Histoire d’amour: le destin de Myriam (épisode 51)

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(Suite de l’histoire d’amour): Il est amoureux de moi depuis tout ce temps mais il fait comme si de rien n’était. Subir ma présence sans rien dire, il faut le faire quand même et je ne pouvais pas lui imposer ça plus longtemps surtout que je sais à quel point c’est dur de voir la personne qu’on aime sans pouvoir rien faire avec elle

ÉPISODE 51  LE DESTIN DE MYRIAM 

Waouh, cet homme me rend sûrement dingue.

Il est venu me faire l’amour comme si j’étais une chose où il peut venir se satisfaire et s’en aller. Tchrr

Le jour suivant, j’ai parlé de sa venue à mon psy avec qui j’avais rendez-vous.

-Docteur Fiston. : « Alors quoi de neuf Myriam ? »
-Moi :« Mon ex-mari m’a retrouvé et on a couché ensemble ».

Il a tiqué à la fin de ma phrase comme si ça lui déplaisait.
Joseph a peut être raison en ce qui le concerne. Ce docteur est amoureux de moi.

-Docteur Fiston: « Myriam cela ne va pas t’aider à guérir »
-Moi :« Je sais mais je l’aime toujours autant »
-Docteur Fiston : « Mais tu n’as pas le droit. Tu dois de l’interdire formellement ».

Qu’est ce qui lui prend celui-là ?

-Moi :« Comment ça je n’ai pas le droit ?»
-Docteur Fiston :« Cet homme ne te mérite pas. Il t’a fait souffrir. Et mes conseils n’ont servi à rien si tu lui retombes dans les bras à la première occasion. Il te faut un homme qui te connaît bien, qui sait ce que tu vaux et qui ne doutera pas de toi »

-Moi :« C’est le psychologue qui parle là où c’est l’homme ?. Tout ça ne me semble pas très professionnel »
-Docteur Fiston: « OK j’avoue. Je suis tombée sous ton charme depuis la première fois que j’ai posé les yeux sur toi. Tu es belle et pure Myriam. C’est difficile de te résister. Tu peux avoir n’importe quel homme de ton choix alors pourquoi lui ? »

-Moi :« Peut être parce que c’est celui qu’il me faut. Jamais j’en aimerai un autre même si je faisais tous les efforts pour l’aimer. J’ai compris ça hier »
-Docteur Fiston :« est-ce comme ça que tu vois les choses ?»
-Moi :« Oui et je crois qu’on ferait mieux d’arrêter les séances. Tu m’as énormément aidé et je t’en serai toujours reconnaissant mais il ne se passera jamais rien entre nous. Tu seras toujours mon psy et rien d’autre. Merci pour tout »

-Docteur Fiston :« Myriam attend ».
-Moi :« Oui !»
-Docteur Fiston :« Prend soin de toi et ne laisse plus personne te faire du mal. Tiens c’est la carte d’un bon psychologue. Si tu as besoin contacte le »
-Moi :« Merci »
Il m’a remis la carte avant de me prendre dans ses bras.
J’ai pris congés de lui quand il m’a lâché.

Histoire d’amour

Il est amoureux de moi depuis tout ce temps mais il fait comme si de rien n’était. Subir ma présence sans rien dire, il faut le faire quand même et je ne pouvais pas lui imposer ça plus longtemps surtout que je sais à quel point c’est dur de voir la personne qu’on aime sans pouvoir rien faire avec elle. J’espère qu’il trouvera chaussure à son pied.

J’ai passé le reste de la journée à faire du shopping avec Joseph. J’ai l’impression de revivre. Je me sens légère et joyeuse comme je ne l’ai jamais été depuis trois ans. Je ne veux pas l’admettre mais j’en connais la raison.

J’ai décidé d’appeler lice quand je suis rentrée. J’ai besoin de lui parler. Elle me manque tellement.
-Alice :« Allô »
-Moi :« Ma puce c’est moi »
-Alice :« Myriam ? »
-Moi :« Oui »
Elle a directement raccroché.

Ça ne m’a pas surpris venant d’elle. Je savais qu’elle m’en voudrait de l’avoir mise à l’écart de la sorte et qu’elle ne va pas me pardonner aussi facilement.

lice ne pardonne pas facilement, vous la connaissez. Je l’ai rappelé mais elle n’a pas pris donc je lui ai laissé un message vocal
-Moi :« Salut Alice c’est moi Myriam. Je sais que tu m’en veux énormément, ce qui est tout à fait normal. C’est vrai que je n’aurais jamais dû partir comme ça sans rien dire mais sur le moment j’étais perdue.

C’était un trop plein que je devais évacuer. J’avais besoin de m’éloigner de tout. J’avais honte et en même temps je me sentais mal. Je te demande pardon et j’aimerai que tu me pardonnes. Sache que j’ai toujours pensais à toi et à ta petite famille. Je t’aime toujours autant. Il n’y a pas un jour où tu ne m’as pas manqué. Je ne veux pas que notre amitié se limite là mais plutôt qu’elle aille de l’avant.

Pour moi tu n’es pas mon amie ou ma meilleure amie mais ma sœur, ma sœur de cœur, celle pour qui je donnerai ma vie entière. Aujourd’hui j’ai besoin de toi, besoin de me confier. Tu sais que je t’aime Alice.
Je vais te laisser te calmer et rappelles moi. Bisou »

Comme je m’y attendais elle ne m’a pas rappelé. Je ne pourrais régler mon problème avec elle que face à face.

Le samedi Erick s’est pointé chez moi avec un énorme bouquet de roses rouges. J’étais en short et top parce que je ne comptais pas y aller. Je ne vois pas pourquoi j’irai. J’ai mis la chaine de sécurité avant d’ouvrir.
-Moi :« Oui ? »
-Erick :« Tu es prête ?»

-Moi :« Je t’avais dit que je n’irai pas »
-Erick:« Arrête de faire la gamine et va te préparer »
-Moi :« Je ne fais pas la gamine Erick. Je ne veux pas diner avec toi et je te l’ai dit mais comme tu crois que je suis ta chose tu penses pouvoir me forcer à faire tout ce qui te plait »

-Erick:« Tu ne veux pas qu’on se parle ? »
-Moi :« Non, je ne veux rien à voir avec toi »
-Erick:« D’accord, je dois retourner à Abidjan demain et je ne pourrai pas revenir avant un mois minimum. J’ai un gros contrat sous le coude. Ça te donnera le temps de réfléchir à nous deux.

S’il faut que je te drague à nouveau et que je te refasse tomber amoureuse je le ferai Myriam, parce que je t’aime et je veux te récupérer. J’essayerai de tirer cette histoire au clair pour qu’elle ne soit plus entre nous quand on se remariera.

Je te dépose les fleurs devant la porte. ».
Je l’ai regardé déposer les fleurs sur le paillasson avant de rebrousser chemin.

J’ai écouté les pas jusqu’à ce qu’ils disparaissent. J’ai alors enlevé la chaine avant d’ouvrir la porte.
Je me suis baissée pour prendre le bouquet quand on m’a soulevé.
J’ai crié mais il a étouffé mon cri par un baiser passionné. J’avais du mal à tenir debout quand il m’a relâché tellement son baiser m’a troublé. Cet homme veut me rendre folle.

-Erick: « Je ne pouvais pas partir sans te dire au revoir. Je t’appelle »
Il m’a fait un clin d’œil avant de partir comme si de rien n’était. Je l’ai suivi des yeux en me mordant la lèvre jusqu’à ce qu’il disparaisse de ma vue. J’ai ramassé le bouquet et je suis rentrée tout sourire.

Au milieu du bouquet il y’ avait une carte qui disait: « Je veux que plus jamais tu ne souffres. Je veux t’avoir à mes côtés pour que chaque jour je puisse faire en sorte que tu en oublies un de ton passé. Je veux pouvoir te rendre le bonheur auquel tu n’as pas eu droit. Je veux pouvoir te chérir tous les jours. Je veux te rendre la femme la plus heureuse sur cette terre. J’ai failli à ma promesse une fois car mon expérience passée a continué de diriger ma vie.

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C’est ce qui avait fait que j’ai manqué de confiance en toi. Laisse moi me racheter ma reine. Epouse moi une seconde fois. Je te laisse réfléchir. Tu me donneras ta réponse quand je reviendrai. Je t’aime mon amour et je t’aimerai toute ma vie. Personnellement je t’ai laissé un cadeau en attendant de te donner ce que tu sais »

J’ai ouvert la petite boîte rouge qui était dans les fleurs et il renfermait le pendentif en argent avec lequel je l’ai toujours connu.
Je le voulais depuis mais il refusait de me l’offrir parce qu’il avait une grande valeur sentimentale pour lui.
Il appartenait à son père qui lui a offert à ses 17 ans et depuis il ne l’a jamais quitté jusqu’à aujourd’hui. Il l’a rajusté pour qu’il soit à ma taille.

Qu’il m’offre ça signifie beaucoup. Je l’ai mise à ma main avant de l’embrasser.

Un mois plus tard, la fashion week est passée et on a eu un grand succès. J’avais convaincu Joseph de faire nos modèles à base de pagne et c’était l’idée à développer. On a reçu plein de commandes ce qui est une superbe nouvelle.

Joseph avait décroché un boulot chez un grand monsieur de la mode. Il était heureux comme jamais. Moi aussi j’avais eu des offres mais je préfère me mettre à mon propre compte et puis ça ne sert à rien de commencer à bosser ici parce que je sais que je ne resterai pas vivre en France.

Bref j’étais avec Carine, Joseph et ses amis dans un restaurant japonais pour fêter l’évènement.
On dégustait des sushis quand j’ai senti quelque chose remonter au fond de moi. Je me suis précipitée dans les toilettes. J’ai ressorti tout ce que j’avais avalé.

-Carine: « Hé ça va ? »
-Moi :« Oui, j’ai juste vomi. Je crois que le poisson n’était pas trop frais ».
-Carine :« Humm tu es sûre que c’est ça. On l’a tous mangé pourtant tu as été la seule à le ressortir. Tu es peut être… »
-Moi :« Non ce n’est pas ça. J’en suis sûre »

Ça ne peut pas être ça, car j’avais pris les pilules j’étais tellement soulagée quand je les ai pris donc ce n’est sûrement pas cela.

-Carine :« Ok. Tu ne devrais pas en reprendre alors »
-Moi :« Oui je vais faire ça »

Je me suis relevée et l’odeur de son parfum m’a donné des hauts le cœur et j’ai encore vomi tout ce qui me restait. C’est quoi ça ?.

-Carine :« Tu ne vas pas bien toi. Je vais te ramener chez toi et demain tu iras voir ton médecin ».

J’ai dit au revoir à Joseph et ses amis. Je lui ai laissé mes clés vu qu’on était venus avec ma voiture. Je suis partie avec Carine qui m’a déposé devant chez moi.
Je me suis directement mise au lit après m’être brossée les dents.

Le lendemain je me suis réveillée plus en forme donc j’ai mis l’incident d’hier sur le compte des sushis.

J’étais devant mon petit déjeuner quand mon téléphone s’est mis à sonner. C’était Erick.

Au début j’ignorais ses appels mais j’ai fini par y répondre. Petit à petit on a repris nos discussions. Il me racontait ses journées et je lui racontais les miennes. Ils me donnaient des nouvelles d’lice.
Alice m’en veut beaucoup d’après Erick mais ça je le savais déjà.

J’ai décroché
-Moi :« Allô »
-Erick :« Amour ça va ? »
Les mots doux aussi avaient repris enfin de son côté.
Moi je ne lui disait rien de doux, sauf l’appelais dans son nom de Famille.

Histoire d’amour,

-Moi :« Je vais bien Ngono »
-Erick :« Carine m’a dit pour hier. Tu vas mieux »
-Moi :« C’était rien, juste les sushis qui ne sont pas passés »
-Erick :« Tu es sûre ma reine ? »
-Moi :« Oui je vais bien ».
-Erick:« Bon je viendrai la semaine pro… »
-Moi :« Oh putain, pas encore »

J’ai jeté le téléphone sur la table avant de me précipiter encore une fois dans les toilettes. Tout mon petit-déjeuner y est passé. Quand ça s’est calmé, je suis sortie. Erick n’avait toujours pas raccroché donc j’ai repris mon téléphone.
-Moi :« Allô »

-Erick :«Hey ça va ? »
-Moi :« Je ne sais pas trop. J’ai vomi tout ce que j’ai mangé »
-Erick : « vas à l’hôpital s’il te plait. Je m’inquiète là »
-Moi :« J’y vais »

-Erick :« Tu veux que j’appelle Carine pour qu’elle t’amène ?»
-Moi :« Non ce n’est pas la peine. J’irai avec Joseph »
-Erick :« OK. Rappelle moi dès que tu sortiras de l’hôpital »
-Moi :« D’accord. Je te laisse »
J’ai raccroché et j’ai appelé Joseph qui m’a conduit chez mon médecin.

Quand je suis arrivée à l’hôpital mon médecin m’a examiné , il a pris mes urines puis il a dosé les bêta HCG. À la fin il m’a dit
-Médecin :« Je crois savoir l’origine de ses nausées. Dans tes urines il y’a la présence de l’hormone Chorionique, sauf en attendant les examens hématologiques et d’imagerie médicale, je suis à peu près sûre que vous êtes enceinte »
-Moi :« Quoi ».

Ah non pas ça, tout sauf ça, je ne peux pas être enceinte.

Moi, Myriam enceinte d’Erick ?. Non je n’y crois pas, j’avais pris les pilules.

 SUIVRE…

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