Histoire d’amour: Fanny la sénégalaise (partie 1)

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Histoire d’amour: Du coup, elle a commencé à pleurer. Je n’aime pas ça, voir ma mère pleurer me fend le cœur. Elle ne sais rien de ma vie de débauche, car je lui mens toujours pour ne pas la faire souffrir.

PARTIE 1: • FANNY LA SÉNÉGALAISE •

Donc après le bain, il m’a déposée à l’entrée qui mène chez moi, ou du moins là où le goudron s’arrêtait.

—Mamadou:« Bon, te voilà arrivée, je te souhaite de passer une bonne journée ».

—Moi:« Merci Joujou, toi aussi »

—Mamadou:« Tiens, c’est pour toi »

—Moi:« Waouh merci mon bébé »

—Mamadou:« De rien chérie, je t’aime ».

Je l’ai embrassé et je suis descendue de la voiture.

Amour

Mamadou m’avait donné une enveloppe pleine de billets de banque. Il m’offre toujours des bijoux, de l’argent, je ne compte jamais car je sais que c’est supérieur ou égal à cent mille francs. Joujou, comme je l’appelle si souvent est en train de tomber amoureux de moi, il veux passer de plus en plus de temps avec moi. Il me couvre de cadeaux, m’appelle tout le temps, et il est très jaloux croyez-moi.

Bref, j’ai traversé la ruelle qui mène chez moi à grands pas, mon enveloppe en poche. J’ai salué mes grands du quartier et je leur ai lâché deux billets de dix-mille pour leur chanvre. Je suis en suite passée devant un groupe des filles que je surnomme « Chorale des imbéciles ». Quand je passe, souvent elles Tchip, et chacune à son tour.

J’ai fait un ouf de soulagement quand je suis arrivée chez moi, j’avais mal aux pieds.

—Moi:« ouh la la »

—… :« Je dis hein Fanny, où est-ce que tu as encore passé nuit ? Hein ? ». C’était tante Awa qui venait de me demander.

—Moi:« De quoi tu te mêle ? Tchip ».

—Elle:« Fanny, c’est à moi que tu parle comme ça ? Espèce de… ».

Du coup je lui ai rompu la parole en bondissant de mon siège à une vitesse incroyable, elle veut me dire quoi ?.

—Moi:« Eh…! Ne t’avise même pas un peu, tu comprends ? ».

Je lui ai dit ça, avant de claquer la langue et avancer.

—Tante Awa :« Fanny reviens ici imbécile. Si ta mère n’était pas ma sœur je t’aurais déjà tuée »

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—Moi:« ahah laisse moi tranquille, trouve-toi un toit et là tu pourras surveiller les entrées et sorties des gens. Idiote, tue moi, tu te crois où ?. Jalouse, moi au moins je rapporte de l’argent dans cette maison ».

—…….:« S’il vous plaît… Arrêtez » C’est ma mère qui venait de parler.

—Tante Awa :« Mais c’est ta fille, ta salope de fille ».

—Maman:« Fanny nous étions très inquiétes pour toi, tu t’es absentée pendant deux jours, on a essayé de te joindre en vain. Où étais-tu ma fille ?. J’ai vieilli, tu ne t’en rend pas compte ? Tu es tout le temps dehors, je ne veux pas que tu fasses des bêtises ma fille ».

Du coup, elle a commencé à pleurer. Je n’aime pas ça, voir ma mère pleurer me fend le cœur. Elle ne sais rien de ma vie de débauche, car je lui mens toujours pour ne pas la faire souffrir.

Elle mourait si jamais elle savait que je couche avec des hommes plus âgés, des hommes qui peuvent avoir l’âge de mon père.

Donc à chaque fois que je rapporte de l’argent ,elle pense toujours qu’il vient de petits boulots ou des aides, parce que les parents de mes amis nous donnent parfois de l’argent, en tout cas c’est ce que je lui ai dit.

Moi, j’aime l’argent, je ne veux pas mourir pauvre, ça… JAMAIS. J’aime le luxe, la belle vie, les voitures, les villas, les bijoux, tout ce qui brille, tout ce qui a de la valeur. Je ne veux pas que ma veuve mère souffre encore, alors je couche avec des hommes, je leur donne du plaisir, je les rend fous et ils vident leurs poches pour moi.

Le lendemain, j’ai décidé de rester à la maison avec maman et tante Awa. Ma mère s’appelle Samira Sall, et mon défunt père s’appelait Ibrahima Sall. Je suis leur unique enfant, et mon père est décédé quand je n’avais que 12ans. Nous étions une famille très aisée, très riche je dirais.

Mon père trompait ma mère, la battait, l’insultait même. Tout le temps il la maltraitait, tout ça à cause d’une petite gambienne qu’il disait aimer.

Papa aussi cruel qu’il ait été avec maman, il me chérissait, me traitait comme une petite princesse, j’étais sa petite Rose. Sauf qu’avec la venue de sa gambienne, Salimata elle s’appelait, il n’était plus très présent.

Il me couvrait tout le temps de cadeaux mais moi, c’est lui que je voulais avoir au près de moi, c’est de lui dont j’avais réelement besoin; puis un jour, on nous a appris qu’il a rendu l’âme. Ah oui, il est mort, mon père est parti sans nous dire au revoir, rien. Je n’ai même pas pu le voir, contempler son visage pour la derniere fois, on ne nous avait pas donné la permission de voir son corps.

À SUIVRE…

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