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Cela faisait deux semaines que ma tante voulait me parler mais moi de mon coté je n’avais pas envie qu’elle se mêle de ma vie davantage. Et je sais qu’elle me parlera de mon mariage…(Suite de votre histoire d’amour)

Ma Vie Épisode 16

Auteur : Pat Chr

Dans Le bureau de Karim

Son téléphone sonna

– Chems : Oui allo, ah bonjour ma tante!!!

– Tata Aicha : Bonjour mon chéri comment tu vas?

– Lui : Je vais bien et toi Samira m’a dit que tu étais malade

– Elle : Ce n’est rien juste la vieillesse ne t’inquiète pas, j’espère que tu n’as pas oublié que tu devais venir dîner à la maison demain.

– Lui : Oui je n’ai pas oublié, je viendrais

– Elle : Tu ne vas pas encore annuler à la dernière minute, cette fois -ci

– Lui : Non, promis ma tante je viendrais

Cela faisait deux semaines que ma tante voulait me parler mais moi de mon coté je n’avais pas envie qu’elle se mêle de ma vie davantage. Et je sais qu’elle me parlera de mon mariage.

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Mon père est actuellement à Dakar, d’ailleurs, je dois le rencontrer tout à l’heure chez lui. Du moins répondre à sa convocation. J’ai pris ma journée et je suis partie voir mon père. Lorsque je suis arrivé, il m’a fait attendre au moins une demi-heure avant de sortir. Je voulais même rentrer tellement j’étais énervé d’attendre, il me convoque après il prend son temps alors que j’ai laissé mon boulot.

– Papa : Bonjour Chems

– Moi : Bonjour Papa comment tu vas? tu as fait un bon voyage?

– Lui : Oui merci

– Moi : Ah c’est bien alors et ton séjour c’est bien passé?

– Lui : Qu’est-ce qui t’amène ici, débattre sur mon voyage?

– Chems : Je m’excuse, je voulais juste prendre de tes nouvelles.

– Lui : Je vais bien ne t’inquiète surtout pas, je peux prendre soin de moi chose que l’on ne peut pas dire venant de toi.

– Chems : Qu’est ce que j’ai encore fais?

– Lui : Ah tu ne le sais pas, je te donne une femme et toi, tu n’as rien trouvé d’autre à faire que de la chasser de la maison.

– Chems : Mais je l’ai chassé parce qu’elle le mérite

– Lui : Ah bon pourrais -je savoir ce qu’elle t’a fait de si grave pour que tu la chasses?

– Chems : Elle m’a trompé

– Lui : Quoi? tu racontes du n’importe quoi mon garçon, jamais elle ne sera capable d’une telle monstruosité, cette fille est la bonté personnifiée .

– Chems : Et pourtant, elle l’a fait

– Lui : Comment tu le sais, tu l’as vu?

– Chems : Moi non mais tante Aicha et le chauffeur m’ont tous confirmés qu’elle recevait son amant à chaque fois que je partais en voyage.

Il a réfléchi pendant longtemps avant de déclarer

– Lui : D’après ta tante Seynabou toute cette histoire est fausse, et que c’est montée de toute pièce, et tout comme moi elle ne croit pas à la culpabilité de ta femme.

– Chems : Oui mais je suis désolé que vous n’y croyait pas mais c’est tante aicha qui l’a découvert, tu ne voudrais pas quand meme que je mette en doute ses paroles.

– Lui : Et pourquoi mettrais-tu les paroles de ta femme en doute?

– Chems : Tu voudrais que je choisisse de ne pas croire la femme qui m’a élevé quand personne ne voulait de moi, quand toi tu étais occupé à voyager en abandonnant ton fils de six ans. Tu voudrais que je ne la croie pas au profit d’une fille que je connais il n’ya même pas une année.

– Lui : Mais qui t’a mis ses bêtises dans la tête qui t’a dit que personne ne voulait de toi c’est ta tante. J’en ai marre de te voir me jeter cette phrase à la figure tout le temps. Laisse moi te dire une bonne chose elle ne t’a pas élevé car à chaque fois que je revenais de voyage je te prenais avec moi, en plus toute la famille de ta mère voulait te prendre à sa mort mais Aicha m’a convaincu que tu devais rester avec moi. Chose qui est tout à fait normal je suis ton père en même temps mes obligations ne me permettaient pas de rester tout le temps avec Toi. Et c’est là qu’elle a proposé son aide, il n’y a pas un seul jour où je ne regrette pas de lui avoir confié ta garde.

– Chems : Mais de quoi parles tu , comment peux tu être si ingrat envers elle, après tout ce qu’elle a fait pour moi

– Lui : Oh ferme la, elle n’a jamais rien fait pour toi à titre gratuit toutes ses années elle n’a fait que bouffer mon argent, pour chaque petit service qu’elle t’a rendu elle me la facturait double.

Je ne savais plus quoi dire, je n’ai jamais su que mon père vouait autant de colère à ma tante.

– Lui : Ne fais pas cette tête, depuis toujours, elle te manipule, te ment ; elle te monte même contre moi qui suis-je ton père en te faisant croire que je ne t’aime pas assez pour m’occuper de toi. En plus de cela, elle n’a fait que vivre sur ton dos pour pouvoir payer ses voyages et son train de vie luxueux.

– Chems : Mais ce n’est pas vrai elle a toujours été riche

– Lui : C’est faux c’est ton héritage maternel qu’elle a dilapidé je regrette de lui avoir donner accès à ton argent mais je lui faisais confiance c’est ma sœur tout ce que j’ai pu sauver c’est la maison.

– Chems : Et tu attends toutes ces années pour me dire la vérité, tu m’as laissé toutes ces années pensait que Maman n’avait laissé qu’une maison.

– Lui : Jamais je ne te l’aurai di ,si tu n’avais pas cette dépendance envers elle, si elle ne continuait pas à te manipuler comme un garçon de dix ans. Elle ne t’a gardé que par pur intérêt, si tu étais pauvre jamais elle ne l’aurait fait.

– Chems : Mais, Papa…

– Lui : Il n’y a pas de mais qui tienne pendant longtemps je t’ai ménagé maintenant c’est fini, prends tes propres décisions et agis en homme. Si ta femme t’a trompé tu le sauras mais au moins fais des recherches ne te base pas juste sur ce qu’elle t’a raconté, car vois tu ta tante est dangereuse.

– Chems : Je n’ai jamais su pour l’héritage, si tu savais qu’elle était mauvaise pourquoi m’as-tu laissé avec elle.

– Lui : Nous ne voulions pas que tu perdes une autre mère encore une fois et tu étais tellement attaché à elle.

– Moi : Je ne te crois pas, c’est faux jamais elle n’aurait fait une chose pareille.

– Lui : D’accord tu ne me crois pas je vais te montrer les papiers du notaire, tu verras ce que ta mère t’avait laissé comme somme d’argent.

Il est revenu avec des papiers sur lesquels figuraient l’ensemble des biens de ma mère, il y’avait une maison c’est-à-dire la mienne, plus une autre maison à Sally un compte bancaire remplit d”argent que je n’ai jamais vu la couleur de l’argent.

– Moi : Mais où est passé l’argent et comment as-tu pu lui laisser les numéros du compte.

– Lui : Son mari, ton oncle était le notaire de ta mère c’est lui qui a toujours veillé sur ton argent, mais à sa mort ta tante en a profité, c’était pour tes besoins, je voulais juste faciliter les choses.

– Moi : Dis plutôt que tu ne voulais pas être dérangé.

– Lui : Je regrette, je lui faisais confiance c’est ma sœur

Je me suis levé il fallait que je m’en aille, je ne pouvais plus en entendre davantage.

– Papa : Tu vas où comme çà je n’ai pas fini.

– Moi : J’en ai assez entendu pour aujourd’hui, j’ai besoin de me retrouver seul un peu excuse moi.

Je me suis levé pour partir chez moi, je ne savais plus où me donner la tête avec toutes les révélations de mon père.

Pendant tout ce temps j’ai vécu dans le mensonge, la personne que je pensais aimer le plus au monde m’a trompée, mentie.

—En Soirée (Des Heures Après)—

J’ai décidé d’aller diner chez ma tante il fallait que je tire toute cette histoire au clair. Je me disais que ce n’est pas normal que durant toutes ces années je ne me suis pas rendu compte avec quel genre de femme je vivais.

Je suis restée durant tout le diner à observer ma tante, j’essayais de comprendre tout ce que mon père m’a raconté, ma tante s’est rendu compte que j’étais distrait.

– Elle : Tout va bien?

– Moi : Oui ca va

– Elle : Tu sembles ailleurs, tu as des soucis, tu sais que tu peux tout me dire

– Moi : Non rassures toi je n’ai pas de problème

– Elle : C’est bon alors, tu sais que je serais toujours là pour toi

Je la regardait en essayant de détecter une once d’hypocrisie sur son visage mais rien je ne sais pas comment elle fait, elle m’a volé tout l’argent que ma mère m’avait laissé.

– Elle : Il parait que ta femme est enceinte?

– Moi : Oui

– Elle : J’espère que tu tiens le coup, je sais que c’est dur mais ca va passer

– Moi : Mais il n’y a aucun souci ma tante je suis heureux d’être père

– Elle : Tu me racontes quoi là tu veux dire que tu penses que cet enfant est de toi, mais mon fils tu as perdu la tête.

– Moi : Non ma tante, j’ai toute ma tête et je suis convaincu que cet enfant est le mien.

– Elle : Tu veux me faire croire qu’après tout ce qui s’est passé, tu veux reconnaître cet enfant.

– Moi : Que s’est–il passé exactement ma tante parce que moi jusqu’à maintenant je ne sais pas ce qui s’est passé.

– Elle : Mais de quoi est-ce que tu parles mettrais-tu ma parole en doute, tu ne me crois pas c’est cela?

– Moi (en riant) : En ce moment je ne crois plus en grand-chose

– Elle : D’accord donc si je comprends bien tu n’as pas confiance en ce que je t’ai raconté et que j’ai vu de mes propres yeux, tu crois que je ne suis pas honnête avec toi allez dis moi.

– Chems : Je n’ai jamais rien dit de telle mais je pense juste que si on n’arrive pas à être honnête avec les autres comment le seront nous avec nous-mêmes.

Elle est restée bouche bée, elle semblait très en colère

– Elle : Nous y voilà tu oses me parler ainsi Chems , tu oses me traiter de menteuse ,moi qui me suis toujours occupée de toi qui t’aimé plus que mes propres enfants.

– Chems ; Et je me demande vraiment pourquoi?

– Elle : Qu’est-ce que tu veux dire par là?

– Chems : Rien ça n’a plus d’importance maintenant. Je te remercie pour le dîner mais je m’en vais.

– Elle : Reste ici tu vas me dire ce à quoi tu voulais faire allusion Chems.

Je ne pouvais plus l’écouter, être dans la même pièce qu’elle me rendait malade, elle m’a volé, m’a menti Dieu seul sait ce qu’elle m’a encore fait.

Chez Mirabelle

Il était 21h passés, j’étais seule à la maison avec mes parents, mon frère est sorti, je n’ai pas voulu l’accompagner car je suis fatiguée. Mon ventre commence à me gêner en plus çà remue pas mal à l’intérieur.

J’étais assise sur la véranda en train de lire un roman que Raïssa m’a amené, lorsqu’on a sonné à la porte.

Qui cela pouvait être à cette heure-si, Baidy avait déjà une clé.

Je suis partie ouvrir, et là je tombe sur Papa omar, mon beau-père.

– Lui : Bonsoir, ma fille

– Moi : Bonsoir, mais qu’est-ce que vous faites là?

– Lui : Je suis venu te voir, je peux entrer?

– Moi (en m’effaçant) : Mais bien sur, vous êtes toujours le bienvenu

Je l’ai amené au salon je lui ai offert un jus

– Moi : Vous allez bien, çà fait longtemps.

– Lui : Oui je vais bien, je viens de rentrer de voyage

– Moi : Ah, vous n’étiez pas là?

– Lui : Oui durant tous ces mois, c’est pour cela que je ne suis pas venu te voir ma fille.

– Moi : Ah d’accord

– Lui : Tu pensais que je ne voulais pas te voir?

– Moi : Comme tout le monde actuellement, je suppose que vous êtes au courant.

– Lui : Oui Seynabou m’a tout raconté, mon imbécile de fils n’a pas jugé bon de me le dire, et je te rassure je ne pense pas que tu puisses faire cela.

– Moi : Merci , çà me touche que vous me croyez, car j’avoue que j’ai cru que vous me croyez coupable, et rien que d’y penser me rendait malade car je vous apprécie beaucoup et votre opinion compte pour moi.

– Lui : Je sais , et ne t’inquiète surtout pas tout reviendra dans l’ordre je te le promets je découvrirais toute la vérité.

Je n’ai rien dit, je me suis juste contenter de hocher la tête

– Lui : Et le bébé, tu sais de quelle sexe il sera?

– Moi : Non j’ai préféré que ça soit une surprise

– Lui : C’est bien ma fille, et tu aimerais que ce soit quelle sexe?

– Moi : Une fille, comme ça Chems cessera d’être moins arrogant

Cette dernière phrase m’avait échappé et j’étais un peu gênée.

– Lui (en riant) : Ne sois pas désolée, non seulement il est arrogant mais en plus têtu comme une mule.

Mes parents sont venus nous rejoindre, nous avons beaucoup parlé, il s’est excusé aux prés d’eux de ne pas être venu plus tôt. Finalement, il a pris congé vers 22h30, car il faisait tard en plus j’étais crevée.

J’avais beaucoup réfléchi sur les paroles de tonton omar cela me faisait plaisir qu’il me croit innocente, mais cela ne résoudrait pas mes problèmes.

Le plus important, c’était que la personne concernée, c’est-à-dire Chems me croit, et cela, c’était loin d’être gagné. Moi dans tous les cas, j’avais décidé de passer à autre chose, je m’en tenais à cela.

Le lendemain de la visite il ( Beau-père) m’a envoyé son chauffeur qui m’a remis de l’argent, argent que j’ai rendu bien sûr. Il est revenu en personne me voir, lorsque je l’ai vu, je lui ai di

– Moi : Je suis désolée que vous vous dérangiez

– Lui : Ce n’est rien, je voulais juste savoir pourquoi tu ne veux pas de cet argent

– Moi : Parce que j’ai tout ce qu’il me faut, en plus je n’aimerais pas que votre fils m’accuse encore de vous avoir escroqué

– Lui : N’importe quoi, non seulement ce n’est pas son argent de ce fait, il n’a rien à dire

– Moi : Je sais, mais sérieusement mon père s’occupe de tout, je ne manque vraiment de rien

– Lui : Oui, mais moi aussi j’ai les mêmes droits que ton père, je suis son grand-père c’est mon premier petit fils, ne m’exclut pas de sa vie

– Moi : Bien sur que non, vous ferez partie de sa vie, c’est juste que…

– Lui : Donc laisse moi participer, m’occuper de lui, à quoi cela sert tout mon argent si je ne peux pas en donner à mon petit-fils.

C’est vrai qu’il avait raison, mais je ne voulais pas prendre son argent, je n’avais pas envie que Chems me taxe encore d’escroc, moi aussi, j’ai ma fierté.

– Moi : Vous savez ce qu’on va faire avec l’argent

– Lui : Je t’écoute

– Moi : Vous allez mettre cela dans un compte, comme cela lorsque, j’aurai un besoin, je pourrais en prendre.

– Lui : J’avoue que c’est une solution, de toutes les façons, ce sera pour vous.

– Moi : Je le sais et je vous remercie vraiment pour tout.

– Lui : C’est normal que je prenne soin de vous, c’est moi qui ai voulu que vous épousez mon fils.

– Moi : Oui, mais vous n’êtes pas responsable de ses actes il est majeur.

Il est resté déjeuner avec moi , décidément j’adorais cet homme, rien à voir avec son fils.

—Une Semaine Plus Tard—

J’ai commencé à recevoir des appels bizarres où on me menaçait, cela avait commencé par des menaces simples, du genre sale pute, salope. Puis c’est devenu bien plus pire, je recevais des menaces de mort.

Un jour, l’appel a été tellement virulent, la personne au bout du fil m’a menacé en me disant de faire attention sinon il allait me tuer moi et mon bâtard. Et évidemment, la personne ne décliner jamais son identité et en plus de cela coupait avant que je ne puisse dire quoi que ce soit. Et chaque fois, c’était un numéro différent.

Mes parents ont décidé que je devais porter plainte contre x. Chose que nous avons faites. Mais la police n’arrivait pas à remonter sur la personne, car elle n’utilisait jamais deux fois la même puce.

J’étais angoissée à mort, je ne dormais plus, à chaque fois que mon téléphone sonnait, si je ne connaissais pas la personne je ne prenais pas.

La personne s’est alors contentée de m’envoyer des messages. Finalement, je n’osais plus allumer mon téléphone, tellement j’avais peur de recevoir encore ces messages. À force de m’inquiéter ma tension a finit par monter, mon médecin m’a demandé de me reposer et d’arrêter de stresser car je mettais la vie du bébé en danger.

J’avais une petite idée d’où cela pouvait venir, mais comme je n’étais sur de rien, j’ai appelé les filles pour leur en parler peut être, elles auront une solution.

D’après Raïssa elle était sure et certaine que c’était l’œuvre de Samira et Nael.

– Mina : Oui, je suis d’accord avec toi, mais nous n’avons pas de preuve donc tu ne peux rien faire à part porter plainte contre X

– Moi : C’est déjà fait, de toutes les façons, ils n’arrivent pas à remonter jusqu’à la personne, car elle n’utilise jamais le même numéro.

– Mina : Intelligentes en plus, ces salopes

– Moi : Oui sauf qu’avec cette histoire moi, je ne dors plus, je suis stressée à max ma tension a augmenté, c’est un risque pour mon bébé. D’après mon médecin, je dois me reposer, c’est pour cela, j’ai changé de numéro, mais çà recommence et je ne sais vraiment pas comment elles ont fait pour avoir mon nouveau numéro, là j’ai vraiment peur merde.

– Raïssa : Calme-toi, nous réglerons ce problème, personne ne touchera à ton bébé.

– Moi : Ces femmes sont capables de tout, mon Dieu comment j’ai pu entrer dans cette famille de dingue , tu sais très bien que pour elle tous les moyens sont bons pour marier Chems à sa fille.

– Mina : Du calme Mirabelle tu sais que ce n’est pas bon pour le bébé

– Moi : Tu as raison, dites moi votre solution

– Raïssa : Mina va en parler à ton mari si ce sont ces cousines il leur demandera d’arrêter

– Moi : Quoi, non, non et non ne mêler pas Chems dans cette histoire, je ne veux pas entendre parler de lui.

– Mina : Tu ne vas pas le fuir toute ta vie, s’il peut t’aider, il le fera après tout, c’est sa famille.

– Moi : C’est non un point c’est tout, je ne veux plus rien lui devoir, de toutes les façons il ne me croira pas , il n’a yeux que pour ces sorcières.

– Raïssa : Ok on se calme donc tu n’as qu’à le dire à ton beau-père.

– Moi : Lui dire quoi, je pense que votre sœur et ses filles m’envoient des menaces de mort, soyez raisonnable

– Mina : Pourquoi pas, c’est la vérité nor, tu as peur de quoi au juste

– Moi : Mais de rien

– Elle : Alors fais le c’est sûr qu’il trouvera une solution

– Moi ; Je lui dirai après

– Raïssa : Soit tu le lui dis soit nous le disons à Chems

– Moi : Ok vous avez gagné

– Raïssa : Cool alors et toi comment tu ne te sens trop fatigué

– Moi : Comme une baleine, j’enfle de partout, en parlant, tu veux bien me masser les pieds

– Raissa : Sans-souci chérie

– Moi : Merci, je t’adore, tu es ma préférée.

– Mina : Ne t’y trompe pas Raïssa ; avant-hier c’était moi, hier c’était Baidy, même la petite Aicha y passe

– Moi : Ne l’écoute pas, elle ment, tu as toujours été ma préféré elle est jalouse.

– Elle : Hum c’est ça allez donne tes pieds

Ces derniers temps j’avais tout le temps besoin que l’on me masse les pieds, pour me soulager un peu ,de ce fait toute aide était la bienvenue.

Dés fois j’avais mal au cœur quand je pense que je suis en train de vivre cette grossesse sans Chems, c’était à lui de le faire, et pendant ce temps c’est avec les autres que je vis tous ces moments.

Quand quelqu’un vous promet de toujours être là pour vous et que vous y croyez si en retour, vous ne recevez rien cela peut faire très mal.

Il y’avait tant de moment au cours de cette grossesse que je passais seule, jamais je n’aurai imaginé avoir mon enfant dans ses conditions.

– Mina : Hé ca va

– Moi : Oui pourquoi

– Elle : C’est parce que tu as l’air ailleurs comme toujours

– Moi : Ca va je t’assure

Elle en prenant ma main me souffla tiens bon mon bébé

– Raïssa : Et si nous sortions nous promener

– Moi : Allez y vous, moi je n’arrive même pas à mettre des sandales mes pieds me font trop mal, en plus des repos forcés par mon médecin, vous n’avez qu’à m’amener de la glace donnez ca à baidy.

Ce dernier venait d’entrer dans la pièce.

– Lui : Me donner quoi

– Moi : De la glace

– Lui : Je pense que tu ferais mieux d’arrêter d’en manger tu grossis là.

– Mina : Baidyyy c’est méchant

– Raïssa : Ne l’écoute pas tu es juste un peu enrobée mais ca va tu es la plus belle des femmes enceintes en se tournant vers Baidy.

– Elle : Espèce de con

– Lui : C’est la vérité

– Moi : Laisse-le Baidy, toute vérité n’est pas bonne à dire petit con, c’est normal tu me trouves grosse je suis enceinte, je n’ai rien a voir avec tes maigrichonnes de copine au ventre plat, parfum chocolat et ne traine pas.

– Mina (en riant) : Vraiment Baidy, je me demande dès fois si tu réfléchit avant de parler.

– Lui : Lâche-moi veux-tu, et toi Mirabelle continue à m’insulter lundi, je ne t’accompagnerais pas à la clinique.

– Moi : Oh, mais tu iras mon chéri, je sais que tu m’adores.

Les filles sont parties une demi-heure après, j’ai pris mon bain, puis j’ai appelé mon beau-père. Je lui ai raconté pour les menaces sans pour autant lui dire que je pensais que cela venait de sa sœur et de ses filles. Chose bizarre, il ne semblait pas étonné, il ne m’a même pas posé de question, il m’a juste dit de ne plus m’inquiéter qu’il allait régler cela.

Je lui ai demandé comment il comptait faire, mais il a juste répondu prend soin de mon petit-fils et laisse moi faire.

—Deux Jours Plus Tard—

Il m’appela pour me dire que je pouvais rallumer mon portable que le problème était réglé.

J’ai voulu savoir comment il a fait, il m’a dit qu’il allait tout m’expliquer dans la semaine si je viens diner chez lui. Et effectivement, il a raison comme par magie les appels ont cessé, je donnerai tout l’or du monde pour savoir comment il a fait. De toutes les façons, le samedi, nous dînons ensemble, il me dira la vérité.

Le lendemain j’avais rendez-vous avec mon gynéco, Mina avait un empêchement de ce fait c’est mon frère qui allait m’accompagner.

Je devais subir mon cinquième examen prénatal, il allait juste vérifier ma tension artérielle et mon taux de lactose et en même temps faire ma troisième échographie.

Nous sommes d’abord passés à la banque pour retirer de l’argent, car je devais payer les frais du médecin.

Mon docteur comme d’habitude était vraiment heureux de me revoir, il a vérifié puis m’a dis que ma tension s’était un peu stabilisée.

Après nous sommes passés aux choses sérieuses à savoir l’échographie. Et pour la troisième fois de ma vie j’ai revu mon bébé, mon Dieu comme d’habitude l’émotion est indescriptible. Il m’a demandé comment je me sentais.

– Moi : Je me sens lourde, fatiguée au moindre effort en plus de cela je dors très mal je n’arrive pas à trouver une position confortable.

– Lui : C’est tout à fait normal, vous savez, il grandit vite, il doit peser environ un kilo et demi et mesurer environ 40cm.

– Moi : Ah dès fois, je m’inquiète, car je ne le sens pas bouger du tout.

– Lui : Oui il se développe ce qui explique pourquoi vous le sentez moins bouger. La place lui manque ; mais ne vous inquiétez pas.

– Baidy : Et il nous entend là

J’avais oublié celui-là, je ne sais même pas à quel moment il est revenu.

– Le Docteur : Bien sur, il entend la voix de sa mère et celle de son entourage

– Baidy : Je vais pouvoir commencer à lui faire écouter mes chansons

Nous avons tous ris

– Moi : Arrête tes bêtises, ne l’abrutis pas

– Docteur : Si je comprends bien vous n’êtes pas le père?

– Baidy : Bien sur que c’est moi

– Lui : Ah bon, mais vous êtes différent du monsieur qui s’était présenté la dernière fois.

– Moi : Un Monsieur, quel Monsieur?

– Lui : Il y’a un Monsieur qui est passé la dernière fois, il voulait savoir comment se déroulait votre grossesse, d’ailleurs il a pris le devis et il a payé l’intégralité des frais, pour votre prochain accouchement.

– Moi : Ah ok je vois qui c’est je pense que c’est mon beau père?

– Lui : Je ne pense pas il a l’air beaucoup trop jeune pour être votre beau-père. De toutes les façons, il s’est présenté comme votre mari.

Dés qu’il a dit cela, j’ai eu peur

– Moi : Il a fait quoi, j’espère que vous ne lui avez pas donné le sexe de mon enfant.

– Lui : Non, il ne l’a pas demandé de toutes les façons, mais il y’a un problème.

– Moi : Non du tout c’est juste que je veux lui faire une surprise.

– Lui : Ah je comprends mieux maintenant.

Nous sommes sortis de la clinique, je fulminais carrément, je n’arrivais pas à me calmer.

– Moi : Baidy amène moi en ville, je vais lui dire mes quatre vérités

– Baidy : Calme toi Mirabelle, tu es assez énervé tu ne feras que des bêtises.

– Moi : Soit tu m’amènes soit je prends un taxi

– Lui : Ok mais promet moi de ne pas faire des histoires

Dés que baidy a garé je suis sortie de la voiture en trompe, je ne l’écoutais même pas alors qu’il essayait de me retenir.

Je suis montée au troisième étage , j’ai demandé à sa secrétaire s’il est là

– Elle : Oui Madame mais il est occupé

– Moi : Je m’en fous

Je suis partie directement ouvrir la porte, il était en réunion avec deux autres personnes, il semblait surpris de me voir.

– Lui : Mira mais que fais tu là.

– Moi : Je suis venue te demander d’arrêter, au nom de quoi tu m’espionnes.

– Lui : Ah ok, je vois Messieurs veuillez nous excusez, ma femme et moi devons parler.

Ils ont ramassé leurs dossiers pour sortir en me saluant au passage.

– Lui : D’abord tu te calmes et tu t’assois, ça ne sert à rien de te mettre dans un état pareil, et puis ce n’est pas bon pour le bébé.

– Moi : Ooh fous moi la paix Chems, je ne suis pas venue pour m’asseoir je veux juste que tu cesses tes agissements, ma grossesse ne te concerne pas, tu n’as pas à t’en occuper.

– Lui : C’est mon fils Mirabelle, donc c’est à moi de te prendre en charge ; personne ne le fera à ma place.

– Moi : Au risque de me répéter à part participer à sa conception, tu n’es rien pour lui, tu m’entends, tu as perdu ce droit Chems donc laisse nous tranquille, ne te mêle plus de nos vies tu entends. Tu veux quoi à la fin, tu as eu ce que tu voulais je suis partie, donc laisse moi tranquille c’est mon fils, moi je ne veux plus rien te devoir de ma vie.

J’avais les larmes qui montaient, je sentais que j’allais craquer. Il a voulu s’approcher de moi, mais je me suis réfugiée prés de la porte

– Lui : Calme toi s’il te plait, je voulais juste t’aider, sois raisonnable comment est ce que tu veux que j’abandonne mon enfant.

– Moi : Ne me fais pas rire, tu as abandonné sa mère nor, tu n’as pas eu du mal à le faire.

– Lui : Parlons comme des gens civilisés, je ne veux pas me disputer avec toi.

– Moi : Tu as oublié que les putes n’étaient pas civilisées et mon cher, j’en suis une, je te préviens tiens toi loin de moi et je ne veux pas de ton argent .

Je suis sortie du bureau en toute allure les yeux brouillés de larmes.

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À Suivre…

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