Ma vie et mon histoire d’amour (épisode 14)


Incompatibilité

81 / 100

J’avais envie qu’il me prenne dans ses bras, mais c’était impossible avec tous ses gens autour de nous…(Suite de l’histoire d’amour)

MA VIE ET MON HISTOIRE D’AMOUR

ÉPISODE 14

Quand j’ai repris connaissance ,j’étais dans mon lit ,ma tête me faisait souffrir ,et je n’avais plus la force de me lever ,je me sentais faible, de toute façon je n’avais pas envie de me lever du lit , j’aurai aimé rester dans cette chambre à jamais , je n’avais pas la force d’affronter ce qui se passait à l’extérieur.

C’est ma tante(petite soeur à maman) qui est entrée la première dans la chambre , dès que je l’ai aperçu ,je me suis jetée dans ses bras , nous pleurions l’une dans les bras de l’autre, ma douleur était grande mais je savais qu’elle aussi avait mal.

Dans toute ma famille maternelle c’est la seule qui était proche de maman.

Elle n’arrêtait pas de répéter

-ELLE :« oh dieu pourquoi ma sœur, pour quoi elle ? »

Je ne sais même plus combien de temps nous sommes restées là à pleurer dévastées par la douleur ,jusqu’à ce que son mari vienne nous trouver là ,

-LUI : « je vous en prie arrêtez vos pleurs, Agnès toi aussi !, c’est à toi d’être forte pour les enfants, Zawadi ma chérie ,calme toi , tu sais que tu te dois de rester forte ne serai-ce que pour Guelord,aujourd’hui plus que jamais il a besoin de toi»

Oh mon Dieu mon petit frère, je lui avais complètement oublié ,je me suis précipitée dehors pour les chercher , j’ai trouvé mes oncles assis dans notre cour , il y avait quelques membres de la famille , et des voisins , tout le monde me regardait avec des yeux remplis de tristesse, je n’en voulais pas de leur pitié , je cherchais un visage familier parmi eux ,jusqu’à ce que j’aperçoive ,Dan.

Je n’ai pas eu besoin de parler, il s’est levé et s’est dirigé vers moi

-DAN:« Christella tu es réveillée , tu m’as fait peur, ne recommence plus jamais cela »

J’avais envie qu’il me prenne dans ses bras, mais c’était impossible avec tous ses gens autour de nous

-MOI:« où est mon petit frère ? »

-LUI : «chez moi avec ma mère , tu veux le voir ?»

-MOI:« oui s’il te plait »

-LUI : « allons y , dans ce cas »

Nous nous sommes dirigés vers la porte quand mon oncle nous a appelé

-ONCLE :« Zawadi tu vas où ?»

-MOI :« voir le petit »

-LUI:«ne dure pas trop car si les gens viennent il faut qu’ils te trouvent ici »

A Lire aussi: https://bonheur-explosif.com/histoire-damour-ma-vie-episode-25/

Je n’ai pas répondu préférant continuer mon chemin,car si j’ouvrais la bouche se serait pour mal lui parler.

Arrivés chez Dan, c’est sa mère qui nous a accueillis , elle m’a immédiatement prise dans ses bras en pleurant.

-ELLE :« oh ma pauvre fille , quel grand malheur s’abat encore sur toi , tu as assez souffert, dans la vie ,ta mère était si jeune pour partir »

-DAN:« maman s’il te plait , elle a assez pleuré ne la fais pas encore pleurer »

-ELLE :« tu as raison , pardonne-moi Zawadi, le petit Guelord est inconsolable dans le jardin»

Effectivement ,je l’ai trouvé dans le jardin ,sa tête posait sur ses genoux replis, il pleurait en silence comme s’il ne voulait pas qu’on l’entend , son petit corps était secoué par de petits tremblements , sa peine serra mon cœur ,je suis venue m’asseoir à côté de lui

-MOI:« Guelord,c’est moi Christella »

Il a levé sur moi, un visage baigné de larme, il m’a observé un long moment puis il a lancé

-LUI:« tu avais dit qu’elle allait bien »

-MOI:«je te le jure qu’elle allait bien quand je l’ai quitté»

-LUI:« c’est faux tu m’as menti , la preuve elle est morte , tu avais promis »

-MOI:« je suis désolée mon chéri ,je suis tellement désolée »

Il sanglotait maintenant, ce qui m’a fait pleurer à nouveau, il avait raison, je le lui avais promis ce matin, il pensait que j’allais lui ramener sa mère,il me faisait confiance.

Je l’ai pris dans mes bras, et je l’ai serré fort dans mes bras

-MOI:« Pleure ,pleure autant que tu veux cela te fera de bien tu verras »

Après plusieurs minutes à pleurer ,j’ai senti de par sa respiration, qu’il s’était calmé, quand il fut en mesure de parler il m’a demandé

-GUELORD :« que va-t-on devenir maintenant que maman n’est plus là ?»

-MOI : « je suis là , tu sais que je ferai n’importe quoi pour toi , je te protégerai toujours »

-LUI:« Promets-moi une chose Christella, ne meurt pas toi»

-MOI :« je promets de ne jamais te quitter »

Il s’est blotti dans mes bras, je lui caressais la tête tout doucement, je savais qu’il avait peur de l’avenir tout comme moi ,Dieu seul sait ce que notre vie sera faite.

Quand il s’est apaisé, je lui ai proposé d’aller se reposer dans la chambre,il a voulu que je reste avec lui,chose que j’ai faite jusqu’à ce qu’il dorme.

Dan m’attendait dans le salon

-LUI :« il s’est endormi ?»

-MOI:« oui, le pauvre , sa peine me fend le cœur »

-DAN : « je sais , c’est très dur mais tu tiens le coup »

-MOI : « je ne sais pas ,je sens que je vais craquer, j’ai tellement mal si tu savais »

-LUI:« oh si je le sais allez viens »

Il m’a ouvert ses bras et je suis partie m’y réfugier, j’avais voulu qu’il me serre fort, j’avais besoin de lui,de sa force

-MOI:« je peux te demander quelque chose,Daniel ? »

-LUI:« tout ce que tu voudras »

-MOI : « Conduis-moi à l’hopital »

-LUI:«mais pour quoi faire ? »

-MOI :« je veux lui dire au revoir pour la dernière fois»

-DAN : « non ,non et non ce n’est pas une bonne idée,et tu le sais »

-MOI : « je t’en supplie , je veux la revoir une dernière fois ,je n’ai pas eu le temps de lui dire au revoir , ils vont l’enterrer sans que je ne la revoie ne m’oblige pas à te supplier »

-LUI:«« et toi ne m’obliges pas à le faire »

-MOI:« si tu ne m’accompagnes pas ,j’irai seule »

-LUI:« attend , tu as gagné je vais t’accompagner »

Il nous a conduits à l’hôpital pestant durant tout le chemin contre mon obstination, à notre arrivée à la morgue de l’hopital ,le gardien nous a refusé l’accès ,il a fallu que Dan part demander l’autorisation au docteur qui soignait maman pour qu’il nous laisse rentrer

Maman était couvert par un drap , je suis restée de très longues minutes avant d’avoir le courage de le soulever, maman gisait là, le visage paisible,il n’y avait aucune trace de la souffrance accumulée pendant toutes ses années, elle semblait en paix, un frisson que je ne pus réprimer traversa mon corps, d’une main hésitante,je caressais sa joue froide

-MOI:« s’il te plait maman ouvre les yeux ,je t’en supplie ne nous abandonne pas »

Mes larmes ont commencé à couler , le fait de la voir couchée sur cette table inerte sans aucune souffle de vie rendait les choses réelles et pour la première fois depuis le début ,j’ai pris conscience que c’était fini ,qu’elle était partie pour de bon, jamais plus elle ne reviendra ,jamais non plus on rira ensemble.

Jamais je n’aurai pensé lui dire au revoir aussi vite, j’avais tant voulu , qu’elle soit témoin de la réussite de chacun d’entre nous , que tous les sacrifices auxquels elle a consenti ne soient pas vain, que nous puissions lui rendre le bonheur qu’elle nous a donné car malgré tous ses problèmes maman nous a donné tellement d’amour, notre bonheur primait toujours.

Je me suis baissée pour poser mes lèvres sur son front

-MOI :« tu me manqueras maman, tu peux te reposer en paix , je tiendrais toujours la promesse que je t’ai faite, je m’occuperais de Guelord jusqu’à mon dernier souffle ,je t’aime fort»

Je suis restée longtemps à me recueillir au pré de son corps, puis je me suis levée ,je ne sais même pas où est-ce que j’ai puisé la force pour pouvoir marcher ,j’avais l’impression que mes jambes ne me portaient plus.

Couple passionné Ph: Pixabay

Dès que je suis sortie de la morgue ,je me suis effondrée, heureusement que Dan était là pour me soutenir ,je me suis accrochée à lui comme si j’étais entrain de me noyer .

j’étais complètement dévastée et il le savait ,je n’arrivais pas à pleurer ,j’étais là hagarde comme si je n’avais plus conscience de ce qui se passait autour de moi.

Il m’a ramené chez lui, il était inquiet de mon état

-LUI : « je n’aurai jamais dû te ramener là-bas tout est de ma faute , maintenant tu es traumatisée. »

-MOI:« je n’ai rien ,je t’assure et n’oublie pas que c’est moi qui l’est voulu, tu peux me servir à boire s’il te plait , j’ai soif ,après tu me ramènes chez moi»

-LUI : « tout de suite »

Je suis retournée chez moi, la maison était maintenant remplie de monde , tout ceux qui n’étaient pas au courant du décès le sont , il y avait de ses têtes que j’avais complètement oublié tout le monde voulait me parler me serrer la main alors que moi je n’aspirais qu’à aller me terrer dans ma chambre, je n’en voulais pas de leur compassion.

Mon oncle, le plus âgé est venu vers moi

-LUI:« tu étais où toi ,nous t’avons cherché partout ,au moins le jour du décès de ta mère tu fais un effort de rester tranquille »

Dan a voulu parler mais je lui ai fait signe de se taire , cela ne servait à rien de vouloir parler avec mon oncle

-MOI :« vous me cherchiez pourquoi ?»

-LUI:« c’est ton père qui te réclamait, je pense qu’il est n’est pas loin »

Il avait raison ,mon père était là accompagné de sa femme(Dada Bella) et de ma demi-sœur , ils étaient assis à l’arrière de la maison , Dada Bella était élégante comme d’habitude et très bien habillée trop même pour un enterrement.

Je n’avais pas envie de leur parler,je pouvais supporter de voir tous les autres hypocrites mais pas eux,j’ai voulu me retourner mais ils se sont levés pour se diriger vers moi, je ne pouvais plus fuir,il fallait rester et les affronter.

Ce fut Dada Bella qui parla la première

-ELLE : « Zawadi mes condoléances ma chérie , je suis vraiment désolée, ta mère était trop jeune pour mourir ,sa mort est si soudaine ,était-elle malade »

-MOI:« pas à ce que je sache , elle se portait très bien »

Maman était morte d’une rupture d’anévrisme,mais cela ils n’avaient pas besoin de le savoir, la cause de son décès ne les concernait en rien.

Après ce fut autour de ma sœur de me présenter ses condoléances, elle est même partie jusqu’à me prendre la main ,elle semblait profondément désolée, c’est ma sœur après tout et elle n’était en rien des agissements de ses parents.

-ELLE« et Guelord va bien, si tu veux nous pouvons nous en occuper jusqu’à ce que tout ceci finisse »

-MOI:« merci mais c’est bon »

Mon père lui est resté après qu’elles soient retournées à leur place , il voulait me parler seul à seul, j’avais juste envie de le tuer ,comment osait –il se pointer ici avec son masque de douleur qui n’était qu’hypocrisie , moi je savais qu’il en était rien , il n’avait pas de cœur , cet homme était insensible.

-LUI:« je ne savais pas que c’était aussi grave que cela , si je m’en étais douté ,je serais venu aussi rapidement que possible »

-MOI:« ah donc il fallait que l’on t’annonce sa mort pour mesurer la gravité ?»

-LUI:« je suis désolé ,pourtant je suis partie le matin très tôt , pour la voir mais c’était trop tard »

-MOI:« je vois ,tu pensais quoi ,qu’elle t’attendrais comme toujours , tu n’as pas à être désolé papa du moins pas envers moi , la seule personne qui mériterait d’entendre cela n’est plus, pourtant je t’ai appelé , tu as préféré éteindre ton portable et nous tourner le dos comme tu l’as toujours fait , tu as préféré rester avec ta famille, ce qui me fait le plus mal c’est le fait que tu ne t’es même pas demandé si je n’avais pas besoin de quelque chose »

Il ne disait plus rien, il semblait gêné et à le regarder de plus près il avait honte, mais cela ne servait à rien maintenant

-MOI:« je ne sais même pas comment qualifier ce que tu as fait qu’importe combien tu la détestais , c”était ta femme quand même ,tu aurais pu venir la voir »

-LUI« je suis navré Zawadi»

-MOI : « oh faut pas papa , juste une dernière chose,elle t’a réclamé jusqu’à son dernier souffle »

Il avait tressailli à ma dernière phrase, je sentais que ,je l’avais touché mais s’était le but ,je voulais qu’il souffre autant que maman a souffert, oh oui je voulais le faire payer tout le mal qu’il nous avait fait.

Je suis partie le plantant là-bas je m’en foutais qu’il soit désolé, ses excuses j’en ai rien à faire , ce n’est pas à moi qu’il a fait du tort car j’ai appris depuis longtemps à ne plus compter sur lui mais maman, elle dans sa naïveté voyait toujours en lui une certaine bonté, vivant avec l’espoir qu’il reviendra un jour vers nous.

je le haïssais pour avoir fait souffrir ma mère pendant tant d’années mais je le haïssais surtout parce que maman l’a toujours aimé et qu’en retour il lui l’avait toujours négligé, elle lui a tout donné , il a tout pris sans jamais se soucier de ce qu’elle pouvait ressentir, j’espère qu’il paiera pour tout le mal qu’il lui a fait.

À SUIVRE…

Jr Cibangu

Share this: