Histoire d’amour: le destin de Myriam (épisode 57)

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(Suite de l’histoire d’amour): Elle revenait vers ma femme quand on a entendu un coup de feu , puis Sarah s’est écroulée par terre.
Ma mère venait de lui tirer dans la poitrine
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ÉPISODE 57 LE DESTIN DE MYRIAM 

Puis ma femme m’a dit
-Myriam:« Tu tiens le coup ? »
-Moi :« Je m’inquiète plutôt pour toi. Tu as perdu beaucoup de sang »
-Myriam:« Ce n’est pas bien grave. C’est juste des blessures. Ne laisse pas la haine envahir ton cœur »

-Sarah: « Oh fermez là. Vous me donnez envie de vomir. Je ne suis pas ma mère. Je ne vais pas sombrer dans la dépression moi. Je vais tuer celle qui m’empêche d’avoir l’homme que je veux »
-Moi :« Si tu fais ça tu finiras en prison. C’est ça que tu veux. Laisse la partir et tue-moi »

-Sarah:« Je ne pourrais jamais te tuer. Contrairement à ta mère je ne peux pas tuer les personnes que j’aime »
-Moi :« Alors laisse la en vie pour moi et je reviendrai avec toi »
-Sarah :« Tant qu’elle sera vivante tu ne m’aimeras jamais Erick.

Je compris ça, je veux juste que tu saches à quel point on souffre quand on perd la personne qu’on aime à cause d’un autre. Je voulais planter mon couteau dans son ventre mais je vais te faire une faveur. Juste une balle dans la tête pour qu’elle meure vite, d’accord » .
J’ai réussi à enlever mes liens.

Je l’ai frappé sur le genou alors qu’elle était occupée à charger son arme. Ça lui a fait perdre équilibre et elle est tombée. Son arme a glissé je ne sais où. J’en ai profité pour la neutraliser mais Sarah a fait du Karaté. Elle sait se défendre.
Elle m’a projeté en arrière d’un coup de pied avant de chercher son arme des yeux.
Ne la trouvant pas elle a repris son couteau qu’il m’a planté dans le dos pendant que je me relevais.

-Myriam: « Non Erick sniff. Laisse le tranquille espèce de folle »
Alors que j’essayais d’enlever le couteau elle est allée vers Myriam et a commencé à lui donner des coups de pied dans le ventre.
Elle hurlait de douleur et c’était juste insupportable. C’est comme si je les recevais en même temps. Je me suis ruée sur Sarah en oubliant le couteau.
J’ai réussi à la jeter loin de ma femme.

Elle revenait vers ma femme quand on a entendu un coup de feu , puis Sarah s’est écroulée par terre.
Ma mère venait de lui tirer une balle dans la poitrine.

J’ai regardé Sarah étalée par terre et puis ma mère qui pointait toujours l’arme qu’elle tenait sur elle.
C’était déjà terrible de l’entendre dire qu’elle avait tué quelqu’un mais la voir à l’acte c’est encore pire.
-Moi :« Pourquoi l’as tu tué ? »
-Maman :« Parce qu’il le fallait. Je n’allais pas la laisser tuer mon fils »
-Moi :« Tu aurais pu la neutraliser sans la tuer. Ça ne te fait rien de prendre la vie des gens comme ça »

-Maman:« Tu comprendras le jour où tes enfants seront en dangers. Tu verras qu’on est capable de tout pour sauver les siens. Amène ta femme, je m’occupe d’elle. Appelle une ambulance et la police quand tu sortiras. Il n’y a pas de réseau ici. Je les attend »
Je suis allé détacher ma femme.
Je l’ai couvert avec ma veste avant de la soulever et de sortir avec elle.

Elle se tordait de douleur donc j’ai rejoint ma voiture aussi vite que je le pouvais. Je l’ai allongé sur la banquette arrière puis je me suis installé à la place du conducteur. J’ai conduit comme un dingue jusqu’à la clinique la plus proche en essayant de la rassurer.

Histoire d’amour,

Je lui disais que le bébé n’aura rien mais j’en n’étais pas convaincu moi même. Je me suis garé n’importe comment quand je suis arrivé. Je l’ai sorti de la voiture rapidement avant de courir à l’intérieur de la clinique. J’ai accosté la première infirmière que j’ai vu.

-Moi :« Ma femme a besoin de soin d’urgence. Elle a reçu des coups dans le ventre et a perdu du sang »
Elle a appelé et quelques secondes après des gens sont arrivés et me l’ont prise des bras.

Ils l’ont installé dans un brancard avant de partir avec elle.

Je voulais les suivre mais ils m’en ont empêché
-Infirmière :« Venez avec moi. On va regarder votre blessure. Votre femme est entre de bonnes mains »
-Moi :« Il faut que j’appelle la police »
-Infirmière : « On va le faire puisque votre femme à des blessures au couteau »

-Moi :« Oui mais il faut que je les envoie dans le lieu du crime ainsi qu’une ambulance. Notre agresseur gît par terre »
-Infirmière : « D’accord, venez »
Je l’ai suivi dans un bureau, puis on a envoyé une ambulance sur les lieux.

J’ai ensuite appelé la police, je leur ai expliqué ce qui s’est passé puis je leur ai donné l’adresse.
J’ai terminé par lice. Elle m’a laissé des tonnes de messages sur mon téléphone.

-Alice: « Erick je suis morte d’inquiétude en ce moment. Je n’arrivais pas à te joindre. Tu es ou là? Tu as trouvé Myriam ? »
-Moi :« Oui je l’ai trouvé. Je n’ai pas le temps de tout t’expliquer. Je suis à la clinique. … »
-Alice :« Que lui ait il arrivé ?. Dis moi qu’elle va bien. Le bébé va bien ? »
-Moi :« Je l’espère. Je t’attends »
J’ai raccroché sinon elle continuera avec ses questions.

J’ai remercié l’infirmière de m’avoir laissé téléphoner. Elle m’a demandé d’enlever ma chemise devenue rouge de sang et de m’installer.
Elle est allée appeler un médecin. Elle est revenue accompagné d’une autre femme.

-Moi :« Avez-vous des nouvelles de ma femme ? »
-Médecin :« Elle est toujours en soin. Elle est entre de bonnes mains. Rassurez-vous. Faites moi voir cette vilaine plaie ».

Elle est allée se mettre derrière moi
-Médecin :« Ce n’est pas très joli à voir. Je vais la refermer. Ensuite on vous fera un vaccin contre le tétanos »
Puis elle s’est appliqué à recoudre ma blessure pendant que l’infirmière me nettoyait les coupures au niveau de mes poignets et les bandaient.

Je suis sorti de là presqu’une heure après. L’infirmière m’a prêté une blouse que j’ai enfilé avant d’aller rejoindre Alice qui m’attendait dans la salle d’attente.

Elle était avec son mari et m’a sauté au coup dès qu’elle m’a vu. J’ai grimacé parce qu’elle a appuyé sur ma blessure
-Alice: « ça va ? J’étais tellement inquiète »
-Moi :« Oui petite femme je vais bien »
-Alice :« Où est Myriam ? »

-Moi :« On s’occupe d’elle. Je n’en sais pas plus ».
-Alice :« Dis moi que cette folle ne lui a rien fait ?. Et le bébé ? »
-Jordan :« Chérie calme toi. Laisse le respirer. Tu auras tout le temps de savoir ce qui s’est passé »

-Moi :« Elle a des blessures au pied et elle a reçu des coups au ventre »
-Alice :« Sniff Myriam ne le supportera pas si elle perd le bébé. Seigneur veillez sur elle. Pourvu qu’elles n’aient rien »
-Jordan :« On ne s’en sortira pas si tu commences à pleurer. Viens t’asseoir ».

A peine quelques minutes un autre médecin est venu me voir.

-Médecin :« Monsieur Ngono »
-Moi :« C’est moi »
-Médecin :« Suivez moi »

lice me regardait avec des yeux du genre “ Ne me laisse pas ici ”, J’ai demandé au médecin s’ils pouvaient venir aussi. Il a accepté donc on l’a tous suivi.

-Médecin :« Votre femme se trouve derrière cette porte. Dieu merci le bébé n’a rien. Votre fille est très tenace. Beaucoup de femmes ont perdu leur bébé ou ont accouché prématurément à cause d’une chute mais la votre est là après plusieurs coups. Même nous cela nous dépasse. Néanmoins elle a perdu beaucoup de sang.

On va devoir la garder quelques jours. Elle est sous perfusion. Elle est faible mais hors de danger »
-Alice: « On peut la voir ?»
-Médecin :« Oui vous pouvez mais évitez de la réveiller. Elle a besoin de repos »

-Moi :« Merci docteur »
-Médecin :« Prenez soin de votre famille. Elles sont des battantes »
Je le sais, mon amour est une femme forte et je suis sûr que ma fille le sera tout autant.

On est entré et elle était profondément endormie. Comme toujours elle était parfaite à mes yeux, même dans un lit d’hôpital elle dégage de la grâce et de l’assurance. Je me suis accroupi devant elle. J’ai pris sa main que j’ai porté à mes lèvres en lui chuchotant que j’étais désolé.
Elle a tellement souffert dans sa vie et j’ai rajouté une couche avec ma mère et Sarah mais c’est fini tout ça, pas comme je le voulais mais c’est fini.

J’ai mis de côté tout ce que j’ai appris durant des dernières heures. La seule chose importante en ce moment c’est ma femme. Pour mes états d’âme on verra après.

-Alice: « Tu devrais rentrer Erick. Ça te ferait du bien un bon repas, un bon bain et du repos. Elle est hors de danger »
-Moi :« Non, je ne veux pas la laisser. On a failli la tuer à cause de moi ».
-Jordan: « Ce n’est pas de ta faute si cette Sarah n’est pas bien dans sa tête »
-Alice : « Et surtout si ta mère est dingue. Elles sont saines et sauves et c’est l’essentiel. Rentre un peu. Je reste avec elle jusqu’à ce que tu reviennes »
-Moi :« Non.

Les visites vont bientôt s’arrêter. Il fait presque nuit. Je vais rester avec elle. Demain je passerai chez moi »
-Jordan : « On va te chercher quelque chose à manger alors et des vêtements chez toi »
Je leur remis mes clefs.
Alice m’a embrassé et Jordan m’a fait une tape dans le dos.

Deux policiers sont entrés quand ils sortaient. Je me suis levée pour aller vers eux
-Policier 1 : « Monsieur Ngono »
-Moi :« C’est moi oui »
-Lui :« On est venu vous voir pour vous poser quelques questions. D’abord on vous informe que votre ex-femme n’est pas morte mais elle est dans un sale état. On ne sait pas si elle s’en sortira. Elle est dans cette clinique et les médecins s’occupent d’elle actuellement ».

Sarah est en vie, j’ai cru vraiment qu’elle y était restée avec la balle tirée par ma mère.
-Policier 2 : « Votre mère est en garde à vue et dit avoir agi par légitime défense. Pourrez-vous nous affirmer cela ? »

J’ai hésité un moment. Ma mère devrait payer pour tout le mal qu’elle a fait dans sa vie. Si Sarah est cette personne dérangée c’est à cause d’elle. Elle a tué mon père biologique de sang froid et a tué celui que moi je considère comme mon vrai père par ses mensonges. Elle a menti et trompé tout le monde. Dieu lui fera payer mais je ne vais pas mentir pour qu’elle reste en prison. Si elle n’avait pas tiré sur Sarah on ne sait pas si on s’en serait tirés même si elle l’a aidé dans son plan de tuer ma femme.

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Donc je vais dire juste la vérité. Advienne que pourra
-Moi :« Sarah aurait pu nous tuer si elle n’avait pas tiré. D’ailleurs ma femme est dans ce lit par sa faute »
-Policier 2: « Donc vous confirmez que c’est de la légitime défense ?»
-Moi :« Oui, mais elle l’a aidé à capturer ma femme »
-Lui :« Vous voulez porter plainte pour ça ? »

-Moi :« Non, je voudrais oublier cette histoire et porter plainte contre ma mère ne fera que la trainer en longueur »
-Policier 2: « Très bien. On repassera demain interroger votre femme et si elle confirme on libérera votre mère. Concernant votre ex-femme si elle s’en sort on l’arrêtera pour enlèvement et tentative de meurtre. Si elle implique votre mère pour l’avoir aidé on sera obligés de l’arrêter aussi même si vous ne portez pas plainte »

-Moi :« Faites comme vous voulez »
-Policier 1: « Très bien. Nous allons vous laisser. Bon rétablissement à votre femme »
-Moi :« Merci à vous et à demain »
Ils ont hoché la tête avant de sortir

J’ai tiré le fauteuil jusqu’au lit de ma femme et m’y assis. Je repris sa main pour la garder dans la mienne.

lice et Jordan sont revenus une heure après être partis. J’ai pris les vêtements qu’ils m’avaient amenés. J’ai pris une douche dans la salle de bain se trouvant dans la chambre d’hôpital de Myriam.
J’ai ensuite enfilé les vêtements propres avant de sortir. Ils sont partis en ce moment là en promettant de repasser demain.

Je suis allé quelques minutes dans la caféteria pour déguster ce que m’avait préparé Alice et y prendre un café.
Mon ventre l’a remercié parce que la seule chose que j’avais prise aujourd’hui était un café.

J’ai envoyé un message à Divine ma secrétaire pour lui demander de reporter toutes mes rendez-vous de la semaine et si c’est impossible de mettre André mon adjoint dessus et de me contacter que lorsque c’est vraiment urgent.
J’ai ensuite appelé mes sœurs pour leur expliquer la situation. Elles ont promis de passer demain et qu’elles iraient voir maman.

Je suis retourné près de Myriam qui dormait toujours.
J’ai repris sa main dans la mienne. Je l’ai regardé dormir jusqu’à m’endormir moi-même.

Myriam Touré Ngono : 
Je me suis réveillée la gorge toute sèche, avec une grande soif.
J’ai regardé autour de moi pour deviner où j’étais. Les machines à côté me renseignèrent sur l’endroit. Je baissais le regard pour voir Erick profondément endormi sur le fauteuil, sa main dans la mienne.

Je l’ai regardé pendant un moment puis tout m’est revenu.
Mon premier reflexe fut de toucher mon ventre de ma main libre. Je fus soulagée de constater que je suis toujours enceinte.
J’ai pris bien un verre d’eau. Je ne veux pas réveiller Erick mais j’ai trop soif.

Je lui ai remué la main ce qui l’a réveillé. Il m’a regardé quelques secondes avant de réagir.

-Erick: « Tu es réveillée »
-Moi :« J’ai soif »
-Erick: « J’appelle l’infirmière ».
Il est allé le chercher alors qu’il aurait pu juste appuyer sur le bouton et me donner un verre d’eau en attendant.

Il est revenu moins d’une minute après avec l’infirmière et un médecin.
-Médecin :« Bonjour madame. Je vais vous consulter avant qu’on ne vous donne à boire d’accord »
-Moi :« Ok mais faites vite. Je meurs de soif »
Il a souris avant de passer à ses examens.

Ça a duré dix bonnes minutes. J’ai remercié Dieu quand il m’a enfin tendu un verre d’eau. J’ai roulé des yeux avant de me mettre à boire, ce qui les a fait rire.

-Médecin :« Vous êtes en pleine forme dis donc. Vous allez bien vous et votre bébé. Vous aurez sans doute des cicatrices aux jambes à cause de vos blessures. Si rien ne se passe aujourd’hui on vous laissera sortir demain ».
Ah mes pauvres jambes, au moins on est en vie c’est le plus important.

J’ai déjà des cicatrices donc quelques unes de plus ne vont pas me tuer.
-Moi :« Merci docteur »
-Médecin :« De rien. On vous laisse avec votre mari. Je repasserai vous voir en fin d’après midi »
Il est sorti suivi de la jolie infirmière qui lorgnait mon mari depuis qu’elle est là.

Histoire d’amour,

Elle a intérêt à poser ses yeux ailleurs. Vu tout ce que j’ai enduré pour cet homme la première femme qui s’amusera à le draguer à partir de maintenant je ne parle même pas je la décapite point final.

J’ai levé les yeux vers mon homme qui me regardait avec des yeux coupables. Il se sent mal pour ce qui m’est arrivé mais je ne veux pas que cette histoire reste entre nous.
Ce n’est pas de sa faute si des gens complétement maboules ont fait parti de sa vie.

Je m’inquiète pour lui, mon mari est quelqu’un de très sensible, une des choses qui m’a séduite chez lui, et apprendre que sa mère est cette horreur ça le touche plus qu’il ne voudra me le montrer. Vu l’image qu’il avait de sa mère et tout l’amour qu’il lui portait il doit être meurtri en ce moment. Je ne dirai pas que ça me déplait qu’il voit sa mère à jour mais j’aurais préféré qu’il l’ignore.

Je préfère encore qu’elle me dénigre plutôt que mon mari soit malheureux.
-Moi :« Viens te coucher à côté de moi »
-Erick :« On ne tiendra pas tout les deux dans le lit. Mieux vaut que je reste dans le fauteuil »

-Moi :« Bien sûr que si. Ta chaleur me manque. Accordez moi un peu de la chaleur de votre corps mon seigneur si sexy en t-shirt et jeans »
Il a souris avant de venir se glisser à côté de moi. Je me suis collée à lui et il m’a serré si tendrement que ça m’a fait fondre.
Waouh , c’est excitant hein…

 SUIVRE…

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