendre une douche rapide, et m’habiller. J’ai porté une robe longue avec une paire de pied nue, un chignon vite fait et suis descendue. Et là, je trouvais Marlèine en train de cuisiner.

—Moi:« Qu’est-ce qu’on fait ici ? ».
—Elle:« Désolée Fanny, mais tu avais besoin de repos, donc on t’a endormie ».
—Moi:« Mais….. »
—Elle:« Il n’y a pas de mais, aide-moi à cuisiner qu’on retourne à l’hôpital ».
—Moi:« D’accord ».

—Elle:« Humm… Tout le monde y est, Aïcha, Brianna, maman et les autres, donc tout le monde ».
—Moi:« Sauf nous ».
—Marlène:« Arrête Fanny, tu es celle qui a passé le plus de temps à son chevet ».
—Moi:« …… ».
Je n’ai rien dit, puis elle a ajouté,
—Elle:« Ne t’inquiète, il se réveillera inchallah ».
—Moi:« Exactement Marlène ».

Du coup, nous avons commencé à cuisiner, nous avons fait des pommes de terre, et nous avons mis les oignons, tomates, et une légère quantité de betterave dedans. Puis après avoir préparé, nous les avons bien emballé, avant de monter dans la voiture, et nous diriger à l’hôpital.

Nous avons fait quelques minutes en cours de route avant d’arriver, et heureusement on l’a trouvé déjà réveiller. Il y avait plein des gens dans sa chambre; maman, tante Awa et Aïcha étaient aussi là. D’ailleurs c’est dans ces circonstances que nos deux petites familles se sont rencontrés, c’était super, mais le moment n’était pas propice pour se réjouir.

Freddy était assis sur son lit, et quand il m’a vu, il m’a fait un petit sourire. J’ai senti les larmes couler sur mon visage, mon homme est réveillé là devant moi, même si il est couvert de bleus, il est toujours aussi beau. Il m’a ouvert ses bras, je ne me suis pas fait prier, je m’y suis réfugiée sans faire des chichis

—Freddy:« Content de te voir ».
—Moi en pleurant:« Comment tu peux me faire ça ? Sniff »
—Freddy:« C’est fini mon ange, ne pleure plus ».
—M. Morgane:« Tout le monde dehors ».

Du coup, ils sont tous sortis de la chambre nous laissant seuls, et puis Freddy m’a supplié encore,
—Freddy:« Arrête de pleurer mon coeur ».
—Moi:« Freddy qu’est-ce qui t’a pris de te battre ?».

—Freddy:« Désolé de m’être battu ».
—Moi:« Tu n’avais pas à agir ainsi ».
—Freddy:« Je sais, ça m’a échappé, il m’a mis en colère ».
—Moi:« Humm… Tu nous as fait peur ».

Il est resté calme pendant un moment, avant de me demander,
—Freddy:« Je ne suis pas beau comme ça ?»
—Moi:« Mais non !»
—Lui:« Si ! ».

—Moi:« Non, moi je te trouve toujours mignon, je t’aime ».
—Freddy:« Je t’aime aussi. On m’a dit que je vais rentrer demain, sauf je garderai toujours mon pansement et on me prescrira une cure que je vais suivre pendant une semaine ».

—Moi:« C’est vrai ? ».
—Freddy en souriant:« Ouais, on aura plus à dormir ici. Tu me fais un bisou ? ».
—Moi:« Humm… ».
Je lui ai fait plein de bisous sur le visage en faisant attention à ses bleus, et je lui ai dit,
—Moi:« Mon bébé, je prendrai bien soin de toi à la maison ».
—Freddy:« Je le sais ma rose ».

Un petit silence s’est fait entre nous avant que je lui dise en pleurant,
—Moi:« Quand ta tête a cogné au tronc d’arbre, j’ai cru que tu étais mort, j’ai eu peur… ».

—Freddy:« Chuuuuttt.. Arrête de pleurer, je suis vivant ».
—Moi:« Je ne veux plus que tu fasses ça ».
—Freddy:« Je ne te promets rien ».
—Moi:« Pourquoi ? ».

—Freddy:« Je n’aime pas qu’on te regarde, je suis tellement jaloux Fanny ».
—Moi:« Non Freddy, il faut me faire confiance !. Je ne me suis même pas intéressée à lui, et du coup, tu viens te jeter sur lui, je ne veux plus de ça s’il te plait ! ».

—Freddy:« Hummm…. Désolé de t’avoir fait peur comme ça, je vais essayer de me maitriser ».
—Moi:« Tu as intérêt, je ne veux plus voir ça, je t’aime Freddy ».
—Freddy:« Je t’aime aussi ».

Quelques minutes après, Aïcha et Marlène nous ont apporté à manger. Elles nous ont apporté des pommes de terre, du pain, une bouteille d’eau et une petite bouteille de vin blanc.

—Elles:« Bon appétit les amoureux ».
—Moi:« Mercii… ».
—Freddy:« Merci les filles ».
Puis elles sont sorties juste après, avant que je puisse commencer à lui faire manger la nourriture comme si c’était un bébé.

—Freddy:« Merci de m’avoir aidé à me nourrir ».
—Moi:« Humm… Tu m’as manqué mon lion »
—Freddy:« Je sais mon bébé, donc je mérite un bisou ? ».
—Moi en souriant:« Ouuiii. ».
Je lui ai donné un gros baiser, c’était génial mes amis.

Le jour suivant, nous sommes sortis de l’hôpital comme prévu, et deux jours plus tard, tout le monde fut un peu soulagé.
Depuis qu’on est sorti de l’hôpital, je m’occupe bien de lui, mais c’est un malade capricieux : Il accepte de se nourrir, de prendre correctement ses médicaments, mais par contre il refuse de sortir dehors. Il ne voulait pas qu’on sorte, il disait qu’on est mieux à la maison.

Hormis les membres de sa famille et de ma famille, plusieurs personnes sont également venues le rendre visite, une foule incessante faisait sa queue devant la maison, et chacun venait pour consoler Freddy. Mini-jupes, culottes, mini-robes moulantes ou pas, dos nus, grosses fesses, grosses poitrines, tout dehors défilaient dans la maison.

Les rumeurs ont également parcouru sur toute la ville de Dakar, chacun avait sa version de l’histoire:
—Freddy est mourant;
—Il parait que Fanny sort maintenant avec lui, même pas une semaine de relation elle l’a trompé et l’homme en question a essayé de tuer le pauvre enfant;

—Fanny voulait tuer Freddy, maintenant elle court à son chevet;
—Freddy a des côtes cassées;
—Freddy paie son idiotie d’aller aimer une prostituée en nous laissant nous.
—Freddy est en coma, ça explique pourquoi il a disparu de la circulation; et beaucoup d’autres spéculations.

Trois jours plus tard, tout ces tralala ont pris fin, et c’est notre jour aujourd’hui, donc on va rester seuls à la maison, on ne fera rien d’extraordinaire, mais juste un peu d’intimité entre les jeunes amoureux.
Bon, après le repas, on a fait la vaisselle ensemble, il a pris ses médicaments, et puis il m’a demandé,
—Freddy:« Chérie fais-moi un peu un petit massage ».
—Moi:« Hummm… ».

Je lui ai fait un câlin, avant d’aller pousser la table du salon et fabriquer un grand lit avec les coussins des canapés. Il s’est couché sur le ventre, j’ai pris une pommade, je suis allée m’asseoir sur son dos, et puis j’ai commencé à le masser doucement.

—Freddy:« Hummm….. ça fait du bien, tu as de petites mains hein ».
—Moi:« Vraiment, tu me dis ça pourquoi ? ».
—Freddy:« Mais parce que c’est vrai et j’aime ça moi !. Elles sont toutes petites, et toutes douces. Hummm….. Masse moi pendant des heures ».

—Moi en souriant:« Si on m’avait dit il y a quelques années ” Fanny tu seras la petite amie de Freddy” j’aurais rigolé ».
—Freddy:« Waouh la vie est pleine des surprises, et puis tu n’es pas ma copine, mais tu es ma femme ».

—Moi:« Tu m’as épousé ?».
—Freddy:« Tu n’as pas encore l’âge ».
—Moi:« Et c’est à quel âge pour toi le mariage ? ».
—Freddy:« Dans 3 ans ».
—Moi:« Hummm… Freddy 3 ans c’est très loin !. Réduis un peu les années s’il te plait ».

—Lui:« Dans 3ans tu auras 22 ans et je pense que si tout se passe bien, plein de choses changerons, là je te demanderai en mariage ».
—Moi:« Tu es méchant Hein !, et toi tu auras 29 ans ». Je lui disais ça en lui faisant les beaux yeux, puis il m’a répondu,
—Freddy:« Ouais mais je serai toujours à ton goût, ne t’inquiète pas ».
—Moi:« Mon lion ! je le sais, je n’ai pas dit le contraire ».

Je massais doucement son dos, et on rigolait jusqu’à ce qu’une personne est venue toquer à la porte.

—Freddy:« Qui est là s’il vous plaît ?»
—….:« C’est moi Abdoul ».
—Moi:« Abdoul entre ».
Il est entré et nous a salué,
—Nous:« Bonjour, ça va ? ».

—Abdoul:« Oui, mais il y a l’ancienne patronne dehors ».
—Freddy« Qui ? ».
—….:« Moi !. On me l’avait dit, mais je n’avait pas cru !. Donc Freddy c’est cette sale fille que tu baise maintenant ? ». C’est Fatou qui venait de parler. Soudain, je me suis soulevée sur son dos, il s’est redressé,et son visage joviale de tout à l’heure n’est qu’un souvenir.

—Freddy:« Merci Abdoul, tu peux partir ».
—Abdoul:« Non, je vais la mettre dehors ».
—Moi:« Non, c’est bon Abdoul merci ».
—Abdoul:« D’accord patron. Toi là (en s’adressant à Fatou) essaye de faire le bruit ici tu vas voir sorcière !».

Il a dit ça avant de sortir nous laissant seuls avec Fatou; et puis, elle a dit en criant,
—Fatou:« Tu laisses ton gardien me parler comme ça ? ».
—Freddy:« Que veux-tu ? ».
—Fatou:« Je suis venue te voir, j’ai appris que tu étais à l’hôpital, et ce qui a accompagné cette nouvelle c’est que tu sors avec la traînée ».

—Freddy:« Tu es chez moi, je peux très bien oublier que tu es une femme et te frapper tout de suite, donc change de ton et ta manière de parler à ma femme ».
—Moi en souriant :« Mon lion ne gaspille pas ton énergie, tu peux venir t’asseoir »

—Fatou:« Tu penses que comme tu sors avec lui, je ne peux pas t’attraper quelque part et te faire mordre la poussière encore une fois ?».
Du coup, j’ai eu la colère, et me suis souvenue de toutes les atrocités que cette fille m’a infligé, donc je me suis levée et suis allée me placer devant elle.

—Moi:« Vas—y idiote ! Fais-moi mordre la poussière ».
Tout à coup elle m’a dit…

À SUIVRE…

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