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(Suite de l’histoire d’amour): J’étais stressée comme je ne l’ai jamais été quand je suis retournée chez le médecin. Mais le verdict était sans appel. J’étais bel et bien enceinte.

ÉPISODE 52 LE DESTIN DE MYRIAM 

-Moi :« Non, c’est impossible. J’avais pris les pilules du lendemain »
-Médecin :« Ça ne signifie rien ça mademoiselle. Par moment ces pilules ne sont pas toujours efficaces »

-Moi :« Mais non vous ne comprenez pas que je ne peux être enceinte. J’ai pris toutes mes précautions, je ne suis pas prête !»
-Médecin :« Calmez-vous ok. Respirez. Ce n’est qu’une intuition pour l’instant. Je me trompe peut-être. Ce qu’on va faire est que je vais vous faire une prise de sang et on va analyser tout ça pour écarter toute doute , d’accord ? »
-Moi :« d’accord »

Il m’a fait sa prise de sang avant de me demander de repasser cet après midi ,le temps qu’il ait les résultats.

Je suis repartie avec Joseph qui a essayé de me réconforter.
-Moi :« Si je suis enceinte, je saute dans un ravin comme ça c’est réglé »
-Joseph:« Tu ne crois pas que tu exagères un peu ? »
-Moi :« Non, que vais-je faire d’un enfant ?. Je n’arrive même pas à bien mener ma vie , alors comment pourrais-je guider une autre personne ? »
-Joseph :« Ce n’est pas comme si tu étais seule. Tu as Erick et puis tes amis. On t’aidera tous »

-Moi :« Parce que vous allez le porter avec moi et le veiller la nuit aussi. Cet enfant sera en danger avec moi. Je suis incapable d’éduquer qui que ce soit.
Oh mon Dieu !, faites que je ne sois pas enceinte. Je ne suis pas prête à être mère. Je vous en prie. Je serai plus assidue dans la religion si vous faites que je ne sois pas enceinte. Je pardonnerai à tout ce qui… »

-Joseph :« Wow à qui parles-tu là ?»
-Moi :« A Dieu. A qui d’autre veux-tu que je parle ? »
-Joseph:« Tu perds ton temps. Attends cette après midi et tu seras fixée.
On mange dehors ? »

-Moi :« La dernière chose dont j’ai envie en ce moment c’est de manger »
-Joseph:« Ce bébé te traumatise alors qu’il n’est même pas encore là. Respire et soit zen. Vas-y inspire »
J’ai exécuté

-Joseph: « Maintenant expire ».
J’ai exécuté à nouveau
-Joseph :« Voilà, c’est bien. On devrait reprendre les cours de Yoga. Ça me manque. Mais en attendant on va manger puis se promener un peu avant de retourner voir le docteur ».
J’ai acquiescé et on est partis.

J’ai pris une salade pendant que Joseph mangeait un burger frites.

J’étais stressée comme je ne l’ai jamais été quand je suis retournée chez le médecin. Mais le verdict était sans appel.
J’étais bel et bien enceinte.
-Médecin :« L’embryon est là depuis 4 semaines. Félicitations ».

Félicitations ?. Je lui dis que je ne veux pas d’enfants et il me félicite. Cet homme me cherche. J’ai envie de le frapper ,mais au lieu de ça je me suis mise à pleurer
-Médecin :« Ne pleurez pas mademoiselle, ça ira. L’enfant est une bénédiction. Vous allez beaucoup l’aimer ce bébé vous verrez ».
-Moi :« »
-Médecin :« Vous voulez que je fasse entrer votre compagnon ?»
-Moi :« Ce n’est pas mon compagnon. C’est juste un ami »

Certaines filles penseront à l’avortement mais je ne me vois pas prendre la vie d’un être; je ne peux tuer un innocent.

Le médecin m’a tendu un mouchoir que je pris pour m’essuyer les yeux.
-Médecin :« Il faudrait que vous soyez suivis par un gynécologue à partir de maintenant. En avez-vous un ? »
J’ai secoué la tête pour dire non.
-Médecin :« J’en connais une qui est très douée. Je vais vous donner sa carte et vous l’appellerez d’accord.

Je suppose que c’est votre premier enfant ?»
-Moi :« J’ai déjà été enceinte mais j’ai perdu le bébé »
-Médecin :« Dans ce cas faites vous suivre pour que ça ne se reproduise plus. Ne vous inquiétez pas. Vous verrez que bientôt vous aurez hâte de le tenir dans vos bras. Je sais que vous serez une bonne mère »

Il m’a remis la carte de son amie gynécologue ainsi qu’une copie des résultats et je suis partie.

Joseph a attendu qu’on soit dans la voiture pour me poser la question qu’il avait sur la gorge.
-Joseph : « Alors ? »
-Moi :« Je suis enceinte d’un mois »
-Joseph :« On va dans quel ravin ? »
-Moi :« Joseph !!! »

-Joseph:« mdr félicitations. Mignonne va avoir un bébé. Si c’est un garçon je me désintéresse de tous les hommes et j’attends qu’il grandisse. Il va être trop beau »
-Moi :« Si son père t’entend fantasmer sur cet enfant tu risques d’avoir de sérieux ennuis »
-Joseph:« Il faut déjà qu’il sache qu’il va avoir un enfant. Tu comptes lui dire»

-Moi :« Je lui dirai quand je l’aurai en face de moi ou bien je le lui cacherai pour lui faire payer de m’avoir jeté il y a trois ans »
-Joseph :« Je te conseille de lui dire. En plus tu m’as dit qu’il vient bientôt. C’est l’occasion »

-Moi :« D’accord. J’ai peur Joseph »
-Joseph :« N’aie pas peur. On te soutiendra tous. Et puis Carine a déjà un garçon elle pourra te conseiller à ce niveau. Franchement je ne vois pas pourquoi tu t’inquiètes »
-Moi :« Merci de me rassurer »

La première chose que j’ai fait quand je suis arrivée à la maison c’est d’aller me mettre devant le miroir pour regarder mon ventre.
Il est toujours plat. Ça ne se voit pas encore, je n’arrive pas à réaliser que je suis vraiment enceinte.

Je suis allée prier Dieu de me donner la force de protéger cet enfant. Je ne le voulais pas mais comme il a tout fait pour être là je vais en prendre soin.

J’ai reçu un appel d’Erick.
-Erick:« Je t’avais dit de m’appeler »
-Moi :« Ne me crie pas dessus »
-Erick :« Je suis désolé. Je m’inquiète pour toi »

-Moi :« Je suis capable de prendre soin de moi. Tu n’as pas à t’inquiéter »
-Erick:« Je ne veux pas me disputer Myriam. Le médecin t’a dit quoi ? »
-Moi :« Que ce n’est rien de grave »
-Erick :« C’est tout ce qu’il t’a dit ? »
-Moi :« Quoi ?. Ça ne te suffit pas ? »
-Erick:« Pourquoi es-tu si grognon ? »

Peut être parce que je t’en veux de m’avoir mise enceinte mais je m’abstiens de lui dire ça.
-Moi :« Je suis fatiguée c’est tout ».
-Erick :« Très bien, je te laisse te reposer. Je serai là la semaine prochaine »
-Moi :« N’oublie pas mes affaires stp ».
Je lui avais dit de m’acheter les pagnes en Bazin, car c’est moins chère là-bas.

-Erick :«Ok, je t’embrasse. Prends bien soin de toi, d’accord ?»
-Moi :« D’accord ? »
Il a raccroché et j’ai composé le numéro d’lice.

Ça a sonné pour finir en messagerie vocale. Je lui ai laissé un message
-Moi : « Alice rappelle moi s’il te plait. Je suis enceinte »

Je n’ai même pas attendu deux minutes quand j’ai vu son numéro s’afficher sur mon téléphone
-Moi :« Oh Alice tu me manques atrocement »

-Alice: « Je te manque ?. Tu te fous de ma gueule. Je ne t’appelle pas pour ta petite personne mais pour ce pauvre bébé qui a fait l’erreur monumentale de choisir comme mère une égoïste et une inconsciente qui pense que sa gueule est la seule importante sur cette foutue terre »
-Moi :« lice !! »

-Alice :« Ne m’appelles même pas. Je t’aurais giflé si je t’avais devant moi. Je t’en veux à un point que tu ne peux même pas imaginer. Je pensais être ta soeur et ta confidente mais je me suis trompée lourdement. J’espérais que tu te tournes vers moi, que tu me laisses t’aider à traverser cette mauvaise passe mais tu as préféré m’écarter comme une malpropre.

Je te considérai comme ma moitié mais j’ai pu constater que ce n’était pas réciproque »
-Moi :« Ne parles pas au passé Alice s’il te plaît. Tu sais bien que c’est faux. Comprends que j’avais besoin de partir. Je me sentais perdue et dépassée par les évenements. Il fallait que je parte »

-lice :« Tu pouvais partir et me dire où tu allais. Qu’est-ce qui t’en avait empêché ?. Je t’ai tendu la main même après que tu sois partie sans rien me dire mais tu m’as rejeté. Tu m’as montré que tu n’avais pas besoin de moi.
J’ai toujours tout partagé avec toi, les bons comme les mauvais moments. Je me suis confiée à toi en toute circonstance. Tu m’as blessé énormément Myriam »

-Moi :« Je suis désolée. Je n’ai pas vu les choses de cette manière ».
-Alice :« Parce que tu ne vois que ce qui t’arrange comme toujours. Tu ne fais jamais attention aux autres. Il faut toujours que ce soit toi, toi et toi. Tu n’es pas seule au monde Myriam. Tes actes n’affectent pas que toi mais les gens qui t’entourent aussi. Tu n’as pas été là quand j’ai accouché. Tu ne sais même pas à quoi ressemble ton neveu.

Si tu t’étais écartée pendant un mois j’aurais compris ,mais plus de trois ans. M’aurais-tu seulement appelé si Erick ne t’avait pas retrouvé ? ».
-Moi :« Bien sûr que si. J’attendais d’être prête pour le faire. Tu ne sais pas à quel point ça était dur pour moi de ne pas te parler et de ne pas te voir. Ne me sors pas de ta vie lice. Je t’en prie. Je t’aime ma puce et j’ai besoin de toi. Pardonne-moi »

-lice:« Je te pardonnerai quand mon cœur me le permettra.
Pour l’instant je t’en veux et je n’arriverai pas à effacer ce sentiment comme ça. Je suppose que je suis la dernière personne à savoir que tu es enceinte »

-Moi :« Non. Tu es la première. Je l’ai appris il n’y a même pas une heure. J’ai peur, très peur »
-Alice :« C’est Erick le père »
-Moi :« Bien sûr. C’est quoi cette question ?»

-lice :« Comment veux-tu que je sache si je n’ai aucune idée de ce que tu as foutu pendant ses trois dernières années »
-Moi :« J’ai repris mes études et j’ai suivi une thérapie avec un psychologue. Je n’ai rien fait d’autre. J’ai couché avec Erick quand il est venu me voir. Voilà comment je suis tombée enceinte »

-lice: « Tu comptes le lui dire ? »
-Moi :« Je lui dirai quand je l’aurai en face de moi »
-Alice:« Tu sautes toujours les repas ? »
-Moi :« Ça m’arrive ».

-lice :« Il faudrait que tu nourrisses correctement à partir de maintenant. Penses au bien-être de ton bébé avant de penser à toi. J’espère qu’être enceinte te fera te rendre compte que tu n’es pas seule dans cette vie ».
-Moi :«Arrête avec ça s’il te plait. Je me sens mal quand tu parles comme ça ».

-Alice :« Tu comptes rentrer ? »
-Moi :« Sûrement mais je ne sais pas quand. J’ai fini ma formation donc je n’ai plus rien à faire ici »
-Alice :« Je donnerai à Erick des pommades à base de Karité pour toi et d’autres choses qui te seront nécessaires. Soit prudente et faites attention de là où tu marches.

Les chutes ne sont jamais bon quand on est enceinte »
-Moi :« D’accord. Tu me rappelleras ? »
-Alice:« J’appellerai mais uniquement pour le bébé »
-Moi :« lice !! »

-Alice :« Je te laisse. Il faut que je rentre avant de retrouver ma maison sans dessus dessous »
-Moi :« Embrasse ta petite famille pour moi ».
Puis elle a raccroché.

Une semaine plus tard, les nausées n’ont pas arrêté, elles sont surtout matinales.
Cet enfant me fatigue déjà. Je me sens lasse donc je passe mon temps à dormir. C’est comme si je suis droguée. Même après une bonne nuit j’ai encore envie de dormir.

Joseph fait souvent tout pour me sortir du lit mais c’est mission impossible.
-Joseph:« Tu attends juste un bébé. Tu n’es pas malade alors lève toi »
-Moi :« Laisse moi tranquille Joseph. J’ai trop envie de dormir »
-Joseph: «Tu ne fais que ça , dormir depuis une semaine. Bouge un peu.
On va faire du shopping ou on va se promener ou même on va faire du sport mais sors d’ici »

-Moi :« Ah mais en quoi ça te dérange que je ne sors pas. Je n’ai rien à faire dehors toute façon »
-Joseph :« Tu ne trouveras rien à faire en restant ici. Viens on va faire du yoga »

-Moi :« Joseph !»
-Joseph :« Tu te lèves ou je te force »
J’ai fini par me lever sinon il n’allait pas me lâcher.

Je me suis préparée et on est allés à son cours de yoga et j’avoue que ça m’a fait du bien. J’étais mieux en rentrant et j’avais très envie de manger des aubergines, donc j’ai appelé Erick qui devait venir demain.

-Erick :« Bonsoir bébé. J’allais t’appeler »
-Moi :« Amène moi beaucoup d’aubergines, autant que tu peux. J’en ai très envie »
-Erick:« Ne parle pas d’envie mon cœur. Ça m’excite »
Ça aussi j’en ai envie mais je ne dois pas le faire.

Erick m’a trop fait souffrir pour que je lui retombe dans les bras aussi facilement. Après je l’aime tellement que je ne peux pas lui résister.
Je suis faible je sais. Je lui en veux encore mais il a une emprise sur moi qui fait que je n’arrive pas à lui dire non sans me sentir mal après.
-Moi :« Tu ne penses qu’à ça »

-Erick :« C’est de ta faute si j’y pense tout le temps. Tu me rends fou. Tu es pire qu’une drogue pour moi. Tu es tout le temps avec moi même quand tu es à des kilomètres. Je t’aime comme je n’ai aimé aucune autre et comme je n’aimerai jamais.

Tu m’es aussi précieuse et indispensable que l’air que je respire et j’ai été le pire des imbéciles de t’avoir sorti de ma vie et je ne referais plus jamais cette erreur ».
Mon cœur faisait des bonds énormes dans ma poitrine.

Comment voulez-vous que je lui en veuille quand il me dit des choses aussi douces à entendre.
C’est fou comme j’aime cet homme.
-Moi :« J’ai envie de toi Erick, très envie »
-Erick:« Oh bébé »

-Moi :« Tellement envie que ça en devient douloureux ».
-Erick :« Myriam »
Sa voix est devenue plus rauque qu’il y a quelques instants.

Je sentis sa respiration s’accélérer à travers le combiné
-Moi :« Je t’aurais rendu fou de désir pour moi, rien que pour moi, de toutes les façons possibles et imaginables si je t’avais devant moi là, maintenant. Tu ressens mon envie Erick ? »

-Erick :« Oh oui bébé très fort »
-Moi :« Eh ben profites-en parce que c’est la seule chose que tu auras de moi désormais, des ressentiments. Tu ne me toucheras plus. Et n’oublie pas mes aubergines. Je t’embrasse d’un baiser profond »
J’ai raccroché en gloussant.
J’imagine sa tête, il m’aurait puni s’il était là.

J’ai reçu un message de lui quelques instants après avoir raccroché
-Erick:« Je me vengerai ma reine. Sois en sûre, et je n’ai pas besoin de te forcer pour te toucher. Tu viens naturellement à moi. Ton cœur, ton esprit et ton corps sont miens comme tout moi est tien. Ne l’oublie jamais.
Hâte d’être là demain pour te serrer dans mes bras ».

Le jour suivant, on était 8 heures et j’attendais qu’Erick sorte de l’aéroport.
Carine n’a pas pu se libérer ni son mari donc je suis venue le prendre.

Il est sorti quelques minutes après en poussant son chariot plus séduisant que jamais.
J’ai profité du fait qu’il ne me voyait pas encore pour la détailler de la tête aux pieds avec envie.
Je le dis haut et fort, je suis amoureuse du mec le plus beau sur terre.

Il avançait vers moi le sourire aux lèvres. J’adore quand il me sourit. ça m’enfle le cœur fièrement.

J’avais pris une précaution de mettre un vêtement ample même si mon ventre ne se voit pas encore. Il m’a pris dans ses bras en me susurrant que je lui avais manqué. Il voulait m’embrasser mais j’ai trouvé la volonté d’esquiver même si j’en meure d’envie.

Il me manque énormément à moi aussi.
-Erick :« Tu es sérieuse ? »
-Moi :« On ne peut plus être sérieuse. Je ne suis plus avec toi donc tu ne peux pas m’embrasser comme bon te sembles »
-Erick:« Tu te venges ? »

-Moi :« Je ne me venge pas. Je défend mon célibat c’est tout »
Il m’a regardé avec un sourire
-Erick:« Tu portes mon pendentif ? »
-Moi :« Oui. Je l’ai toujours voulu donc je ne vois pas pourquoi je ne le porterai pas »

-Erick :« Il est très beau sur toi ».
-Moi :« Merci de me l’avoir offert »
-Erick :« Tout pour toi mon amour ».

Il m’a dit qu’il était heureux de me voir avant de me demander où j’étais garée.
Je lui ai indiqué et on y est allé.
Il a voulu conduire donc je lui ai laissé les clés et naturellement c’est chez moi qu’il s’est dirigé.

-Moi : « Erick »
-Erick:« Oui ma reine »
-Moi :« Tu ne comptes quand même pas ?»
-Erick :« Si. Ce n’est même pas la peine de dire non parce que ça ne m’empêchera pas de rester avec toi ».

-Moi :« Je ne veux pas que tu restes chez moi Erick. Tu ne peux pas venir vivre avec moi comme si de rien n’était ».
-Erick:« Si je peux, et c’est ce que je vais faire »
-Moi :« Erick tu sais comment on appelle ça dans la loi quand tu forces la maison d’autrui ?»

Pour seule réponse il a éclaté de rire. Ce qui m’a agacé fortement.
J’ai tourné la tête vers la vitre en boudant.
-Erick :« Tu boudes Myriam ? »
Je lui ai répondu par mon silence
-Erick :« J’adore quand tu fais les fières sachant quelle femme passionnée tu es au lit. Tes deux personnages me fascinent ».

J’ai senti mon corps s’embraser en l’imaginant au lit avec moi. J’ai secoué la tête pour chasser cette image de ma tête.
Je ne dois pas penser à des choses pareilles
-Erick:« Je sais à quoi tu penses, petite coquine. ça me manque à moi aussi »

Je suis sortie de la voiture furieuse qu’il puisse deviner ce qui me passe par la tête. Je suis montée rapidement chez moi sans l’attendre et je me suis sentie totalement idiote devant la porte en me souvenant que c’est lui qui a les clés.

Son sourire amusé quand il m’a rejoint avec ses affaires m’énervant encore plus.
Il m’a caressé la joue en me murmurant à l’oreille que je suis très sexy quand je suis en colère et que ça lui faisait beaucoup d’effet avant d’ouvrir la porte un sourire coquin sur les lèvres.

Je suis allée m’enfermer dans ma chambre pour l’éviter. Je me suis endormie en rouspétant contre lui et en étant très contente au fond de moi qu’il soit là.
Il faudrait que je trouve l’occasion de lui dire que je suis enceinte. Son anniversaire est dans une semaine. Je pourrais lui dire à ce moment.

Quand je me suis réveillée il n’y avait aucun bruit dans l’appartement. Joseph étant parti rendre visite à ses parents dans le sud je ne pourrais même pas l’utiliser pour éviter Erick.

Je l’ai cherché dans la maison pour le trouver profondément endormi dans la chambre à côté du mien. Je me suis accroupie pour admirer son visage serein. ça fait longtemps je n’ai pas eu l’occasion de l’admirer entrain de dormir et j’adore le faire.

ça m’apaise et me rassure de le voir de cette manière. Je ne sais pas combien de minutes je suis restée à le regarder. Jusqu’à ce qu’il se réveille puisque je me suis retrouvée dans le lit avec lui. il m’a fait l’amour jusqu’à ce qu’il a éjaculé.

-Erick:« Tu es calmée maintenant ? »
-Moi :« Oui. Tu ne peux pas t’empêcher de me toucher. C’est plus fort que toi »
-Erick:« Je ne plaide coupable. Et toi tu ne peux t’empêcher de me regarder »

-Moi :« C’est parce que je me demande quelle serait la meilleure manière de te tuer »
-Erick: « Tu serais bien trop malheureuse sans moi »
-Moi :« J’ai survécu pendant trois longues années sans toi donc je peux apprendre à ne plus jamais te revoir »
Il s’est tu.

Il a continué de me regarder en me caressant la joue pendant quelques instants
-Erick:« Tu m’en veux encore n’est-ce pas ? »
-Moi :« Je mentirai si je disais non. Ça m’a brisé que tu ne m’aies pas cru. Que tu préfères et que tu puisses croire que j’ai pu coucher avec un autre que toi malgré tout ce qu’on a vécu toi et moi. Tu m’as tué ce jour là. Il m’a fallu du temps, beaucoup de temps pour renaitre et accepter ma vie sans toi »

-Erick :« Je suis tellement désolé surtout que ça a été la mort aussi pour moi de vivre sans toi. J’aurais dû te faire confiance au lieu de laisser mes démons prendre la décision à ma place. Je m’en voudrais toute ma vie de t’avoir apporté une nouvelle fois la souffrance dans ta vie.

Tu mérites tellement mieux que moi mais je ne pourrais te laisser partir avec un autre. Je t’aime et je ne veux plus jamais revivre l’enfer que tu as vécu ces trois dernières années. Je suis prêt à faire tout ce que tu voudras pour te garder à mes côtés dorénavant ».
-Moi :« Tout ce que je veux »
-Erick: « Oui tout ».
Je lui ai fait un sourire.

Je mentirai si je disais que ça m’est indifférent d’entendre ça. Cela m’atteint en plein cœur même
-Moi :« Je saurai m’en souvenir »
-Erick :« Cela fait une éternité que je n’ai pas vu ton sourire. Ça me remplit le cœur de bonheur. Tu es tellement belle, et quand tu souris , ça me rend plus amoureux »

-Moi :« Tu essaies de m’embobiner avec des paroles flatteuses pour que je te pardonne ? »
-Erick :« J’y arrive ? »
-Moi :« Il te faudra faire beaucoup plus que ça pour que je te pardonne monsieur Ngono »

-Erick :«J’en suis conscient ma belle. J’ai essayé de trouver des explications à ce qui s’est passé mais je n’ai rien pu trouver. J’ai essayé de parler avec ma mère pour savoir si Sarah a quelque chose à voir avec tout ça mais elle m’a assuré que non ».

-Moi :« Et Nicole ? »
-Erick :« Alice ne t’a pas dit ?»
-Moi :« Non. qu’est-ce qu’il y a ? »
-Erick :« Elle est morte »
Je n’ai pas ressenti de chagrin en apprenant sa mort.

Je dirai même que ça m’a soulagé. J’en étais contente même si ce n’est pas bien d’éprouver de la joie face aux malheurs des autres.
Nicole m’a tellement fatiguée dans cette vie. Elle m’a fait vivre la misère. Il n’y a pas une méchanceté qu’elle ne m’ait pas faite. Elle me détestait alors que je ne lui ai rien fait.

-Moi :« Comment ? »
-Erick:« D’après ce que ton frère rsène m’a dit , elle sortait avec un homme violent et alcoolique et qui se droguait. Il lui donnait de l’argent donc elle le supportait.

Elle était allée le voir le jour qu’elle est morte et il était très défoncé. Il a voulu coucher avec elle et elle a refusé je crois. Ça l’a énervé et il l’a violé. Comme elle se débattait il l’a frappé et un violent coup l’a projeté sur une table et elle est morte d’une fracture de la nuque »
-Moi :« waouh»

-Erick:« Oui c’est affreux ».
-Moi :« Elle est morte quand ? »
-Erick :« Il y a un peu plus de cinq mois. Espérons qu’elle repose en paix »
-Moi :« Je lui pardonne tout le mal qu’elle m’a fait et j’espère que Dieu saura lui pardonner aussi. Tu veux manger quoi ? »

Je voulais changer de sujet. Parler de Nicole n’est pas mon sujet de discussion favori.
-Erick:« Tu veux que je cuisine pour toi ? »
-Moi :« Oui je veux bien. On va faire les courses parce qu’il n’y a pas grand chose ici »
-Erick :« Laisse moi le temps de me laver et on y va ».

Il m’a fait un léger baiser sur la bouche avant de se lever et d’entrer dans la salle de bain.

Je sais qu’il a envie de m’embrasser passionnément mais j’ai deviné qu’il attend que je lui en donne l’autorisation.

On était devant la télé vers midi entrain de manger le bon plat cuisiné par Erick.
-Moi :« Humm c’est bon. Je peux en reprendre ? »
Il m’a resservi
-Erick: « Tu as de l’appétit dis donc. Et tu as grossi par rapport à la dernière fois »

-Moi :« Evite de regarder une femme à l’avenir et de lui dire qu’elle a grossi. Tu risques gros en disant ça »
-Erick :« C’est bien pour toi. Tu avais trop maigri à mon goût ».
-Moi :« Tu rentres quand ? »

-Erick:« Tu en as déjà marre de moi ? »
-Moi :« Non. Simple curiosité »
-Erick:« Je suis là pour trois semaines et j’espère que tu rentreras avec moi »

Je n’ai pas répondu. J’ai continué de manger pendant qu’Erick me regardait fasciner sans savoir que si je mange autant c’est parce que je suis enceinte de son enfant.

Je le comprends il ne m’a jamais vu manger autant
-Erick: « Que je te donne encore à manger ? »
-Moi :« Tu veux me tuer ? »

-Erick :« Je préférerai encore mourir que même de penser à t’ôter la vie. ça me plait de te voir manger avec autant d’appétit »
-Moi :« Je sais. Tu m’as amené mes aubergines ».
-Erick :« Des tonnes. Et Alice m’a donné tes des choses ».

Je me suis dépêchée d’aller les chercher et de satisfaire mon envie. Je ne bosse pas, enfin je suis payée pour dessiner des modèles à certains mais je peux le faire chez moi. Ce qui fait que j’ai pu consacrer toute ma semaine à Erick.

On est allés se promener dans tout paris. On a fait du shopping ensemble, on a diné dehors seuls ou avec Carine et des amis d’Erick dès fois. Je ne sais pas si on réapprend à se connaître mais ça me plaisait.

On n’a pas fait l’amour une seule fois même si on dort ensemble et que ce n’est pas l’envie qui manquait. Depuis qu’il est là je n’ai pas fait de cauchemar une seule fois et ça fait du bien. J’aurais dû lui en vouloir à mourir mais je ne peux pas.
J’ai encore du ressentiment envers lui mais rien qui m’empêche de profiter de sa présence à mes côtés.

Le jour de son anniversaire on a fêté ça simple. Je lui ai fait de petits plaisirs toute la journée genre petit déjeuner au lit, ses plats préférés cuisinés avec amour etc.
J’ai attendu après le diner pour le remettre son cadeau enfin lui montrer.

-Moi :« Tu ne me demandes pas où est ton cadeau ? »
-Erick:« Je croyais c’était cette journée à me faire plaisir ton cadeau »
-Moi :« Non ça c’était juste un avant goût »
-Erick :« Humm je suis gâté ».
-Moi :« Allez demande moi »

Il s’est mis à rire face à mon excitation

-Erick :« Ok. Où est mon cadeau ? »
-Moi :« Sous ma robe. Tu veux voir ? »
-Erick :« Humm toujours »
-Moi :« Obsédé. Ce n’est pas ce que tu crois »
-Erick :« Dans ce cas je suis curieux de savoir ce que c’est »

J’ai soulève ma robe pour lui montrer mon ventre où j’avais pris le soin d’écrire avec un stylo: “ J’espère que tu m’aimeras mon petit papa même si je débarque à l’improviste. HBD depuis le ventre de maman ”.

Il a levé les yeux sur moi avant de le rebaisser pour relire la phrase. Je pense qu’il sait ce que ça veut dire mais il en a tellement rêvé qu’il a dû mal à y croire.
-Moi :« Alors il te plait mon cadeau. Je ne l’ai pas commandé mais j’ai fini par m’y faire parce que c’est moins effrayant que je ne le pensais. Félicitations tu vas être papa »

Pour seule réponse j’ai vu des larmes roulées sur ses joues. ah mon pauvre Erick.
Je suis allée le prendre dans mes bras et on est restés comme ça. Il ne m’a pas répondu mais ses larmes voulaient tout dire.

 SUIVRE…

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