Histoire d’amour: ma vie (épisode 22)

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Chems lui appelait 5 fois dans la journée, je n’en pouvais plus, on dirait qu’il est plus pressé que moi de voir ce bébé. Et tous les soirs, il passait à la maison après le boulot, il m’amenait toujours de la glace des chocolats ou des fleurs…(Suite de l’histoire d’amour)

Ma Vie Épisode 22

Auteur : Pat Chr

J’étais presque à terme d’après mon médecin, je pouvais accoucher d’un jour à l’autre, donc j’avais préparé une petite valise il s’agissait de deux chemises de nuit, quelques vêtements de maternité, des serviettes hygiéniques à protection maximale. En plus de cela des vêtements pré bébés, des couches, des pyjamas pour le bébé, j’avais aussi pris un gloss et un peigne.

Mon beau-père est revenu de voyage, il a amené tellement de belles choses pour le bébé. Cet homme est d’une générosité sans limite, il a acheté des vêtements, des jouets et pleins d’appareils, Moulinex pour la cuisine, un autre pour déboucher le nez, et pleins d’autres trucs, ils ont même amené des biberons en plus des gammes de produits. C’est sûr que cela peut durer plus d’une année.

Chems lui appelait 5 fois dans la journée, je n’en pouvais plus, on dirait qu’il est plus pressé que moi de voir ce bébé. Et tous les soirs, il passait à la maison après le boulot, il m’amenait toujours de la glace des chocolats ou des fleurs, je pense qu’il ne veut pas que je maigrisse. Il restait plus de trente minutes, on discutait il me racontait beaucoup de choses dans sa vie, des choses que j’ignorais même lorsque nous étions mariés.

Un couple épanoui Ph: Pixabay

Dés fois même, il réussissait à me faire rire, et lorsque je le faisais il semblait détendu, je ne l’ai jamais vu aussi détendu. Entre ses appels, mon frère qui me surveille comme du lait sur du feu et ma mère qui observe chacun de mes mouvements, je pense que je vais devenir folle si cela continue comme cela.

Mon père est venu frapper à ma porte

– Lui : Je peux entrer Mirabelle

– Moi : Oui viens

– Lui : Tu fais quoi?

– Moi : Ma valise pour l’accouchement

– Lui : Pourquoi tu ne demandes pas à ta mère de t’aider, elle s’y connait-elle

– Moi : Oui, elle m’a donné des conseils, mais je préfère le faire moi-même, tu connais maman nor

– Lui (en souriant) : Oh oui, elle peut être énervante quand elle y tient. Je suis venu te dire que lorsque tu dormais ton mari est venu ici.

– Moi : Quoi Chems était là mais pourquoi vous ne m’avez pas réveillé

– Lui : Parce qu’il n’était pas venu pour toi, il voulait nous parler à ta mère et à moi

– Moi : Ok et je peux savoir ce qu’il voulait

– Lui : S’excuser auprès de nous pour son comportement, de la façon dont il a réagi face à la situation. Il s’excuse et aimerait vraiment obtenir notre pardon. Je lui ai dit que c’était pas à nous de le faire mais à toi, que la décision te revienne nous n’allons pas te forcer en rien, si tu ne veux pas de lui, on dissoudra ce mariage.

Je lui ai aussi dit que si tu acceptais de retourner avec lui, il devra bien te traiter car si jamais tu revenais ici il pourra dire adieu à ce mariage. Ma fille n’est pas un jouet donc il a intérêt à faire attention et prendre soin de toi. Mais comme, je le lui ai signifié c’est ta décision d’accord, personne ne va te forcer à y retourner. Prends tout ton temps pour réfléchir quoi que tu décides, je serai derrière toi.

– Moi : D’accord Papa et merci pour ton soutien ça me rassure.

– Lui : De rien Mirabelle, c’est juste mon devoir de père que je fais.

Bien que cette visite ne me concerne en rien, il aurait pu m’en parler, je n’aime pas quand il fait des choses derrière mon dos. Chems a toujours tendance en a faire qu’à sa tête.

—Le Lendemain Matin—

Je me suis encore réveillée avec des douleurs au ventre et aux hanches c’était assez fréquent ces derniers jours mais au bout de quelques minutes cela s’arrêtait. J’avais aussi des tiraillements dans les hanches

J’ai décidé de prendre mon bain puis mon petit-déjeuner cela va cesser peut être. J’étais en train de m’habiller quand Chems a appelé

– Moi : bonjour

– Lui : Bonjour toi, comment tu vas ce matin?

– Moi : Je vais bien et toi?

– Lui : Moi je vais bien, mais toi on ne dirait pas, qu’est-ce qui ne va pas?

– Moi : Pourquoi, je vais bien je t’assure

– Lui : Tu es sure, ta voix a changé, si tu te sens mal tu me le dis, d’ailleurs qui est avec toi à la maison,

– Moi : Je suis seule avec la bonne

– Lui : Quoi, ils te laissent seule sachant que tu es presque à terme

– Moi : Mais Chems ma mère travaille de même que Baidy ou bien tu veux que mon père reste avec moi, c’est moi qui suis enceinte pas eux.

– Lui : Donc je vais venir rester avec toi

– Moi : Chems non, tu fais quoi de ton boulot

– Lui : Je suis le patron, je sors quand je veux

– Moi : Mais tu penses que tu donnes le bon exemple à tes employés en faisant cela, je te promets de t’appeler dès qu’il y’a quelque chose d’accord

– Lui : Si tu ne veux pas que je viens, je t’envoie une voiture avec un chauffeur, il va rester avec toi comme ça tu n’auras pas à m’attendre

Je savais qu’il ne laisserait pas tomber tant que je n’ai pas dit oui

– Moi : Parfait on fait comme cela

– Lui : Et n’oublie pas de m’appeler d’accord

– Moi : Oui Chems, maintenant va bosser

– Lui : Ok je te laisse, je t’aime

– Moi : Euh…

Il avait coupé avant que je ne lui réponde, mon cœur a manqué un battement, j’ai tellement rêvé pour entendre ces mots. C’est vrai, que je passais tout mon temps à les répéter à Chems en gardant espoir qu’il réponde un jour.

Pourquoi avoir attendu tout ce temps, pour me dire ces trois mots magiques. J’ai longtemps tenu mon portable, même s’il ne les a pas dits au moment que j’attendais, ils me font tellement plaisir. Et j’ai pensé à une phrase qui disait aime pendant qu’il est temps avant que la vie ne t’enseigne à aimer ce que tu as perdu.

Vers 19h ma mère est revenue du travail

– Elle : Bonsoir, comment tu te sens aujourd’hui?

– Moi : Bonsoir Maman, je vais bien

– Elle : Et la voiture dehors, elle cherche qui?

– Moi : C’est Chems qui l’a envoyé ici pour, qu’il m’amène à l’hôpital si jamais je me sens mal, mais je vais lui dire de repartir vu que tu es là

– Elle : Tu te sentais mal

– Moi : Juste quelques douleurs

– Elle : Et cela s’est arrête où ça continue toujours

– Moi : J’ai des douleurs mais c’est assez espacé

– Elle : Quoi mais depuis combien de temps cela dure, pourquoi tu ne m’as pas appelé?

– Moi : Maman, arrêtes de paniquer ce n’est rien c’est supportable d’accord en plus cela fait des jours donc ca va.

– Elle : Tu es sure, en tout cas si tu te sens mal tu me dis

Le lendemain en dormant, j’ai senti une humidité entre mes jambes, je me suis levée pour aller à la salle de bien, c’était quelque chose de gluant et teintée de sang. J’ai paniqué du sang j’espère que ce n’est pas grave pour le bébé. Je suis partie dans la salle de bain changé ma robe et les draps avant d”appeler ma mère.

J’avais commencé à tirer ma valise lorsqu’on a sonné à la porte, j’ai demandé à la bonne d’ouvrir.

C’était Chems, tout beau avec une belle chemise, il est venu m’embrasser sur le front

– Lui : Salut

– Moi : Salut, tu as une belle chemise

– Lui : Merci, comment tu vas aujourd’hui?

– Moi : Juste fatiguée, tu es venu plutôt que les autres jours précédents.

– Lui : j’étais fatigué de rester au bureau tout seul, donc j’ai décidé de venir te voir, je ne te dérange pas j’espère

– Moi : Non cela me fait plaisir d’avoir de la compagnie, allez assieds-toi

Il est venu s’asseoir sur le même sofa que moi, tout près de moi, pendant plus de cinq minutes personne n’a rien dit. Je mourais d’envie de lui demander, s’il pensait vraiment à ce qu’il m’a dit, finalement je me suis dit que si c’était important pour lui, il va finir par le redire

– Moi : Et ton père il va bien?

– Lui : Oui, il était à la maison hier avec Tata Racky, d’ailleurs il voulait que je t’invite, mais j’ai pensé que tu ne voudrais pas venir

– Moi : Je ne sais pas, peut être que j’aurai pu dire oui, tu sais que j’adore ton père, il est magnifique

– Lui : Je sais tout le contraire de son fils

– Moi : Je veux que tu saches une chose, tu as toutes ses qualités Chems sinon jamais je n’aurai accepté de rester marier avec toi

– Lui : Je suis de loin d’être parfait ,ce n’est pas toi qui vas dire le contraire

– Moi : C’est vrai que tu es autoritaire tu aimes contrôler tout ce qui à ta portée, capricieux, têtu, suffisant , pas modeste du tout

– Lui (en riant) : C’est bon, ne continues pas, tu es vraiment méchante

– Moi : Laisse-moi continuer je n’ai pas fini

– Lui : Quoi il en reste encore

– Moi : Bien sur, tu es généreux , tu penses toujours aux autres avant de penser à toi, tu as un bon cœur, même si tu le caches derrière tes airs de macho.

– Lui : Tu es sure que tu parles de moi, comment peux-tu dire cela de moi, alors que tu me détestes

– Moi : Mais Chems je ne te détesterai jamais même si je le voulais, certes je pouvais être en colère contre toi mais de là à te détester

– Lui : Je vois, cela me fait énormément plaisir d’entendre ses paroles, c’est un véritable soulagement.

– Moi : Je ne fais que dire ce que je pense

– Lui : Je ne le mérite pas, je t’assure, la dernière fois j’ai vu ma tante, elle te salue

– Moi : Elle me salue pourquoi ,il faut toujours que tu gâches tout

– Lui : Hé calmes toi chérie, je parlais de Tata Seynabou

– Moi : Oh zut excuse moi, je pensais que tu parlais de l’autre sorc…

– Lui : Sorcière, je sais que tu la détestes mais pas autant que moi, mais je ne veux plus que tu penses à elle, regardons vers l’avenir, et oublions les

– Moi : Tu as raison, en plus de cela, je n’ai plus le temps de haïr qui que se soit,

– Lui : Voilà très sage décision,

Il a posé sa main sur mon ventre et le bébé lui a donné un coup, il retire sa main,

– Lui : Waouh il m’a donné un coup

Puis il remet sa main et cette fois-ci un autre coup

– Lui : Apparemment il ne veut pas que je le touche

– Moi : Ce n’est pas cela mais tu le déranges, il se repose

– Lui : Et ça fait mal ses coups

– Moi : Un peu, dès fois j’ai l’impression c’est un boxeur tellement il me donne de ses coups,

– Lui : C’est une expérience merveilleuse pour les parents

– Moi : Oh tu ne peux pas savoir à quel point

Je me suis rendue compte top tard de ma bourde, il n’avait rien vécu de tel.

– Moi : Désolée Chems, ce n’était pas gentil de ma part

– Lui : Ce n’est rien

Un silence gêné s’est installé, il avait perdu cette bonne humeur qu’il avait depuis le début, et je ne savais plus quoi lui dire. Donc pour me donner une contenance je me suis tournée pour repositionner mes oreillers,

– Lui : Laisse moi t’aider

– Moi : merci

Je me suis levée pour qu’il puisse le faire quand d’un coup je sens que toute ma robe est mouillée de même que la moquette

– Moi : Mon Dieu, Chems je pense que le bébé arrive

– Lui : Quoi, quand tout de suite

– Moi : Oui bien sur, tu ne vois pas que j’ai perdu les eaux

– Lui : On fait quoi maintenant,

– Moi : Mais on part à l’hôpital, laisse-moi me changer

– Lui : Tu vas te changer et s’il commence à sortir, on va faire quoi, ne perdons pas de temps, en plus pourquoi, tu n’as pas dit que tu avais mal au ventre

Moi en me dirigeant vers ma chambre avec Chems qui me suit, j’ai vite mis une robe

– Moi : Prends cette valise allons-y

– Lui : Tu es sure que tu peux marcher

– Moi : Oui et s’il te plait Chems arrêtes de paniquer et conduis moi à l’hôpital.

Les contractions ont débuté environ dix minutes après la perte des eaux , elles ne sont pas trop douloureuses pour l’instant .

Chems a conduit aussi vite qu’il peut, en jurant comme un fou, et en me demandant chaque deux minutes comment j’allais. Il a appelé le médecin pour lui dire que nous arrivions et que j’avais perdu les eaux.

Le chemin risque d’être long pour moi, Chems paniquait complètement.

—Des Minutes Après—.

Une fois la première contraction passée, je pouvais à nouveau respirer et entendre ce que Chems me racontait

– Lui : Tu m’écoutes, tu dois respirer lentement et profondément cela va te détendre

– Moi : Regarde la route, Chems et arrête de parler, tu me stresses

Mon Dieu vivement que nous arrivons à l’hôpital, Chems m’a sorti mille techniques pour atténuer la douleur, qu’il a soit disant lu dans un de ses fichus livres.

Dès que nous sommes arrivés à l’hôpital, ils m’ont amené directement dans une salle, mon médecin est venu cinq minutes plus tard.

– Doct : Bonjour vous deux, Mirabelle comment on se sent alors

– Moi : Pour l’instant ca va

– Doct : Quelle est la fréquence des contractions

– Moi : J’en ai eu une il y a de cela de vingt minutes

– Lui : D’accord je dois vérifier si votre col est assez dilaté

Il m’a fait le toucher, puis a déclaré

– Lui : Vous êtes juste à un doigt ,il va falloir attendre encore quelque temps avant que le vrai travaille commence

– Moi : Combien de temps

– Lui : Cela dépend des minutes, des heures voire même plusieurs jours

– Chems : Quoi, vous n’allez pas la laisser souffrir tout ce temps

– Doct : Je n’ai pas dit que cela pouvait durer autant de temps, c’est juste une possibilité, mais pour l’heure nous devons attendre que le col soit beaucoup plus dilaté

– Chems : Donnez-lui quelque chose contre la douleur

– Moi : Non, nous en avons déjà parlé c’est non

– Doct : Ne vous inquiétez pas, si jamais il y’a une complication je vais procéder à une césarienne

– Moi : D’accord Docteur

– Lui : Vous ne devez pousser en aucun cas ce n’est pas encore l’heure, une fois que le vrai travail commencera nous allons procéder rapidement, si jamais il y a une complication nous l’emmènerons au bloc, je vous laisse, vous sonnez dès que vous aurez besoin de quelque chose

Nous sommes restés seuls dans la chambre, Chems n’arrêtait pas de faire les cent pas comme un lion en cage, il allait finir par me donner le tournis

– Moi : Chems s’il te plait viens t’asseoir

– Lui : Non je n’ai pas envie

– Moi : Je ne te demande pas ton avis, viens t’asseoir

J’avais crié la phrase, il est venu s’asseoir à côté de moi

– Moi : Voila, maintenant appelle ma mère pour lui dire que nous sommes à l’hôpital et arrêtes de stresser autant car je ne pourrai pas gérer et ma mère et toi

– Lui : D’accord

Il a composé le numéro de ma mère et lui a transmis la commission

Une demi-heure plus tard une autre contraction est venue, elle n’était pas particulièrement douloureuse mais quand même, j’ai poussé un petit cri. Mais cela est passé rapidement

– Chems : Ca va qu’est-ce que je peux faire

– Moi : Rien à part rester à mes côtés

Ma mère est arrivée dix minutes plus tard accompagnée de mon frère.

– Elle : Le travail a commencé , quelle est la fréquence des contractions tu as mal as-tu récité le verset que je t ‘avais donné

– Moi : Maman une question à la fois

– Elle : Désolée, je suis un peu sur les nerfs

Puis se rendant compte qu’il y a quelqu’un d’autre dans la pièce

– Elle : Chems Bonjour mon fils comment tu vas? je ne t’avais pas vu

– Baidy : Évidemment que tu ne l’as pas vu nous avons compris

– Chems : Bonjour Maman ce n’est rien, je comprends

– Baidy : Alors comment tu te sens

– Moi : Mieux mais je pense que c’est de courte durée

– Lui : Tout ira bien il faut respirer profondément

– Moi : Qu’est-ce que vous avez tous avec vos il faut respirer profondément vous êtes enceinte, ça se voit que ce n’est pas vous qui ressentez cette douleur

– Chems : Hé, ne m’agresse pas j’essaie juste de t’aider

Ils m’énervaient tous, j’étais nerveuse, j’avais peur. Je ressentais des douleurs dans les reins mais ce n’était pas trop forte et j’ai fini par m’endormir .

Je ne sais pas combien d’heure j’ai dormi, j’ai été réveillé par une douleur qui a irradiée mes rein, à tel point que j’ai crié, faisant peur à tout le monde. Ils se sont tous précipités à mon chevet.

Vingt minutes après la dernière contraction, une autre est revenue avec beaucoup plus d’intensité et cette fois ci elle a duré maximum 90 secondes.

Après ce fut rapide j’avais des contractions de plus en plus rapprochées et chacune étaient si douloureuses que je me suis mise à crier.

Chems est parti chercher le docteur, ils sont revenus ensemble

– Doct : Quelle est l’espace entre les contractions

– Moi : C’est espacé de dix minutes maintenant

– Doct : D’accord, vous allez sortir je vais vérifier si le col de l’utérus est assez dilaté

Ils se sont tous dirigés vers la porte de même que Chems

– Moi : Chems tu vas où toi?

– Lui : Mais dehors, le temps que l’on t’examine

– Moi : Ne t’avise surtout pas de m’abandonner tu restes là

– Lui : D’accord ne t’énerve pas pour cela, je suis là

Après m’avoir examiné le docteur a déclaré que j’étais maintenant à deux doigts mais que ce n’était pas suffisant.

Je pense que j’ai broyé la main de Chems à force de le serrer, le pauvre. Et lorsque c’est devenu insupportable, que ni les pleurs ni les cris ne pouvaient me soulager, je me mettais juste à prier pour sortir vivante de cette épreuve.

Je pensais que j’allais mourir de douleur, ma mère récitait des versets du coran pour moi. Je suis restée près de cinq heures avec des contractions qui étaient espacées de 3 minutes, j’avais tellement mal que je n’avais qu’une seule envie c’était que cela s’arrête.

A un moment donné, j’ai pensé qu’il y avait une complication, tellement cela a duré et que j’avais très mal. Mais le docteur, nous a rassurés qu’il n’en était rien que je devais continuer à marcher car mon col n’était pas assez dilaté .

Ce n’est que deux heures plus tard qu’il a jugé que c’était le moment. Il a demandé que l’on me transporte en salle d’accouchement.

– Doct : Tu sais qu’il va présenter les pieds, donc tu dois pousser aussi fort que tu peux afin qu’il ne boive pas la tasse à l’intérieur tu es prête

– Moi : Oui

– Lui : Alors pousse aussi fort que tu peux

J’ai poussé jusqu’à ne plus avoir de force

– Doct : C’est bien Mirabelle, encore une fois

J’ai refait la même chose mais avec beaucoup plus d’énergie

– Doct : On y est presque, encore un peu d’effort et on va le sortir

Je n’avais plus de forces, j’avais mal et j’étais très fatiguée,

– Doct : Tu respires profondément et à chaque fois que tu sens une contraction tu pousses aussi fort que tu peux d’accord, tu peux le faire allez courage

Une demi-heure plus tard, mon bébé est venu au monde avec des cris strident

– Doct : Voila, Mirabelle c’est un garçon

Il me l’a remit, je l’ai tenu dans mes bras, je n’osais pas croire qu’il était enfin là, en bonne santé, j’ai remercié Dieu de m’avoir donner assez de force pour le mettre au monde.

Ce fut l’un des moments les plus merveilleuses de ma vie.

– L’infirmière : Donnez Madame nous allons le nettoyer

Je le lui ai tendu avec un peu de réticence. Je me suis retournée vers Chems et je lui ai souri, j’étais épuisée mais très heureuse. Il était vraiment ému, je ne l’avais jamais vu ainsi, il m’a embrassé sur le front puis ma juste dit

– Lui : Merci, il est magnifique

Ah ca, bien qu’il fut tout fripé et rouge, c’était le plus beau bébé du monde. Ils me l’ont ramené quelques minutes plus tard pour que je lui donne le sein, comme c’était notre première fois à tous les deux, donc il a fallu que l’infirmière nous aide.

Ce fut un moment magique, un instant de communion entre une mère et son enfant, c’est un sentiment unique et exaltant, à cet instant j’ai su que ce lien qui s’est formait entre nous était indestructible .

Au début, il tâtonnait, mais au fil des minutes, il a trouvé son rythme et tétait avec beaucoup plus de précisions. Je l’ai regardé téter et mon cœur déborda d’amour, il était si petit, si fragile, je n’arrivais pas à croire que qu’il était dans mon ventre, en ce moment cet enfant est devenu l’être le plus important de ma vie. Je me devais d’être toujours forte pour lui qu’importe ce qui se passera, malgré toutes les difficultés de la vie, je me tiendrai debout car il compte sur moi.

Trois heures plus tard, j’ai été transporté dans ma chambre je me suis toute de suite endormie, j’étais lessivée.

À mon réveil, Chems était assis sur une chaise dés qu’il m’a vu il s’est précipité à mon chevet

– Lui : Ca va tu te sens comment?

– Moi : Bien mais où est mon bébé

– Lui (là en désignant un couffin) : Il dort

– Moi : Ok et les autres

– Lui : Ils sont partis se changer pour revenir

– Moi : Et toi, tu n’es pas rentré?

– Lui : Non, tu m’as demandé de ne pas bouger, tu as oublié

– Moi (en souriant) : Tu as raison, merci

– Lui : C’est à moi de te remercier, pour ce cadeau infiniment précieux, un fils, ce que tout homme au monde reve, je suis l’homme le plus heureux au monde, tu viens de faire de moi un homme accomplit, merci pour tout

– Moi : Je suis si heureuse, je suis Maman, nous sommes parents

– Lui : Tu as raison, nous sommes parents c’est maintenant que nous sommes devenus responsables, je veux que tu saches qu’importe ce qui arrivera, je serai toujours là pour vous deux, jamais je ne vous laisserais tomber encore une fois.

Quelqu’un a frappé deux coups sur la porte

– Chems : Entrez

C’était ma mère accompagnée de baidy, derrière eux il y avait Mina et Raïssa. Ils se sont tous dirigés vers le couffin, chacun voulait voir en premier, Baidy lui prenait des photos. Elles étaient là en train de s’extasier devant mon fils. Il n’y a que ma mère qui est venue vers moi

– Elle : comment tu te sens?

– Moi : Beaucoup mieux

– Elle : Je suis si contente, je suis grand-mère, félicitation ton fils est magnifique

– Moi : Merci Maman, au moins toi, tu te soucies de moi, contrairement aux autres

– Elle (en riant) : C’est normal tu es ma fille, tu comptes plus que tout au monde, tu le comprendras mieux maintenant que tu es mère.

Les filles sont venues m’embrasser après avoir fini leur séance de photo

– Mina : Félicitation mon cœur

– Moi : Merci

– Raïssa : Nous sommes devenues tantes, il est beau manchalah

– Baidy : Il me ressemble, c’est normal

– Raissa : Dégage de là; mais Mirabelle moi, j’avais prié pour qu’il soit une fille c’est beaucoup plus marrant

– Moi : Que tu puisses la transformer en fashion victime oui, mais t’inquiètes une prochaine fois

– Baidy : Quoi avec tout ce que tu as dit ici

– Moi : Et je peux savoir ce que j’ai dit

– Lui : Tu as empoigné la chemise de Chems et tu lui as dit : < toi là c’est la dernière fois que je te laisse me faire un enfant , tu vois à quel point j’ai mal , tout cela à cause de toi> non-content de cela tu lui as griffé tout son bras, le pauvre

– Moi : Tu n’es qu’un menteur, toi

– Lui : Demande à Chems, il ne va pas me laisser mentir, de même que Maman

J’ai regardé Chems et son expression m’a édifié

– Moi : Désolée Chems

– Lui : Ce n’est rien, n’écoutes pas ton frère il te charrie

– Baidy : Non Mira, je te savais pas si peureuse, tu sais ce qui m’a achevé c’est quand tu as dit <Maman je pense que je vais mourir> et que tu as commencé à demander pardon à tout le monde même à moi

Tout le monde riait, je ne sais pas pourquoi il est si con, il s’est mis à raconter tout le déroulement de l’accouchement.

– Raïssa : Donc tu as dit et fais tout cela, toi aussi tu m’as déçu fallait être plus courageuse

– Moi : On verra quand ton tour viendra

– Baidy : Comme c’est un garçon Chems tu lui donnera mon nom

– Moi : Et pourquoi cela, on peut savoir

– Lui : Je m’adresse à ton mari, c’est lui qui choisit et si je peux me permettre pour divers services rendus

– Moi : C’est cela rêve toujours

Ils sont tous repartis une demi-heure plus tard car j’avais besoin de repos, Chems lui ne voulait pas rentrer mais je l’ai obligé à partir pour qu’il puisse se reposer lui aussi.

Dés leur départ j’ai sombré dans un profond sommeil, je ne me suis réveillée que le lendemain matin.

Une infirmière est venue m’aider à faire ma toilette, puis elle m’a remis mon fils pour que je l’allaite.

Vers 9h, Chems est revenu, il avait rapporté des fleurs

– Lui : Bonjour, je t’ai apporté des fleurs pour que la chambre ne soit pas trop déprimante

– Moi : Merci, c’est gentil, ils sont magnifiques

– Lui : Je peux le tenir

– Moi : Bien sur viens t’asseoir

Je lui ai donné son fils pour qu’il le prenne dans ses bras, il était vraiment maladroit.

– Moi : Chems soutient lui la tête

En regardant ce beau tableau, j’avais envie de pleurer, c’était tout simplement magnifique

– Lui : Tu as réfléchi à un nom

– Moi: Sincèrement non, si c’était une fille oui, mais de toutes les façons c’est à toi de le faire, tu es le père

– Lui : Je vais réfléchir après je te dis, tu me donneras ton avis

– Moi : On a une semaine jusqu’au baptême

– Lui : Ça marche, tu vois à quel point, il me ressemble

– Moi (en riant) : Là je t’arrête il ne ressemble à personne en ce moment c’est juste un bébé attend que ses traits sortent vraiment.

Cela me faisait plaisir qu’il décide de choisir le nom avec moi car dans nos pays, c’est toujours à l’homme de choisir le nom, sans tenir compte que ce sont nous les femmes qui portions ses bébés .

– Moi : Tu ne pars pas au travail; où tu vas passer tout ton temps ici

Il me répondit le plus naturellement

– Lui : Je compte rester ici

– Moi : Mais et ton boulot,

– Lui : Mon pére est là, il va s’en occuper pour l’instant moi je reste ici avec vous deux

– Moi : Comme tu voudras, au fait ton père a appelé, il passera cet après-midi

– Lui : Lui, depuis qu’il s’est marié ,il n’a plus le temps pour quiconque

– Moi : C’est normal, lui aussi a droit au bonheur, après tout ce temps perdu, je trouve formidable qu’ils se soient retrouvés

– Lui : Moi aussi, je me rappelle un peu de Racky, elle était vraiment très gentille, je me demande ce qui l’a fait partir

– Moi : Donc tu ne sais pas la raison pour laquelle elle est partie

– Lui : Non, tu le sais-toi

– Moi : Non, comment le saurai-je

ce n’est pas moi qui vais te dire ce qu’il en est

– Moi : Demande plutôt à ton père, je pense qu’il te donnera les vraies raisons de leur séparation

– Lui : Tu as raison

Le soir mon beau-père est venu accompagné de Abdou.

– Lui : Félicitation ma fille, tu vas bien j’espère?

– Moi : Oui Papa, je vais bien

– Lui : Je voulais passer hier mais ton fainéant de mari m’a laissé tout le boulot, Chems je peux voir mon petit-fils

Chems le lui a remit

– Abdou : Félicitation ma femme,

– Moi : Merci Monsieur mon mari

– Chems : Mais pourquoi on ne me félicite pas, je suis parent moi aussi

– Abdou : Tu es père certes mais c’est Mirabelle qui a fait tout le boulot donc ne nous fatigues pas

– Chems : Tu n’as rien compris mon frère, le plus grand travail c’est moi qui l’ai fait

Je lui ai donné une tape, heureusement que son père n’a pas entendu

– Moi : Tu n’as pas honte Chems et si ton père t’entendait

– Papa omar : Manchallah, je lui souhaite une longue vie pleine de bonheur, de réussite et surtout une santé de fer

– Moi : Amen

– Lui : Je suis très heureux, merci beaucoup de m’avoir donné un petit fils, je n’avais qu’un seul fils et puis tu es venu et tu as été la fille que j’ai toujours rêvé d’avoir. Maintenant un petit-fils, je souhaite de tout cœur que la famille s’agrandit encore.

Après leur départ Chems s’est tourné vers moi puis m’a dit

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– Lui : J’ai un cadeau pour toi

– Moi : Un cadeau

– Lui : Oui, pour te remercier

– Moi : Qu’est-ce que c’est?

Il a sorti des clés de sa poche et me les a tendues

– Moi : Une voiture

– Lui : Oui elle ne te plait pas

– Moi : Si mais pourquoi tu m’offres une voiture?

– Lui : Parce que tu es ma femme en plus de cela tu viens de me donner un cadeau merveilleux, un fils, donc c’est à mon tour de te remercier

Je m’attendais à tout sauf à une voiture, c’est juste énorme, j’espère qu’il ne s’attend pas à autre chose

– Moi : Je peux te demander quelque chose?

– Lui : Tout ce que tu voudras

– Moi : Serais tu si heureux si c’était une fille?

– Lui : Je serai heureux d’avoir une fille pourvue qu’elle vienne de toi , c’est tout ce qui compte pour moi, et j’anticipe sur ta question, ce n’est pas un cadeau pour me faire pardonner , ce n’est pas une voiture qui réparera ce que j’ai fait, je te l’offre car j’en ai envie.

– Moi : Oui mais…

– Lui : Ça suffit, il n’y a pas de mais qui tienne, tu prendras cette voiture c’est tout, tu es trop têtue Mirabelle, tu auras besoin d’un véhicule maintenant que tu as un enfant .

– Moi : Ok je la prends ce n’est pas une raison de te fâcher

– Lui : Je ne suis pas fâché, c’est juste que tu compliques toujours les choses, je pensais que cela te ferait plaisir

Il avait vraiment raison c’est plus pratique, comme cela je ne vais plus déranger les gens pour qu’ils me conduisent quelque part.

– Moi : Bien sur que cela me fait plaisir, Chems merci mais tu vas devoir m’aider car depuis que j’ai mon permis, je ne me suis pas exercée

– Lui : Je te donnerai des cours, tu vas voir c’est très simple, c’est comme le vélo cela ne s’oublie pas

Chems est resté jusqu’à ce que je m’endorme avant de repartir.

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À Suivre…

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