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On a discuté pendant super longtemps. Freddy était un amour de beau gosse.
On s’est échangé nos numéros avant que je parte. C’est sûr que je me suis fait un ami.
Henri m’a ensuite fait visiter un peu Paris puis on est retourné à la maison.

ÉPISODE 34 LES RÉALITÉS DE LA VIE 

Je lui ai répondu
-Moi :« D’accord »
-Pascaline :« Tu as fait un bon voyage ?»
-Moi :« Oui un peu long mais ça va ».
-Pascaline :« Eh bien tu vas pouvoir te ressourcer une fois à la maison ».
-Moi :« J’adore ta tenue tata ».

Elle était habillée en tenue africaine avec foulard et gros
collier. Ça lui allait super bien une vraie maman Haïtienne.
-Pascaline :« Merci. C’est bien que j’ai une Africaine dans la famille parce qu’on en fait de superbes chez vous »
-Henri :« Vous n’allez pas parler de mode maintenant ».
-Pascaline :« Ne gâche pas notre plaisir. On en reparle plus tard »
-Moi :« Pas de soucis ».

On a mis les valises dans le coffre et direction leur maison. Afin je ne sais pas si on peut appeler ça une maison. Elle est grande très même et très joliment décorée. En tout cas elle était belle et ça doit prendre du temps de s’occuper d’une maison pareille.

-Henri :« Où est papa ? ».
-Pascaline :« Il est sorti s’occuper d’un client mais il sera là pour manger »
Et puis elle s’est adressé à moi
-Pascaline :« Viens avec moi ».

Elle m’a amené à l’étage et m’a montré la chambre qu’elle m’avait préparé. Elle m’a mise à côté d’Henri, c’était gentil de sa part. J’apprécie son attention.

-Elle :« J’espère qu’elle te plait ?»
-Moi :« Oui, elle est superbe »
-Pascaline :« Je te laisse t’installer. Fais comme chez toi ».
-Moi :« ok merci ».
J’ai sorti mes affaires de ma valise et les ai rangé dans l’armoire.

Henri est entré quelques minutes après
-Henri :« Alors tu es plus détendu maintenant ».
-Moi :« Oui ta mère est géniale »
-Henri :« Tu vois, je t’avais dit que vous vous entendrez bien ».

-Moi :« Oui elle est super. Tu lui as dit quoi quand on était à l’aéroport ?»
-Henri :« Ah ça c’est un secret mère-fils. Je ne peux pas te le dire ».
-Moi :« Ok je vois. Tu me caches des choses maintenant »
-Henri :« Je te cache plus de choses que tu peux l’imaginer »
-Moi :« Comment ça ? ».
-Henri :« Je plaisante mais celui-là je ne peux pas te le dire. Tu viens on va manger. Mon père est là tu pourras le connaitre ».
-Moi :« Ok allons-y ».

Son père était un vrai reubeu. Il était habillé comme les gens d’Arabie saoudite donc djellaba et foulard blanc rouge mais ça lui allait super bien. Donc il était beau dans son genre.

Je me suis cachée derrière Henri comme une petite enfant. Il me regardait amusé.

-Lui :« Bonjour. Je suppose que tu es Clarabelle, la copine d’Henri. Je m’appelle Ismail ; ravi de faire ta connaissance ».

-Moi :« Moi aussi Monsieur ».
-Ismail :« Pas de monsieur entre nous ».
-Moi :« Je t’appellerai Tonton Ismail dans ce cas ».
-Ismail :« Je te fais peur ?».

-Henri :« Laisse-la. Elle fait sa timide ».
-Pascaline :« Henri tu vas finir par le mettre mal à l’aise ».
-Moi :« Non vous ne me faites pas peur ».
-Ismail :« Approches alors que je te vois de plus prêt ».

Je me suis rapprochée. Il m’impressionne quand même

-Ismail :« Eh bien voilà. Tu as fait un bon voyage ?»
-Moi :« Oui merci ».
-Ismail :« Al hamdoulilah alors. Il faudra que tu nous présente à tes parents avant que vous ne repartiez ».

Wouah il faudrait déjà que je parle d’Henri à mes parents ,et ça monsieur je l’ai pas encore fait.

-Moi :« Bien sûr. Je les appellerai dans la semaine ».
-Ismail :« Très bien. On va manger ».
-Eveline en chuchotant :« Tu gères grave. C’est officiel tu es ma belle-sœur ».

-Moi :« Oui mais mes parents sont pas au courant »
-Eveline :« C’est le moment de leur dire ».
-Pascaline :« Dépêchez-vous avant que ça refroidisse ».
-Eveline :« On arrive maman ».

Ils avaient fait du poulet. J’ai fini mon plat. Je fais peut-être la timide mais pas quand il s’agit de manger. En plus j’avais faim donc les chichis on oublie.
Après avoir mangé, je suis montée dans la chambre pour téléphoner Sylvie.

-Sylvie :« Alors raconte comment ça s’est passé ? ».
-Moi :« Super ils m’ont bien accueilli ».
-Sylvie :« Ils sont comment ? ».

-Moi :« Eh bien, sa mère c’est une noire comme moi mais si tu la vois elle est super belle et son père c’est un reubeu et leur maison elle est énorme ».

-Sylvie :« Vous serez une belle famille et tu auras de beaux enfants. Au moins chez eux la beauté chez de génération en génération »
-Moi : «Lol tu es folle toi »
-Sylvie :« Je te complimente et tu me traites de folle. Sympa »

-Moi :« Mdr. Sylvie j’ai un problème ».
-Sylvie :« Tu as tout le temps des problèmes. Il y a quoi encore ? ».
-Moi :« Ils veulent que je leur présente mes parents ».
-Sylvie :« Et ça c’est un problème pour toi. Mais c’est génial ».

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-Moi :« Mais mes parents ne sont pas au courant pour Henri »
-Sylvie :« Ah oui. Tu feras d’une pierre d’un coup »
-Moi :« Tu crois que c’est simple ?»

-Sylvie :« Oui, je trouve que tu te complique trop la vie. Tu appelles ta mère et tu lui dis. Tôt ou tard tu devras le faire donc mieux vaut que tu le fasses maintenant ».
-Moi :« Oui mais imagine qu’elle n’accepte pas Henri. Les gabonais sont trop compliqués quand il s’agit d’histoire de couple ».

-Sylvie :« Tout ira bien. Tu réfléchis trop. Tes parents vont l’adorer. Si toi tu l’aimes il n’y a pas de raison qu’ils ne l’aiment pas ».

-Moi :« J’ai peur Sylvie. Toi tu es belge, tu ne connais pas d’autres réalités de chez nous »
-Sylvie :« Ne t’inquiète pas ma puce, ça ira ».
-Moi :« Merci ma puce. Il faut que je te laisse. Je te rappelle plus tard »
-Sylvie :« ok, bisou et arrêtes de t’inquiéter. Tout ira bien. Bye ».

J’ai raccroché, et puis Henri est venu me chercher au même moment.

-Henri :« Pourquoi tu t’enfermes ici ? ».
-Moi :« J’étais au téléphone avec Sylvie ».
-Henri :« Tu es sûre que ça va ? ».
-Moi :« Oui je vais très bien ».

-Henri :« Je ne suis pas convaincu. On dirait tu es ailleurs ».
-Moi :« Je sais mais je vais bien t’inquiètes pas ».
-Henri :« Si tu le dis. Tu viens avec moi , je vais voir un pote »

-Moi :« ok , ça me fera du bien de sortir ».
La famille d’Henri vit tantôt en France tantôt en Belgique , ils sont des nomades ou quoi

On est allé chez son meilleur ami, ils étaient ravis de se revoir en tout cas.
-Lui :« Henri toi aussi tu fais du laisser-aller. Tu m’aurais dit que tu venais avec une telle beauté je me serais fait beau pour l’accueillir ».

-Henri :« Toujours aussi beau parleur avec les filles à ce que je vois. Laisse-moi te présenter … »
-Lui :« Je te remercie mais je peux me présenter tout seul ».

Haaa il est drôle. Je sens qu’on va bien s’entendre. Il a pris ma main et m’a fait une bise.

-Lui :« Belle demoiselle Freddy pour vous servir »
-Moi :« Maintenant que tu m’en parles un serviteur ne me ferait pas de mal. Clarabelle la reine de Sabbat »
-Freddy à Henri :« En plus d’être belle elle a le sens de la répartie. D’où tu l’as déniché que j’aille m’en chercher une ».

-Moi :« Désolé pour toi je suis unique. Pas de duplicata ni de clone une seule version et tu l’as devant toi ».
-Freddy :« Oh je l’adore »
-Henri :« Du Calme, elle est à moi ».

-Freddy :« Je suis sûre que si tu me laisses seule avec elle pendant une heure. Elle te quitte pour moi »
-Henri :« Oui bien sûr. Ne l’écoute pas il est fou »
-Moi :« Il a peut-être raison. Il est pas mal »

-Freddy :« Qu’est-ce que je te disais ?. Même pas 5 minutes et elle est déjà sous mon charme »
-Henri :« Ah j’oubliais. Aucune femme ne te résiste ».
-Freddy :« C’est parce que je sais comment m’y prendre avec elles ».

Histoire d’amour

-Moi à Henri :« Il est toujours comme ça ? ».
-Henri :« Oui, là même ça va »
-Moi :« Et il a une copine ? ».
-Henri :« Oui et heureusement qu’elle n’est pas jalouse ».

-Freddy :« Je vous présenterez avant que tu rentres à moins que tu prennes sa place ».
-Moi :« T’inquiètes pas je saurais résister ».
-Freddy : « Je comprends pourquoi mon pote est si joyeux ces temps-ci. Ceci explique cela »
-Moi :« Normal je m’occupe bien de lui ».

-Freddy :« Je vois ça. Il est devenu comment dire sage ».
-Moi :« Ah oui !. Il était comment avant ?»
-Freddy :« Un vrai idiot »
-Henri :« Ne vous gênez surtout pas. Faites comme si je n’étais pas là ».
-Freddy :« Compte sur nous ».

On a discuté pendant super longtemps. Freddy était un amour de beau gosse.
On s’est échangé nos numéros avant que je parte. C’est sûr que je me suis fait un ami.
Henri m’a ensuite fait visiter un peu Paris puis on est retourné à la maison.

Une fois à la maison, je suis montée dans ma chambre pour appeler mes parents.

-Maman :« Allô mon bébé ».
-Moi :« Oui maman »
-Maman :« Comment vas ma petite fille ? ».
-Moi :« Très bien maman et toi ».
-Maman :« Je vais bien aussi chérie. Tu ne t’ennuies pas trop chez toi ? ».

-Moi :« Je ne suis pas chez moi ».
-Maman :« Ah bon. Tu es où alors ? ».
-Moi :« C’est pour ça que je t’appelle. Tu peux aller sur Skype avec papa ».

-Maman :« Qu’est-ce qu’il y a ?. Tu m’inquiètes, il t’est arrivé quelque chose de grave ?»
-Moi :« Non maman tout va bien. C’est juste que je dois vous parler ».
-Maman :« Ok allons-y »

Je préfère leur dire face à face enfin en vidéo quoi. C’est mieux, au telephone non.
Je me suis connectée et ai attendu. Puis ma mère m’a appelé 10 minutes après.

-Papa :« Bonsoir ma chérie ».
-Moi :« Bonsoir papa ».
-Papa :« Ta mère a dit que tu voulais nous parler ».
-Moi :« Oui papa »

-Maman :« Tu es où là ?».
-Moi :« Je suis en France »
-Papa :« Tu es allé voir des amis ? »
-Moi :« Pas exactement ».

Je ne savais pas comment leur dire. Je me demande comment Henri s’y est pris pour parler de moi à ses parents.

-Moi :« En fait je suis en couple et… ».
-Maman :« Tu es seule avec un garçon. Qu’est-ce que tu as fait Clarabelle ?.

Tu n’es pas enceinte j’espère parce si c’est ça tu vas avoir de graves ennuis jeune fille ».
Wouah , c’est ce que je craignais.
Les parents africains ont des réactions tellement bizarres.

À SUIVRE…

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