Histoire d'amour: le destin de Myriam (épisode 35) 1
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Nous vous proposons l’épisode 35 de votre histoire d’amour: “le destin de Myriam” en espérant que les intrigues de Jeune filles Comme Myriam et Nicole vous font plaisir. Bonne suite de lecture et ne manquez pas de partager avec vos amis et dans vos forums ou groupes sociaux.

ÉPISODE 35LE DESTIN DE MYRIAM

J’ai senti la haine m’envahir donc je lui ai… sauté dessus.
Je la mordais et la griffais pendant qu’elle criait jusqu’à attirer mon père qui a réussi à me faire lâcher prise.

Je voulais venger ma mère mais que pouvais-je faire contre elle.

Je n’avais pas dit que c’est elle qui l’avait tué parce que personne ne m’aurait cru.

Depuis ce jour , je ne parlais qu’avec Arsène dans la maison et même on pouvait compter le nombre de fois que je lui disais quelque chose.

Mon père me chouchoutait et me comblait de cadeau sûrement pour que je ne ressente pas le vide qu’avait laissé ma mère dans ma vie, mais il ne pouvait rien me donner qui me fasse plaisir si c’était me rendre ma mère.

Toute façon avec Nicole dans la maison jamais je ne pourrai être heureuse.
Elle était jalouse de tout ce que mon père faisait pour moi donc elle ne se gênait pas pour me maltraiter mais je tenais.
Comme je n’avais pas assez de force pour riposter vu que je ne mangeais plus ce qu’elle préparait.

Je n’avais pas confiance. Après qu’elles aient empoisonné ma mère pourquoi n’en feraient-elles pas pareille avec moi. Je me suis alors retrouvée à l’hôpital pour sous alimentation.
Le docteur a dit à mon père que je ne mangeais pas assez et que je manquais de vitamines et de fer.

Pour me forcer à manger mon père me sortait souvent au restaurant et là je mangeais comme pas possible mais dès que je revenais à la maison je ne touchais à rien.

Heureusement j’ai rencontré ma meilleure amie de l’époque pendant que j’étais hospitalisée qui avait le paludisme. On a sympathisé donc je mangeais chez elle quand mon père n’était pas à la maison.
Sans elle je n’aurais pas tenu à l’époque c’était la seule à qui j’ouvrais mon cœur. Elle apportait un peu de mon bonheur dans la tristesse qu’était ma vie.

On était dans la même classe aussi ,donc ce n’était pas plus mal.

Ma marâtre m’a laissé un peu de répit ,mais dès que j’ai été capable de faire des travaux domestiques jai été de corvée tous les jours.
Quand mon père lui faisait la remarque, elle lui disait que c’était pour que j’apprenne à tenir une maison et comme j’étais la plus petite c’était à moi de m’en occuper.
Au moins je cuisinais ce que je mangeais. C’était déjà ça.

Ma vie n’était pas celle dont je rêvais ,mais je m’y faisais. Ça allait à peu près jusqu’à ce que ma féminité commence à se voir et que les garçons commencent à s’intéresser à moi. Je ne voulais sortir avec personne donc j’avais adopté une attitude hautaine pour qu’ils me laissent tranquille.

On me disait que je me comportais ainsi parce que je savais que j’étais belle, que je pensais être meilleure que les autres pour les traiter avec dédain ,mais du moment qu’ils me laissent en paix ils peuvent dire ce qu’ils veulent.

Ça marchait jusqu’à ce que madou et sa famille arrivent dans notre quartier. Malgré mon attitude il ne voulait pas me lâcher. Il disait qu’il était fou de moi et qu’aucune fille ne lui avait jamais résisté donc il m’aurait coute que coute.

Plus je le repoussais plus il s’entêtait. J’ai tout fait pour qu’il me fiche la paix , mais j’avais l’impression qu’il prenait ça pour un défi. J’en ai parlé à ma meilleure amie qui m’a dit que si je l’ignore il finirait par se lasser.
J’ai suivi son conseil et à un moment je ne le voyais plus donc j’étais contente qu’il ne s’intéresse plus à moi.

Quelques mois après , j’ai eu mon bac et Arsène aussi donc mon père nous a organisé une petite fête.
Ils sont partis en weekend lui et sa femme en nous laissant la maison. Amadou est réapparue à la fête. Je l’ai évité toute la soirée.
Vers la fin je suis allée accompagnée ma meilleure amie qui allait en boite avec son copain ,mais avait dit à sa mère qu’elle passait la nuit chez nous.

Quand je suis revenue presque tout le monde était parti à part quelques amis de Nicole. Et Amadou est venu vers moi avec deux verres de Coca et m’en a offert une.
J’ai refusé mais il a insisté en disant que si je ne voulais pas être sa petite amie et je pouvais être au moins son amie. Et moi comme une idiote j’ai accepté alors que depuis la mort de ma mère je me méfie de ces choses.

J’en ai bu quelques gorgées puis je me suis excusée pour monter dans ma chambre parce que j’avais le tournis.
A peine j’ai franchi la porte de ma chambre quand je me suis écroulée sur le sol.
J’ai eu le temps d’apercevoir Nicole et Amadou qui me soulevaient pour me mettre sur le lit avant de m’endormir.

Quand je me suis réveillée le lendemain j’avais très mal. Je pouvais à peine me mettre debout. Le drap était taché de sang. J’ai su de suite ce qui mettait arriver.

Le sourire de Nicole quand elle m’a vu me dandiner pour aller dans les toilettes m’a confirmé que je ne rêvais pas.
Je me suis nettoyée comme je pouvais et j’ai lavé les draps pour qu’on ne me pose pas de questions.
Je me suis ensuite enfermée dans ma chambre pour pleurer.

Mon père m’a trouvé comme ça quand ils sont rentrés ,et il a cru que je pensais à ma mère.

Je n’ai parlé à personne de ce viol, pas même à ma meilleure amie. J’avais trop honte. Comment pourrais-je dire aux autres que je me suis faite violer avec la complicité de ma sœur.

J’ai gardé pour moi en me disant que personne n’en saurait jamais rien parce que Nicole n’allait sûrement pas en parler comme elle est impliquée ,mais il a fallu que je tombe enceinte.

Comment j’allais justifier cette grossesse ?. Ceci fut la première question que je me suis posée.

Déjà la mère de Nicole me regardait bizarrement à chaque fois que je vomissais, donc je savais que jamais je ne pourrai cacher cette grossesse.
La seule personne qui pouvait me sortir de cette mauvaise passe est Nicole.
Elle est la seule à pouvoir confirmer mes dires.

Je suis allée la voir alors
-Moi : ‹ J’ai besoin de ton aide ›
-Nicole: ‹ Tu penses que je vais t’aider toi 
-Moi :‹ Tu n’as pas le choix parce que c’est de ta faute ce qui m’arrive.
Tu sais qu’Amadou m’a violé ›

-Nicole : ‹ Et alors en quoi est-ce mon problème ? ›
-Moi :‹ Je suis enceinte. Je veux que tu confirmes qu’il m’a bien violé quand j’irai le dire à Papa parce que tu l’as vu toi aussi ›
-Nicole :‹ D’accord ›

-Moi :‹ C’est vrai ? ›
-Nicole : ‹ Oui. Il t’a violé il doit payer. Je dirai la vérité à Papa ›
-Moi : ‹ Merci ›
Quelle imbécile j’ai été de la croire.

Effectivement elle est allée voir Papa mais au lieu de lui dire que j’étais enceinte après qu’on m’a violé, elle lui a dit qu’elle m’a surprise dans ma chambre avec un homme qu’elle ne connaissait même pas.

Que ce n’était pas la première fois qu’elle me voyait trainer avec des hommes qui pouvaient être plus vieux que mon père et que maintenant je suis enceinte et que je le cache parce que je ne sais même pas qui en ait l’auteur.

J’ai cru que mon père était devenu fou ce jour là. Il m’a traité de tous les noms et pour la première fois il a levé la main sur moi.
J’ai essayé de lui expliquer la raison pour laquelle je suis enceinte ,mais il n’a pas voulu m’écouter.

Il m’a roué de coup avant de me demander de sortir de la maison et d’aller rejoindre le père de mon enfant.

J’ai pleuré, je l’ai supplié à genou , mais il n’a rien voulu comprendre.

Il m’a dit que cet enfant de la honte ne naitrait pas sous son toit. Il m’a jeté dehors comme une chienne sans rien. Il n’a même pas voulu que je prenne des habits. La seule chose que j’ai pu emporter c’est une petite boite que ma mère m’avait laissé avant de mourir.

Je suis allée chez la famille de mon père ,mais eux aussi m’ont jeté dehors. Je suis allée voir ma meilleure amie ,mais elle a refusé de m’héberger juste parce que j’étais enceinte.
J’ai passé la première nuit dehors dans un entrepôt au marché.

Le lendemain je suis revenue à la maison pensant que mon père serait revenu à de meilleurs sentiments ,mais non , il était tellement en colère.
Il m’a de nouveau jeté dehors en me disant de ne plus jamais revenir dans cette maison.
Je me suis accrochée à son pied pour qu’il ait pitié , mais il m’a donné un coup dans mon ventre qui m’a projeté dans la rue avant de fermer la porte.

J’ai commencé à sentir d’atroces douleurs dans mon ventre. Je me suis levée parce qu’un attroupement commençait à se former autour de moi. J’ai marché direction l’hôpital et à chaque pas que je faisais la souffrance était plus virulente.

Je perdais du sang en plus. Je ne sais même pas à quel moment je me suis évanouie , et quand je me suis réveillée j’étais à l’hôpital à mon chevet une femme que je ne connaissais pas.

Elle m’a informé que j’avais perdu l’enfant que je portais et que c’est elle qui m’avait amené à l’hôpital quand je me suis écroulée dans la rue.
Elle m’a demandé si j’avais de la famille, je lui ai dit que non donc elle m’a proposé gentiment de m’accueillir.
Elle m’a dit de ne pas m’en faire parce qu’elle avait réglé les frais d’hospitalisation.

Je me suis dit que c’est Dieu qui m’a envoyé quelqu’un d’aussi gentil mais ce n’était aucunement de la gentillesse.

Elle m’a amené dans sa maison, une grande maison et elle m’a dit que je pouvais désormais vivre avec elle et qu’elle me donnera tout ce que je veux. Il y avait quatre autres filles qui n’était pas beaucoup plus âgée que moi et elle me les a présentées comme ses protégés.

Elle m’a installé une chambre et prenait soin de moi jusqu’à ce que je sois complétement guérie sans rien demander en retour. Par contre je n’avais pas le droit de sortir de la maison sans elle.

Ça ne m’a pas dérangé plus que ça, parce que où pourrais-je aller si je sors. Je n’ai plus personne dans ce monde. Je ne faisais que dormir du matin au soir ,donc je ne me doutais pas de à quoi servait cette maison.
Et puis un jour en plein milieu de la nuit j’ai senti des mains touchées mon corps.

Je me suis réveillée affoler et il y avait un homme dans ma chambre.
J’ai crié, appelé au secours mais rien. Personne n’est venue à mon secours et je venais encore une fois de me faire violer. L’homme est parti après avoir profité de moi à sa guise.

Le lendemain j’en ai parlé à la dame qui s’appelait Luciane.

-Luciane: ‹ Ah c’est normal. C’est un client ›
-Moi : ‹ Un quoi ?. Je t’ai dit qu’on a profité de moi pendant que je dormais et tu me réponds que c’est normal 

-Luciane: ‹ Ben oui. Tu as cru que j’étais une super héroïne ou quoi ?.
Je n’allais pas te soigner, te nourrir et te donner le toit sans rien avoir en retour. Je t’ai laissé du répit le temps que tu guérisses ,mais maintenant tu vas te mettre au boulot.

J’enverrai souvent des hommes dans ta chambre et j’attends de toi que tu les satisfasse.
Tu es belle chérie ,donc les hommes seront prêts à payer une fortune pour une nuit avec toi ,alors fais bien ton boulot et tu auras beaucoup de récompense ›

-Moi :‹ Je veux partir. Il est hors de question que je me prostitue ›
-Luciane: ‹ Mais qui t’a demandé ton avis ?. Tu feras ce que je te dis où je te le ferai regretter. Tu n’as pas intérêt à me désobéir. Tu n’iras nulle part ›
-Moi :‹ Je ne veux pas rester.

Laissez moi partir s’il vous plait et je vous rendrai tout ce que je vous dois ›
-Luciane: ‹ Tu vas trouver cet argent où ?. Tu vas me rendre ce que tu me dois c’est sûr ,mais en restant ici. Maintenant laisse-moi j’ai à faire.
Ce n’est pas la peine d’essayer de t’enfuir, tu ne pourras sortir d’ici que si je le décide ›

Au début j’ai essayé de me rebeller mais elle m’a frappé avec ses filles et m’a dit qu’elle recommencerait jusqu’à ce que j’accepte de coopérer.
Je refusais malgré les coups ,mais j’ai fini par jouer le jeu sinon elles allaient me tuer.
Elle m’envoyait des clients et je me laissais faire. Elle a fini par croire que j’avais compris ne pas avoir le choix.

Elle me donnait même de l’argent parce que d’après elle , les hommes payaient bien avec moi. J’avais le droit de sortir quelques temps après ,mais accompagnée.

Je ne sortais jamais de toute façon. Cette situation a duré trois mois ,et puis un jour un nouvel homme d’à peu près l’âge de mon père , différent que ceux qui venaient d’habitude, est venu dans ma chambre.
J’ai fait ce qu’on me demandait avec lui aussi.
Il a commencé à venir régulièrement.

Un jour il m’a dit que j’étais différente des autres filles et qu’il avait l’impression qu’on me forçait à faire ça.
Je me suis dit que c’est peut être un moyen de quitter cet enfer ,donc je lui ai ouvert mon cœur et il a promis de m’aider.

Il venait me voir tous les jours. Il a réussi à convaincre Luciane de le laisser me sortir de temps en temps.
Au début on était accompagné mais à la fin il y avait plus que moi et cet homme.

Comme il me ramenait à chaque fois Luciane ne sait plus méfier.
Un jour il m’a sorti et ne m’a jamais ramené.
C’est lui qui m’a installé ici dans cet appartement.

Luciane est venue le menacer pour qu’il me rende , mais il lui a dit qu’il le dénoncerait à la police si elle essayait de me retrouver.
Au début il venait me voir tous les jours et me donnait de quoi vivre puisque j’avais peur de sortir de cette maison.

Bien sûr lui aussi n’a pas fait ça gratuitement ,donc je devais aussi coucher avec lui.
Je me suis dit au moins y a que lui maintenant ,donc j’ai joué le jeu.
Puis du jour au lendemain je ne le voyais plus et jusqu’à présent je ne sais plus rien de lui.

Je n’avais plus un sou pour vivre et je ne voyais pas où je pourrai travailler.
La dernière fois que cet homme est venu me voir, il m’a laissé une liste de personne.

Il avait écrit en bas de la page que c’était des clients potentiels assez riche que je pourrai contacter et qui me paieraient bien parce que lui ne pouvait plus venir me voir.

Au début je ne voulais pas le faire ,mais j’avais peur de sortir et de tomber sur une autre Luciane ou pire de me faire tuer cette fois donc j’en ai appelé un.

J’ai continué jusqu’à ce que je puisse faire autre chose.

Quand l’histoire du bateau naufragé est arrivé, je me suis débrouillée pour que toutes les personnes qui me connaissaient pensent que j’étais dans ce bateau et que je suis morte noyer.

En faisant ça ,j’ai pu vivre en paix sans craindre qu’on me retrouve un jour.
Il y a un an quand j’ai eu assez d’argent pour démarrer une autre vie, j’ai arrêté la prostitution…».

Je lui ai raconté la suite de l’histoire ,mais vous le connaissez déjà.

-Moi :« Je ne suis pas fière de m’être prostitué et j’aurai trouvé un autre moyen si c’était à refaire. Voilà tu connais tout maintenant »

Il m’a essuyé les larmes quand j’ai fini en me disant qu’il était désolé pour tout ça
-Moi : « Ne soit pas désolé. C’étaient des épreuves de la vie, je devais passer par là mais maintenant je mène ma vie comme je l’entends »

-Erick :« Je sais et je suis fier de toi que tu t’en sois si bien sorti après tout ce qui t’es arrivé »
-Moi :« Merci »

-Erick :« J’y pensais depuis quelques temps ,mais j’attendais de te présenter d’abord à ma famille. Mais après ce que tu m’as dit j’en suis plus convaincue. Je veux faire de toi ma femme »
-Moi :« Tu me le demandes par pitié »

-Erick :« Non. Tu es une femme forte ,donc tu n’as pas besoin de ma pitié. Je te le demande parce que je t’aime Myriam. Je veux que plus jamais tu ne souffres.

Je veux t’avoir à mes côtés pour que chaque jour je puisse faire en sorte que tu en oublies en un de ton passé.
Je veux pouvoir te rendre le bonheur auquel tu n’as pas eu droit. Je veux pouvoir te chérir tous les jours.

Je veux te rendre la femme la plus heureuse sur cette terre. Epouse-moi my Queen »
-Moi :« Oui. Je veux bien devenir ta femme ».

Il m’a embrassé avant de me serrer à nouveau dans ses bras. Je l’ai aussi serré dans les miens en remerciant Dieu de m’avoir envoyé un homme aussi merveilleux.

Puis Erick m’a caressé doucement jusqu’à ce que je m’excite.
J’avais déjà des sensations étranges quand il m’a dit…

 SUIVRE..

ainsi parce que je savais que j’étais belle, que je pensais être meilleure que les autres pour les traiter avec dédain ,mais du moment qu’ils me laissent en paix ils peuvent dire ce qu’ils veulent.

Ça marchait jusqu’à ce que madou et sa famille arrivent dans notre quartier. Malgré mon attitude il ne voulait pas me lâcher. Il disait qu’il était fou de moi et qu’aucune fille ne lui avait jamais résisté donc il m’aurait coute que coute.

Plus je le repoussais plus il s’entêtait. J’ai tout fait pour qu’il me fiche la paix , mais j’avais l’impression qu’il prenait ça pour un défi. J’en ai parlé à ma meilleure amie qui m’a dit que si je l’ignore il finirait par se lasser.
J’ai suivi son conseil et à un moment je ne le voyais plus donc j’étais contente qu’il ne s’intéresse plus à moi.
Quelques mois après , j’ai eu mon bac et Arsène aussi donc mon père nous a organisé une petite fête.
Ils sont partis en weekend lui et sa femme en nous laissant la maison. Amadou est réapparue à la fête. Je l’ai évité toute la soirée.
Vers la fin je suis allée accompagnée ma meilleure amie qui allait en boite avec son copain ,mais avait dit à sa mère qu’elle passait la nuit chez nous.

Quand je suis revenue presque tout le monde était parti à part quelques amis de Nicole. Et Amadou est venu vers moi avec deux verres de Coca et m’en a offert une.
J’ai refusé mais il a insisté en disant que si je ne voulais pas être sa petite amie et je pouvais être au moins son amie. Et moi comme une idiote j’ai accepté alors que depuis la mort de ma mère je me méfie de ces choses.

J’en ai bu quelques gorgées puis je me suis excusée pour monter dans ma chambre parce que j’avais le tournis.
A peine j’ai franchi la porte de ma chambre quand je me suis écroulée sur le sol.
J’ai eu le temps d’apercevoir Nicole et Amadou qui me soulevaient pour me mettre sur le lit avant de m’endormir.

Quand je me suis réveillée le lendemain j’avais très mal. Je pouvais à peine me mettre debout. Le drap était taché de sang. J’ai su de suite ce qui mettait arriver.

Le sourire de Nicole quand elle m’a vu me dandiner pour aller dans les toilettes m’a confirmé que je ne rêvais pas.
Je me suis nettoyée comme je pouvais et j’ai lavé les draps pour qu’on ne me pose pas de questions.
Je me suis ensuite enfermée dans ma chambre pour pleurer.

Mon père m’a trouvé comme ça quand ils sont rentrés ,et il a cru que je pensais à ma mère.

Je n’ai parlé à personne de ce viol, pas même à ma meilleure amie. J’avais trop honte. Comment pourrais-je dire aux autres que je me suis faite violer avec la complicité de ma sœur.

J’ai gardé pour moi en me disant que personne n’en saurait jamais rien parce que Nicole n’allait sûrement pas en parler comme elle est impliquée ,mais il a fallu que je tombe enceinte.

Comment j’allais justifier cette grossesse ?. Ceci fut la première question que je me suis posée.

Déjà la mère de Nicole me regardait bizarrement à chaque fois que je vomissais, donc je savais que jamais je ne pourrai cacher cette grossesse.
La seule personne qui pouvait me sortir de cette mauvaise passe est Nicole.
Elle est la seule à pouvoir confirmer mes dires.
Je suis allée la voir alors
-Moi : ‹ J’ai besoin de ton aide ›
-Nicole: ‹ Tu penses que je vais t’aider toi 
-Moi :‹ Tu n’as pas le choix parce que c’est de ta faute ce qui m’arrive.
Tu sais qu’Amadou m’a violé ›
-Nicole : ‹ Et alors en quoi est-ce mon problème ? ›
-Moi :‹ Je suis enceinte. Je veux que tu confirmes qu’il m’a bien violé quand j’irai le dire à Papa parce que tu l’as vu toi aussi ›
-Nicole :‹ D’accord ›
-Moi :‹ C’est vrai ? ›
-Nicole : ‹ Oui. Il t’a violé il doit payer. Je dirai la vérité à Papa ›
-Moi : ‹ Merci ›
Quelle imbécile j’ai été de la croire.

Effectivement elle est allée voir Papa mais au lieu de lui dire que j’étais enceinte après qu’on m’a violé, elle lui a dit qu’elle m’a surprise dans ma chambre avec un homme qu’elle ne connaissait même pas.
Que ce n’était pas la première fois qu’elle me voyait trainer avec des hommes qui pouvaient être plus vieux que mon père et que maintenant je suis enceinte et que je le cache parce que je ne sais même pas qui en ait l’auteur.

J’ai cru que mon père était devenu fou ce jour là. Il m’a traité de tous les noms et pour la première fois il a levé la main sur moi.
J’ai essayé de lui expliquer la raison pour laquelle je suis enceinte ,mais il n’a pas voulu m’écouter.

Il m’a roué de coup avant de me demander de sortir de la maison et d’aller rejoindre le père de mon enfant.

J’ai pleuré, je l’ai supplié à genou , mais il n’a rien voulu comprendre.

Il m’a dit que cet enfant de la honte ne naitrait pas sous son toit. Il m’a jeté dehors comme une chienne sans rien. Il n’a même pas voulu que je prenne des habits. La seule chose que j’ai pu emporter c’est une petite boite que ma mère m’avait laissé avant de mourir.

Je suis allée chez la famille de mon père ,mais eux aussi m’ont jeté dehors. Je suis allée voir ma meilleure amie ,mais elle a refusé de m’héberger juste parce que j’étais enceinte.
J’ai passé la première nuit dehors dans un entrepôt au marché.

Le lendemain je suis revenue à la maison pensant que mon père serait revenu à de meilleurs sentiments ,mais non , il était tellement en colère.
Il m’a de nouveau jeté dehors en me disant de ne plus jamais revenir dans cette maison.
Je me suis accrochée à son pied pour qu’il ait pitié , mais il m’a donné un coup dans mon ventre qui m’a projeté dans la rue avant de fermer la porte.

J’ai commencé à sentir d’atroces douleurs dans mon ventre. Je me suis levée parce qu’un attroupement commençait à se former autour de moi. J’ai marché direction l’hôpital et à chaque pas que je faisais la souffrance était plus virulente. Je perdais du sang en plus. Je ne sais même pas à quel moment je me suis évanouie , et quand je me suis réveillée j’étais à l’hôpital à mon chevet une femme que je ne connaissais pas. Elle m’a informé que j’avais perdu l’enfant que je portais et que c’est elle qui m’avait amené à l’hôpital quand je me suis écroulée dans la rue.
Elle m’a demandé si j’avais de la famille, je lui ai dit que non donc elle m’a proposé gentiment de m’accueillir.
Elle m’a dit de ne pas m’en faire parce qu’elle avait réglé les frais d’hospitalisation.

Je me suis dit que c’est Dieu qui m’a envoyé quelqu’un d’aussi gentil mais ce n’était aucunement de la gentillesse.

Elle m’a amené dans sa maison, une grande maison et elle m’a dit que je pouvais désormais vivre avec elle et qu’elle me donnera tout ce que je veux. Il y avait quatre autres filles qui n’était pas beaucoup plus âgée que moi et elle me les a présentées comme ses protégés.
Elle m’a installé une chambre et prenait soin de moi jusqu’à ce que je sois complétement guérie sans rien demander en retour. Par contre je n’avais pas le droit de sortir de la maison sans elle.
Ça ne m’a pas dérangé plus que ça, parce que où pourrais-je aller si je sors. Je n’ai plus personne dans ce monde. Je ne faisais que dormir du matin au soir ,donc je ne me doutais pas de à quoi servait cette maison.
Et puis un jour en plein milieu de la nuit j’ai senti des mains touchées mon corps.
Je me suis réveillée affoler et il y avait un homme dans ma chambre.
J’ai crié, appelé au secours mais rien. Personne n’est venue à mon secours et je venais encore une fois de me faire violer. L’homme est parti après avoir profité de moi à sa guise.

Le lendemain j’en ai parlé à la dame qui s’appelait Luciane.

-Luciane: ‹ Ah c’est normal. C’est un client ›
-Moi : ‹ Un quoi ?. Je t’ai dit qu’on a profité de moi pendant que je dormais et tu me réponds que c’est normal 
-Luciane: ‹ Ben oui. Tu as cru que j’étais une super héroïne ou quoi ?.
Je n’allais pas te soigner, te nourrir et te donner le toit sans rien avoir en retour. Je t’ai laissé du répit le temps que tu guérisses ,mais maintenant tu vas te mettre au boulot.
J’enverrai souvent des hommes dans ta chambre et j’attends de toi que tu les satisfasse.
Tu es belle chérie ,donc les hommes seront prêts à payer une fortune pour une nuit avec toi ,alors fais bien ton boulot et tu auras beaucoup de récompense ›
-Moi :‹ Je veux partir. Il est hors de question que je me prostitue ›
-Luciane: ‹ Mais qui t’a demandé ton avis ?. Tu feras ce que je te dis où je te le ferai regretter. Tu n’as pas intérêt à me désobéir. Tu n’iras nulle part ›
-Moi :‹ Je ne veux pas rester. Laissez moi partir s’il vous plait et je vous rendrai tout ce que je vous dois ›
-Luciane: ‹ Tu vas trouver cet argent où ?. Tu vas me rendre ce que tu me dois c’est sûr ,mais en restant ici. Maintenant laisse-moi j’ai à faire.
Ce n’est pas la peine d’essayer de t’enfuir, tu ne pourras sortir d’ici que si je le décide ›

Au début j’ai essayé de me rebeller mais elle m’a frappé avec ses filles et m’a dit qu’elle recommencerait jusqu’à ce que j’accepte de coopérer.
Je refusais malgré les coups ,mais j’ai fini par jouer le jeu sinon elles allaient me tuer.
Elle m’envoyait des clients et je me laissais faire. Elle a fini par croire que j’avais compris ne pas avoir le choix.

Elle me donnait même de l’argent parce que d’après elle , les hommes payaient bien avec moi. J’avais le droit de sortir quelques temps après ,mais accompagnée.
Je ne sortais jamais de toute façon. Cette situation a duré trois mois ,et puis un jour un nouvel homme d’à peu près l’âge de mon père , différent que ceux qui venaient d’habitude, est venu dans ma chambre.
J’ai fait ce qu’on me demandait avec lui aussi.
Il a commencé à venir régulièrement.

Un jour il m’a dit que j’étais différente des autres filles et qu’il avait l’impression qu’on me forçait à faire ça.
Je me suis dit que c’est peut être un moyen de quitter cet enfer ,donc je lui ai ouvert mon cœur et il a promis de m’aider.
Il venait me voir tous les jours. Il a réussi à convaincre Luciane de le laisser me sortir de temps en temps.
Au début on était accompagné mais à la fin il y avait plus que moi et cet homme.
Comme il me ramenait à chaque fois Luciane ne sait plus méfier.
Un jour il m’a sorti et ne m’a jamais ramené.
C’est lui qui m’a installé ici dans cet appartement.
Luciane est venue le menacer pour qu’il me rende , mais il lui a dit qu’il le dénoncerait à la police si elle essayait de me retrouver.
Au début il venait me voir tous les jours et me donnait de quoi vivre puisque j’avais peur de sortir de cette maison.
Bien sûr lui aussi n’a pas fait ça gratuitement ,donc je devais aussi coucher avec lui.
Je me suis dit au moins y a que lui maintenant ,donc j’ai joué le jeu.
Puis du jour au lendemain je ne le voyais plus et jusqu’à présent je ne sais plus rien de lui.

Je n’avais plus un sou pour vivre et je ne voyais pas où je pourrai travailler.
La dernière fois que cet homme est venu me voir, il m’a laissé une liste de personne.
Il avait écrit en bas de la page que c’était des clients potentiels assez riche que je pourrai contacter et qui me paieraient bien parce que lui ne pouvait plus venir me voir.

Au début je ne voulais pas le faire ,mais j’avais peur de sortir et de tomber sur une autre Luciane ou pire de me faire tuer cette fois donc j’en ai appelé un.

J’ai continué jusqu’à ce que je puisse faire autre chose.

Quand l’histoire du bateau naufragé est arrivé, je me suis débrouillée pour que toutes les personnes qui me connaissaient pensent que j’étais dans ce bateau et que je suis morte noyer.
En faisant ça ,j’ai pu vivre en paix sans craindre qu’on me retrouve un jour.
Il y a un an quand j’ai eu assez d’argent pour démarrer une autre vie, j’ai arrêté la prostitution…».

Je lui ai raconté la suite de l’histoire ,mais vous le connaissez déjà.

-Moi :« Je ne suis pas fière de m’être prostitué et j’aurai trouvé un autre moyen si c’était à refaire. Voilà tu connais tout maintenant »

Il m’a essuyé les larmes quand j’ai fini en me disant qu’il était désolé pour tout ça
-Moi : « Ne soit pas désolé. C’étaient des épreuves de la vie, je devais passer par là mais maintenant je mène ma vie comme je l’entends »
-Erick :« Je sais et je suis fier de toi que tu t’en sois si bien sorti après tout ce qui t’es arrivé »
-Moi :« Merci »
-Erick :« J’y pensais depuis quelques temps ,mais j’attendais de te présenter d’abord à ma famille. Mais après ce que tu m’as dit j’en suis plus convaincue. Je veux faire de toi ma femme »
-Moi :« Tu me le demandes par pitié »
-Erick :« Non. Tu es une femme forte ,donc tu n’as pas besoin de ma pitié. Je te le demande parce que je t’aime Myriam. Je veux que plus jamais tu ne souffres.
Je veux t’avoir à mes côtés pour que chaque jour je puisse faire en sorte que tu en oublies en un de ton passé.
Je veux pouvoir te rendre le bonheur auquel tu n’as pas eu droit. Je veux pouvoir te chérir tous les jours. Je veux te rendre la femme la plus heureuse sur cette terre. Epouse-moi my Queen »
-Moi :« Oui. Je veux bien devenir ta femme ».

Il m’a embrassé avant de me serrer à nouveau dans ses bras. Je l’ai aussi serré dans les miens en remerciant Dieu de m’avoir envoyé un homme aussi merveilleux.

Puis Erick m’a caressé doucement jusqu’à ce que je m’excite.
J’avais déjà des sensations étranges quand il m’a dit…

A SUIVRE ….

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