Histoire d'amour: le destin de Myriam (épisode 43) 1
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Histoire d’amour: Je mentirai si je disais que ce contact ne m’a rien fait. Junior a toujours eu le don de me troubler mais j’ai vite balayé ce sentiment avant de retirer mon bras pour…

ÉPISODE 43 LE DESTIN DE MYRIAM

Ah c’est Junior qui se tient devant moi tout sourire là, comme si on s’était quittés le plus naturellement du monde.

Ah ça, il a oublié comment il m’a traité la dernière fois qu’on s’est vu et toutes les insultes qu’il a osé me sortir quand il a su pour mon ancien métier. Franchement ça me dépasse. On dirait un autre

-Junior:« Je suis content de te voir Myriam. Je ne t’avais pas reconnu au début tellement tu es devenue extrêmement belle. Le mariage te va bien on dirait »

Tchrr il est sérieux lui. Genre il peut m’aborder comme ça après m’avoir humilié. Il ne me prendrait pas pour une idiote par hasard.

-Moi : « Oui comme tu vois. J’ai fini par trouver quelqu’un qui me juge assez présentable pour être sa femme »
-Junior: « Ah Myriam tu es encore sur cette histoire. Il faut laisser le passé dans le passé »

-Moi :« Quoi, tu es sérieux quand tu dis ça ? »
-Junior : « Oui. C’était la surprise de cette nouvelle que tu dois le reconnaître n’est pas commun.

Jamais je n’aurai pu pensé ça mais avec le recul j’ai réalisé que j’ai un peu trop mal réagi »
-Moi :« Un peu ?. Écoutes je n’ai pas le temps de discuter donc bonne journée.

J’aurais pu te dire ravie de t’avoir rencontré mais je ne suis pas sûre de l’être. Salut »
J’allais ouvrir la portière de ma voiture quand il m’a retenu par le bras.

-Junior : « Attends »

Je mentirai si je disais que ce contact ne m’a rien fait. Junior a toujours eu le don de me troubler mais j’ai vite balayé ce sentiment avant de retirer mon bras

-Moi : « Que me veux-tu encore ? »
-Junior : « C’est une aubaine de t’avoir rencontré ici. J’essaie de te contacter depuis quelques temps déjà sur ton ancien numéro mais je n’arrive jamais à te joindre.

J’ai demandé à Jordan ton numéro actuel mais il n’a pas voulu me le donner et comme tu bosses avec Alice j’ai préféré éviter de me pointer à ta boutique ».

-Moi :« Tout ça pour me dire quoi ?. Au fait, je n’ai plus le temps à perdre avec toi »
-Junior : « Je vois que tu as plus d’assurance qu’avant. C’est bien »
J’ai levé les sourcils histoire de lui dire en quoi cela te regarde.

-Junior: « OK j’aimerai que tu m’accordes du temps, juste un dîner ou un déjeuner pour qu’on puisse discuter »

J’ai éclaté de rire mais un rire moqueur quoi. Et puis quoi encore il va m’inviter chez lui après.
Avant je ne méritais pas de sortir avec lui car je fus prostituée et maintenant il me propose un rendez-vous, dîner en plus.

Genre je vais aller dire à Erick “ Bébé puis-je aller diner avec mon ex ”.
Si ce n’est pas du fichage de gueule je ne vois pas ce que c’est.

-Moi :« D’accord »
-Junior :« Sérieux ? Merci. Tu veux que je passe te prendre ?»
Mais parlez avec l’homme là vraiment. Il est bien dans sa tête lui. Il se permet à me demander de venir me prendre.

-Moi :« Tu passeras me prendre chez mon mari et moi. D’ailleurs je l’amènerai avec moi. Je ne vais pas le laisser dîner tout seul pendant que je me pavane dans un restaurant avec mon ex.

Au cas où tu l’aurais oublié je suis une femme mariée maintenant »
-Junior :« Ah tu n’étais pas sérieuse alors »
-Moi :« Ne me fais pas perdre mon temps Junior »
-Junior: « Mon prénom sonne toujours aussi spécialement quand c’est toi qui le dis »
-Moi :« Tchip»

Je suis entrée dans ma voiture et j’ai mis le contact pendant que le monsieur se penchait sur la fenêtre.
Il a mis sa carte de visite dans ma voiture en disant.
-Junior : « Prends au cas où tu n’aurais plus mon numéro.

Ne sois pas rancunière Myriam. Laisse moi une chance de me racheter ».
J’ai démarré sans le prévenir.
Il a reculé de justesse avant de me lancer de l’appeler si jamais je changerai d’avis.

J’ai pris la carte que j’ai jetée par la fenêtre pour lui montrer que ça ne risquait pas d’arriver. Il ne manque pas d’air celui-là. Ce sont des rencontres comme ça qui gâchent la journée des gens.

Quand je suis arrivée à la boutique, Alice était occupée avec Mme Bène. Une cliente qui vient régulièrement chez nous mais qui est trop difficile à satisfaire.

A chaque fois qu’elle vient elle hésite pendant mille ans en demandant ton avis professionnel des centaines de fois pour finir par tout prendre. Elle a le don de faire sortir lice de ses gonds et vu la mine qu’elle a, elle a encore réussi.

Je les ai saluées toutes les deux avant de me diriger dans le bureau derrière pendant qu’Alice me disait du regard « Sauve-moi ».
Je suis partie en faisant celle qui ne comprenait pas.

Alice a le don de me faire oublier ma tristesse. C’est mon remède anti déprime cette femme.

Mme Bène est partie deux heures après que je sois arrivée. Je me suis occupée de la caisse et des autres clientes parce qu’elle monopolisait Alice.
Dès qu’elle est sortie on est parties manger Alice et moi dans un restaurant du coin.

lice a déversé son venin sur elle
-lice : « Je vais lui mettre une droite un de ces jours.
elle est vraiment énervante.

Juste pour choisir une robe de sortie avec son mari elle va prendre plus de deux heures »
-Moi :« Ah Alice tu es mauvaise. Elle veut plaire à son homme c’est tout »

-Alice :« Moi aussi je veux plaire à mon homme mais je n’emmerde pas les vendeuses pour autant. En tout cas le portefeuille de son mari doit siffler à chaque fois qu’elle vient ici »

-Moi :« ça fait nos affaires donc qu’elle dépense bien même »
-Alice: « J’étais sur un nuage ce matin mais là elle m’a amené dans les fins fond de l’enfer »
-Moi :« A ce point. Quelle vilaine fille cette madame bène »

-Alice :« Dans tous les sens du terme »
-Moi :« Hummm.
Alice ,tu ne devineras jamais sur qui je suis tombée en venant ? »

-Alice :« Non dis-moi ? »
-Moi :« Quand je dis devine je m’attend à ce que tu le fasses, tu sais »

-Alice :« ah vas là-bas. Je ne suis pas dans les choses de gamine là. Je suis une mère de famille maintenant »
-Moi :« C’est moi que tu vises en disant ça ? »
-lice:« Maîtrise toi jeune fille.

Tu me connais non. Quand je veux te dire quelque chose je te regarde droit dans les yeux et je te le dis. Tu es trop tendue ces temps-ci »
-Moi :« C’est bon là.

Tu m’as soulé ».
-Alice :« Ne viens pas te muscler sur moi. C’est Erick qui te met au pain sec pas moi. Après tout le mal que tu lui donnes , un peu de punition ne fait pas de mal ».

Je n’ai même pas répondu. J’ai continué de manger en silence , mais bon Alice ne sait pas se taire.
-Alice:« Tu ne m’as toujours pas dit qui tu as vu ? »
-Moi :« Je te fais la tête au cas où tu n’aurais pas remarqué »

-Alice: « J’ai l’impression que c’est moi la plus grande entre nous. Grandis un peu. Tu as le même âge que Myria quand tu tires une tronche d’un mètre de long pour rien »

-Moi :« Je vais te gifler tu vas voir tchrr»
-Alice :« Souris un peu non. Alors c’était qui ? »
-Moi :« Le gars que tu détestes le plus au monde »
-lice :« Moussa ? »

-Moi :« Non. Je ne sais même pas à quoi ton ex ressemble. C’était Junior »
-Junior: « Ah ce vautour commence déjà à te tourner autour. Apparemment il te cherche depuis qu’il est arrivé mais j’ai interdit à Jordan de lui donner ton numéro »

-Moi :« J’aurais dû m’en douter ».
-Alice: « J’espère que tu n’es pas allée sortir tes 45 dents devant lui ».

-Moi :« Tu me prends pour qui à la fin ?. Je l’ai renvoyé là où il était. Figure-toi qu’il m’a invité à dîner ».
-Alice :« Tu ne comptes pas y aller. Rassure moi »
-Moi :« Je vais y aller comment ? »

-Alice :« Ne t’approche pas de ce mec. Si tu le laisses entrevoir qu’il peut te toucher, il foutra ta vie en l’air. Évites le au maximum »

-Moi :« Pourquoi j’irai traîner avec lui ».
-Alice :« Je ne sais pas mais ne le fais pas. Vous avez discuté avec Erick hier ? »
-Moi :« Non, in est toujours en froid et on va le rester longtemps »

-Alice: « Ah Myriam, toi là tu as juré que tu vas battre le record de froideur avec ton mari tous continents réunis depuis que ton beau-père est mort.

On est dans un pays chaud non alors mets un peu de chaleur dans ton cœur et arrête de malmener l’enfant des gens. Tu lui mènes la vie dure et après tu t’étonnes qu’il ne touche pas ».
-Moi :« Moi je lui mène la vie dure. Il faut que tu me dises comment ? »

-Alice:« Tu veux une liste peut-être parce que si je commence on sera là encore demain qu’on n’aura pas fini d’en parler. Si tu pensais moins à toi et plus à vous deux ou à lui , tous tes pseudo problèmes s’en iront comme de la paille dans le feu ».

-Moi : « Alice qu’est-ce que je ne fais pas pour Erick?. Que ne lui ai-je pas donné ? Je supporte son exécrable mère pour lui. Je supporte qu’il passe sa vie au boulot, un mois que j’attends qu’il soit prêt à me toucher et qu’ai-je en retour, rien »

-Alice: « Tu réfléchis un peu quand tu parles Myriam. Toi Myriam Touré Ngono tu oses te tenir devant moi pour dire que ton mari ne te donne rien. Tu as la mémoire bien courte jeune fille.

Je ne connais pas un homme qui aime plus sa femme que Erick.
Déjà seul le fait qu’il t’ait accepté toi et ton passé est une énorme preuve. Excuse-moi mais dans ce pays de préjugés , beaucoup d’hommes ne l’auraient pas fait.

Ton problème est simple en fait et je vais te dire ce que c’est : tu ne sais pas ce que être mariée veut dire !»
-Moi :« Signification ? »

-Alice:« Être marié veut dire vivre à deux donc penser aussi à celui avec qui tu partages ta vie et non à ta simple personne, calculer l’impact qu’auront tes actes sur ton couple et surtout faire des concessions.

Quand tu comprendras que tu n’es plus seule au monde tu seras plus heureuse dans ton foyer. Le bonheur n’est pas ancré ma puce. Ça se crée et se maintient. Tu dis tout le temps qu’Erick ne fait pas ci ou Erick ne fait ça mais toi que fais-tu ? .

Tu t’attends toujours à ce que lui fasse des concessions, qu’il te dorlote, qu’il exécute tes moindres désirs parce qu’il veut rattraper tous les moments où tu as souffert dans ta vie mais même un enfant tu ne veux pas lui donner alors je comprends qu’il en ait marre.

Je te l’ai déjà dit mais tu n’en fais qu’à ta tête. Sa mère est sa mère et peu importe ce qu’elle est tu ne peux pas changer la relation qu’elle a avec lui. Elle connaît son fils et elle sait comment faire pour l’embrouiller et c’est ce qu’elle est entrain de faire.

En boudant Erick à tout bout de champ tu l’aides à gagner. C’est ce que tu veux Myriam qu’elle parvienne à foutre en l’air ton mariage. A part pleurer tu ne fais rien pour montrer à ton mari que tu vaux la peine qu’il remette sa mère à sa place.

C’est peut-être sa mère mais c’est de toi dont il est fol amoureux alors si elle est capable de le prendre par les sentiments alors toi aussi madame. Alors au lieu d’attendre qu’il se débloque , débloques le toi même.

Vu le corps que tu as aucun homme ne peut te résister et encore moins ton mari si tu y mets les fonds et les formes et je crois ne pas avoir besoin de te faire un dessin.

Mais encore une fois j’ai parlé dans le vide parce que tout ce que je viens de te dire va entrer dans une oreille pour sortir de l’autre »

-Moi :« Tu ne peux pas t’empêcher de me faire la morale. C’est plus fort que toi. Mais comprends moi. Je ne fais que me protéger comme je peux. J’ai l’impression qu’Erick ne sait pas dire non à sa mère.

Elle le manipule et je ne comprends pas qu’il la laisse faire ».
-Alice :« Je ne pense pas qu’il voit les choses comme ça surtout qu’elle est veuve maintenant. Il veut juste la ménager. Il ne fait pas ça pour te contrarier.

Il juge juste que sa mère a plus besoin de lui que toi actuellement. En tout cas je t’ai dit ce que je pouvais libre à toi de l’appliquer ou pas »
-Moi :« On devrait y retourner non »
On a réglé notre repas avant de rentrer.

Le reste de la journée s’est passé calmement. Je n’ai pas arrêté de penser à mon mari. Je fais peut-être des histoires comme il dit mais moi aussi j’en ai marre de cette situation.

Mon mari me manque. J’ai l’impression de l’avoir perdu en même temps que son père au profit de sa mère.

Il passe la voir tous les jours après le boulot et moi je suis là à l’attendre comme une idiote pendant des heures que monsieur daigne enfin rentrer. Vous ne comprenez peut-être pas ça mais je suis le genre de femmes qui a besoin de toute l’attention de son homme.

J’ai besoin d’être aimé excessivement, d’être le centre du monde de mon mari, qu’il soit là pour moi, de savoir qu’il me protégera et me défendra quoiqu’il arrive.

C’est une des conséquences de mon passé.
J’y travaille mais pour l’instant ce besoin est là et en ce moment je me sens abandonnée. C’est une des raisons pour lesquelles je ne veux pas avoir d’enfants.

J’ai peur qu’ils me volent l’attention de mon mari et que je me retrouve à les jalouser et ne pas pouvoir les protéger comme il le faut. Je ne l’ai dit à personne jusqu’à présent parce que je ne veux pas qu’on me traite de je ne sais quoi et connaissant Erick il m’obligera à voir un psy et je ne veux pas être psychanalysé, ça non.

C’est ce que sa mère est entrain de me faire. Elle me prend l’attention de mon mari et je ne veux pas.

Je décidais de rentrer vers 18 heures avec l’accord de sa majesté Alice bien sûr.

Quand je suis arrivée à la maison il était là tout frais, tout beau. Il s’était habillé comme j’aime c’est-à-dire en jeans et t-shirt noir qui contrastait avec sa peau claire et moulait parfaitement ses muscles.

Des gouttelettes d’eau se reflétaient sur ses cheveux signe qu’il vient de sortir de la douche. Il est tellement sexy comme ça que j’ai senti tout mon corps répondre à l’attirance charnelle qu’il dégageait.

Mon esprit belliqueux me rappelait à l’ordre en me disant “ Tu es fâchée contre lui. Ne l’oublie pas ” mais je l’ai balayé d’un geste en pensant à tout ce que je pourrais avec mon mari histoire de rattraper le mois perdu.

Je l’ai détaillé encore une fois de la tête au pied avant de déglutir. Je pense qu’il a déchiffré mon regard envieux parce que en l’espace de quelques secondes on s’est retrouvés dans la chambre.

S’il n’y avait pas Blandine dans la maison je me serais contentée du canapé pourvu qu’on le fasse. Et on l’a fait plusieurs fois et c’était juste waouh.

Je ne sais pas si c’est la longue attente mais en tout cas c’était intensément intense. Mon mari est capable à nouveau de me faire l’amour, alléluia.

On était dans le lit et je ne sais pas si je serai capable de me lever. Que Dieu me pardonne mais prière va attendre parce que là je n’ai pas la force d’aller me purifier.

-Erick : « Je suis désolée pour hier et pour tout »

Ah j’avais oublié ça. On aurait peut-être dû parlé avant de penser à autres choses mais là sur le moment l’envie a été plus forte

-Erick :« Je n’aurais pas dû dire ça et j’aurais dû y mettre plus de forme ».
-Moi :« Au moins cette dispute a eu le don de te débloquer »

Il a souris. Cela fait longtemps que je ne l’ai pas vu sourire comme ça
-Erick :« Je n’ai pas arrêté de penser à toi et à nous pendant toute la journée.

Je ne veux pas qu’on s’éloigne ma reine et j’ai l’impression qu’un gouffre nous séparait ces temps-ci. J’ai conscience de t’accorder moins de temps qu’avant mais ma mère a besoin de moi actuellement »

Sa mère, sa mère et encore sa mère, je n’en peux plus de cette femme. J’ai levé les yeux au ciel mais je n’ai rien dit

-Erick:« Et je dois l’aider. Elle est déprimante. Je ne l’ai jamais vu comme ça. C’est pour ça que je passe la voir tous les jours. Je te demande d’essayer de comprendre et de ne pas le voir comme un éloignement de ma part à ton égard.

Laisse-moi juste un peu de temps et je te promets que tout sera comme avant »
-Moi :« Pourquoi es-tu rentrée tôt aujourd’hui ? »
-Erick: « Parce qu’on avait besoin de ça tous les deux.

Je voulais te faire la surprise de rentrer avant toi »
-Moi :« C’est gentil. Ça m’a blessé énormément ce que tu m’as dit hier »

-Erick: « Je sais et je regrette. J’aimerai qu’on fasse un autre petit voyage le week-end, histoire de nous retrouver »

-Moi : « Comme je suis pardonnée, je te pardonne aussi. Je te dois peut-être des excuses pour mon manque de compréhension et ma mauvaise humeur de ce dernier mois ».

-Erick : « Peut-être »
-Moi :« Ok je te les dois. Je suis désolée aussi. J’aurais râlé contre ta mère en temps normal mais en ce moment tout ce que je veux c’est rattrapé le temps perdu »

Je m’étais assise à califourchon sur lui

-Erick: « Mais tu es insatiable madame Ngono »
-Moi :« La diète a été longue monsieur Ngono alors vous devriez comprendre que j’aie de grosses envies en ce moment »

-Erick : « Oh mais je les comprend parfaitement madame Ngono et nous allons faire notre possible pour les satisfaire.

Vos désirs sont des ordres ce soir ».
-Moi :« J’aime quand vous parlez comme cela Mr mon mari. C’est très excitant »

Le reste de la semaine s’est passé merveilleusement bien.
J’ai retrouvé mon mari et ses petites attentions même s’il va toujours chez sa mère chaque jour, ce qui fait qu’on ne mange pas ensemble à chaque fois.

Toute façon je ne pourrais pas lui interdire d’y aller alors autant essayer de vivre avec.
Ça ne durera pas éternellement, enfin je l’espère.

J’avais retrouvé ma bonne humeur et lice était contente que pour une fois j’ai suivi ses conseils.
Elle est peut être agaçante mais elle conseille bien.

Le weekend on est allé à notre petit voyage comme le disait mon mari, mais cette fois-ci à Bouaké.
C’était merveilleux d’avoir ce moment rien que pour nous deux.

On est resté enfermer dans la chambre d’hôtel à faire l’amour la plupart du temps.
Si je ne me protégeais pas, j’aurais eu peur de tomber enceinte ce weekend là.

Bref c’était bien en tout cas. J’ai trop aimé ce moment d’intimité avec mon mari. Il m’a offert de jolies boucles d’oreille assez chères alors que moi je n’ai même pas pensé à lui prendre quelque chose.

Que pourrais-je lui offrir ?. Je lui achète déjà tout de la chemise jusqu’au parfum.
Finalement je lui ai commandé un boubou sénégalais trois pièces en Bazin.

Ma bonne humeur ne m’a pas quitté de toute la semaine qui a suivi. J’étais gentille et souriante avec tout le monde. Même la mauvaise humeur d’lice à cause des progestérones et œstrogènes de la grossesse ne m’a pas atteint.

J’étais sur un petit nuage très confortable mais il faut croire que le bonheur ne dure pas longtemps quand il s’agit du mien.

On était samedi et comme il faisait beau mon mari a voulu faire une soirée barbecue.
On en fait souvent mais pas seuls. Cette fois on était que tous les deux et ce n’était pas plus mal.

On s’est allongés sur une transat quand on a fini de manger et après avoir tout nettoyé. J’étais couchée sur son torse et on discutait de choses simples, de mon boulot, du sien jusqu’à ce que monsieur ose me demander l’impensable.

-Erick :« Ma reine ? »
-Moi :« Hum »
-Erick :« J’ai une chose à t’annoncer ».
-Moi :« Dis-moi »
-Erick: « Promets moi de ne pas te fâcher ».

Je me suis redressée pour être bien en face de lui.
Je n’aime pas les préliminaires que les gens font pour te dire une bombe après.

-Moi : « Je ne peux pas te promettre ça alors que je ne sais pas de quoi tu veux me parler. Parle déjà et on verra après »

-Erick: « Ma mère va venir rester ici quelques temps »
Je me suis mise debout dès qu’il a fini sa phrase.
-Moi : «Quoi ? Quelle mère ? »

-Erick: « J’ai combien de mère Myriam ? »
-Moi :« C’est hors de question. On ne va même pas discuter là-dessus. Je ne veux pas d’elle ici »

Je l’ai laissé là pour rejoindre l’intérieur. C’est quelle histoire ça encore. Ah ça non, je refuse catégoriquement. Il est impensable que je vive avec cette sorcière qui me sert de belle-mère.

Je suis allée dans ma chambre où il m’a rejoint
-Erick : « Pourquoi faut-il à chaque fois qu’on parle que tu t’en ailles ? »

-Moi : « Ngono tu crois avoir le droit de m’imposer ta mère comme ça. Cette femme me déteste. Elle ne veut pas que je vienne chez elle mais elle peut se pointer dans ma maison quand ça lui chante.

Elle n’a qu’à rester chez elle. Que vient-elle foutre ici ? »
-Erick: « Tu vas baisser d’un ton Myriam et parler correctement. Ma mère n’a pas ton âge alors un peu de respect »

-Moi : « Je crie si je veux ok. Je ne veux pas la voir ici »
-Erick :« Elle viendra et elle restera le temps qu’elle voudra »

-Moi :« Ah oui !. C’est ça que tu cherches Erick ?. Tu ne veux même pas aller sur ce terrain avec moi »
Il a haussé un sourcil pour me dire “ Genre c’est moi que tu menaces

-Moi :« Qu’est-ce que je t’ai fait Erick ?. Que t’ai-je fait de si horrible pour que tu m’imposes la présence de ta mère ? »

-Erick :« Myriam ma mère est déprimante depuis la mort de mon père. Elle m’a demandé à venir ici, parce que me voir lui fait du bien et ça fera qu’elle ne reste pas seule.

Je ne peux pas lui refuser ça »
-Moi :« Elle est seule alors que ta sœur vit avec elle ?. J’avais oublié qu’elle dirige ta vie. Maman décide et Erick exécute. Je ne te savais pas aussi manipulable Erick ».

-Erick :« Myriam !»
-Moi : « Quoi ?. Elle vient pour ne pas se sentir seule, tchrr. Comme si elle n’allait pas rester seule ici quand on ira travailler. Qu’elle dise que c’est pour me pourrir la vie ».

-Erick :« Tu es consciente que les gens ne vivent pas pour te faire du mal j’espère.
Elle demande à venir et c’est automatiquement pour te nuire. Tu as pensé qu’elle pourrait vouloir se rapprocher de toi »

-Moi :« Ah Erick please tu n’es pas si naïf quand même. Tu crois vraiment que ta mère veut une quelconque relation avec moi »

-Erick :« Elle m’a dit qu’elle regrettait son comportement de la dernière fois , qu’elle n’aurait pas dû t’empêcher d’être présente au deuil de papa »
Il croit vraiment qu’elle est sincère ? me suis-je demandée.

Je le regardais en repensant à ce que lice m’avait dit :“ Sa mère connaît son fils et sait comment le prendre par les sentiments ”. Je constate que c’est vrai. Elle sait qu’il a grand cœur et elle joue de ça.

Elle se fait passer pour sainte devant lui me donnant le rôle de la méchante par la même occasion. Cette femme est vile. Elle n’a même pas un soupçon de honte de manipuler ainsi son fils

-Moi :« D’accord. Elle peut venir ».
Il m’a regardé comme si je venais de l’insulter.
Il s’attendait sûrement à ce que je lui dise tout sauf cela.

D’ailleurs moi aussi je suis surprise de dire ça. Je n’ai aucune envie de la voir une petite minute encore moins tous les jours. Mais là si je refuse elle aura gagné cette bataille et je ne lui donnerai pas ce plaisir.

-Erick: « Merci de comprendre bébé »
-Moi : « Ma compréhension à un prix. Il ne faut pas croire que je vais accepter sans des avantages »
-Erick :« Tu n’as pas honte des faire des chantages à ton pauvre mari »

-Moi :« J’ai la chance d’avoir un mari qui est tout sauf pauvre ,alors je veux ta carte bancaire pour toute la semaine prochaine.

Tu n’as pas remarqué que j’ai besoin d’une nouvelle garde robe ?»
-Erick: « OK mais le propriétaire de la carte bancaire demande un supplément de sacrifices »

J’ai suivi son regard noir de désir qui fixait mes seins qui pointaient à travers la robe que j’avais porté pendant qu’on parlait.

Regarde bien mon frère parce que tu ne toucheras pas
-Moi : « Je saigne toujours donc ça ne se fera pas »
-Erick :« Ah non hein. Comment peux-tu saigner cinq jours durant ?.

D’habitude ça te fait en trois jours »
-Moi :« Il faut croire qu’il y a une exception à tout »
-Erick: « Tu ne serais pas entrain de me priver de ton délicieux corps pour me punir de faire venir ma mère par hasard madame ?»

-Moi :« Moi ? Nooooon. Ce n’est pas mon genre »
-Erick: « Petite menteuse. On va vérifier ça tout de suite »

J’ai couru dans l’intention de m’enfermer dans la salle de bain mais il m’a attrapé avant que je puisse en franchir le seuil

-Erick: « Alors comme cela tu es le genre de femmes qui privent exprès leurs maris de leurs corps. Il faudrait que je te punisse pour ce grave délit. Tu sais que ce n’est pas bien de faire ça ? »

Il a mis ses mains sous ma robe avant de déchirer ma culotte d’un coup sec.
-Moi :« C’est mon corps après tout ».
-Erick : « Ah oui ? »

Il m’a collé contre lui ou plutôt contre son érection qui était bien gonflé et dur.
-Erick : « Tu vois l’état dans lequel tu me mets ».
J’ai acquiescé.

-Erick :« Et tu comptais me laisser ainsi ? »
J’ai levé les yeux pour le contempler.

Il y avait une lueur bestiale dans son regard.
Je l’ai vu ensuite ouvrir sa braguette d’une main , et me maintenait toujours avec l’autre main.

Waouh !!, il ne va quand même pas me pénétrer sans préliminaires.
-Moi :« Bébé ? »

-Erick:« Oui mon amour »
-Moi :« Tu ne comptes ….»
Avant que je ne puisse finir ma phrase il m’a pénétré d’un coup sec.

J’ai crié tellement c’était brutal. J’ai martelé son torse de coups en essayant en même temps de le faire sortir de moi ,mais il n’a pas bougé d’un iota.
Il a attendu que je me fatigue toute seule puis il a commencé à bouger lentement en moi.

Je faisais celle qui ne ressentait rien mais ça n’a pas duré longtemps.
Il sait trop comment me donner du plaisir cet homme.

J’ai commencé à gémir bruyamment avant d’être submergé d’un orgasme violent.
Il a jouis presque en même temps.
Puis nous nous sommes étalés sur lit avant de dormir. C’était exceptionnel.

Deux jours après cette discussion mon ignoble belle-mère a débarqué vers 21h accompagné d’Erik.

Elle avait son air insolent et bien sûr elle n’a pas manqué de me dévisager avec dédain .

Tu ne peux pas me voir mais tu viens quand même chez moi.

Elle est venue me faire la bise. Ah ça c’est la première fois qu’elle me touche depuis que je la connais, tout ça dans son scénario de me séparer d’Erick quoi.

Pour une femme qui déprime je la trouve radieuse hein.
-Erick : « Ma reine tu as fait la chambre de maman ? »
-Moi :« Oui c’est prêt. Suivez-moi »
Je l’ai conduit dans la chambre que je lui ai préparée. Je l’ai mis à l’opposé de la notre.

Elle a inspecté toute la chambre cherchant sûrement quelque chose à redire mais j’ai pris le temps de le nettoyer de fond en comble avec Blandine juste pour ne pas lui donner ce plaisir.

-Elle :« Puis-je avoir des draps blancs ?. Je n’aime pas la couleur de ceux-ci »

J’ai plaqué un faux sourire sur ma face avant d’aller lui chercher ses foutus draps blancs pendant qu’Erick partait prendre sa douche.

J’ai refait le lit pendant qu’elle me regardait.
Bien sûr elle trouvais que ce n’était pas bien fait et elle s’est sentie obliger de me faire une leçon sur comment faire son lit.
Je lui mettrai bien une droite en plein visage pour la faire taire. Genre je ne sais pas faire un lit quoi tchip.

Je suis sortie mettre les couverts quand elle a fini son blabla agaçant.

On s’est mis à table quelques minutes après. Elle a fait sa déprimée toute la soirée et c’était lourd, très lourd. Elle parlait comme si elle allait mourir demain, quel cinéma cette femme.

-Erick: « Tu as bien mangé maman ?»
-Elle : « Un peu trop fade à mon goût »

La dernière fois c’était trop salé aujourd’hui c’est fade. J’ai hâte de savoir ce qu’elle va me sortir demain.

-Erick :« C’était trop bon pour ma part en tout cas. Merci mon amour »
-Moi :« Mais de rien chéri. Je vais apporter le dessert »
J’ai apporté la salade de fruit que j’avais préparé et cette fois elle a mangé et elle n’a pas fait de mauvais commentaire.

Elle a peut-être décidé d’être raisonnable. En tout cas la première semaine de notre collocation s’est fait sans grand encombre à part le fait qu’elle trouvait toujours quelque chose pour m’éloigner de mon mari le plus de temps possible.

A chaque fois que je me dis cette fois je vais pouvoir passer la soirée avec mon mari ,elle venait me l’enlever soit parce qu’elle voulait qu’il l’accompagne se balader à la plage, soit elle voulait lui parler ou qu’elle avait besoin tout simplement qu’il reste avec elle jusqu’à ce qu’elle s’endorme.

Jusqu’à présent je n’ai rien dit mais cela commence à m’agacer sérieusement surtout que dès fois elle attend que mon mari m’ait excité à bloc pour venir taper à la porte au moment où la délivrance est proche et couper court à tout.
Cette femme est une vraie sorcière

Elle a commencé à diriger ma maison comme bon lui semble.

Un jour, j’ai donné le menu de la journée à Blandine. Je lui ai demandé des fruits de mer et je me suis retrouvée à manger du gigot d’agneau au diner.

J’ai pensé que Blandine n’avait pas bien compris ce que je lui ai dit ,donc je ne lui ai pas faite de réflexion mais le lendemain elle me refait le même coup mais cette fois je me suis retrouvée avec du couscous au mil avec une sauce à la pate d’arachide, le plat que je déteste le plus.

Comme Blandine était partie ce soir là je suis rentrée du travail le lendemain plutôt que d’habitude et comme je m’y attendais ce qui était sur le feu n’est pas ce que j’ai demandé. J’ai appelé Blandine.

-Blandine :« Oui tante »
Elle s’obtient à m’appeler tante alors que je suis à peine plus âgée qu’elle.

-Moi :« Puis-je savoir pourquoi tu changes les plats que je te donne à chaque fois ?. ça fait la troisième fois alors ne me dis pas que tu n’as pas compris »

-Blandine: « C’est la mère de monsieur qui me demande de changer à chaque fois. Je lui ai dit que tu me disais quoi faire mais elle a dit que tu étais d’accord »

-Moi : « Blande c’est pour moi que tu travailles ou pour ma belle-mère ? »
-Blandine:« Pour toi tante »

-Moi :« Alors fais ce que je te dis. Que ce soit la dernière fois que tu laisses mes ordres pour exécuter ceux de quelqu’un d’autre. Je t’aime bien alors je ne voudrais pas me séparer de toi ».

-Blandine : « Cela n’arrivera plus tante »
-Moi :« Tu peux partir ».

Je suis allée voir ma belle-mère qui était au téléphone et qui n’a pas senti ma présence

-Elle: « Ne t’inquiète pas ma chérie. Je m’occupe de tout. Bientôt tu reprendras la place qui te revient de droit »
-… : …
-Elle: « Soit patiente. La patience paie toujours. Mon fils me croit trop en peine pour penser que j’ai de quelconques mauvaises intentions. Laisse moi faire et il va divorcer bien plus tôt que tu ne le crois »

-… : …
-Elle : « Toi aussi. J’ai mis au monde mon fils. Je sais qu’il a un très grand cœur donc fais moi confiance. Je vais faire ça finement. Maintenant que mon mari est mort cette pute va quitter ma famille.

Quelle idée mon fils a eu d’aller épouser cette prostituée profiteuse ?. Tu es tellement mieux qu’elle ma petite Sarah »
-… : …
-Elle :« Oui je sais. Bientôt tu redeviendras la femme de Eri…».

C’est là qu’elle m’a vu.
-Elle : « Je te rappelle plus tard »

Elle a raccroché avant de me demander ce que je faisais dans sa chambre.
-Moi :« Dois-je te rappeler que tu es chez moi ici ? »
-Elle: « Je suis chez mon fils.

Tu n’as rien ici ».
-Moi :« Cette maison est autant à moi qu’à mon mari. Tu n’as même pas honte de manipuler ton fils de la sorte. Tu es une femme exécrable.

Il s’inquiète pour vous alors que vous ne faites que jouer la comédie pour pouvoir gâcher mon mariage »
-Elle :« Une prostituée qui se permet de faire des leçons. On aura tout vu.

Je cherche le meilleur pour mon fils et tu n’es sûrement pas la femme qu’il lui faut. Je n’ai rien fait avant par respect pour mon mari mais maintenant qu’il n’est plus là tu peux d’ores et déjà faire tes valises parce que je ne serai pas en paix tant que mon fils n’aura pas divorcé de toi »

-Moi :« Et tu penses que celle qui a trompé son mari dans leur propre lit conjugal est une meilleure option que moi.

Tu peux faire tout ce que tu voudras mais à part me tuer je ne vois pas comment tu réussiras me sortir de ce mariage. Tu ne me fais pas peur. J’ai connu pire que toi alors fais tous les coups bas que tu jugeras nécessaire ,mais ça ne servira rien.

A moins que je ne le veuille ni toi ni Sarah n’allait me séparer de mon mari. Si c’est la guerre que tu veux tu as trouvé la bonne personne »

-Elle : « Je vois que tu as la langue bien pendue. Je sais que’Erick crois t’aimer mais c’est juste ta beauté qui l’attire.

Il ne t’utilise que pour oublier Sarah. Elle est et restera la femme de sa vie. Tu quitteras ma famille crois-moi. Je n’ai pas éduqué mon fils pour qu’une prostituée vienne me le prendre. Tu m’as pris mon mari mais tu ne me prendras pas mon fils »

-Moi :« C’est ce qu’on va voir. Tu es mauvaise et sournoise. Tu aurais dû mourir à la place de ton mari. Ça aurait rendu service à l’humanité ».

-Elle :« Pourquoi es-tu si méchante avec moi ?. Je cherche juste à ce qu’on s’entende »
-Moi :« Ne viens pas jouer ta comédie avec moi. Tu peux peut-être tromper Erick ,mais moi tu ne m’auras pas.

Tu es une femme méprisable »
-Elle : « Erick tu as vu comment elle me parle ? »
Je me suis retournée pour tomber sur un Erick visiblement très en colère.
Waouh, mon Dieu !!

 SUIVRE…

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