Vie-couple-africain
Spread the love

La plus part du temps quand Chems venait il dormait, il paraissait déçu mais je n’y pouvais rien, c’est un bébé et il a ses heures de sommeils. Il ne l’a vu que deux fois réveiller, il pouvait rester plusieurs minutes entrain de l’observer, comme s’il craignait qu’il disparaisse…(Suite de l’Histoire d’amour)

Ma Vie 💐👉Épisode 23

Auteur : 🌷🌷🌷🌷🌷

Je suis sortie de l’hôpital quatre jours plus tard, Chems est venu me chercher pour me ramener à la maison. J’étais quand même contente de sortir de la clinique, je n’en pouvais plus de rester enfermer entre quatre murs.

Il m’a déposé m’a aidé à ramener le couffin puis il est reparti au bureau, en partant, il m’a demandé

– Lui : Pourrais-je revenir le voir ce soir

– Moi : Bien sur Chems, tu es le bienvenu

Mon frère avait emménagé une chambre pour le bébé, il l’avait bien décoré

– Moi : Baidy c’est magnifique

– Maman : Il n’y a rien de magnifique car il ne va pas se coucher dans cette chambre.

– Lui : Pourquoi pas?

– Maman : Baidy, nous ne sommes pas des blancs, il dormira avec sa mère c’est tout, en plus ils ne vont pas durer dans cette maison

J’ai compris où elle voulait en venir mais je n’ai pas relevé

– Lui : Maman, ce ne sont pas des idées de blanc comme tu dis mais un bébé aussi a besoin de son intimité

– Maman : Depuis quand les bébés ont besoin d’intimité

– Moi : Maman, laisse le tu sais qu’il aime provoquer tout le monde

– Lui : C’est dommage que vous ne vouliez pas progresser dans la vie, ouvrez-vous à la civilisation occidentale

– Moi : Oui oui c’est cela, en attendant aide moi plutôt avec le bébé, je vais prendre une douche

– Lui : D’accord donne moi le petit cœur

Depuis que je suis sortie de la clinique Maman avait engagé une dame qui venait me masser tous les jours de même que le bébé.

Chaque fois avant de me masser elle me faisait prendre un bain chaud et après elle me masse, quand elle finit je me sens détendue et en pleine forme. C’est tout le contraire de mon bébé, quand elle le masse il pleure avec tellement force que j’ai envie de le lui reprendre. Il faut dire qu’elle y va de manière forte, mais d’après tout le monde c’est nécessaire donc je dois la laisser-faire. Le pauvre à chaque fois qu’elle finit, il s’endort toute la journée.

La plus part du temps quand Chems venait il dormait, il paraissait déçu mais je n’y pouvais rien, c’est un bébé et il a ses heures de sommeils. Il ne l’a vu que deux fois réveiller, il pouvait rester plusieurs minutes entrain de l’observer, comme s’il craignait qu’il disparaisse.

Dés fois je le taquinais

– Moi : Tu sais, il ne va pas s’envoler ton fils

– Lui : Je sais, c’est juste que j’ai envie d’être avec lui mais à chaque fois que je viens il est toujours en train de dormir, ce n’est pas intéressant.

– Moi : Les bébés à cet âge il n’y a rien d’intéressant, ils passent tout leur temps à dormir, donc tu ne rates rien.

Il paraissait déçu mais ce n’est pas de ma faute s’il n’est pas avec son fils. Il n’aimait pas cette situation, mon mari est toujours déstabilisé s’il perd le contrôle d’une situation et c’est le cas ici. J’essayais de lui remonter le moral autant que je peux.

Le baptême arrivait, il ne restait que trois jours, avec Chems nous avons décidé de ne pas faire une grande fête juste quelques chose de simple. Mais c’était sans compter avec ma mère qui elle voulait faire une grande fête, elle me le répétait tout le temps

– Elle : Tu es ma fille ainée, je vais faire une fête et inviter tous les parents de ton père comme cela ils fermeront leur gueule à jamais

– Moi : Maman c’est mon baptême ,tu ne peux pas nous imposer une fête

– Elle : Et puis quoi encore, je le ferai avec ou sans vous

– Moi : Ce n’est pas juste, tu imposes toujours les choses aux gens donc tu le feras toute seule

– Elle : Et avec plaisir, tout le monde verra que ton mari et toi vous vous êtes remis ensemble et que ce bébé est le sien

– Moi : Qui t’a dit que nous sommes de nouveau ensemble

– Elle : Je m’en fous tout ce que je sais c’est qu’il viendra le jour du baptême afin de montrer à tout le monde que ces rumeurs n’étaient pas fondées

– Moi : Fais comme tu veux moi, je vais aller me coucher

– Elle : Je n’ai pas fini, nous devons parler des préparatifs

– Moi : Ah non-maman, je suis fatiguée appelle plutôt tes sœurs

Quand elle avait une idée derrière la tête elle n’en attendait pas, mais cette fois-ci ce sera sans moi.

J’avais décidé de combiner le lait maternel avec le biberon cela bien sur contre l’avis de ma mère, qui elle pensait que c’était trop tôt; mais moi je pensais au moment où je reprendrais le travail, ou mes études.

De ce fait lorsque je dormais ou que j’étais occupée on le nourrissait avec le biberon, il semblait s’adapter à cette méthode, je sais que j’aurai pu attendre mais pour certains bébés une fois qu’il prennent l’habitude ils refusent carrément le biberon.

Ce soir-là j’ai attendu Chems pendant longtemps mais il n’est pas venu, je pensais qu’il aurait aimé coucher son fils.

Cinq minutes plus tard il rappelle

– Lui : Je suis désolé, je ne pourrai pas passer aujourd’hui, j’ai un empêchement

– Moi : Ah ok, quel genre d’empêchement?

– Lui : C’est le travail j’ai un diner d’affaires

Mais pendant qu’il parlait, j’ai entendu la voix d’une femme qui disait Chems chéri

– Moi : Hum, un diner d’affaire et avec qui?

– Lui : Quelques membres de l’entreprise, mais ne t’en fait pas demain je passerai le matin

– Moi : Bonne soirée

C’est qui cette femme qui parlait, et que faisait-elle chez moi à cette heure, appelant mon mari chéri, j’ai voulu rappeler, mais me suis dit que je n’en avais pas le droit, la Mira impulsive s’est fini, je suis mère maintenant par conséquent responsable. En plus de cela je n’avais aucun droit de le questionner, nous ne vivons plus ensemble.

Mais malgré cela, je ressentais un peu de jalousie, cela fait plus de sept mois que l’on s’était quittés, je ne sais pas si durant tout ce temps il m’est resté fidèle, n’a-t-il pas rencontré d’autres femmes.

Je sais que c’est un homme avec des besoins, besoins qui étaient vraiment conséquents, rien qu’à cette pensée mon cœur se serre. Je n’ai pas envie de partager mon mari avec quiconque sur cette terre, cet homme m’appartient à moi seule.

—Le Lendemain Matin—

Vers 7h, j’étais déjà levée, car mon bébé me réclamait, j’avais l’impression de n’avoir dormi que deux heures. Il pouvait se réveiller quatre fois voir plus par nuit, j’étais épuisée. Il fallait que je le nourrisse avant de lui faire prendre son bain, ma mère m’avait montré comment je devais procéder, mais c’est toujours difficile de le faire seul, car il était trop petit, j’avais l’impression de le blesser.

En plus de cela il ne semblait pas aimer l’eau, il pleurait tout le temps que duré le bain.

Chems, lui est arrivé vers 8h, il a trouvé la bonne avec le bébé moi j’étais en train de prendre mon bain. Lorsque je suis sorti, je l’ai trouvé avec le bébé dans les bras, dans ma chambre.

– Moi : Bonjour, tu es là depuis quand

– Lui : Plus d’un quart d’heure,

– Moi : Je prenais mon bain

– Lui : Je vois, dis-moi tu le laisses seul avec la bonne

– Moi : Il faut bien que je prenne un bain, je ne peux pas l’amener dans la douche

– Lui : Oui, mais cette fille est vraiment jeune

– Moi : Chems elle se contente juste de le surveiller de toute les façons je n’ai pas duré en plus je n’avais pas fermé la porte

– Lui : Il te faut quelqu’un pour t’aider

– Moi : Je peux m’en occuper seule , je n’ai pas besoin que l’on m’aide du moins pas maintenant quand je reprendrais mes activités peut être.

– Lui : Hum, on verra bien

J’avais envie de lui demander pourquoi ce hum, puis je me suis tut, je ne voulais pas polémiquer tôt le matin, donc je n’ai pas parlé.

– Moi : Alors et ton diner d’hier

Je n’ai pas pu m’en empêcher ça me brulait les lèvres

– Lui : Cela s’est très bien passé, c’était fructueux

J’ai voulu lui demander le nom de la femme que j’avais entendue parler hier, mais je me suis juste contenté de me taire. J’aurai pu me lancer lui demander qui c’était mais moi-même je n’avais pas envie qu’il pense que je le surveille.

– Lui : Sinon tu vas bien toi, tu te reposes bien j’espère

– Moi : Ça va

– Lui : Tu sais que tu as besoin de beaucoup de repos pour reprendre des forces

– Moi : Oui je sais, mais je ne peux pas le faire maintenant, je me lève quatre fois par nuit, je ne dors pas assez, heureusement que Maman est là

– Lui : Je comprends, j’aurai pu t’aider, mais vu les circonstances, c’est impossible

– Moi : Hum

Je suis sortie pour faire mon petit-déjeuner, je l’ai laissé seul avec son fils. À mon retour le bébé était déjà en train de dormir, il l’avait couché, nous avons refermé la porte puis nous sommes allés au salon. Il n’est pas resté plus de dix minutes car notre discussion a tourner court, il parlait et moi j’étais ailleurs. le remarquant il est reparti en me disant qu’il allait revenir le soir.

Toute la journée je l’ai passé à ruminer sur cela, et s’il avait une maitresse car les hommes sont tous pareils, nous sommes longtemps restés séparer toutes sortes de d’hypothèse m’a traversé la tête. En plus de cela le fait qu’il n’ait pas voulu me répondre m’a rendu un peu septique.

Le fait de penser à toutes ces choses a mis mes nerfs à rude épreuve de ce fait j’étais vraiment tendue donc le soir quand il est revenu, j’étais à bout. Il est venu avec un tas de cadeaux pour moi, je ne les ai pas regardés, je ne voulais pas qu’il me couvre de cadeaux car j’avais l’impression d’être acheter

– Moi : Tu n’as pas besoin de me donner tant de choses

– Lui : C’est juste des cadeaux Mira , tu es ma femme, j’ai envie de te faire plaisir

– Moi : Oui mais pas trop, cela me gêne

– Lui : Ah bon, d’accord alors

Je sais que j’en fais un peu trop mais j’étais en colère contre lui comment peut-il ramener une femme chez nous. Il a commencé la conversation, mais moi je ne suivais pas, je répondais par bout de syllabe, toute mon attention était tournée vers la fille d’hier soir, je voulais savoir qui c’était.

– Chems : Tu en penses quoi

– Moi : Quoi?

– Lui : Tu n’écoutais pas, qu’est-ce qu’il y’a tu es devenu bien distraite depuis tout à l’heure

– Moi : C’est juste la fatigue, tu disais quoi?

– Lui : Que j’avais une idée sur le nom que nous allions donner au bébé

– Moi : Et qu’as-tu choisi?

– Lui : Je pensais à Seydou Omar Dia le nom de ses grands deux grands parents comme cela personne ne sera lésé

– Moi : J’aime bien ce nom, mais ne te crois pas obliger de partager ce nom, c’est ton fils après tout,

– Lui : C’est quoi ton problème Mirabelle?

– Moi : Pourquoi tu me demandes cela?

– Lui : Tu es si négative, tu n’es jamais contente, tu ne peux pas juste accepter les choses sans essayer de leur trouver une raison.

– Moi : Écoutes Chems

– Lui : Non toi tu écoutes, arrêtes de penser que tout ce que je fais j’attends un contre partie, tu ne peux pas m’obliger à faire quoi que ce soit tu le sais très bien je le fais parce que j’en ai envie, j’essaie juste de me montrer prévenant avec toi car c’est aussi ton fils, tu as le droit de choisir, mais il faut toujours que tu gâches les choses.

Il s’est levé pour partir

– Moi : Tu t’en vas

– Lui : Oui je ne peux pas rester avec une personne qui ne me fait confiance en rien, même si c’est de ma faute.

J’ai voulu le retenir, mais à quoi bon, il avait raison, j’étais méfiante sur tout mais à qui la faute, en plus de cela cette voix me torturait. Tout de même j’étais un peu désolée je ne voulais pas me comporter comme une peste avec lui.

—Le lendemain—

Toute la matinée; il n’a pas appelé ; le soir Abdou et Mina sont venus me rendre visite,

– Moi : Ce n’est pas trop tôt, je pensais que tu m’avais abandonné

– Elle : Jamais de la vie il est où le bout de chou

– Moi : Dans la chambre, allez-y le voir

Ils sont revenus dix minutes plus tard

– Abdou : Il est beau mon bébé Mirabelle

– Mina : Oui vous avez fait un beau boulot

– Abdou : En parlant de cela, il est où Chems?

– Moi : Je ne l’ai pas encore vu de la journée

– Lui : Ah bon, hier pour qu’il vienne dîner avec nous il a fallu le forcer,

– Moi : Il m’a dit qu’il avait un dîner d’affaires

– Lui : Oui, nous avons un diner avec quelques partenaires d’ailleurs Mina m’avait accompagné

C’était bizarre, j’aurai reconnu la voix de Mina tout de même

– Mina : S’aurait été bien si ton mari nous avez épargné de regarder sa montre toutes les cinq minutes

– Abdou : C’est vrai qu’il avait hâte que cela finisse

– Moi : Tu ne t’es pas sentie seule avec tous ses hommes

– Elle : Elle n’était pas seule, il y avait la femme de l’un d’entre eux

J’ai fait un ouf de soulagement, je me sentais du coup très légère ,cette femme n’était pas là pour lui.

Abdou est rentré seul Mina, elle est restée avec moi, quand nous furent seules, elle me dit

– Elle : Tout à l’heure j’ai l’impression que tu étais soulagée d’entendre qu’il y’avait des femmes à ce diner

– Moi : On ne peut rien te cacher toi, au fait hier quand Chems appelait, j’ai entendu une femme dire chéri tu e prêt; je n’ai pas voulu demander à Chems qui s’était

– Elle : Ok je vois c’est la femme d’un de ses partenaires elle n’est même pas sénégalaise, elle rentre demain de toute facon

– Moi : J’avoue que j’ai pensé que c’était sa maitresse, je sais, je suis ridicule

– Elle : Non, tu ne l’es pas, tu ferais mieux de songer à retourner dans ton foyer, je pense que tu joues avec le feu cela fait trop longtemps que ton mari est seul, tu sais comment sont les filles de Dakar. Et même s’il t’aime, il reste un homme.

– Moi : Je sais Mina, je sais

– Elle : Pense-y il va finir par se lasser à force de courir derrière toi certes il a fait des erreurs mais il a reconnu ses torts et laisse moi te dire une chose si jamais il tombe entre les mains des filles de maintenant, tu le perdras à jamais. Donc retourne dans ton foyer, tu as un enfant avec lui, vous formez une famille; donne-lui une deuxième chance d’accord. En plus de cela tu l’aimes sinon le fait de penser qu’il puisse être avec une femme ne te ferait pas du mal.

– Moi : Bien sur que je l’aime, c’est mon mari, c’est le père de mon enfant

– Elle : Alors ne le fait pas trop attendre

– Moi : Il m’a dit de prendre tout le temps dont j’ai besoin et justement, j’ai besoin de temps.

– Elle : Tu sais ce qui risque de t’arriver perdre le beurre et l’argent du beurre. Tu dois te décider, et maintenant, il y’a beaucoup de choses en jeu Mira.

Longtemps après son départ j’ai repensé à ce qu’elle m’avait dit , elle avait peut-être raison. De toutes les façons cette situation ne peut plus continuer, il ne peut pas toujours venir passer une heure avec son fils et je sens que ce n’est plus suffisant pour lui.

__________________________________________

À Suivre…

Laisser un commentaire