Histoire d’amour: le destin de Myriam (épisode 58)


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(Histoire d’amour): Mon homme s’est réveillé à ce moment et m’a attribué un magnifique sourire. Je lui ai rendu avec un bisou comme supplément.

ÉPISODE 58 LE DESTIN DE MYRIAM

Puis Erick m’a dit
-Erick:« Je suis tellement désolé mon amour. Tout ça est de ma faute »
-Moi :« Tu n’y es pour rien ,d’accord. C’était une épreuve qu’on devait traverser mais c’est fini maintenant ».
-Erick :« Si, c’est moi qui ai insisté pour que tu rentres. Je t’ai mis en danger en te ramenant ici. Je ne me le serai jamais pardonner si… »
Je lui ai mis un doigt sur la bouche pour le faire taire.

-Moi :« Chuttt…; on est toujours ensemble et c’est tout ce qui compte. Je ne veux pas que tu penses à ça d’accord. Même si tu ne m’avais pas demandé j’allais finir par rentrer car ma place est auprès de toi. Je t’aime toi et tout ce que ça implique, sache le. Si on devait repasser par là j’y repasserai par amour pour toi, parce que je sais que tu en vaux la peine. Alors ça ne sert à rien de t’en vouloir ,d’accord ».

Il m’a regardé quelques secondes d’un regard rempli de fierté qui m’a fait un bien fou avant de m’embrasser sur le front.

-Erick:« Je t’ai déjà dit que je te trouve merveilleuse »
-Moi :« Oui. Attends c’est pas cadeau hein et je n’ai pas besoin de te dire ce que je veux »
-Erick :« Ma pauvre carte bancaire. Elle va se faire vider encore »
-Moi :« Elle est tout sauf pauvre ta carte alors arrête de te plaindre ».
Puis je lui ai donné un coup de coude. Il a grimacé en se tenant la côte de manière comique, ce qui m’a fait rigoler.

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-Moi :« Tu t’es remis de ce que tu as appris sur ta mère ? »
-Erick:« Je n’ai pas envie de parler d’elle en ce moment »
-Moi :« OK. Je sais ce que c’est que de détester quelqu’un alors je ne veux pas que tu ressentes cela. Ne la hais pas »

-Erick :« Je mentirai en te disant que je ne la détesterai pas. J’aurais dû t’écouter quand tu m’as dit comment elle était. Tu as su voir pendant que je faisais l’aveugle. J’ai fait l’erreur de ne pas t’écouter »
-Moi :« On voit de la personne que ce qu’elle nous montre. Ta mère ne m’aime pas c’est pour ça qu’elle m’a fait voir son mauvais côté. Comment pouvais-tu deviner alors qu’elle ne te montrait rien. En tout cas aussi manipulatrice soit elle, toi elle t’aime c’est certain »

-Erick :« Tu la défends ?»
-Moi :« Jamais je ne la défendrai. Je te dis juste ce que j’en pense »
-Erick : « D’accord. Les policiers passeront te voir. Ma mère est en garde à vu. Ton témoignage la libérera ou fera qu’on la garde »
-Moi :« Sarah est morte ? »

-Erick :« Non elle est ici »
-Moi :« Quoi ?. On change d’établissement tout de suite »
-Erick :« Calme toi mon amour. Vu l’état dans laquelle elle est, elle ne peut plus rien te faire. Elle est dans le coma. J’ai appelé sa mère pour qu’elle vienne »

-Moi :« Ouf. Elle me fait pitié tout de même. Elle en est là à cause de son obsession. Il y a une chose qui m’intrigue. Tu m’avais dit qu’elle est née et a toujours vécu en France alors comment ça se fait qu’elle ait connu Felly»
Si sa mère a eu une relation avec l’oncle d’Erick c’était qu’elle vivait ici.

-Erick :« Je ne sais pas, c’est ce qu’elle m’avait dit. Peut-être qu’ils avaient une relation à distance ou alors elles sont parties en France après le drame. Sarah m’a menti pendant toute notre relation alors s’il y a une question que je me pose c’est que sais-je vraiment d’elle ? »
-Moi :« Humm pauvre femme. J’ai mal pour elle. Vivre avec autant de haine n’est pas sain »

-Erick :« C’est à cause de ma mère si elle est comme ça »
-Moi :« Je ne suis pas d’accord. Ce n’est pas ta mère qui l’a rendu comme ça. Elle n’est pas responsable de l’état de cette femme. J’ai moi même vécu des malheurs à cause d’autres personnes pourtant je ne suis pas prête à tuer et je n’ai jamais fait de mal à qui que ce soit.

C’est elle même qui s’est rendue comme elle est en accumulant la rancune contre ta mère. On peut toujours s’en sortir si on le souhaite et si on s’en donne les moyens »
-Erick: « Et je suis fière que tu t’en sois sortie »
-Moi :« Merci mon amour »
Puis je l’ai embrassé tendrement.

Ils ont apporté mon petit déjeuner. J’avais un peu faim mais je voulais me doucher avant.

Je suis allée prendre une douche avant de laisser la place à Erick.
J’ai enfilé les vêtements qu’lice m’avait apportés hier d’après Erick. On a pris le petit déjeuner ensemble. Je lui ai dit de rentrer mais il ne veut pas. Il m’a répondu qu’il partira quand je partirai. Donc après avoir mangé je l’ai invité dans mon lit à nouveau et cette fois on s’est endormis comme des bébés jusqu’à ce qu’Alice me réveille.

-Alice :« C’est qu’ils sont amoureux mes chéris. Même lit d’hôpital vous partagez ensemble »
-Moi :« Ah mais toi là on ne t’a pas appris à te taire quand tu trouves les gens endormis. Aucun savoir vivre »

-Alice :« Ah quitte là. Si je ne parlais pas tu ne serais pas ici. Il est trop mignon ton mari là. Est-ce que c’est permis d’être aussi beau ? »
-Moi :« Ne le réveille pas s’il te plait. Il est fatigué »
-lice:« Je le laisse. Et toi ça va ? »
-Moi :« En pleine forme comme tu vois. Mon bébé est une guerrière »
-Alice :« Ou elle a pris ta tête dure comme le marbre. En tout cas elle veut vivre »

-Moi :«Mdr tu es bête. J’ai vraiment cru que j’allais le perdre hier. Cette folle m’a donné de violents coups de pied. C’était atrocement douloureux »
-Alice: « Je n’aime pas ta sorcière de belle-mère mais sur ce coup elle a assuré »

-Moi :« Oui. Du coup je vais faire qu’on la laisse sortir de prison. Les policiers doivent passer toute à l’heure me voir »
-Alice: « Tu devrais l’enfermer oui. Cette femme est dangereuse »
-Moi :« Si tu savais tout ce qu’elle a fait dans sa vie tu hallucinerais »

-Alice :« J’imagine. Elle n’a pas l’air simple. Jordan te passe le bonjour. Il passera te voir toute à l’heure avec ma mère qui s’inquiète pour toi. Myriam t’avait réservé du chocolat parce que selon la demoiselle ça va te guérir mais son glouton de frère a tout bouffé, ce qui a créé un carnage pas possible ce matin à la maison. Ils se sont bagarrés comme des sauvages. J’ai eu du mal à les séparer ».

-Moi :« C’est Iran Irak chez toi alors »
-lice :« Je te jure. Ces enfants vont me rendre dingue. Mes rides commencent à sortir à cause de ces deux-là surtout John. A trois ans il se bat comme un sauvage ».
-Moi : « C’est toi sa mère ».

-Alice: « Toi et ton mari là je vais vous taper. A chaque fois que les enfants font quelque chose c’est parce qu’ils tiennent ça de moi »
-Moi :« Tu veux que je te rappelle toutes les bagarres que tu as faites depuis que je te connaisse. En tout cas John tient ça de toi »
-Alice :« Dès fois j’ai envie de les amener dans le désert et de les laisser là-bas tellement ils me fatiguent ».

-Moi :« Courage. J’espère que celle dans mon ventre ne me fatiguera pas autant »
-Alice :« Avec cette enfant là attend toi au pire. Je t’ai apporté des patisseries ».
-Moi :« Humm je t’aime toi »
-lice :« Tu aimeras moins les kilos qui suivront. J’ai oublié de te dire que tout s’est bien passé hier. Il ne manque plus que ta signature donc j’ai apporté le tout ».

Il m’a tendu des documents et un stylo

-Alice :« On touchera la moitié de tout ce qui se vendra là-bas. On aura notre mot à dire sur toutes les décisions. Ils ne prendront aucune décision sans nous. Joseph nous représentera chez eux comme on a décidé. Je leur ai dit que tu étais souffrante alors faudra attendre pour qu’on leur donne une réponse ».
-Moi :« Ok je signe où ?. Je n’ai pas envie de lire tout ça. Si tu dis que c’est bien je te suis »
Elle m’a montré, j’ai signé et je lui ai rendu.

Mon homme s’est réveillé à ce moment et m’a attribué un magnifique sourire.
Je lui ai rendu avec un bisou comme supplément.

-Alice :« Je disais quoi ?. Vous voulez finir tout l’amour du monde . Il faut penser un peu aux autres au lieu de tout prendre comme ça »
-Moi :« Tu as fini de dire des bêtises ? »
-Erick :« Bonjour petite femme »

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-Alice :«Bonjour mon chéri. Tu as bien dormi ? »
-Erick :« Toujours auprès de ma femme »
-lice :«  tu l’as déjà séduite tu sais. Allez bonne journée. Je m’en vais. Je repasserai ce soir. Je vous laisse roucouler tranquille »

La police est passée un peu avant midi. Je leur ai dit la même chose qu’Erick donc ils vont libérer sa mère.

La famille d’Alice est passée me voir dans l’après midi ainsi que mon frère Arsène et les sœurs d’Erick.
Nathalie s’est excusée pour sa mère mais Solange était plus réservée. Elle m’a même sorti que c’est de ma faute si sa mère est en prison. C’est une gamine donc je ne lui en veux pas; elle comprendra.

Le médecin m’a autorisé à sortir le lendemain en me conseillant beaucoup de repos. Il ne faut plus que je fasse trop d’effort ni que je mette en danger mon bébé. Il dit qu’elle n’a rien cette fois mais qu’un autre mauvais coup aura sans doute de graves conséquences.

La mère de Sarah est arrivée le jour de ma sortie. Elle ressemble trop à sa fille. Elle s’est excusée auprès de nous des actes de sa fille et a voulu parler à Erick. Je les ai laissé discuter seul à seul. J’ai appris plus tard par mon chéri qu’elle voulait qu’on débranche sa fille parce que son cas est très critique.

Même si elle se réveille, elle aura de graves séquelles et certaines parties de son cerveau seront endommagées. Elle n’aura plus toutes ses facultés. Elle préfère qu’on arrête les soins plutôt que de la laisser en vie pour qu’elle ne soit plus qu’un pantin.

Elle ne pourra pas s’occuper d’elle et je la comprends. J’aurais fait pareil à sa place. Donc on a débranché Sarah le lendemain de ma sortie.

Erick s’est rendu à ses funérailles tout seul parce que vraiment avec toute la volonté du monde je n’aurais pas pu. Sa mère a porté plainte contre Brigitte. Elle n’accepte pas de la laisser dehors alors qu’elle lui a pris deux fois de suite des personnes qu’elle aimait.

Erick dit qu’il ne fera rien pour empêcher sa plainte. Comme c’est entre sa mère et lui, j’évite de donner mon avis. Donc ma belle-mère a été libéré puisqu’on avait confirmé la légitime défense mais elle a vite fait de retourner en prison.

Ses filles ont payé sa caution donc actuellement elle est en liberté conditionnelle en attendant son procès. Elle cherche à parler avec Erick qui ne veut pas la voir. Il a même interdit au personnel de lui ouvrir la porte. Elle me fait pitié dès fois parce que je sais que malgré tout ce qu’elle est , elle aime son fils.

J’ai osé aborder le sujet une fois à table.
-Moi :« Tu devrais peut-être écouter ta mère une fois. Elle me fait pitié »
-Erick :« Tu es débile ou tu me cherches juste. On a failli te tuer et elle y a participé. Avec tout ce qu’il t’a fait tu oses la défendre. Ne me redis plus jamais de l’écouter tu entends. Ça ne va pas non »

-Moi :« Mais Erick !»
-Erick :« Il n’y a pas de mais. Fin de la discussion »
-Moi :« Depuis quand as-tu le cœur si dur Erick. Quand tu passes devant elle après qu’elle t’ait entendu des heurs dehors ça ne te touche pas ?»
-Erick:« Tu cherches à m’énerver Myriam. Je dis sujet clos alors arrête d’accord. Est-ce que je te dis quoique ce soit par rapport à ta relation avec ton père ?. Pourtant ça fait des années que tu ne lui parles pas »

-Moi :« Pourquoi parles-t-on de cet homme ? »
-Erick: « Parce que tu parles de la femme qui me sert de mère. Tu n’as qu’à savoir pardonner d’abord et on en reparlera après »
-Moi :« C’est vraiment bas. Si mon père avait posé sa fierté pour venir me demander pardon peut-être l’aurais-je fait. Au moins ta mère cherche ton pardon. Je serais morte que ça serait complétement égal à mon père alors évite de comparer »
Je me suis levée et je suis sortie de table. Il n’a qu’à finir son diner tout seul.

Je suis allée me mettre sous la couette. De quel droit il me parle de la sorte ?. C’est moi qui suis enceinte alors si quelqu’un doit être susceptible ici c’est bien moi et pas lui. Il est venu se glisser derrière moi quelques minutes après.

-Erick :« Je suis désolé pour toute à l’heure mon amour »
-Moi :« Tu as de quoi l’être »
-Erick :« Je me suis un peu emporté mais comprends que je ne veuille pas parler à ma mère après avoir appris tout ça sur elle. Je ne peux pas lui pardonner »

-Moi :« Je le comprends et je ne te demande pas de lui pardonner. Je veux juste ne plus la croiser en sortant de chez moi entrain de t’attendre parce que tu ne veux pas lui accorder une minute de ton temps. Elle me stresse et me fait pitié en même temps. Parle lui avant son procès c’est tout ce que je te demande »
-Erick:« D’accord. Je lui parlerai »
-Moi :« Merci »

Il a changé de place pour pouvoir poser sa tête sur mon gros ventre. Il aime bien ça. Il communique avec sa fille d’après lui en écoutant mon ventre. Dès fois j’ai l’impression qu’elle sent que son père est là. Il y a des jours où elle se met à bouger dès qu’il pose sa tête sur mon ventre.

Histoire d’amour



Il a parlé à sa mère finalement. Je ne sais pas ce qu’ils se sont dits mais ça a fait que je ne l’ai plus revu.

Je pensais que ça lui ferait du bien de mettre carte sur table avec son fils mais je me suis trompée.

Une semaine après alors qu’on était blottis l’un sur l’autre devant la télévision Solange [la petite sœur d’Erick] nous a appelé pour nous dire que sa mère s’est suicidée.
Elle l’a trouvé dans son lit avec deux boites de médicaments vides. Elle a essayé de la réanimer mais c’était trop tard.

Elle a laissé un mot disant qu’elle préférerait mourir plutôt que de se faire détester par ses enfants en plus d’aller en prison. Elle a demandé pardon à tout le monde, pour le mal qu’elle avait fait et pour être partie comme ça.

Erick m’a inquiété, il n’en a pas parlé une seule fois depuis et je n’osai pas aborder le sujet.
Je me suis dit qu’il faisait le deuil de sa mère à sa façon. J’espérai juste qu’il ne se sentait pas responsable de sa mort ,et puis un jour il a explosé.
Il a tout démoli dans le salon. Il criait comme pas possible. Il a traité sa mère de tous les noms. Il n’arrêtait pas de me demander comment elle a osé faire quelque chose d’aussi égoïste, ne pas penser aux gens qu’elle allait laisser derrière elle, de se donner la mort pour si peu.

Je n’en sais rien moi. Je l’avais vu énerver mais je n’aurais cru jamais possible de voir autant de rage en lui. Je n’ai même pas osé l’approcher.

Je me suis mise dans un coin pendant qu’il cassait tout. Il a fracassé la table basse en verre, l’écran plat, jeté toutes mes vases par terre. C’était le bordel total. Il avait la main en sang mais il n’arrêtait pas. J’avais peur de lui et pour lui en ce moment pour dire vrai, très peur même.

Ça a duré plusieurs minutes. Il a fini par s’écrouler par terre avant d’éclater en sanglots. C’est seulement à cet instant que je suis sortie de ma cachette.

Je suis allée l’entourer de mes bras pour le réconforter en maudissant cette femme.
Elle veut détruire mon mari mais je ne la laisserai pas faire, jamais. Qu’elle crève en enfer…

 SUIVRE…

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