Ma vie et mon histoire d’amour (épisode 15)


Jeune fille

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Tout ce que je voulais c’était qu’ils quittent ma maison rien d’autre ,j’avais besoin d’être seule…(Suite de l’histoire d’amour)

MA VIE ET MON HISTOIRE D’AMOUR

ÉPISODE 15

J’étais assise sur une chaise à l’écart des autres, j’étais seule car Dan était reparti chez lui.

J’ai entendu un de mes cousins dire que le corps était déjà à la paroisse. ces sont mes tantes qui ont procédé au bien mortuaire.

Après cela, mes oncles sont venus à la maison pour demander aux gens qui voulaient la voir une dernière fois d’aller à la paroisse pour assister à la messe qui sera dite pour lui faire leurs aux revoirs.

Comme je ne disais rien ,une de mes cousines a lancé

-ELLE :« Zawadi tu ne veux pas y Aller !, si tu veux je t’accompagne »

Avant que je ne réponde mon oncle cria

-ONCLE :« non ce n’est pas une bonne idée , cela ne fera que la traumatiser davantage »

Heureusement que j’ai vu maman avant, ils allaient m’interdire de lui faire mes adieux ,j’ai vu mon père se levait pour partir , si j’avais pu le retenir je le ferais , il n’avait pas le droit de s’approcher de son corps , il a dû sentir mon regard car il s’est retourné pour me regarder je lui ai lancé un regard plein de mépris et de haine, regard qu’il n’a pas soutenu bien sûr.

le corps couvert d’un pagne, est exposé devant tout le monde et le prêtre posa la question à savoir envers qui elle avait une dette ? Personne n’a répondu . La seule chose que maman détestait le plus c’était les dettes , elle nous disait toujours on vit avec ce que nous avons ,et quand il lui arrivait d’avoir une dette elle était tellement gênée, et ne retrouvait la paix qu’une fois cette dette est payée.

Il lui arrivait dès fois de refuser d’emprunter et ces jours là on pouvait se coucher sans manger.

Après la prière mortuaire, Direction le cimetière , un cortège interminable avec le corbillard devant et les autres voitures derrière.

Je n’avais pas le droit de l’accompagner dans sa dernière demeure car selon notre coutume les Jeunes filles ne peuvent jamais allaient au cimetière.

Je suis restée à la maison pendant qu’ils étaient entrain de mettre sous terre ma raison de vivre, ma meilleure amie, ma confidente, je pensais ne plus pouvoir pleurer, de toute façon je n’avais plus la force, j’étais complètement vidée.

Elle arrivait toujours à me rendre le sourire quand j’allais mal , les seules disputes que nos avons eu étaient quand je suis tombée enceinte , sinon maman , était l’image parfaite que l’on faisait d’une mère douce , généreuse , jamais je n’avais pensé qu’une peine serait plus grande que celle que j’étais entrain de vivre.

Mais à la venue de ma grand-mère, je n’ai pas pu m’empêcher de recommencer à pleurer, elle me la rappelait tellement ,elle lui ressemblait autant que je ressemblais à maman, elle était juste une version plus âgée.

Évelyne est venue dès qu’elle l’a su,elle avait beaucoup pleuré, elle aussi elle est restée tard dans la nuit.

A leur retour des cimetières , le prêtre a demandé que nous faisions une cérémonie funeraire pour la défunte. Cette fois-ci la messe s’est dite à la maison.

Les gens présentaient des condoléances, Ils ont commencés à faire des témoignages sur elle , les voisins , ses amis même ,mes oncles s’y sont mis.

J’ai voulu rire tellement ,la situation était comique,ils ne manquaient pas d’air ceux là, ils n’ont jamais rien fait pour elle personne d’entre eux n’avait levé le petit doigt pour l’aider quand elle en avait besoin .

Couple à la plage Ph: Paxel

J’avais juste envie de leur dire fermer là bande d’hypocrite, chacun faisait comme s’il était la personne la plus importante de sa vie, je ne pouvais plus supporter leurs mensonges ,je me suis levée pour entrer dans la chambre , chacun pouvait interpréter comme il voulait ,je m’en foutais.

Tout ce que je voulais c’était qu’ils quittent ma maison rien d’autre ,j’avais besoin d’être seule.

Malheureusement,cela était impossible, pendant plus de 8 jours la maison était tout le temps remplie, chaque jour ils venaient nombreux, et chaque jour on cuisinait, j’étais comme une étrangère dans ma propre maison, je ne savais rien d’où venait l’argent pour toutes ses dépenses,et sérieusement cela ne m’intéressait pas.

Ils ont fait le partage des affaires de ma mère comme le veux notre coutume, mes tantes sont venues me demander les clés de sa chambre que j’ai refusé de donner, tant que je n’avais pas trouvé le papier de la maison,personne n’entrera dans cette chambre.

J’ai sorti toutes ses affaires de la chambre avec l’aide de ma tante ,de toute façon elles n’étaient pas beaucoup, des habits quelques bijoux en or.

10 jours après le décès de maman, nous avons passé notre première nuit seuls ,ma tante était retournée chez elle , ma grand-mère elle devait aller s’occuper de mon grand-père , elle nous a proposé de venir habiter avec elle mais j’ai dit non.

Cette première nuit a été affreuse , l’absence de maman faisait un vide à la maison ,comme il le faisait dans nos cœurs , nous nous sommes tous retrouvés dans ma chambre serrée dans le même lit avec Guelord et Julia.

J’avais décidé dès le lendemain de chercher le titre de propriété de la maison et de le mettre à un

lieu sûr, c’était notre héritage, maman s’est battue becs et ongles pour le préserver.

Le lendemain après avoir conduit le petit à l’école , j’ai commencé à faire le tri dans ses affaires, il y avait pleins de photos , d’elle de moi quand j’étais petite , mais aussi des photos ou elle était en compagnie de mon père ,elle souriait à l’objectif , ils étaient jeunes et on pouvait lire dans ses yeux qu’elle était heureuse et confiante.

Je pense qu’à cette époque si on lui avait dit que cet homme allait lui briser le cœur jamais elle n’y croirait.

J’ai trouvé leur acte de mariage , des lettres ,il m’a fallu plus de deux heures de temps avant de trouver ce que je cherchais .

Il fallait que je trouve un endroit où le cacher sans que mon père ne le trouve.

J’ai longtemps réfléchi puis j’ai pensé que je pourrai le confier à Dan, de toute façon c’était la seule personne à qui j’avais confiance.

Mon père venait chaque jour à la maison depuis l’enterrement ,c’était plus le nombre de fois qu’il était venu durant ses dix dernières années.

Je refusais de lui parler, j’estimais n’avoir rien à lui dire s’il avait un problème de conscience cela n’engageait que lui, .et moi, j’en doutais fortement pour au moins je répondais quand il saluait ,mais pour Guelord c’était un refus catégorique, mon petit frère avait entendu une discussion entre ma tante et moi concernant le fait qu’il ne soit pas venu alors que notre mère le réclamait.

Ma grand-mère me conseillait de ne pas être aussi dure avec lui. Ma grand-mère comme toutes les autres vieilles femmes congolaises pensaient que le fait d’être un homme, pourrait pardonner tous les actes commis par ses derniers , qu’importe ses erreurs , ses trahisons on disait toujours c’est normal c’est un homme ,et pourtant ils avaient une conscience ,ils pouvaient distinguer le bien du mal par conséquent devraient être en mesure de répondre de leurs fautes.

Tu abandonnes femme et enfants pour aller mener une autre vie et hop un beau jour tu te lèves pour revenir récupérer la famille que tu avais abandonné ,c’est trop facile pour la plupart des hommes africains et surtout les congolais.

Rien de ce qu’il pourra faire ne pourra redonner à maman sa jeunesse perdue , ses longues années de galère, de pleurs, de souffrance ,toutes ses nuits qu’elle a passé à l’attendre.

Mais comme je connaissais mon père par cœur ,j’avais le pressentiment que ce n’est pas notre bien-être qui le motivait à revenir sans cesse à la maison , jusqu’au jour où il est venu me demander

-LUI :« dis moi Zawadi, c’est toi qui a rangé les affaires de ta mère ?»

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-MOI : « oui , pourquoi ?»

-LUI:« elle détenait des documents qui m’appartenaient , elle m’avait même demandé de passer les récupérer mais je n’ai pas eu le temps, tu ne les aurais pas vus par hasard ?»

-MOI:« non je n’ai pas vu de document juste des photos de souvenir rien d’autre, mais dis-moi c’est quel genre de document ?»

-LUI:« non ce n’est rien de grave , mais peut être que tu as mal vu , laisse-moi vérifier moi-même »

-MOI:« bien sûr vas y »

Il est rentré dans la chambre pour vérifier ,il a fait plus d’une demi-heure à fouiller dans les affaires de maman , je savais qu’il n’allait rien trouver ,car j’avais donné le titre de propriété à Dan ,il pensait que j’étais toujours une petite fille et que maman ne m’avait rien dit. Il ne voulait pas me mettre le puce à l’oreille, par peur que je décide de le garder pour moi.

Quand il s’est rendu compte qu’il ne trouvera rien , il est sorti de la chambre complètement énervé , j’ai fait l’innocente ,

-MOI:« tu as trouvé ce que tu cherchais? »

-LUI:« non , bon moi je rentre »

-MOI:« au revoir »

Cette maison est la seule chose pour laquelle maman s’était battue à part nous bien sûr,jamais je ne le laisserai nous en déposséder afin de la vendre.

Il pouvait chercher autant qu’il voulait jamais ,il ne trouvera.

Mon père était sans coeur, il voulait nous mettre dehors pour ventre la maison. Je ne sais pas ce qui allait se passer si il avait réussi d’avoir le titre de propriété.

Oh mon Dieu !, toutes ces souffrances pourquoi seulement moi ? me suis-je interrogée. J’avais commencé à pleurer.

À SUIVRE…

Jr Cibangu

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