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Histoire d’amour: J’étais dans la cuisine entrain de me faire un café quand j’ai entendu la porte s’ouvrir. J’ai tout de suite arrêté ce que je faisais pour aller à sa rencontre …

ÉPISODE 42 LE DESTIN DE MYRIAM

Mon mari n’est toujours pas rentré et il est onze heurs. J’aurais pu appelé Sophie mais quelle femme appelle une autre pour lui demander où est son mari ?.

C’est la première fois que je dors sans lui depuis qu’on est marié et je n’ai pas aimé, alors là pas du tout.
J’ai décidé d’aller manger un bout, mon ventre crie famine comme je n’ai rien avalé depuis hier midi.

J’étais dans la cuisine entrain de me faire un café quand j’ai entendu la porte s’ouvrir. J’ai tout de suite arrêté ce que je faisais pour aller à sa rencontre.

Enfin il est rentré. Il avait les traits tirés et l’air fatigué.
J’ai voulu le prendre dans mes bras pour lui apporter mon amour ,mais au lieu de ça, moi, je lui ai demandé

-Moi :« C’est maintenant que tu rentres. Tu étais où ? »
-Erick:« Bébé s’il te plait, pas de ça. C’est la dernière chose dont j’ai besoin en ce moment »
-Moi :« Il fallait y penser avant de dormir je ne sais où hier ».

-Erick:« J’ai passé nuit chez ma mère. Elle ne voulait pas me lâcher »
Mais qu’est ce que j’en ai à foutre d’elle moi ?.

-Moi :« Tu dors chez ta mère au nom de quoi ?. Tu te rends compte que tu ne m’as même pas appelé pour me rassurer Erick »
-Erick :« Si j’ai passé nuit chez elle c’est parce qu’elle a besoin de moi en ce moment et je me dois d’être là pour elle »

-Moi :« Moi aussi j’ai besoin de toi Erick mais ça tout le monde s’en fout n’est-ce pas ? »
-Erick :« Myriam arrête de faire tes caprices stp »
-Moi :« Demander à mon mari pourquoi il a déserté le lit conjugal c’est faire les caprices.

Tu ne m’as pas appelé de toute la journée. Je suis quoi pour toi en fait ? »
-Erick: « Puis-je avoir un peu de calme par pitié ?. Tu te rends compte que tu es entrain de me faire une scène parce que je suis restée avec ma mère qui vient de perdre mon père ? »

-Moi :« Ne viens pas me faire passer pour Satan devant le monde. Je te fais une scène parce que tu n’as même pas daigné prendre une minute pour m’appeler. Ça t’aurait tué de me passer un coup de fil pour me dire “ Chérie désolé je ne pourrais pas rentrer, je console ma mère ”.

Ou bien ça aussi ta mère ne le supporte pas. Tu n’as pas pensé que je pourrais m’inquiéter que tu ne sois pas rentré »
Il a poussé un soupir comme pour se calmer.

Qu’il s’énerve, je m’en fous royalement

-Erick: « Je suis désolé de ne pas t’avoir appelé. Et pourquoi tu ne l’as pas fait toi d’ailleurs ? »
-Moi :« Je t’ai appelé figure-toi et je n’ai pas apprécié du tout que ce soit Sarah qui me réponde.

A deux heures du matin elle est toujours avec toi, au nom de quoi Erick ? »
-Erick : « Bon j’en ai marre. arrêtes tes cris tout de suite »

-Moi :« Tu n’as qu’à me dire ce qu’elle faisait avec toi à cette heure ? »
-Erick : « Je te rappelle qu’il y avait plein de monde dans la maison donc elle n’était pas avec moi.

Elle était là pour ma mère et non pour moi »
-Moi :« Ah elle aussi elle a passé nuit avec ta mère pour la consoler.

J’espère que vous n’étiez pas trop à l’étroit à trois dans un lit ».
Il a roulé des yeux, exaspéré avant de monter et de se diriger dans la chambre.

Je l’ai suivi
-Moi :« Tu trouves ça normal qu’elle soit présente à tes côtés alors que c’est moi ta femme parce que seulement ta mère le veut. D’ailleurs je me demande bien si ce titre me revient toujours ».

-Erick :« C’est quoi le problème Myriam? »
-Moi :« C’est le fait que tu laisses ta mère me traiter n’importe comment sans jamais réagir. Si c’est elle qui contrôle ta vie tu n’as qu’à me le dire »

-Erick: « Tout ce bruit parce que je n’ai pas voulu la contrarier quand elle t’a demandé de partir. Je t’ai toujours défendu face à elle et si je ne l’ai pas fait cette fois-ci c’est parce qu’elle venait de perdre son mari et que je ne voulais pas la contrarier dans son état »
-Moi :« Et moi ?.

Tu t’en fous de me faire la peine. Tu m’as blessé hier en me tournant le dos au moment où je devais t’apporter mon soutien. Tu m’as jeté dehors pour ne pas augmenter sa tristesse.

Je me demande ce que ça va être quand ça sera une question de vie et de mort »
-Erick :« C’est des excuses que tu veux ?. Eh bien je suis désolé pour tout ce que tu me reproches.

Maintenant excuse moi je dois me préparer pour aller aux obsèques de mon père »
Il est entré dans la salle de bain en claquant fortement la porte.

Il se permet d’être en colère. Il croit qu’entre nous deux c’est lui qui doit se mettre en colère.
Il ne manque pas d’air le monsieur.

Je suis sortie moi aussi en claquant la porte de la chambre. Je suis retournée finir mon café et je me suis installée dans la salle à manger pour le boire.

-Erick :« Puis-je avoir un café stp ? »
Je l’ai regardé un instant pour savoir s’il était sérieux de venir me demander un café après m’avoir claqué la porte mais il l’était.

J’étais tenté de lui répondre “Demande à ta mère ” mais je n’ai rien dit.

Je me suis levée au bout de quelques secondes pour lui faire son café. Je le lui ai fait comme il l’aime. Je l’ai déposé devant avant de retourner à ma place.

J’évitais de le regarder pendant que lui me fixait. Je sentais son regard dur sur moi mais franchement quoi il ose se fâcher.

-Erick: « On va faire l’enterrement et toute la cérémonie commence aujourd’hui pour finir le plus vite, pour nous permettre de faire notre deuil tranquillement ».
-Moi :« Ok »

-Erick :« Tu me rejoins chez les parents après l’enterrement »
-Moi :« Pour que ta mère fasse sa hystérique et me jette devant tout le monde, non merci »
-Erick :« Myriam … »

-Moi :« Non pas de Myriam.
Je ne supporterai pas ta mère sans rien dire alors je ne viens pas. Je ferai des prières pour mon beau-père ici ».
-Erick: « Tu crois que les gens verront d’un bon œil que ma femme soit absente à ce moment ?»

-Moi :« Je m’en fous de ce que les autres pensent. Je ne sais pas jouer les hypocrites et ce n’est pas maintenant que je vais commencer.

Elle n’a pas voulu que j’y reste hier alors je ne poserai plus mes pieds là-bas »
-Erick:« Tu m’avais promis de faire des efforts »
-Moi :« Il faut croire que c’est une promesse que je ne peux plus tenir.

Ta mère me hait sans aucune raison valable ,alors c’est avec elle que tu devrais parler pas moi. J’ai fait des efforts mais là j’en peux plus. Ta mère dépasse les bornes »

-Erick :« C’est comme ça que tu vois les choses ? »
-Moi : « Oui »
-Erick :« Très bien. Je vais rentrer sûrement tard. A ce soir »

Il s’est levé et est partie comme ça sans mon bisou d’au revoir ni l’habituelle “ Je compte les heures ma reine ” ni même un regard.

Rendez-moi mon mari parce que l’homme qui vient de sortir n’est pas l’Erick que j’ai épousé.

Un mois plus tard, depuis la mort de mon beau-père et c’est de pire en pire. Mon mari est comme éteint depuis. J’ai l’impression qu’il est mort en même temps que son père.
Il y a Un mois qu’il ne m’a pas touché.

Cela fait un mois que je n’ai pas fait l’amour avec mon mari et je suis frustrée donc très énervée.

A chaque fois que je l’approche il est fatigué, ce qui est normal vu qu’il passe sa vie au travail, ou on commence et monsieur bloque au moment où je suis excitée à bloc.

J’ai l’impression que je suis devenue son boulot et son boulot sa femme.
Quand je lui en parle ça se termine toujours en dispute parce que je finis par perdre patience.

-Moi : « Ngono »
-Erick :« Pourquoi m’appelles-tu Ngono ?»
-Moi :« Ce n’est pas ton nom ? ,»
-Erick : « Tu sais bien ce que je veux dire. Quand tu m’appelles de la sorte c’est que tu t’apprêtes à faire des histoires »

-Moi :« Des histoires ?. Si j’en fais tu connais bien la raison. Ça te plairait toi que je te mette au pain sec sans raison. Tu me désires plus c’est ça ? »
-Erick :« Tu sais bien que si. Comment pourrais-je ne plus te désirer ? »

-Moi :« Alors quel est le problème ?. Tu te rends compte que cela fait un mois qu’on n’a pas eu de rapport. A chaque fois c’est soit tu es fatigué par ton travail où tu passes ta vie, chose qui me déplaît fortement d’ailleurs, soit tu bloques en plein acte.

Je veux savoir ce qui te bloque quand tu me touches et j’exige de le savoir maintenant »
-Erick :« Tu ne crois pas qu’il est un peu tard pour une scène ?. Je me lève tôt demain alors s’il te plaît laisse moi dormir »

-Moi :« Non. Répond à ma question Ngono »
-Erick :« Arrête de m’appeler comme cela ?.
Viens te coucher et arrête de poser des questions. Ça va passer ok. Donne-moi du temps. Moi aussi j’ai envie de ma femme »

-Moi : « Dis-moi maintenant bébé ce qui te bloque, je t’en prie ».
-Erick : « … »
-Moi :« S’il te plaît mon amour ».
-Erick :« J’ai parlé à ma mère »

Encore elle, même jusque dans mon lit elle y est.
Elle ne peut pas me foutre la paix. Je lui ai fait quoi pour qu’elle s’acharne sur moi de la sorte
-Moi :« Sur quoi ? »

-Erick :« Mon père était avec elle quand il a eu une crise. Ils étaient entrain de parler de nous deux »

Je crains le pire là

-Erick : « Mon père a avoué à ma mère l’avoir trompé avec une femme il y a quelques années de cela mais il ne lui a jamais dit de qui il s’agissait et malgré ses recherches ma mère n’a jamais su qui était cette femme qui a pu avoir son mari après autant d’années de fidélité.

Elle savait juste qu’elle était jeune et que papa l’avait aidé financièrement.
Le jour de sa mort ma mère lui reprochait encore une fois de m’avoir laissé t’épouser et de te défendre face à elle alors qu’il devrait la soutenir elle.

A un moment elle a insinué qu’il était peut-être cet homme qui t’a soit disant sauvé et que c’était avec toi qu’il l’avait trompé. C’est ce qui a provoqué sa crise, que ma mère puisse penser qu’il a eu des rapports avec toi »
-Moi : « Tu penses vraiment que je t’aurais épousé si ton père était cet homme Erick.

Jamais je n’aurais couché avec un père et un fils. Comment ta mère peut sortir de pareilles débilités, excuse-moi du terme.

Je suis choquée qu’elle ait osé lui dire ça. Bref ça ne m’étonne pas d’elle. Je suis quand même extrêmement désolée qu’il soit parti sur une dispute avec elle et désolée aussi que ce soit à mon sujet.

Ce que je ne comprend pas c’est qu’est-ce que ceci a à voir avec notre problème ? »
-Erick :« Je me sens coupable de la mort de mon père. Ma mère va tellement mal depuis. Elle est très atteinte du fait que Papa soit mort dans ses conditions.

Cette histoire me travaille trop et j’arrive même à me demander si ça n’aurait pas été mieux si on avait essayé de la convaincre avant de nous marier »

-Moi : « Je ne veux même pas comprendre ce que ta dernière phrase signifie. Tu regrettes de m’avoir épousé Erick ? »

Il a passé sa main dans ses cheveux comme pour se donner du courage

-Erick : « Non, Jamais. Je t’aime bébé et tu le sais mais je ne peux m’empêcher de dire que si on avait attendu un peu mon père serait peut-être en vie »
-Moi :«

Et c’est quoi la différence entre ce que tu viens de dire et des regrets ?. Tu ne pouvais pas plus me blesser Erick. C’est parce que ta mère t’a fait part de sa version de la mort de ton père que tu ne peux plus me toucher.

En disant ça tu me prends pour responsable de la mort de ton père. S’il y a quelqu’un qui a causé la mort de ton père ce n’est pas moi mais ta mère. Si elle n’était pas aussi haineuse à mon égard elle n’aurait jamais pensé accuser ton père d’avoir été mon amant.

Je commence à en avoir ras-le-bol de ta mère et de toi par la même occasion tu vois. Si tu regrettes de m’avoir épousé, il te suffit de me dire deux mots et ce sera fini. Tout ce qui est fait peut-être défait.

Je vais aller à côté ce qui va te donner toute la nuit pour réfléchir à ce que tu veux ».
-Erick :« Bébé s’il te plait ».
-Moi :« Ne m’appelle pas bébé. Comment peux-tu me dire ça Erick ? »
J’ai éclaté en sanglots.

Jamais je n’aurais cru entendre Erick me dire qu’il regrette de m’avoir épousé. C’est tellement blessant et cruel de sa part. J’ai l’impression que chacun de ses mots a été un coup de poignard en plein dans mon cœur.

Il s’est levé pour venir vers moi mais j’ai reculé
-Moi :« Ne me touches pas !».

Je suis sortie pour aller m’enfermer dans la chambre à côté.
Il a tapé sur la porte pour que je lui ouvre mais je ne veux pas le voir. Il a fini par partir.

Je savais que tout ce bonheur était trop beau pour être vrai. Depuis quand le bonheur est fait pour moi. J’ai toujours été malheureuse et je le resterai toute ma vie.

J’ai dû pleuré toute la nuit. J’ai appelé lice qui a essayé de me réconforter comme elle le pouvait.
Elle m’a dit qu’il ne le pensait pas vraiment et c’est juste la douleur d’avoir perdu son père qui lui fait dire ces choses.

Je sais qu’Erick m’aime plus que tout, mais j’en doute maintenant parce que quand on aime sa femme on ne lui dit pas qu’on regrette de l’avoir épousé.

Je ne sais même pas à quelle heure je me suis endormie.

Je me suis réveillée le lendemain avec un mal de tête horrible, les yeux bouffis et les cheveux en pétard. S’il me voit avec cette sale tête il va plus regretter.

J’ai regardé mon téléphone et il était 10 heures. Le monsieur devait être au boulot. D’ailleurs j’ai reçu un message de lui me disant : « Je suis désolée ma reine. J’avais promis de ne jamais te faire pleurer

 volontairement et j’ai échoué par culpabilité envers ma mère. Pardonne-moi pour hier. Jamais je ne regretterai d’avoir fait de toi ma femme. Tu m’es essentielle et je t’aime. On en reparle ce soir ».

Tchip je ne te pardonne pas , même si ce message me touche.
C’est trop facile de me blesser pour s’excuser le lendemain.

J’ai téléphoné Alice pour lui dire que je serai à la boutique dans une heure et elle n’a pas râlé que je sois en retard, une première.
J’ai ensuite appelè Blandine notre femme bonne pour lui donner les instructions avant d’aller ma préparer pour aller au boulot.

J’ai pu me faire une tête à peu près présentable. J’ai pris ma voiture que le gardien m’avait sorti du garage et je me suis mise en route direction la boutique.

On est sur le point d’en ouvrir une seconde avec Alice d’ailleurs. Je n’avais plus de gasoil donc je me suis arrêtée au niveau d’une station d’essence pour remplir mon réservoir.

Je suis sortie de la voiture le temps qu’un des employés remplisse le réservoir. J’étais entrain de repenser à ce dernier mois assez difficile avec mon mari quand quelqu’un m’a secoué par l’épaule.

J’ai tourné la tête pour tomber sur lui. Je ne m’attendais pas à le voir celui-là.
Je l’ai dévisagé comme si je venais de faire une découverte extraordinaire.

Il est toujours aussi beau et ses yeux ont toujours ce petit plus qui m’intriguait et bien sûr les lèvres sont toujours magnifiques.
Mon coeur avait commencé à battre rapidement.
Waouh, quelle surprise !!!


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