Histoire d’amour: le destin de Myriam (épisode 41)

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J’ai pris sa main dans la sienne en lui murmurant que j’étais désolée. Je sentais les larmes qui menaçaient de sortir mais je devais être forte pour moi et pour mon mari. Lire et partager l’épisode 41 de votre histoire d’amour: le destin de Myriam

ÉPISODE 41 LE DESTIN DE MYRIAM

Le téléphone de mon mari n’arrête pas de sonner et la plupart du temps c’est le travail, même le weekend et je dois avouer que ça ne me plait pas assez.

Vie de couple
Ph:Parship

Il a décroché pendant que je réglais le compte avec la serveuse

-Erick: « Hey grande sœur préférée »
-Sophie: « … »
donc je n’écoutais pas ce qu’elle disait.
-Erick: « Qu’est-ce qui se passe Sophie. Tu me fais peur »
-Sophie : « … »
-Erick: « Arrête de pleurer s’il te plait et dis moi ce qui se passe »
-Sophie : « … »
J’ai vu le visage de mon mari passer de l’inquiétude au choc.

Il a lâché son téléphone.
C’est la première fois que je vois mon mari dans cet état. ça m’a donné des crampes au ventre.

J’ai ramassé le téléphone pour voir ce qui se passe

-Moi : « Allô Sophie »
-Sophie :« Snif salut Myriam »
-Moi :« Bonjour. Qu’est-ce qui s’est passé ? »
-Sophie : « Sniff c’est papa,
Il a eu une crise cardiaque et il est sniff»
-Moi :« Il est quoi ? ».

Je savais ce qu’elle allait dire ,mais mon cerveau refusait encore d’y croire.

-Sophie: «  il est décédé »

Papa Joseph Ngono est mort?.
Je n’arrive pas à le croire.

-Sophie: « Sniff Erick , va bien ? »
-Moi : « Euh… oui. Bon on arrive tout de suite »
-Sophie : « Ok ne le laisse pas conduire stp »
-Moi :« A toute à l’heure. Du courage »
J’ai raccroché et j’ai mis le téléphone dans mon sac.

Myria le dévisageait comme elle l’avait faite avec moi il y a quelques heures.

J’ai pris sa main dans la sienne en lui murmurant que j’étais désolée.
Je sentais les larmes qui menaçaient de sortir mais je devais être forte pour moi et pour mon mari.
Si ,je me sens aussi mal ,alors je n’imagine même pas comment il doit se sentir lui en ce moment.

J’ai nettoyé Myria avec les lingettes puis j’ai secoué mon mari.

Le visage qu’il a tourné vers moi a fait saigner mon cœur.
En ce moment j’aurais aimé prendre sa douleur mais malheureusement je ne peux pas.

-Moi :« On devrait aller chez tes parents »
J’ai vu les larmes rouler sur ses joues. J’ai mal de voir mon roc pleurer.

J’aimerai tellement les faire arrêter.
Je me suis approchée de lui pour lui essuyer les yeux.
Je comprends sa douleur, cette douleur qu’on ressent quand on perd un être cher, cette douleur que j’ai ressenti pendant des années et que je ressens encore aujourd’hui même si elle est moins vive qu’avant.

Je comprends que ça le choque. On a rendu visite à son père hier et il allait merveilleusement bien et aujourd’hui on apprend qu’il est parti.

Je faisais des efforts pour ne pas pleurer aussi mais c’était difficile.

Au fil du temps il est devenu plus qu’un simple beau-père pour moi et jamais j’aurais pensé qu’il nous quitterait aussi tôt
-Moi : « Allez debout »
J’ai pris Myria dans mes bras et on est sorti de chez le glacier.

J’ai installé Myria sur le siège pour enfant avant de prendre le volant.

Je conduisais en jetant des coups d’œil à mon mari et en touchant de temps à autre sa main pour le réconforter. D’habitude il m’aurait crié de regarder la route surtout que je conduis sa voiture qu’il adore ,mais là il est ailleurs.

Quand on est arrivé chez ses parents , il y’avait plein de monde déjà.
Mon mari a arrêté de pleurer pour être fort pour sa famille. J’ai essayé de réconforter Sophie.

C’est la seule en plus de mon feu beau-père avec qui je m’entends bien dans la famille proche d’Erick.

Myria a compris qu’il se passait quelque chose donc elle s’est blottie contre moi et s’est tenue tranquille.

J’étais entrain de dire à Sophie d’être forte.
Quand ma belle-mère est rentrée dans le salon où j’étais les yeux rouges et bouffis à cause des pleurs sûrement .
Elle me faisait de la peine tout d’un coup, j’avais mal pour elle ,mais je n’aurais pas dû.

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Elle est devenue hystérique quand elle m’a vu, comme si j’avais tué son mari.

-Elle : « Qu’est-ce qu’elle fait là ?. Qu’elle s’en aille tout de suite »
Elle parlé en baoulé, la langue de la tribu de son mari, car elle, est Sénégalaise.
-Sophie : « Maman calme toi »
-Elle : « Non je veux qu’elle parte Erick.
Elle n’a pas sa place ici. Tu n’as pas pitié de moi ?»

Je ne parle pas leur langue mais j’ai bien compris qu’elle voulait que je m’en aille.
Mon mari a tourné son regard vers moi sûrement ne sachant s’il devait ménager sa mère ou me défendre.

-Elle : « Erick »
Ça m’a soulé qu’il hésite et j’ai vu dans ses yeux qu’il soutenait sa mère.

Je ne voulais pas faire d’histoire au milieu de toute cette tristesse donc je me suis levée et je suis sortie.

Au moment où j’ai atteint la porte du salon , Sarah a fait son entrée fracassante avec des larmes de crocodile.
J’ai su qu’elle n’était pas sincère le moins du monde quand elle m’a regardé avec ses yeux de sorcière avant de serrer mon mari dans ses bras.

J’avais la haine qu’il le laisse faire.
Elle a le droit de rester et pas moi.

J’avais la haine contre mon mari et sa mère ,mais ce n’est pas le moment de déverser ma colère ,donc j’ai franchi la porte et je suis sortie suivie de Sophie qui s’excusait pour sa mère.

Je lui ai dit que ce n’était rien, puis j’ai pris le chemin du retour en lui remettant les clefs de Erick pour qu’elle les lui donne.

J’ai pris un taxi avant de rentrer.
Myria me dévisageait à nouveau.

-Myria : « Tante triste »
-Moi :« Oui bébé Tante Myriam est triste.
Tu me fais un câlin ? »

Elle s’est blottie contre moi et je n’ai pas pu empêcher mes larmes de sortir ni les arrêter, sûrement le mélange de la tristesse que je ressens suite au décès de mon adorable beau-père et la rage que je ressens contre Erick; sa mère et sa Sorcière d’ex-femme.

Je suis sûre que la mort de Papa Joseph la réjouit ,mais qu’elle ne croit pas que je ne peux pas me défendre toute seule.

Myria s’est endormie ,donc une fois arrivée à la maison je l’ai couché avant d’appeler sa mère

-lice: « Hé ma puce. Je pensais t’appeler justement »
J’ai éclaté en sanglots quand j’ai entendu sa voix
-Alice :« Eh ma chérie qu’est-ce qui se passe ? »
-Moi :« Snif Tu peux venir stp. Myria dort et je ne veux pas la réveiller »

-Alice : « Très bien, j’arrive tout de suite »
J’ai dit au gardien de la laisser passer quand elle sera là. Toute façon il la connait ,donc ça ne devrait pas poser de soucis.

En ce moment je devrais être avec mon mari pour le soutenir ,mais il ne veut pas de moi.

Alice est arrivée trente minutes plus tard, elle m’a prise dans ses bras pour me réconforter parce que les larmes sont revenues dès qu’elle est entrée.

Alice et moi c’est spécial, je ne sais pas ce que j’aurais devenu si je ne l’avais pas rencontré.
Elle est en même temps ma mère, ma sœur, mon amie et ma confidente.

C’est la seule personne en plus de mon mari à qui je m’ouvre facilement.
Elle a toujours les mots qu’il faut

-Alice :« ça va mieux ? »
-Moi :« Sniff oui »
-Alice:« Ok. Allons nous asseoir pour que tu me dises ce qui t’arrive.
Où est ton mari ? »

-Moi :« Il est chez ses parents. Son père est décédé »
-Alice :« seigneur Jésus !!!»
Elle a fait son signe de croix en se tenant le cœur.
-Alice : « ah ma chérie je suis désolée. C’est arrivé comment et depuis quand ? »

-Moi :« Vers midi je crois. Il a eu une crise cardiaque »
-Alice : « C’est dur, pauvre Erick. Et toi tu fais quoi ici au lieu d’aller avec ton mari »
-Moi :« J’y étais et il m’a fichu dehors »
-Alice : « Erick a fait ça ? »

-Moi :« Enfin je l’ai conduit jusque là-bas parce qu’il était comme absent quand on lui a dit ,mais sa mère était devenue dingue quand elle m’a vu. Elle s’est mise à crier, je ne sais pas quoi en baoulé.

Je crois qu’elle lui a demandé de me faire partir et il était d’accord avec elle. Il ne m’a même pas défendu »
-Alice :« Cette femme est une vraie sorcière. Elle n’a pas assez mal que son mari soit mort pour venir faire des histoires.

Moi franchement si j’avais perdu Jordan, que Dieu m’en préserve, la dernière chose à quoi je penserai serait qui doit être là ou pas.

Je comprends que tu sois mal que ton mari ne t’ait pas demandé de rester ,mais il pensait sûrement devoir soulager sa mère en ses moments.

Ne lui en veux pas »
-Moi :«J’aimerai mais je ne peux pas m’en empêcher. Je croyais que le mariage c’est pour le meilleur et pour le pire. Je voulais être là pour lui mais il n’a pas voulu de moi »

-lice: « Ne vois pas ça comme ça chérie. Il est bouleversé c’est tout et il ne voulait pas rajouter de la peine à sa mère.
Tu sais bien qu’il a besoin de toi, il aura toujours besoin de toi parce qu’il t’aime.

Il vient de perdre son père ,alors sois compréhensive et patiente ».
-Moi :« Le truc qui m’énerve le plus est que je n’ai pas le droit de rester ,mais cette pétasse de Sarah oui et tout ça pourquoi parce que sa mère l’aime et pas moi.

J’ai l’impression que c’est elle sa femme et moi son ex »
-Alice: « Je te comprends mais en pleurant comme ça tu ne fais que leur donner satisfaction. Si tu pleures pour ton beau-père je serai d’accord ,mais pas à cause de cette femme.

Si tu lui montres qu’elle t’atteint elle continuera de te tourmenter »
-Moi :« Elle continuera tant que je serai mariée avec son fils »
-Alice: « Tu comptes divorcer ? »
-Moi :« Non »

-Alice :« Alors multiplie moi cette femme par zéro. Tu es forte Myriam alors montre lui ta force et ta détermination à conserver cette place au près de ton mari ».

-Moi :« C’est facile à dire ça. Je commence à en avoir mal je te jure. Je deviens lasse de cette situation. J’ai l’impression que Erick ne fait rien pour que ça s’arrange. Ma patience a des limites et je commence à les atteindre »
-Alice:« Repousse les limites alors ».

-Myria : « Maman »
-Alice : « Eh mon bébé tu es réveillée. Viens dans les bras de maman »
Elle est venue se blottir contre sa maman le doigt dans la bouche

-Alice : « Tu m’as manqué ma chérie. Et moi je t’ai manqué ? »
Elle a secoué la tête pour dire oui.

Alice l’a embrassé avant de la serrer dans ses bras.
C’est tellement mignon de les voir tous les deux que je me demande parfois que j’aurais aussi eu ces moments si je n’avais pas perdu mon enfant.
J’ai secoué la tête comme pour effacer cette idée

-Moi :« ça avance bien ta grossesse ?. Ton ventre commence à se faire voir »
-Alice : « Oui tout va bien.

Mon mari me traite comme si j’étais une chose toute fragile et je ne m’en plains pas ».
-Moi :« C’est sa première grossesse, et il veut voir son tout premier enfant biologique »

-Alice:«Oui, il est tout excité mais on verra s’il sera toujours aussi enjouée quand je le réveillerai à quatre heures du matin pour me plaindre »
-Moi :« Ah j’ai souffert avec toi quand tu étais enceinte de Myria.

Tu me soûlais trop quand tu me réveillais au milieu de la nuit pour pleurer parce que ton gros ventre t’empêchait de dormir à ton aise.

Pauvre Jordan, il ne sait pas encore ce qui l’attend »
-Alice: « Je te jure. Laisse le danser parce qu’il va être papa. Il pleura bientôt »

Elle m’a regardé une minute en silence

-Alice :« Tu ne comptes toujours pas avoir des enfants toi ?»
-Moi :« Alice s’il te plaît je n’ai aucune envie de parler de ça »
-Alice : « Moi si. Tu comptes faire quoi avec ton mari ? »

-Moi :« Je lui ai dit que je n’en voulais pas, et monsieur n’arrête pas de me parler de ça ces temps-ci jusqu’à vouloir me faire passer des tests »
-Alice:« Et il est d’accord ? »

-Moi : « Non puisqu’il en veut ,mais c’est moi qui les porte donc le choix me revient »
-Alice:« ça ne te dérange pas d’être aussi égoïste. Pourquoi faut-il que tu penses toujours à ce que tu veux d’abord ?.

Tu voudrais qu’il fasse que sa mère arrête de te pourrir la vie ,mais tu ne veux pas lui donner le plus merveilleux cadeau qu’on puisse faire à son mari »

-Moi :« Dois-je te rappeler que tu as attendu d’être prête avant de tomber de nouveau enceinte »
-Alice: « Ne va même pas sur ce terrain. J’attendais que Myria soit assez grande pour ne pas faire de grossesses rapprochées et tu le sais très bien.

Toi tu n’as aucune excuse enfin si tu en as une et je la trouve bidon. Parce que tu ne veux pas que tes enfants vivent la même chose que toi.

Stp ,tu sais bien que ça n’arrivera pas; tu ne le permettras pas et Erick non plus alors rien ne t’empêche de tomber enceinte à part ton égoïsme ».

-Moi :« Tu as fini ?. Je croyais que je pouvais compter sur toi pour me soutenir »
-Alice :« Arrête ça. Je te soutiens et tu le sais très bien ,mais là, tu as tort et je ne vais pas te suivre dans ta bêtise.

Tu as la chance de fonder une famille avec ton homme ,mais tu ne veux pas sans aucune raison valable. Tu connais le nombre de femmes qui rêvent d’avoir des enfants et qui n’ont pas la chance d’être féconde.

Si tu t’attend à ce que ton mari fasse tout pour toi pendant que tu lui refuses tout ,crois moi tu ne le garderas pas longtemps aussi amoureux soit-il de toi »

-Moi :« De quel droit tu viens me dire que mon mariage ne durera pas Alice?. Je t’ai toujours soutenu et donner des conseils pour que le tien marche et toi, tu oses venir me dire que le mien est voué à l’échec »
-lice : « Ne me cries pas dessus, ok.

Si tu veux que ça dure alors fait ce qu’il faut c’est tout. Ce n’est pas la peine de faire la tête. Ce n’est pas parce que tu es ce que tu es pour moi que je dois te soutenir dans n’importe quelle décision idiote et insensée.

C’est parce que Erick te dorlote trop que tu crois pouvoir lui imposer ce que tu veux.
Tu te crois être la seule dans le couple pouvant décider si tu auras un enfant ou pas. Non mais on est où là »
-Moi :« Tu vois.

C’est pour ça que tu me soules. Je t’appelle pour que tu me rassures et tout ce que tu trouves à faire c’est de me faire ta morale.

Je serai la seule à porter ce enfants neuf mois dans mon ventre et ne pas dormir la nuit avec eux alors oui c’est à moi de décider si on a aura ou pas et là c’est Non avec un grand N »

-Alice: « Oh mon Dieu cette femme est complétement dingue. Bon je ferai mieux de rentrer sinon je vais te frapper ici. J’amène Myria pour que tu puisses réconforter ce mari que tu ne mérites absolument pas, ingrate »
-Moi :« Tchrrr c’est ça ».

Je suis allée ranger les affaires de Myria dans son sac avant de revenir les lui remettre

-Alice :« Quand tu seras prête de discuter tu sais où me trouver. Bonne soirée.
Je viendrai avec Jordan présenter nos condoléances à Erick »
Je n’ai même pas répondu, j’ai juste embrassé Myria avant qu’elle ne parte.

Alice m’énerve trop à vouloir me faire la morale.
C’est ma vie quand même et ce sont mes enfants et si je décide de ne pas en avoir je n’en aurai pas, point.

Je me suis mise devant la télé pour attendre mon mari même si je ne suivais pas ce qui s’y passait. J’étais ailleurs.

Je n’en reviens pas d’être toute seule ici; je sers à quoi en tant que femme si je ne peux même pas rester avec mon homme quand il a besoin de moi.

Cette situation m’irrite au plus haut point, et le monsieur qui ne m’appellait toujours pas.

Je ne suis pas rassurée de savoir que Sarah est avec lui. Je sais que la situation ne l’arrêtera pas et elle cherchera à en profiter.

La sonnerie de mon téléphone m’a tiré de mes pensées. J’ai regardé dans mon sac et c’était celui d’Erick qui sonnait.
Merde j’avais oublié que je l’avais.

Il y a plein d’appels manqués de gens que je ne connaissais même pas, sûrement le boulot.
J’ai décroché parce que l’appel provenait de Carine.

-Carine : « Allô mon amour »
Ça me fait toujours bizarre de l’entendre appeler Erick mon amour ,mais bon je sais que c’est juste amical donc je laisse

-Moi :« Non c’est moi »
-Carine: « Ah ma femme comment tu vas ? »
-Moi :« ça peut aller. Je te présente mes condoléances »
-Carine: « Merci. Je te les présente aussi.

Je suis désolée de ne pouvoir être avec vous en ce moment. J’aurais voulu venir ,mais je ne peux pas prendre le congés actuellement. Et puis comme je viens d’apprendre que je suis enceinte mon mari ne veut pas me laisser partir »

-Moi :« Ah oui. Félicitations ma chérie. Je suis très contente pour toi ».
-Carine :« Merci chérie.
J’étais désespérée d’avoir ce bébé. Trois ans qu’on essaie mais on y est arrivés.

Comment il va ? »
-Moi :« Oh je suppose que ça peut aller. Il est chez sa mère. Tu devrais appeler là-bas si tu veux lui parler. J’ai oublié de lui remettre son téléphone »

-Carine :« Ah oui. Pourquoi tu n’y es pas toi alors ? »
-Moi :« Tu connais ta tante là. Même dans ces circonstances elle trouve le moyen de m’empêcher d’être chez elle ».

-Carine :« Et Erick est d’accord avec ça»
-Moi :« Il est trop bouleversé pour réagir. Toute façon ce n’est pas le moment de faire des histoires.

On réglera ça plus tard. Appelle Sophie et tu pourras lui parler si elle n’est pas rentrée »
-Carine :« Je vais faire ça. Je te rappelle toute à l’heure , ok ?»
-Moi :« Oui. Bisou ma chérie »
J’ai raccroché.

Je ne veux pas fouiller dans son téléphone donc je l’ai remis dans mon sac.

Carine m’a rappelé un peu plus tard, on a discuté quelques minutes puis elle a raccroché.
J’ai continué d’attendra mon mari jusqu’à m’endormir sur le fauteuil.

Quand je me suis réveillée il était deux heures du matin passées et il n’était toujours pas là. J’ai regardé mon téléphone mais aucun appel.

J’avais commencé à être inquiète donc j’ai appelé sur le fixe de ses parents même s’il commence à se faire tard.
Et ce fut énervant quand j’ai écouté la voix de celui qui m’a répondu

-Sarah :« Allô »
J’ai décidé de faire comme si je ne savais pas qui elle était
-Moi :« Bonsoir. Je voudrais parler à Erick s’il vous plait. Dites lui que c’est sa femme »

-Sarah :« Toi tu oses appeler ici à pareille heure. Erick est occupée. S’il avait voulu te parler il t’aurait appelé ».
-Moi : « Sarah passe-moi mon mari »

-Sarah :« “Mon mari ”. Profite au moment que tu peux le dire parce que bientôt il me reviendra. D’ailleurs la preuve il a préféré rester avec moi plutôt que toi. Et ne t’inquiète pas je m’occupe de lui »
Elle a raccroché.

En ce moment j’ai des envies de meurtre. J’ai pris le vase devant moi et je l’ai fracassé contre le mur.

J’ai pleuré une nouvelle fois jusqu’à m’endormir sur ce canapé.
Il était dans les coups de neuf heures quand je me suis réveillée. J’avais mal partout pour avoir dormi dans ce canapé très inconfortable.

Je n’ai envie de rien faire mais comme Blandine notre bonne n’est pas là le weekend, je suis obligée de nettoyer.

J’avais encore envie de pleurer ,mais je ne dois avoir plus de larmes.
Je me suis débrouillée tant bien que mal à ne pas pleurer et je me suis mise au ménage. J’ai fini de remettre la maison en ordre une heure après.

Je suis allée me doucher puis prié. J’ai prié pour ma mère et pour mon beau-père.
Je priais pour le repos de leurs âmes.
Ils m’ont vraiment manqué. C’est tellement triste  À SUIVRE…

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