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(Siute de l’histoire d’amour): Il a ouvert grandement la bouche, tel un gouffre. Il était sur le point de m’avaler quand je me suis réveillée en sursaut couvert de sueur, le cœur battant à rompre.

ÉPISODE 49  LE DESTIN DE MYRIAM 

J’ai quitté le pays pour une destination nouvelle.
Je suis partie très loin d’Abidjan, et loin d’Erick. Donc à un endroit où cette bande des sorcières ne pourra plus m’atteindre pour me faire du mal.
Trois ans plus tard

Non, au secours, venez m’aider.
Je courrais encore et encore mais je n’arrivais pas à leur échapper. Ils me suivent et vont m’attraper si je ne cours pas plus vite.
-Maman :« Plus vite chérie cours »
Je continuais de courir comme ma mère me le demandait.

Je courrais mais je commençais à ne plus avoir de souffle. Mes jambes étaient lourdes et ne voulaient plus avancer. J’avais du mal à respirer.
Il faisait chaud, très chaud. J’avais les pieds en sang à force d’avoir couru sur ce chemin parsemé d’épines. J’avais soif, très soif, tellement soif que j’en ai la gorge toute sèche. Il faut que je continue de courir avant qu’ils ne me rejoignent. Ils sont près, tout près.

-Maman :« Ne t’arrête pas mon bébé. Cours. Tu vas bientôt arrivée »
-Moi :« Je ne peux plus lever mes jambes maman. Aide moi »
-Maman :« Si, tu le peux. Il ne faut pas qu’ils t’attrapent, cours ».
J’ai recommencé à courir mais moins vite qu’avant. Je n’ai plus de force et mes pieds me font atrocement mal.

-Maman : «Dépêche toi chérie, ils approchent »
-Moi :« Il faut que tu m’aides maman. Je ne peux plus avancer »
-Maman :« Si, chérie tu peux. Courage, ne t’arrête pas. Ce n’est plus très loin ».
J’ai recommencé de courir mais je suis tombée. Je me suis retournée pour voir mais ils étaient déjà proches.

-Moi :« Non. Je ne veux pas qu’ils s’approchent de moi maman. Eloigne les »
Je me suis mise à ramper. Les épines écorchaient mes genoux et mes mains mais je continuais. Je dois leur échapper.
-Maman :« Je ne peux pas chérie. Tu es la seule à pouvoir te sauver. Continue d’avancer »

-Moi :« Ils sont déjà là . Ils vont m’attraper sniff».
C’était trop tard, ils m’avaient déjà encerclés.
Ils, c’étaient de gros lions mais qui n’avaient pas les têtes de lions mais des têtes humaines.

Ils me courent après depuis des kilomètres pour me manger.
-Moi :« Maman aide moi »
-Eux :« Ta mère est morte Myriam. Elle ne peut pas t’aider. Tu es à nous, à nous, à nous Myriam ».

Ils riaient aux éclats pendant que je pleurais.
J’ai levé la tête pour les regarder
-Moi :« Mais… mais je vous connais ».
Les lions avec les têtes humaines avaient le visage de ma belle-mère; Sarah; Nicole ; et Junior.

-Eux :« Bien sûr que tu nous connais. Tu as réussi à nous échapper mais cette fois on te tient et il n’y a personne pour t’aider »
Le lions avec la tête de Sarah s’est levé pour se positionner au dessus de moi.

Il a ouvert grandement la bouche, tel un gouffre.
Il était sur le point de m’avaler quand je me suis réveillée en sursaut couvert de sueur, le cœur battant à rompre.
C’était un cauchemar, encore un cauchemar sur la longue liste de ce que je fais depuis trois ans maintenant.

J’ai regardé l’horloge et il était quatre heures du matin.
Voilà Je ne vais pas pouvoir me rendormir alors que j’ai un examen demain à huit heures, enfin une présentation.
Je suis sortie du lit parce que le drap était trempé aussi. Je l’ai enlevé pour le mettre dans le panier de linge sale ainsi que mon pyjama.
J’ai enfilé un peignoir avant de prendre le panier et de me diriger vers la machine à laver.

J’ai mis tout le contenu du panier dedans et je l’ai lancé. Je me suis faite couler un bain chaud.
Les bains sont toujours d’actualité, ça me détend toujours.
J’en suis sortie 30 minutes après.
Je suis passée sous la douche pour enlever la mousse. Je suis ensuite retournée près de la machine à laver pour sortir le linge. Je l’ai étendu sur l’étendoir que j’ai mis au niveau du balcon par la suite. Je suis ensuite allée m’habiller.

J’ai enfilé une djellaba pour faire ma prière du matin. Je prie toujours même si…
bon mieux vaut que je n’en parle pas.
J’ai prié pour moi et pour ma mère. J’ai prié pour lice et sa famille aussi.
Elle me manque tellement Alice.

La connaissant, elle doit être très en colère contre moi. Je lui envoie juste les modèles pour la boutique par mail. Au début elle me demandait de lui dire où je suis, elle me disait que je n’avais pas le droit de partir comme ça, que j’étais égoïste et qu’elle ne me pardonne pas de m’en être allée de cette façon.

Comme je ne répondais jamais elle a fini par arrêter.
Bref j’ai fini par me lever pour aller changer de tenue quand le bip de mon téléphone m’a interrompu.
-Joseph: « Mignonne, je n’arrive pas à dormir. Le stress est entrain de me tu es hein »
-Moi :« Ah t’inquiète pas. Notre robe est magnifique.
Je suis réveillée. Tu peux venir si tu veux »
-Joseph:« Cauchemar »
-Moi :« Oui. Cauchemar ».

Puis deux minute après une personne a taper à ma porte.
Je suis allée ouvrir, waouh, c’était Joseph.
Il m’a fait la bise avant d’entrer, puis on est allé manger ensemble pendant qu’il me parlait des dernières modifications qu’il avait apportées à la robe.
En fait on devait faire une robe de mariée pour la fin de l’année. C’est notre projet de fin d’études si vous voulez bien.

Ils nous ont fourni tout le matériel nécessaire. On devait être en binôme donc c’est naturellement qu’on s’est mis ensemble et sans vouloir me vanter on a fait du superbe travail.

La robe est juste magnifique. C’est celle que je rêverais de mettre si jamais je me remarie mais pour l’instant je suis bien dans mon célibat.
-Joseph :« C’est quoi cette robe de grand-mère »
-Moi :« Joseph, je priais »
-Joseph :« Tu peux prier et être sexy en même temps hein. Je ne vois pas pourquoi tu es obligée de porter cette tente »
-Moi :«»

Il a continué à parler.
-Joseph:« Mignonne, j’espère qu’ils vont aime. Et si on rajoutait des perles ?»
-Moi :« Mais non. La robe est bien comme ça. Si on rajoute des perles, elle va être trop charger. Déstresse, tout ira bien »
-Joseph:« Je n’arrive pas à déstresser. Je veux que cette robe soit plus que parfaite. Je veux qu’on gagne!!!.
Pas toi… ?»

J’ai été perdu un instant , toutes mes pensées étaient retournées vers ce cauchemar, du moins tous ces cauchemars j’en ai mare.
Les seuls moments où je me sens tranquille et en sécurité c’est quand je suis en cours ou que je dessine.

Ah au faite , vous avez dû comprendre que j’aie bien intégré une école de mode en France et pas en Suisse comme je le voulais, car les conditions administratives pour fouler le sol suisse étaient encombrant.
Lorsque je suis arrivée je me suis prise une chambre à l’hôtel car je ne voulais voir personne que je connaisse.

Avec le temps j’ai trouvée un beau studio meublée ou je me suis installée avec Joseph, enfin joseph a sa chambre à côté.
En fait, joseph c’est un collègue de classe avec qui j’ai sympathisé dès le premier jour. Il est trop sympa, drôle, gentil, attentionné.
Waouh , ne vous inquiétez pas, je ne suis pas amoureuse de lui. D’ailleurs je ne suis pas du tout son genre vu qu’il est gay.

Donc je disais que j’en avais mare j’ai maigris, j’ai perdu beaucoup de poids tellement je passe mon temps à réfléchir et à repenser à ma vie et me demander pourquoi moi?.
Le seul point positif c’est ma reprise de foi, et oui c’est ce qui m’aide à avancer.

-Joseph :« Tu te rends compte que si on a la plus belle robe elle sera intégrée dans le défilé d’un grand couturier….. Eh oh je te parle Myriam !»
-Moi :« Je suis désolée. J’étais ailleurs »
-Joseph:« Myriam il faut absolument que je te trouve un prétendant. Au moins avec un beau male tu maintiendras ta tête avec toi »
-Moi :« arrête avec ça, je t’ai dit que je ne veux personne. Je suis bien comme ça »

-Joseph :« Oui oui c’est ça. Plus de deux ans de célibat c’est mauvais Myriam.
Bon va te préparer sinon on va être en retard.
Moi je redescends. Sonne chez moi en passant »
Il s’est allée.

Ce rêve m’a marqué plus que les autres. Est-ce parce que ma mère me demandait de me battre ? Ou parce que j’avais baissée trop facilement les bras et je ne m’étais pas assez battu pour sauver mon mariage ?.
C’est bizarre mais c’est la première fois qu’Erick n’apparait pas dans mes rêves.
En tout cas je suis perdue.

J’en parlerai peut-être un mot à mon psy.
J’ai terminé de me préparer. J’ai enfilé un tailleur avec un chemisier blanc et des escarpins, puis j’ai pris la robe soigneusement rangée dans mon dressing hier soir avant de descendre. J’ai frappée chez Joseph qui était bien habillée comme d’habitude et nous sommes partis.
Comme Joseph ne sait pas se taire il a engagé la discussion
-Joseph: « Tu comptes faire quoi après cet examen ? »

-Moi :« Je ne sais pas encore »
-Joseph:« Tu ne veux pas retourner en Côte-d’Ivoire ?.
Il faut que tu m’y amènes pour que je m’y trouve un beau mec à la peau chocolatée ».
J’ai souris
-Moi :« Non aucunement. Je suis bien ici, loin de tout »
-Joseph :« Tu sais que tu ne pourras pas fuir éternellement mignonne. Et ta sœur tu en fais quoi ? »

-Moi :« lice Elle se débrouille bien sans moi et un jour peut-être je l’inviterai ici. Mais je ne compte pas y retourner »
-Joseph:« OK, je ne vais pas te forcer.
Si tu veux on se monte un truc ici »
-Moi:« Ok , pas des soucis ».
Waouh, j’avoue que ça me fait un bien fou de rirequand je parle avec Joseph.

J’en avait même oublié les soucis dus à mon rêve.
Nous sommes arrivés devant l’école et le stress était plus que présent, plus pour Joseph que moi car j’avais confiance en notre travail.
On était là entrain d’attendre que le défilé commence car c’était fait sous forme de défilé qu’on allait présenter nos œuvres.

Il y avait de grandes personnalités de la mode, les familles et amis des élèves qui étaient venus y assister.
Les mannequins étaient prêtes à y aller et Joseph s’affairait avec la notre pendant que j’allais voir avec d’autres élèves si tout se passait bien dans la salle. On jouait notre avenir car il y avait de grands couturiers.

Je pense que je pourrais travailler ici et devenir une icône de la mode ,mais depuis ce matin j’étais nostalgique de mon pays. Je voulais aller sur la tombe de maman car j’avais besoin d’elle aujourd’hui plus que jamais. Cela fait plus de deux ans que je n’y ai pas posé les pieds. C’est peut-être ce à quoi est dû mon rêve.

Le défilé s’est bien passé. On est montés sur scène avec nos mannequins à la fin pour saluer et pour qu’on puisse savoir qui a fait quoi. Après le mot de fin la foule s’est dispersée. Je me suis mise dans un coin en attendant que Joseph vienne quand une personne s’est approchée de moi.
-Elle :« Excusez-moi. Je vous ai vu tout à l’heure sur scène et vous me rappelez trop une femme que je connais. En plus vous avez le même prénom ».

-Moi :« Ah bon ?. Les choses de la vie mais désolée ce n’est pas moi puisque c’est la première fois que je vous vois »
-Elle : « Vous êtes sûre. Vous n’habitiez pas à Abidjan avant et vous étiez mariée ? »

-Moi :« Non désolée madame. Je dois vous laisser »
Je me suis retournée pour partir mais elle m’a retenu
-Elle : « Myriam je sais que c’est toi. Je voulais juste voir si tu allais me dire qui tu es ?. Ne t’avise pas de me faire le coup de “ Je ne te connais pas “ »
-Moi :« Vous faites erreur sur la personne ».

-Elle :« Myriam ne joue pas à ça avec moi. Je sais que tu me reconnais. Et je crois avoir une idée de ce qui s’est passé il y a trois ans ».
A ces mots une larme roula sur ma joue puis deux et sans comprendre ce fut le torrent.

Du coup, elle m’a pris dans ses bras pour me consoler
-Elle:« ça va aller. Viens on va s’asseoir, il faut qu’on parle »
-Moi :« Carine je ne suis pas prête à reparler du passé. Oublie que tu m’as vu s’il te plait »

-Carine :« Non Myriam je ne peux pas faire ça. Cela fait trois ans que tu es dans la même ville que moi et tu n’as même pas pensé à me contacter. Comment cela se fait-il que je ne t’aie jamais croisé ? »
-Moi :« J’avais besoin d’une nouvelle vie »
-Carine: « Je comprends mais tu ne peux pas effacer une partie de ta vie comme ça.

Laisse moi tes coordonnées. Restons en contact, je t’en prie »
-Moi :« ok »
Je lui ai donnée mon numéro, puis Joseph est venu nous interrompre et il tombait à pic parce qu’un silence pesant se faisait sentir.
Carine me regarder comme si elle cherchait des réponses à toutes ses questions .

-Joseph :« Mignonne je te cherche partout depuis toute à l’heure. Ils veulent nous voir alors viens »
Je pris congés de Carine qui regardait Joseph bizarrement.
Il était midi quand on est sortis de là et devinez quoi on a gagné.
Joseph était tout content et il ne se gênait pas à sautiller comme un enfant. J’étais calme un peu trop même au point qu’il m’a fait la remarque.
Je suis heureuse d’avoir gagné mais le fait de revoir Carine avait suscité beaucoup de choses en moi.

-Joseph :« Oh mignonne je suis trop heureux. Tu te rends compte. Je vais avoir une de mes créations qui fera parti d’un grand défilé de mode. Cerise sur le gâteau on peut rajouter jusqu’à cinq créations de notre choix. Mon Dieu c’est juste énorme. C’est le Top. Il faut qu’on aille fêter ça »
-Moi :« Ah non hein. Tu ne vas pas me refaire le coup de la dernière fois. M’amener en boite et puis te soûler pour ensuite venir vomir dans ma voiture. Ce n’est juste pas possible »

-Joseph :« Je l’ai nettoyé non. Et puis tu devrais me remercier de te sortir de ton trou.
D’ailleurs maintenant je ne pense même pas aller en boite même si c’est une idée ,mais là maintenant on va fêter ça avec du shopping »
-Moi :« C’est toi qui paies ?»
-Joseph :« Mignonne tu es dix milles fois plus riche que moi aux dernières nouvelles. Tu as un business dans ton pays qui te rapporte un max ,alors que je suis débutant ».

-Moi :« Ah c’est bon. Tu ne vas pas me remercier en faisant le compte de mon argent hein. Bon allons »
-Joseph:« J’ai repéré une robe la dernière fois elle serait une merveille sur toi ».
-Moi :« Je ne vais pas acheter de robe. Je ne sors jamais de chez moi alors ça ne sert à rien »

-Joseph:« Mais Myriam, pourquoi prives-tu les hommes de ton corps ?. Tu es si belle mais on dirait un raz. A part aller à l’école ou à tes rendez-vous avec ton psy tu ne sors que quand je te force. Tu es jeune chérie alors croque la vie à pleines dents. Dès fois j’ai l’impression d’avoir affaire à une vieille femme »

-Moi :« Ah Joseph mais tu es bavard hein »
-Joseph: «Waouh, alors c’était qui cette fille avec toi ? »
-Moi :« Une amie »
-Joseph :« Toi tu as des amis ?. C’est une première ».
-Moi :« Tu es bête. C’est la meilleure amie de mon ex-mari »
-Joseph:« Ah elle fait parti de ton autre vie parce que toi avec des amis c’est peu probable. Il a fallu que je force la porte de ton cœur et de ta maison pour que tu me laisses t’approcher »

Il est fou ce mec. Il a parlé pendant tout le trajet jusqu’à ce qu’on arrive.
Il n’arrête jamais. On dirait c’est une radio qu’on a installé dans sa gorge.
Je me souviens de mon premier jour. Je n’avais plus parlé à personne depuis que j’avais quitté Abidjan. Je ne parlais que quand c’était nécessaire mais le mec est venu s’asseoir à côté de moi sans demander. Il s’est présenté puis s’est mis à parler jusqu’à ce que j’ouvre ma bouche pour lui dire de se taire.

Tout ce qu’il a trouvé à me répondre était : « Je croyais que tu étais sourde muette comme tu ne répondais pas ».
J’étais en dépression avant de le connaître. J’avais énormément maigri et j’allais tellement mal que je me suis retrouvée à l’hôpital.
J’y ai passé du temps et le médecin qui me suivait m’a conseillé mon psy. Je le voyais une fois par semaine avant parce que j’étais vraiment au bord du gouffre. A part l’école rien ne m’intéressait. Et puis il m’a redonné confiance et m’a aidé à avancer.

Maintenant on se voit une fois par mois.
Joseph a ramené de la légèreté dans ma vie avec son blabla incessant. C’était dur pour moi de vivre sans mon Erick ,mais je m’en suis sortie grâce à Dieu, à mon psy et à Joseph.

J’adore Joseph même si je ne dirai pas non à diminuer le flux de paroles qu’il sort par jour, une vraie pipelette ce mec
Il m’a amené directement voir la robe dont il m’a parlé et j’ai dû l’essayer de force. Elle était très belle je dois l’avouer mais elle était faite pour une sortie, un rendez-vous amoureux et vraiment je ne me vois pas sortir avec qui que ce soit.

-Joseph:« Mais sors que je te vois un peu »
Je suis sortie pour lui faire plaisir
-Moi :« Alors ? »
-Joseph :« Mignonneee je devrais t’appeler sexy maintenant hein. Tu es magnifique. Si je n’étais pas gay je t’aurais dragué »
-Moi :« Tu ne trouves pas que ça fait trop décolleté dans le dos ?»
-Joseph:« Mais non c’est parfait. Tu es trop belle. Ton mari ne t’a pas regardé au moment de divorcer.

Comment peut-il se séparer d’une femme avec un corps pareil ? »
-Moi :« Ne parle pas de ça Joseph s’il te plait »
-Joseph :« Désolée Mignonne. Je ne voulais pas t’attrister. Tu es toujours amoureuse de lui ? »
-Moi :« Je préfère ne pas en parler ».

-Joseph :« Très bien. Tu prends cette robe j’espère. Elle est faite pour toi et ce serait une grosse erreur que de la laisser là »
-Moi :« Tu es l’avocat de cette robe hein.
Où je vais la porter ? »
-Joseph:« Invite ton escroc de psy. Ça se voit bien qu’il t’aime. Si ce ne n’était pas leur truc de “ Je ne dois pas sortir avec mes patients”, il t’aurait déjà sauté dessus »

-Moi :« Tu ne l’as vu qu’une fois Joseph et tu en déduis tout ça. Et puis arrête de vouloir me caser. J’ai déjà trop donné niveau relation. Tant que je reste célibataire je n’aurai pas de problèmes »
-Joseph: « Je trouve dommage qu’une belle femme comme toi reste célibataire »
-Moi :« Les filles doivent se dire la même chose quand tu leur dis que tu es gay »

-Joseph: « Mais moi c’est mon choix. Toi tu as peur de je ne sais quoi »
-Moi :« On est là pour faire du shopping hein pas pour que tu joues au psy. J’ai déjà quelqu’un pour ça »
-Joseph:« On ne va pas parler de lui. Bon comme tu ne te décides pas moi je dis qu’on la prend »
-Moi :« waouh »

-Joseph: « Allez va te changer vite ».
Nous avons passés le reste de la journée entre les boutiques et les bars.
Le reste de la semaine je ne faisais que paresser et sortir avec Joseph qui refusait que je reste enfermé dans ma chambre.
Carine m’avait envoyé un message pour que l’on se voie le samedi mais j’hésite à y aller. Je ne sais pas si c’était une bonne idée. J’avais décidé d’en parler à mon psy

-Moi :« Elle veut me voir »
-Docteur Fiston :« Qui veux te voir Myriam »
-Moi :« Ma belle-sœur qui vit ici. Je t’ai parlé d’elle une fois »
-Docteur Fiston : « Je m’en souviens »

-Moi :« Je l’ai croisé il y a deux jours. Elle insiste pour qu’on parle »
-Docteur Fiston : « Et toi Myriam ? Veux-tu lui parler ? »
-Moi :« Je ne suis pas sûre. J’ai peur qu’elle me replonge dans mon passé. Je ne suis pas prête ».

-Docteur Fiston: « Tu ne peux pas te cacher toute ta vie. Et parler avec ta belle-sœur serait un point de départ ».
-Moi :« Tu crois ? »
-Docteur Fiston :« Oui mais ce que je pense ne compte pas. Il faut que la décision vienne de toi. Ne te force pas. Vas-y que si tu en as envie. Si tu crois que lui parler te fera du bien vas la voir »

-Moi :« J’ai peur que ça recommence. J’attire le malheur »
-Docteur Fiston :« Ce n’est pas vrai. Tu as juste eu la malchance d’avoir rencontré de mauvaises personnes dans ta vie. Ça ne doit pas t’empêcher de chercher ton bonheur parce que même si tu es convaincue du contraire ,toi aussi tu mérites d’être heureuse et tu le seras. Il faut juste que tu t’en donnes les moyens. Sors, rencontre de nouvelles personnes. Ça t’aidera à avancer »

-Moi :« J’ai peur de m’accrocher à quelqu’un pour être déçue à nouveau ou de tomber sur d’autres personnes qui me veulent du mal »
-Docteur Fiston: « Je comprends tes inquiétudes mais si tu les laisses prendre le dessus tu ne trouveras jamais le bonheur que tu cherches. Essaie »

-Moi :« Je vais y réfléchir ».
Samedi matin je me suis levée vers les coups de midi. J’ai fait ma petite routine du matin, ménage, prière puis je suis allée prendre un bon bain car oui j’étais paniquée et stressée à l’idée de voir Carine.
Je me demande ce qu’elle sait sur toute cette histoire.
Trois ans après je ne sais toujours pas comment ils ont pu changer la version de l’histoire.

J’y réfléchis dès fois mais je ne trouve pas de réponse. Après une bonne heure dans mon bain je me suis rincée et je suis allée me préparer.
À 16h je suis sortie de chez moi assez anxieuse.
Arrivée devant l’entrée du café où elle m’attendais j’ai voulu faire demi-tour ,mais j’ai senti une main me retenir après avoir fait quelques pas en arrière.

-Carine : « Myriam où vas-tu comme ça ? »
-Moi :« ….. »
-Myriam :« Myriam il faut que tu me parles. Je veux juste comprendre ce qui s’est passée il y a trois ans.
lice s’inquiète beaucoup pour toi et moi aussi ».
J’ai hésité un moment avant de le suivre à l’intérieur. Elle a commandé des jus de fruit qui arrivèrent assez vite.

Elle me regardait attendant que je parle.
-Carine :« Raconte moi chérie ».
-Moi :« Non. Je préfère ne pas en parler. Je ne veux pas revenir sur ça. Tout ce que je peux te dire est que je ne l’ai jamais trompé. Je ne veux pas revenir dans le passé ».

-Carine:« Tu dois dire aux gens la vérité. Tu dois te défendre »
-Moi :« Je l’ai dit au principal intéressé mais il ne m’a pas cru. Je suis passée à autre chose Carine ,alors je préfère oublier cette histoire »
-Carine :« Je suis sûre que sa mère n’est pas étrangère à cette histoire.

Je suis sûre que c’est sa mère ,mais je lui ai toujours dit qu’elle était une peste.
Ce n’est pas parce qu’elle est sa mère que cela lui donne le droit de gâcher ta vie et de se mêler de votre vie de couple. Erick croit qu’elle est une sainte mais je sais de quoi elle est capable. J’espère qu’elle est heureuse de rendre son fils malheureux. Tu dois te battre pour ton couple Myriam ».

-Moi :« Il n’y a plus de couple Carine. Il a mis fin à ce mariage sans me laisser le bénéfice du doute. Je ne lui ai jamais menti mais il a préféré croire ce qu’on voulait qu’il croie et non en ma parole.
Il ne me faisait pas confiance. Je n’ai pas à me battre pour lui. Quand on aime on ne doute pas de sa femme »

-Carine :« Ne dis pas ça. Erick t’aimait et il t’aime jusqu’à présent. Je sais que toi aussi tu l’aimes toujours, raison pour laquelle tu évites de dire son prénom. Il faut que vous vous expliquiez »
-Moi :« Il n’y a rien à dire. Ne lui dis pas que tu m’as vu. Je t’en supplie »
-Carine :« C’est trop tard. On s’est parlés hier et je lui ai dit que je t’ai croisé ».

-Moi :« Carine »
-Carine :« Erick est amoureux de toi Myriam et il ne t’a pas oublié.
Ce n’est pas facile pour lui non plus. Il a déjà été trahi donc d’un côté je comprends sa réaction après t’avoir vu dans cet hôtel. Mais il ressent un amour très fort pour toi. Il a essayé de voir d’autres femmes mais ça s’est vite fini parce que c’est toi qu’il aime et il t’aimera toujours. Ne laisse pas des gens mal intentions vous empêcher d’être ensemble ».

En écoutant ces paroles, j’avais commencé à pleurer.
Ceci prouve que je suis toujours amoureuse d’Erick.
D’ailleurs je pense que je n’aimerais pas un autre homme comme j’ai aimé Erick.
Je l’aimais, je l’aime et je l’aimerai toujours.
Je me suis ressaisie, j’ai essuyé mes larmes puis j’ai dit à Carine….

À SUIVRE…

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