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Nous vous proposons l’épisode 34 de votre histoire d’amour: “le destin de Myriam” en espérant que les intrigues de Jeune filles Comme Myriam et Nicole vous font plaisir. Bonne suite de lecture et ne manquez pas de partager avec vos amis et dans vos forums ou groupes sociaux.

ÉPISODE 34LE DESTIN DE MYRIAM

Je lui ai dit
-Moi : « Tu es prêt de prendre mon deuxième cadeau du jour»
-Erick : « Je suis prêt depuis longtemps, mais si tu te sens encore gêné ne t’enfaite pas Myriam , car je t’aime comme tu es »
-Moi:« Non ,je ne suis pas gêné mon amour. Je me sens prête à te raconter mon histoire comme je ne l’ai jamais été.
Chéri pour que tu comprennes bien mon histoire, je vais commencer par te parler de ma mère.
Elle n’a pas eu le temps de me parler de sa vie parce qu’elle est morte alors que j’étais encore une enfant , mais elle m’a laissé un journal où elle m’expliquait tout ça ».
-Erick : « OK , vas-y je t’écoute mon amour »
-Moi:« OK, écoute alors
Ma mère n’a pas eu de famille.
D’après ce que je sais , sa mère biologique est tombée enceinte alors qu’elle était encore une adolescente. Quand elle a accouché elle l’a enveloppé dans une couverture et l’a jeté dans une poubelle.
Des passants attirés par ses cris l’ont trouvé puis l’ont amené à l’hôpital qui par la suite l’on déposait dans une pouponnière.
Elle y est restée jusqu’à ce qu’un couple de français qui ne pouvaient pas enfanter l’ait adopté.

Ils l’ont appelé Gracia pace que selon eux elle était un cadeau du ciel. C’est un couple de voyageurs qui ne croyait pas en Dieu, des athées quoi.

Ils avaient hérités de beaucoup d’argent de leurs ancêtres donc ils n’avaient pas besoin de travailler pour vivre.
Ils ne restaient jamais sur place bien longtemps même s’ils résidaient Paris.
Ils allaient d’un pays à un autre parce qu’ils voulaient découvrir le monde et ses différentes cultures.
Ils aimaient beaucoup ma mère et c’est le seul enfant qu’ils avaient.
Ils lui faisaient l’école eux-mêmes parce que ça ne servait à rien de l’inscrire s’ils sont des nomades.

Même si elle n’avait pas d’amis et qu’elle ne jouait qu’avec les enfants qu’elle croisait pendant leurs innombrables voyages, elle avait eu une enfance heureuse.
Ses parents adoptifs l’ont choyé et aimé et lui donnaient tout ce qu’elle désirait.

Elle n’avait pas de grands parents pour la gâter, ni oncle ni tante , mais elle était l’enfant chérie de ses parents et ça lui suffisait.
Quand elle est devenue une adolescente , ils ont décidé de revenir à Paris pour qu’elle puisse décider de ce qu’elle fera de sa vie. Ma mère a pu aller au lycée à ce moment et a arrêté les cours par correspondance, donc elle a pu passer son bac et le décrocher.

Pour fêter ça , ils sont sortis dîner en famille et ils ont eu un accident de voiture en route. Malheureusementelle a été la seule survivante.
Elle a eu de graves blessures ,mais ils ont réussi à la sauver.
Quand elle s’est réveillée on lui a dit que ses parents étaient morts sur le coup.
Elle s’est alors retrouvée toute seule à 18 ans sans famille ni amie, personne.

Ses parents lui avaient laissé assez d’argent et de biens pour qu’elle n’ait besoin de rien dans la vie. Pour combler le vide dans sa vie elle s’est lancée dans l’humanitaire. Elle allait dans plusieurs pays pour aider les pauvres et tout ça et quand elle a eu à peu près mon âge elle est venue ici en Côte-d’Ivoire pour une mission dans le sud du pays. C’est là qu’elle a rencontré mon père qui était en séminaire dans les lieux.

Elle est tombée amoureuse de lui. Elle l’aimait à la folie donc elle s’est installée ici pour pouvoir être avec lui.
Quelques mois après mon père lui a proposé de l’épouser ,mais il l’a informé qu’il était déjà marié mais étant musulman il a droit à quatre femmes.

Elle a rompu avec lui parce qu’elle ne se voyait pas partager son homme avec une autre femme ,mais n’arrivant pas à l’oublier ,son amour pour lui l’a poussé à accepter de devenir sa deuxième femme.

Mon père l’a initié à notre religion et elle est ainsi devenue musulmane pour qu’il puisse l’épouser.
Malheureusement la première femme de mon père, la mère de Nicole ne l’entendait pas de cette oreille.
Elle a menacé son mari de toutes les façons pour qu’il n’épouse pas ma mère ,mais ça n’a servi à rien.
Mon père était lui aussi très amoureux de ma mère. Ils se sont mariés.
Au début la mère de Nicole refusait de voir la mienne et de partager le même foyer qu’elle ,donc ma mère est restée dans sa maison au lieu de rejoindre le domicile conjugal.

La mère de Nicole a compris que mon père tenait plus à ma mère qu’elle-même ,et cela elle ne le supportait pas.
Mon père et ma mère se sont mariés par amour alors que pour la mère de Nicole c’était un mariage arrangé par mes grands-parents.

Un an plus tard ma mère a fini par tomber enceinte de moi alors que sa coépouse l’était déjà deux mois avant.

Quelques mois après j’étais née et mon demi-frère Arsène aussi.

Sa coépouse qui était la préférée de la famille de mon père parce qu’elle les couvrait de cadeau a eu une fête grandiose pour le baptême de son second enfant, alors que pour moi il y avait que l’imam et les dignitaires.

Comme la famille de mon père était au courant de la richesse de ma mère ,elle voulait en profiter le plus possible pour montrer aux voisins qu’ils ont un certain pouvoir mais ma mère ne l’entendait pas de cette oreille. Elle était devenue alors la persona non grata, la belle-sœur pingre et la famille de mon père ne voulait pas l’intégrer.
C’est limite s’ils la considéraient.
Ils disaient partout que la seule femme de mon père était la mère de Nicole et que l’autre n’était que de passage
Et puis du jour au lendemain sans raison apparente la mère de Nicole a accepté sa coépouse.
Comme la maison de ma mère était plus grande que la leur ils ont emménagé mon père, la mère de Nicole, Nicole elle-même et rsène chez ma mère. Et elle a mis la maison au nom de mon père.
Sa coépouse qui ne voulait pas la voir au début voulait tout d’un coup devenir son amie. Elle la traitait mieux et lui donnait même des conseils pour bien s’occuper de mon père mais comme ma mère n’est noire que de peau elle ne s’était pas méfiée.
Elle était ivoirienne de naissance, mais c’était une française de par son éducation.
Elle ne parlait pas notre langue et ne connaissait de notre culture que par ce qu’elle a pu apprendre pendant ses voyages ,donc elle était livrée à elle-même face à sa coépouse qui elle ne lui voulait aucun bien.
Contrairement à ce que ma mère croyait ,elle faisait semblant de l’aimer juste pour mieux connaître son ennemie.
Pendant la première année de leur cohabitation ma mère avait la paix. Elle pensait trouver une amie en la mère de Nicole ,mais elle se trompait lourdement.
Elle a commencé à lui faire la misère. Elle le taclait sur le fait qu’elle ne sache pas cuisiner les plats ivoiriens, qu’elle se comporte comme une blanche alors qu’elle est aussi noire qu’elle.

Elle faisait sa gentille quand mon père était là , mais dès qu’elles étaient seules dans la maison elle lui menait la vie dure. Elle lui a tout fait, les vêtements qui disparaissaient pour réapparaitre en lambeaux, les mets trop salés, des lacérations qu’elle lui faisait sur la peau pendant son sommeil, les brulures enfin tout ce que font les coépouses de mal elle y eut droit.

Elle se plaignait à son mari , mais comme sa coépouse ne faisait jamais un faux pas en présence de celui-ci mon père a fini par croire que ma mère faisait tout pour le faire divorcer de sa première femme.

Les années passées et ma mère continuait de tenir malgré tout ce qu’on lui faisait dans cette maison. Elle tenait pour l’amour qu’elle ressentait pour son mari et pour moi sa fille.
Quand j’ai commencé à comprendre je me sentais mal de la voir si malheureuse. Elle faisait semblant d’aller bien en ma présence mais je l’entendais pleurer souvent quand elle pensait que je dormais.
Je voulais l’aider mais je ne savais pas quoi faire.
Nicole suivait les traces de sa mère et me menait la vie dure aussi.
Elle cassait tous les jouets que ma mère m’achetait, me frappait sans raison. J’étais son souffre douleur. Comme elle était plus grande que moi, je n’étais pas de taille contre elle, donc elle profitait de son avantage.

Arsène essayait de me défendre mais il avait le même âge que moi et puis quand il osait s’en mêler c’est sa mère qui le frappait.
Je n’osais rien dire à ma mère parce que Nicole me menaçait de me faire pire si jamais je lui en parlais.
Ça a dégénéré quand ma mère a surpris Nicole entrain de me battre une énième fois parce j’ai sali sa robe. Ma mère était furieuse. Elle a frappé aussi Nicole à son tour pour lui montrer que ça faisait mal.
La mère de Nicole est arrivée et elles se sont battues et heureusement mon père est arrivé à temps.

Depuis ce jour ,elle ne me laissait plus jamais seule avec eux. Elle m’amenait partout où elle allait. On est partis tous les deux à Paris en cachette pour échapper à cet enfer. Ma mère ne voulait plus rentrer mais mon père l’a amadoué jusqu’à ce qu’elle revienne en lui disant que sa coépouse ne lui ferait plus rien.

L’amour nous fait faire des choses qu’on ne comprend pas nous même.

La mère de Nicole a arrêté de nous martyriser ,mais ce n’était pas parce que mon père lui a demandé mais parce qu’elle a trouvé un autre moyen d’atteindre ma mère et moi.

Une de ses cousines dont ma mère étaient assez proche, a suggéré à ma mère d’aller voir aussi un marabout ou un imam parce qu’elle a vu la mère de Nicole qui se rendait chez son marabout. Mais ma mère ne croyait pas en ses pratiques ,donc elle n’y ait jamais allé.
La seule chose qu’elle faisait était prier Dieu de nous épargner elle et moi.

Elle a commencé à prendre en compte les avertissements de la cousine à la mère de Nicole quand je suis tombée gravement malade alors que les médecins ne trouvaient rien avec toutes les analyses qu’ils faisaient.

La cousine lui a dit que c’était l’œuvre de la mère de Nicole et qu’elle devait se protéger. Elle m’a amené chez l’imam du quartier qui m’a fait des bains très douteux d’ailleurs et qui lui donnait des sourates à réciter pour se protéger du mal.
J’ai commencé à aller mieux. Les médecins ne comprenaient pas et disaient que ça dépensait de leurs entendements ,mais j’ai guéri aussi étrangement que j’étais tombée malade.
La mère de Nicole continuait à voir ses marabouts mais ça n’avait plus d’effet sur nous. Elle est venue demander pardon à ma mère pour tout ce qu’elle lui avait fait subir ,mais ma mère n’était plus dupé fois-ci.

Nicole est aussi venue dire qu’elle était désolée de m’avoir frappée et qu’elle le fera plus parce que je suis sa petite sœur et qu’elle doit me protéger.

Que des mensonges ,mais comme elle était une adolescente ma mère n’a pas pensé qu’elle pouvait être aussi fourbe que sa mère.
Le jour de mes 11 ans ma mère m’apprenait à faire des colliers en perles.
On s’est installés dans le salon elle et moi.
Il faisait particulièrement chaud ce jour là donc Nicole est venue avec deux verres de jus pour nous.
Si c’était sa mère qui les avait apportés la mienne se serait méfiée et ne l’aurait pas bu ,mais qui penserait qu’une adolescente puisse faire quelque chose d’aussi ignoble.
Ma mère qui avait assez soif a bu le tien d’un trait avant de remettre le verre à Nicole qui était satisfaite et est reparti avec le verre.
J’étais occupée à enfiler des perles dans le fil donc je n’ai pas tout de suite bu mon verre. Comme je mettais à l’époque des glaçons dans tout ce que je buvais, je suis sortie direction la cuisine en chercher quelques secondes après que Nicole soit partie y rejoindre sa mère. C’est là que je les ai entendu
-Sa mère : ‹ Alors elle l’a bu ? ›
Elle lui a montré le verre vide avant qu’elles ne s’éclatent de rire

-Nicole: ‹ Elle ne sait même pas méfier. C’est bon cette fois. On sera définitivement débarrasser d’elle. On aurait pu en mettre dans le verre dans sa peste de fille aussi ›
-Sa mère :‹ Tu es folle. Si elles meurent toutes les deux en même temps , les gens se poseront des questions et je serai soupçonnée de les avoir tués alors que là ça va faire une mort naturelle ›
-Nicole :‹ Tu as raison mais on va devoir se farcir sa fille. Elle m’énerve ›
-Sa mère : ‹ C’est une enfant. Elle sera facilement gérable. Enfin je n’aurai plus à supporter cette femme. Si elle s’en sort cette fois c’est qu’elle n’est pas qu’un simple être humain. J’espère que le poison va agir vite ›
-Nicole:‹ C’est bon maman Ne t’inquiète pas ›
Je tremblais comme une feuille.

Elles ont empoisonné ma pauvre maman. Comment ont-elles pu faire une chose pareille ?.
Je suis retournée doucement dans le salon pour qu’elles ne m’entendent pas et je l’ai trouvé là allonger entrain de mourir à petit feu.

Je suis allée l’entourer de mes petits bras en pleurs.
-Moi :‹ Ne me laisse pas maman. Je ne veux pas que tu t’en ailles ›
-Maman :‹ Je suis désolée ma chérie. Ne pleure pas bébé. Je ne veux pas que tu pleures ›
-Moi : ‹ Je n’ai pas envie que tu me laisses maman. Amène moi avec toi  ›
-Maman : ‹ Eh chut mon bébé. Maman ne te laisse pas. Je serai toujours avec toi dans ton cœur. Soit forte ma fille chérie. Je veillerai toujours sur toi. Je t’aime ›
-Moi : ‹ Maman non. Maman  ›
Puis elle est décédée.

Elles m’ont pris la seule personne qui comptait pour moi dans ce monde.
Je n’avais que ma mère et elles me l’ont pris. Le jour de mon anniversaire en plus.
J’avais l’impression qu’elle a emporté mon âme avec elle. J’étais devenue orpheline à 11 ans à cause de la méchanceté d’une femme.

J’ai noué mes bras autour de son coup avant de poser ma tête sur son cœur comme je le faisais depuis toute petite sauf que là j’entendais plus les battements de son cœur. Je suis restée comme ça à pleurer jusqu’à ce que mon père arrive et réussit après beaucoup d’effort à me détacher d’elle pour qu’on l’amène à la morgue.
Elles étaient là entrain de sortir des larmes d’hypocrite comme si ça leur faisait mal ,alors qu’elles l’ont tuée.
Je me suis évanouie quand je les ai vu la couvrir d’un drap blanc avant de la sortir de la maison.

J’ai réalisé que je n’aurai plus de bisou de ma mère le matin, je ne la verrai plus me sourire malgré qu’elle soit triste, elle ne sera plus là pour me consoler quand moi je serai triste, elle ne sera pas là pour m’épauler dans les mauvais ni pour partager les bons»
Puis j’ai commencé à pleurer
-Erick : « ne pleures pas bébé, c’est déjà passé. Alors Myriam continue avec ce que tu disais »
Je me suis d’abord ressaisie, puis je lui ai dit
-Moi:« d’accord, je disait
J’avais perdu définitivement ma mère à cause de la jalousie d’une femme.

Pendant toute la période de deuil là je ne parlais à personne.
La famille de mon père disait comprendre ma douleur ,mais je savais que ce n’était que des mensonges.
Elle n’aimait pas maman.
Mon père et Arsène sont les seules personnes qui la pleuraient sincèrement

Tous les autres jouaient au hypocrite ,donc quand ils venaient dans le but de me réconforter je restais de marbre parce que quand on aime pas la mère on ne peut pas aimer la fille.
J’ai pété un câble quand la mère de Nicole est venue me voir une nuit où je faisais un cauchemar pour me dire que même si Dieu m’a pris ma mère elle est là et elle veillera sur moi.

J’ai senti la haine m’envahir donc je lui ai…….»

 SUIVRE…

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