70 / 100

(Suite de l’Histoire d’amour): Deux ans plus tard, Erick et moi formons un couple magnifique. J’aime mon mari de tout mon coeur ,je pense que lui également. Je suis heureuse , car malgré tout ce que j’ai pu vivre mon mari a continué à m’aimer et me supporter.

ÉPISODES 59 & 60 
LE DESTIN DE MYRIAM

J’ai bercé mon mari jusqu’à ce que ses pleurs cessent.
J’en veux à cette femme de faire souffrir mon homme de la sorte. Sa mort le ronge à l’intérieur surtout qu’elle est partie alors qu’ils étaient en froid.

Je suis contente tout de même qu’il ait libéré son cœur. Il a enfin laissé libre cours à sa douleur. C’est plus sain que ce qu’il faisait jusqu’à présent c’est-à-dire tout garder en lui en refusant d’en parler.

On n’a pas abordé le sujet cette nuit là. Je lui ai juste pris la main pour la conduire dans la chambre. J’ai pris la trousse de secours. Je lui ai nettoyé la main avant d’y enrouler un bandage. Je lui ai fait couler un bain comme il le fait pour moi quand je vais mal.

Pendant qu’il le prenait je lui ai sorti son pyjama et je me suis changée. Je suis entrée à mon tour dans la salle de bain pour me brosser les dents et faire mes nattes. J’ai ensuite enduit mon ventre du mélange qu’lice me préparait depuis que je suis enceinte. Il y a du karité dedans et je ne sais quoi d’autre. Ça aide à ne pas avoir des vergetures et autres inconvénients de la grossesse. En tout cas ça rend la peau douce.

Il n’a pas arrêté de me regarder pendant tout ce temps. Il m’a suivi un peu après que je sois sortie de la salle de bain.
Il a enfilé le bas de son pyjama, a éteint la lumière et m’a rejoint dans notre lit où je l’attendais. Il est entré sous la couverture et a posé sa tête sur mon ventre. C’est comme ça qu’on s’est endormis.

Je me suis réveillée à un moment de la nuit par de petits bruits. C’était Erick qui reniflait. Il avait la tête enfouie dans mon coup et m’entourait de ses mains. Il pleurait dans son sommeil.

J’avais mal pour lui, j’aurais aimé enlever tout le mal dans son cœur mais seul le temps le fera.
Je lui ai caressé la tête et ça l’a apaisé; il a fini par arrêter ses pleurs et je me suis rendormie tout contre lui.

Le lendemain on en a parlé. Il m’a confié qu’il n’aurait jamais cru que sa mère se suiciderait. Il m’a avoué aussi se sentir responsable de sa mort parce qu’il n’avait pas accepté de lui pardonner pour ses actes passés alors qu’elle le lui a demandé.

Je lui ai enlevé cette idée de la tête.
Il n’est en rien responsable; sa mère a choisi de se tuer plutôt que payer pour ses actes. Elle est musulmane et sait que le suicide est un grand péché pourtant c’est la voie qu’elle a décidé d’emprunter.

Elle est la seule responsable de sa mort. Si elle n’avait pas fait tant de mauvaises choses, ni caché autant de secrets à sa famille tout ceci ne se serait pas produit. Elle a choisi de partir alors se sentir coupable ne sert à rien. Tout ce qu’on peut faire c’est prier pour elle, pour que Dieu lui pardonne ses péchés et lui accorde sa miséricorde. Voilà ce que j’ai répondu à mon mari.

Je sais que c’est dur d’accepter le suicide d’une personne que l’on aime et Erick aime sa mère. Il l’a aimé pendant plus de 33 ans ,donc il ne peut pas la détester en une journée.
Peu importe la déception l’amour ne peut pas disparaître comme ça, surtout l’amour envers une mère.

Même si elle n’a pas utilisé les bonnes manières je la comprends quand elle dit qu’elle voulait juste ce qu’il y a de mieux pour son fils. Ma belle-mère aimait son fils inconditionnellement et malgré tout ce qu’il s’est passé je ferai tout pour qu’Erick ne l’oublie pas.

J’ai réussi à le convaincre de prier pour elle parce qu’il ne l’avait pas encore fait.
On a prié ensemble pour elle; pour son père; pour ma mère; pour Sarah et même ma sœur Nicole.

Je ne sais si ceux qui nous ont fait du mal ont eu le temps de se repentir avant de partir donc on leur accorde tout notre pardon pour qu’ils puissent reposer en paix. Ces épreuves au lieu de nous éloigner nous ont rapproché. On a été là l’un pour l’autre. On s’est soutenus et consolés quand il fallait. Il est mon roc et je suis le sien.

Quand on dit que c’est pour le meilleur et pour le pire ce ne sont pas des blagues. Il faut être là pour l’autre quand il en a besoin, lui montrer qu’il peut compter sur nous et surtout arrêter de penser qu’à soi.

Jadis j’étais un monstre et égoïste mais j’ai fini par comprendre qu’Erick n’est pas le seul à devoir donner, moi aussi je dois faire des concessions et accepter certaines choses qu’on n’aurait accepté pour rien au monde.

J’aime Erick et je ferai n’importe quoi pour lui. Je souffrirai pour lui autant de fois que ce sera nécessaire parce que j’estime qu’il mérite cet effort, que notre amour le mérite. Je sais qu’il en fera de même pour moi. Quand on s’enfuit à la première difficulté on ne sera pas là pour profiter quand le bonheur sera maître.

L’amour n’est pas toujours facile. C’est 90% de sacrifices pour 10% de bonheur mais si on reste pour surmonter les difficultés on ne peut qu’être récompensé. Votre partenaire ne vous en aimera que plus et vous le ressentirez. Moi je ressens l’amour grandissant de mon mari et cela me suffit amplement.

Je suis arrivée à terme il y a trois jours maintenant mais ma fille ne veut pas sortir. Je suis fatiguée, je me sens lourde et je suis sur les nerfs. Je n’en peux plus.

Tout ce que je veux en ce moment c’est accoucher mais elle ne veut pas. J’ai de petites contractions par ci et par là mais rien de douloureux qui signifie le début du travail. Je ne sais pas ce qu’elle attend mais je vais finir par la sortir de là par la force. Elle m’empêche de me marier en plus.

J’attends juste qu’elle soit née pour célébrer mon mariage.
Son père lui a fait une superbe chambre alors elle n’a qu’à y aller et quitter mon ventre.

-Moi :« Sniff. J’en ai marre mon amour. Je veux accoucher »
-Erick :« Elle ne va pas rester dix mois dedans donc elle sortira bientôt »
-Moi :«  je ne veux pas attendre qu’elle se décide. Je suis fatiguée tu comprends sniff»

-Erick: « Oui je comprends. Patiente encore un peu. Tu ne voudrais pas déclencher l’accouchement et que ça se passe mal après n’est ce pas ? »
-Moi :« Je m’en fous, qu’elle sorte seulement. On avait dit neuf mois alors qu’est ce qu’elle fout encore dans mon ventre ? »
-Erick :« Ne t’énerve pas »

-Moi :« Je m’énerve si je veux ok. On avait signé neuf mois ta fille et moi, signature forcée d’ailleurs puisqu’elle ne m’a pas demandé mon avis. Maintenant que c’est fini elle gratte encore sur mon temps. C’est quoi ça ?. Quand on signe un bail d’un an, le 31 de l’année suivante on s’en va ou on nous jette dehors. Comme elle ne veut pas partir je vais la mettre à la rue »

-Erick :« Mdr tu parles de ton ventre comme s’il s’agissait d’un logement. Tu es trop drôle bébé »
-Moi :« Je t’amuse Erick Ngono.
C’est sur moi tu rigoles. Toi et ta fille ce sont les problèmes que vous cherchez. Et puis tout ceci c’est de ta faute »
-Erick: « Moi ? Qu’est ce que j’ai fait ? »

-Moi : « Rien. À part me mettre enceinte tu n’as rien fait, rien du tout »
-Erick : « Tu me reproches d’avoir fait un enfant avec toi ? »
-Moi :« Oui je te le reproche. Tu vas voir si je te laisserai me toucher à nouveau après ça »
Il a éclaté de rire. Ah il m’énerve celui là

-Erick :« Tu es sûre de pouvoir me repousser ?».
-Moi :« Monsieur se croit irrésistible à ce que je vois. Je ne vais même pas discuter de ça »
-Erick :« Je sais l’effet que j’ai sur toi mon amour. Ton corps est mien sache-le femme »

-Moi :« Je vais te gifler hein Erick. C’est moi que tu appelles femme. Sache que plus ton enfant attendra pour naître plus tu attendras avant de disposer de ce corps homme »
-Erick: « Tu cherches à me corrompre pour que je sois avec toi ?. Tu n’as plus que quelques jours à attendre. Ton gynécologue t’a dit que si rien ne se passe d’ici mercredi elle déclenchera l’accouchement alors soit patiente »
-Moi :« D’accord mais si je meurs de fatigue ce sera de ta faute »
-Erick:« Que voudrais-tu qu’on fasse ce weekend pour te changer les idées ? »

-Moi :«Je n’en sais rien. Toute façon personne ne voudra de moi nulle part avec mon gros ventre. Regarde comme je suis moche et fatiguée. Je me demande même si tu m’aimes encore vu la façon dont je suis enflée de partout »

-Erick :« Tu as raison. Je ne t’aime plus ».
-Moi :« Erick sniff »
-Erick :« Je vais aller me trouver une femme fraîche et belle et qui ne sera pas sur le point de faire de moi le plus heureux des papas en me donnant une merveilleuse petite princesse ».

-Moi :« Sniff je ne veux pas »
-Erick: « Qu’est-ce qu’elle est mignonne quand elle pleurniche comme une petite fille ma femme chérie »
-Moi :« Ne te moques pas; ça se voit que ce n’est pas toi qui te trouve obliger d’attendre »

-Erick:« Je ne me moque pas. Je te trouve trop mignonne comme ça. You look like a Nice baby »
-Moi :« Quitte là avec tes anglais »
-Erick :« Allez viens. Je vais te faire un gros câlin mon petit bébé »
-Moi :« Je ne veux pas de ton câlin. Laisse moi tranquille »
Je lui ai tourné le dos boudeuse mais il m’a soudoyé avec une glace saveur pistache.

Histoire d’amour

Il faudra que je mette au travail sérieusement pour perdre tous les kilos que j’ai pris durant ces neuf mois. Je ne suis allée nulle part pendant ce weekend malgré que mon mari ait insisté pour me sortir.

La seule chose que je me suis permise, c’est une promenade avec lui à la plage le dimanche soir. Le lundi j’ai espéré toute la journée mais rien, pareil le mardi.

J’ai fini par me dire que le seul moyen de sortir cette petite de mon ventre est de déclencher cet accouchement mais non, madame n’était pas d’accord.

Je me suis recouchée quand Erick est parti travailler le mercredi 11 Septembre.
J’ai à peine fermé l’œil qu’une violente contraction m’a réveillée. J’ai cru que j’allais mourir de douleur. Je me suis préparée à une autre mais rien ne s’est produit donc je me suis recouchée. Le même scénario s’est produit une demie heure plus tard. Cette enfant blague avec moi hein.

Elle ne veut pas sortir mais elle ne me laisse pas en paix. J’ai eu des contractions toute la journée et ça allait crescendo niveau nombre et douleur. J’ai appelé mon mari vers seize heures.
Je veux aller à l’hôpital.

Erick : 
Je venait juste de revenir d’un chantier.
A peine me suis-je installé dans mon fauteuil quand ma femme m’a appelé.
J’ai décroché en souriant.

Elle m’appelle encore pour pleurnicher mon gros bébé. Elle va se plaindre de notre bébé qui ne veut pas naître puis s’énerver contre moi avant de me faire sa liste de courses pour quand je rentre. Il faut beaucoup de patience pour gérer une femme enceinte.

-Moi :« Bonjour ma reine »
-Myriam :« Bébé je dois aller à l’hôpital. Ça fait trop mal. Les contractions sont de plus en plus rapprochées »
Je l’ai entendu crier comme si on la torturait.
Je me suis levé direction ma voiture. J’ai juste eu le temps de dire à Divine d’annuler tout ce que j’avais prévu aujourd’hui.

-Myriam :« Viens Erick hi hi ouh ouh. Je n’en peux plus »
-Moi :« Respire. Prends un bain chaud le temps que j’arrive. Ça apaisera la douleur »
-Myriam :« Je ne peux plus. Je viens de perdre les eaux ».
-Moi :« Quoi ? Maintenant là ? »
-Myriam :« Oui. Dépêche toi Erick. Je ne veux pas accoucher à la maison »
-Moi :« Va avec le chauffeur et je vous rejoins à la clinique ».

-Myriam:« C’est toi que je veux, pas le chauffeur »
Elle s’est remise à crier puis à haleter
-Moi :« Va avec le chauffeur et ne discute pas. Je l’appelle »
-Myriam :« J’ai dit non »
Puis elle a raccroché.

Qu’est-ce qu’elle peut être têtue cette femme ?. Tu perds les eaux au lieu d’aller à l’hôpital de suite, tu choisis avec qui tu vas le faire. Après si j’arrive trop tard et que quelque chose advienne ça va être de ma faute. J’ai du mal à comprendre les femmes.

J’ai appelé le chauffeur pour lui dire de l’amener même de force s’il le faudra. Je l’ai rappelé cinq minutes après et il m’a dit qu’ils étaient déjà en route. Je lui ai demandé de mettre en haut parleur pour que je puisse parler à ma femme.

-Moi :« ça va mon amour»
-Myriam: « C’est quelle question idiote tu me poses. Ta fille est entrain de me tuer et tu me demandes si ça va »

OK je ne réponds pas sinon ça va mal aller.

-Moi :« Courage bébé. Inspire et expire. Plus que dix minutes et tu seras à la clinique »
-Myriam: « J’ai mal Erick »
-Moi :« Je sais mais c’est bientôt fini. Tu voulais qu’elle naisse non »
-Myriam :« Oui mais je ne pensais pas aahhhhhhhh ouh ouh que ça ferait aussi maaallllll »

-Moi :« Respire lentement. Tu es bientôt arrivée. Tu es forte. Tu vas y arriver »
-Myriam :« J’espère que tu sais que tu ne me toucheras plus jamais Erick »
-Moi :« Oui ma chérie. Je sais ».

Elle soufflait sûrement pour se soulager.
J’ai continué à l’encourager jusqu’à arriver à l’hôpital.

Je les ai attendu quelques minutes avant qu’ils n’arrivent. Je l’ai aidé à entrer dans la clinique.
Je suis tombé sur l’infirmière qui s’était s’occupée de moi la dernière fois. Elle a appelé la gynécologue de ma femme qui est arrivée avec une sage-femme et on l’a amené directement en salle de travail.

Comme Myriam a eu un accident durant la grossesse et qu’elle fait un accouchement post-terme sa gynécologue a préféré être là au cas où.
Pendant qu’elles la préparaient j’ai appelé lice et je lui ai demandé de prévenir les autres pour moi. J’ai ensuite rejoint ma femme. Je lui ai pris la main pour lui montrer que j’étais là. Les médecins l’encourageaient à pousser plus fort.

-Gynécologue :« Vous faites du bon travail. Respirez un bon coup et poussez fort »
-Moi :« Courage ma reine »
Elle m’a mal regardé avant de pousser, la pauvre…
-Gynécologue :« Encore une autre poussée. C’est bientôt fini »
Elle a obéi et a poussé encore et encore.
-Gynéco :« Voilà la tête. Ne vous arrêtez pas. Poussez fort ».

Elle criait comme pas possible en me serrant la main très fort. J’ai supporté parce que sa douleur devait être dix fois supérieur à celle de ma main.

-Gynécologue :« Voilà. On y est ».
Le cri de ma fille a retenti dans la salle et mon cœur a gonflé comme une montgolfière.

Je suis fier de ma femme et fier d’être papa. J’ai regardé ce petit être qui poussait son premier cri et une vague d’émotions fortes que je n’ai jamais ressenti m’a envahi. J’ai porté la main de ma femme à ma bouche pendant que je regardais mon enfant, ma petite fille, le petit bout de ma femme et de moi. 

La gynécologue a posé notre bébé tout nu sur le ventre de ma femme. On s’est regardés Myriam et moi avant de se sourire.

A Lire aussi:

//bonheur-explosif.com/histoire-damour-les-realites-de-la-vie-32/

Je n’arrêtais pas de la regarder, elle a ouvert les yeux un moment. J’ai eu l’impression qu’elle nous regardait et c’était juste magique. Après une ou deux minutes au maximum je ne sais plus, elle l’a prise et avec l’aide de la sage-femme elle a clampé puis coupé le cordon.

Ma petite princesse a crié et quand elle l’a reposé sur sa mère elle est venue téter tout naturellement pour la première fois et je les regardais fasciné par ce spectacle.

Je ressentais quelque chose de très fort, d’indescriptible, plus fort que quand j’ai entendu son cœur battre à l’échographie. J’ai remercié Dieu d’avoir permis ce moment qui sera inoubliable pour moi. J’ai pu la tenir dans mes bras avant que la sage-femme ne l’amène et j’ai senti mon cœur battre très fort pour elle.
Inutile de vous dire que je la trouve magnifique.

-Moi :« Bienvenue au monde princesse »
-Sage-femme :« Vous avez une jolie petite princesse ».
-Moi :« Merci ».
-Sage-femme :« Je vais l’amener maintenant si vous voulez bien »
-Moi :« Bien sûr, Tenez »
Je la lui ai donnée.

J’ai envoyé le chauffeur chercher la valise qu’ils avaient oublié de prendre en venant. Je suis retournée dans la salle d’attente pendant qu’elles nettoyaient ma femme.
lice y était seule, je l’ai embrassé.
-lice : « Alors ? »

-Moi :« Une magnifique petite princesse »
-Alice: « Félicitations beau-gosse. Je suis ravie pour vous »
-Moi :« Merci petite femme. Je n’arrive pas à croire que je suis papa maintenant »
-Alice:« Tu t’y feras très vite même. Et madame ? »
-Moi :« Elle va bien. On pourra y aller toute à l’heure ».
-Alice :« J’ai prévenu ta sœur Nathalie. Je lui ai demandé d’informer les autres membres de ta famille.

J’ai dit à Carine aussi »
-Moi :« Merci, heureusement que tu es là »
-Alice: « Je sais, vous serez perdu sans moi ta femme et toi. Je lui ai fait de la soupe toute chaude d’ailleurs. Elle pourra la réchauffer si ça refroidit »
-Moi : « Elle appréciera vu qu’elle déteste les nourritures d’hôpital ».
-Alice: « Elle n’est pas la seule. Jordan passera demain comme il se fait tard ».

On a patienté en discutant de ses enfants.
Sa fille est adorable comme toujours mais John c’est le diable.

Ce petit est terrible, j’ai taquiné Alice sur ça et elle m’a souhaité que ma fille soit pire que son fils. Que Dieu m’en préserve.

Myriam était entrain de donner le sein à notre fille quand on est entrés dans sa chambre. Ça me fait quelque chose de voir ça.
Elle a souris quand elle nous a vu Alice et moi.

-Alice: « Waou ma chérie est maman, incroyable »
-Moi :« Il faut croire que tout est possible »
Elle a contourné le lit pour bien voir le bébé pendant que je m’installais du côté de ma femme.

-Alice: « Elle est toute mignonne la princesse à son papa »
-Moi (Fier) :« Tu as vu ça ».
-Alice :« Oui j’ai vu. Elle te ressemble »
-Myriam:« Je trouve aussi. Elle n’a rien pris de moi »
-Alice :« Il t’a battu, Tu n’as pas honte. Ma fille est mon portrait craché. J’ai bien fait mon boulot contrairement à toi. Tu es nulle »

-Myriam: « Mdr merci »
-Moi :« Ou je suis trop fort »
-Alice:« loool en tout cas qu’elle soit la bienvenue parmi nous. Tantine lice est contente de te connaître ».
J’ai embrassé ma femme en lui chuchotant merci pendant qu’Alice nous chahutait.

Ma famille est passée dans les jours suivants ainsi que Arsène le frère de Myriam et aussi la famille d’Alice qui se trouve être celle de ma femme.

La mère d’Alice l’adore et je sais que ça lui fait du bien.

Sept jours après ma fille a été baptisée. Je vous présente à tous Marie-Rose Ngono, ma petite princesse à moi.

Elle est toute douce comme sa mère. Elle pleure rarement et c’est un bonheur de s’occuper d’elle. Par contre elle me vole des heures de sommeil mais je me plains. Je m’occupe du bébé le weekend pour que sa maman puisse dormir toute la nuit.

Elle a le sommeil léger, elle se réveille toutes les heures et ne se rendort que si on la berce et il faut attendre que le sommeil l’ait bien gagné sinon dès qu’on le dépose elle se réveille. Elle a un radar pour ça.

Myriam dit que c’est à cause de moi. Je n’ai pas arrêté de la tenir tout le temps dans mes bras dans son premier mois. Je plaide coupable. Je la prenais à chaque fois qu’elle la posait et je le fais toujours d’ailleurs. Plus elle grandit plus on dit qu’elle me ressemble. Je voulais qu’elle ressemble à sa mère mais je ne me plains pas. C’est mon mini-moi. Pour vous dire que ma fille grandit bien.

Pour sa mère c’est footing ou piscine tous les jours depuis qu’elle peut. Elle veut vite perdre les kilos qu’elle a pris avant la saison sèche donc elle est motivée.

Le seul truc qui me dérange dans tout ça c’est que je suis mis au régime aussi mais je me plains plus. La seule fois où j’ai osé le faire elle m’a sorti toutes les erreurs que j’ai fait depuis que je la connais avant de finir par « C’est pour te donner une fille que j’ai infligé tout ceci à mon corps alors excuse moi de réparer mes erreurs ».

Depuis je ne dis plus rien. Je mange avec elle parce que ne pas le faire c’est palabre aussi et une fois dehors je mange autre chose pour compenser les pertes qu’elle me fait subir. Mais tout ceci fait parti de ma vie de famille et je l’aime comme ça. Elle m’a soutenu quand ma mère est morte alors je lui rends pareille. Je la coache même le weekend surtout pour les abdos.

Bref je suis heureuse avec ma femme et ma petite princesse.

J’allais oublier on s’est mariés officiellement Myriam et moi. Maintenant c’est ma femme au nom de Dieu et de la loi. Vous vouliez des détails mais vu tout ce qui s’est passé ces derniers temps on a pas voulu en faire des tonnes. On est allés à la mairie avec les témoins : Carine et Jordan pour moi, Alice et Arsène pour Myriam.

Histoire d’amour

On s’est mariés le plus simplement possible. Après la mairie on a fait un petit diner avec la famille proche et les amis.
Myriam n’aime pas les cérémonies en grande pompe et moi non plus donc même pour le baptême de ma fille il n’y avait pas grand monde.

Voilà quoi je lui ai passé la bague au doigt. On n’est pas obligés de le faire chez nous mais je tenais à ce qu’elle porte une alliance, que tout le monde sache qu’elle est à moi et rien qu’à moi. On a vécu beaucoup d’épreuves ma femme et moi mais on en est sorti plus fort et plus amoureux que jamais.

J’ai signé monogamie sans hésiter parce que je sais que jamais je ne pourrais aimer une autre femme. Elle est la seule que j’aime et elle sera toujours la seule. Elle est restée alors que d’autres seraient parties à la première difficulté. On n’a pas eu une histoire d’amour parfaite. Il y a eu de la joie et de la tristesse mais ce qu’on ressent l’un pour l’autre est très sincère et solide et sera toujours au dessus de tout.

Apparemment « Aimer, c’est trouver de la richesse dans ce qui ne s’achète pas » et j’ai trouvé en ma femme le plus beau des trésors.

Myriam :
Deux ans plus tard, Erick et moi formons un couple magnifique.
J’aime mon mari de tout mon coeur ,je pense que lui également.
Je suis heureuse , car malgré tout ce que j’ai pu vivre mon mari a continué à m’aimer et me supporter.

Moi, Myriam ancienne prostituée suis maintenant la femme la plus heureuse de la planète, jamais je ne croyais qu’un jour j’aurai une pareille vie. Oh Dieu merci.

FIN
°°°°
 Moralité
Nonobstant le meilleur et le pire qu’on peut rencontrer dans la vie, personne n’échappe jamais à son destin.
Qui aurait cru qu’une prostituée sera un jour une mère de famille

Share this:

Laisser un commentaire