Ma vie et mon histoire d'amour (épisode 16) 2
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J’avais l’impression que ma tête allait exploser,j’avais le céphalée, tous ses problèmes commençaient à peser,mais ce n’était rien comparé à ce qui allait nous arriver.(suite de l’histoire ma vie et mon histoire d’amour)

Ma vie et mon histoire d’amour: épisode 16

Cela faisait maintenant deux mois que Maman était partie , la vie suivait son cours normal , nos activités avaient repris, je faisais de mon mieux pour que Guelord se sente bien. Bien sûr des fois j’avais l’impression de ne jamais y arriver , il se

sentait seul,leur mère leur manquait, moi aussi elle me manquait.

A maintes reprises je lui ai surpris entrain de pleurer , leur détresse me fendait le cœur , mais j’étais obligée de lui pousser à avancer , il le fallait.

Dès fois ma tante venait le chercher pour qu’il

parte passer le week-end avec elle et nos cousins , du coup je me retrouvais seule à la maison avec mon bébé.

Au début ça allait ,j’arrivais à gérer les dépenses ,car après le décès de ma mère il restait beaucoup d’argent à la maison ,mais gérer une maison n’était pas chose simple ce n’est que maintenant que je me suis rendue compte combien c’était difficile.

A la sortie du deuxième mois il ne restait plus rien à la maison , il fallait que je trouve une solution avant que la situation ne s’empire .

Je ne pouvais pas demander de l’argent à mon père donc j’ai décidé d’en parler à ma Grand-Mère , je pensais qu’elle aurait une solution à notre problème,mais encore une fois j’ai pris une mauvaise décision .

Dès que je le lui ai dit ,elle a alerté mes oncles , elle pensait bien faire la pauvre ,ni elle ni moi n’avions mesurer l’ampleur qu’allait prendre cette histoire.

Mes oncles avec mes tantes se sont réunis et ont décidé que je ne pouvais pas m’occuper des petits, ils m’ont convoqué pour me le dire en personne.

Dès que je suis rentrée dans la cour familiale j’ai compris qu’il se passait quelque chose,mais j’étais loin de savoir à quel point c’était grave.

Le plus agé de mes oncles fut le premier à prendre la parole

-LUI:« Zawadi ,si nous t’avons appeler aujourd’hui c’est parce que notre mère nous a fait part des difficultés que vous traversez Kalenga (Guelord) et toi ,nous avons décidé compte tenu de la situation que vous venez vivre ici avec notre mère »

-MOI:« quoi mais nous ne voulons pas quitter notre

maison, c’est la seule que nous connaissions depuis que nous sommes nés »

-LUI:« oui mais tu sais bien que vous ne pouvez plus continuer à rester là-bas ,qui va payer les factures , et la nourriture tu as pensé à cela, il serait plus raisonnable pour vous de venir vivre ici »

-MOI:« je trouverais un boulot , j’ai juste besoin d’un peu plus de temps, il vient de subir un choc et lui déplacer maintenant va encore plus lui fragiliser »

Cette fois-ci c’est ma tante qui a parlé

-ELLE : « j’avais proposé de lui prendre avec moi mais je sais que jamais tu ne voudras te séparer de Kalenga donc la seule solution que nous avons trouvé est de vous faire venir ici ».

Elle avait raison plutôt mourir que de me séparer de mon petit frère , j’avais promis à maman, je savais que mes oncles ne lèveraient le petit doigts pour

nous aider ,ils ne voulaient pas de dépenses , supplémentaires.

« mieux vaut que vous veniez rester comme cela on ne serait pas obligé de faire deux dépendes » c’est mon oncle qui venait de parler.

Que pouvais-je dire encore,la vie était dure pour tout le monde , je ne pouvais rien leur reprocher , de toute façon la décision était prise ,tant que je restais avec eux ça allait .

Il ne restait qu’une chambre chez ma grand-mère , j’allais la laisser au petit , pour qu’il soit à l’aise moi ,je serais obligé de partager celle de la bonne avec ma fille mais ce n’était pas grave je saurais me débrouiller.

J’ai pris congé pour partir,durant tout le chemin du retour je réfléchissais à la meilleure façon de leur annoncer la nouvelle.

Guelord a d’abord accueilli la nouvelle avec toute candeur ,il se voyait déjà se faire dorloter par sa grand-mère , puis par contre après quelques minutes de silence il était beaucoup moins réceptif.

-GUELORD :« pourquoi ne pouvons-nous pas rester ici c’est notre maison après tout »

-MOI:« oui je sais mais tu sais très bien que nous ne pouvons pas tenir sans argent »

-LUI:« ils n’ont qu’à nous aider »

-MOI:« ce n’est pas si simple Guelord , mais je te promets qu’on reviendra dans notre maison des que j’aurai un boulot d’accord »

-LUI:« ce n’est pas juste, moi je ne veux pas partir, en plus c’est étroit là-bas »

-MOI:« je sais mais c’est juste pour un moment , je trouverai un moyen de nous faire revenir ,promis »

-LUI:« pourquoi tout ceci nous arrive Zawadi qu’avons-nous fait de mal ?,d’abord nous perdons maman, après nous perdons notre maison »

-MOI:« nous n’avons rien fait Guelord ,nous n’avons rien fait c’est la vie qui est ainsi faite , tout au long de ta vie tu rencontras des épreuves , tu dois être fort pour cette fois et pour toutes les autres fois à venir »

-LUI:« d’accord ,je le serais ,je suis un homme »

-MOI:« voila , tu es mon homme , ne t’inquiète pas je serais toujours là pour vous »

J’avais l’impression que ma tête allait exploser,j’avais le céphalée, tous ses problèmes commençaient à peser,mais ce n’était rien comparé à ce qui allait nous arriver.

Deux jours plus tard , alors que j’étais entrain de faire les bagages pour notre déménagement , mes oncles sont venus à la maison je pensais qu’ils venaient pour voir où est ce que nous en étions avec les préparatifs pour le départ , ma surprise a été grande quand ils ont décliné l’objet de leur visite.

J’étais en état de choc tout s’embrouillait dans ma tête , je fus traversée par plusieurs sentiments à la fois , la déception , le degout et pour finir la colère , oh j’étais très en colère contre eux j’avais qu’une seule envie ,me jeter sur eux.

Comment osaient –ils venir me dire des choses pareilles.

« tu ne dis rien Zawadi? » m’a demandé mon oncle les âgé

-MOI:« vous dire quoi , dites-moi ce que voulez-vous que je vous dise »

-LUI : « mais ce que tu en penses bien sûr , nous sommes venus recueillir ton avis »

-MOI:« mon avis ,c’est tellement absurde ce que vous

dites , mon avis vous en avez rien à faire ,il n’a jamais compté , comment pouvez vous me demander mon avis sur une question pareille ,tout en sachant à l’avance ce que j’en pense ,eh bien vous voulez le savoir c’est non jamais je ne l’accepterais »

-LUI : «nous y pouvons rien c’est son enfant Zawadi,c’est son père »

-MOI:«et c’est maintenant qu’il s’en souvient , après toutes ses années,il se rappelle qu’il a des enfants ici, je préfère mourir que de lui donner le garçon »

-LUI:«meme si nous le voulions nous y pouvons rien ,Guelord est son enfant ,s’il engage une procédure il sera gagnant »

-MOI : « il n’a qu’à le faire dans ce cas, on ira au tribunal »

-LUI :« aucun juge ne donnera raison à une jeune fille

de 22 ans sans ressources, en plus qu’est avec un enfant en charge »

-MOI:« mais vous , vous pouvez faire quelque chose ,contre lui , réclamez leur garde »

-TANTE :« ce que ton oncle a oublié de te dire c’est que ton père est venu en premier lieu réclamer la

garde de l’enfant mais ta grand-mère avait refusé , alors il a entamé une procédure , pour réclamer la garde , nous avons décidé à l’amiable qu’il arrête tout ,et qu’on allait lui confier le garçon car après tout c’est votre père »

-MOI:« dites plutôt que cela vous arrange moins de bouche à nourrir »

« Surveille ton langage nous ne sommes pas tes amis un peu de respect » C’est mon oncle qui venait de parler.

-MOI :« je ne vous dois rien, de toute façon cela ne m’étonne pas venant de vous , vous n’avez pas de cœur , même après sa mort vous continuez à décevoir maman, son seul souhait était que ses enfants soient à l’abri du besoin »

-ONCLE : « mais qui t’a dit qu’ils allaient vivre dans la précarité »

-MOI:« vous confiez Guelord à un homme qui ne lui a jamais aimé, qui lui a toujours négligés , vous n’avez même pas honte avec tout ce qu’il a fait à votre sœur vous lui donnez ses enfants , la seule

chose qui vous intéresse est de ne pas avoir à débourser un centime, vous vous en foutez de ses dernières volontés »

-LUI:« tu sais très bien que nous aimions ta mère Zawadi , je comprend ta peine mais nous n’y pouvons rien c’est son enfant et mineur de surcroit »

Je ne les écoutais plus, je pensais déjà à ce que je devais faire pour que mon père me laisse Guelord,il fallut que je lui parle, peut être qu’il m’écoutera moi.

Je suis entrée dans ma chambre et j’ai pris mon

sac

-ONCLE :« hé tu vas où toi ,nous n’avons pas fini de parler»

-MOI :« oh si ,moi j’en ai fini fermez la porte derrière vous »

Je suis partie les plantant là-bas, j’ai pris le bus pour aller au centre ville où mon père habitait, cela faisait un bon moment que je n’y étais pas allée ,j’appréhendais un peu cette rencontre.

Arrivée dans le quartier j’ai failli me perdre tellement le coin avait changé ,il y’avait tellement de nouvelles maisons.

J’ai sonné et c’est ma sœur qui m’a ouvert la

porte

-ELLE :« salut Christella, comment tu vas »

-MOI :« ça va et toi ?»

-ELLE :« je vais bien , allez entre ne reste pas là, tu es venu voir papa ?»

-MOI :« oui j’espère qu’il est là »

-ELLE :« oui tu as de la chance il vient juste d’arriver »

Elle m’a installé dans leur petit salon , pas si petit que cela car il était le double du nôtre ,les meubles n’en parlons pas.

Mon père m’a fait attendre plus de 45 minutes, il voulait que je m’en aille mais j’ai tenu bon, je ne partirai pas sans lui parler, quand il a compris que cela ne marchera pas ,il est finalement sorti accompagné de ma tante, je me suis levée pour les saluer ce fut ma tante qui parla en première

-ELLE :« comment tu vas , et Guelord va bien ?»

-MOI:« oui Dada il va bien »

« je peux savoir ce qui t’amène ici » c’est mon père qui venait d’interroger.

Sa phrase m’a pris de court ,mon père pouvait être désagréable quand il voulait

-MOI:« je suis venue te parler »

-LUI:« ah bon, assis toi ,je t’écoute »

J’étais crispée d’un coup, je ne savais plus par où commencer

-MOI:« je suis venue te parler de Guelord ,mes oncles sont passés à la maison aujourd’hui et ils m’ont fait part de ton désir de prendre Guelord »

-LUI:« oui effectivement , je veux le récupérer, il sera mieux avec moi ici , il y’a assez d’espace, en plus je pourrais veiller sur son éducation,bien sur pour ce qui est de toi s’est autre chose,je ne. peux pas te prendre chez moi avec ton enfant»

-MOI : « mais tu ne peux pas me les prendre»

-LUI:« je peux savoir pourquoi »

-MOI:« il est tout ce qui me reste ,en plus il a besoin de moi, il ne te connait même pas,jamais il sera heureux ici , je t’en supplie laisse le moi, nous allons partir vivre avec lui chez grand-mère, elle aura un œil sur lui»

-LUI:« je ne laisserai pas mon enfant entre les mains

de cette vieille femme , il a besoin de rigueur et de discipline »

-MOI:«les derniers vœux de maman étaient que je m’occupe de ,elle n’a jamais voulu que l’on nous sépare »

-LUI :« ça suffit maintenant Zawadi , j’en ai assez entendu que tu le veuille ou pas je le prendrai avec moi donc économise ta salive »

-MOI:« c’est bizarre mais je me demande depuis quand tu t’es souvenu que tu avais un fil , tu t’en ai toujours foutu pourquoi aujourd’hui , laisse-nous. tranquille comme tu l’as toujours fait »

-LUI:« ne me pousse pas au bout , tu penses quoi, que tu es un bon exemple, tu ne peux pas mettre un nom sur le père de ton enfant , et c’est à toi que je vais le soin de l’éduquer ! »

Ma tante (deuxième femme de papa) qui s’était-tu depuis le début se décida de parler

-ELLE :« Calmez-vous , Zawadi on ne parle pas ainsi à

son père ,il a le droit de le prendre ,c’est un garçon tu ne pas l’élever ,ne t’inquiète pas ici il sera bien, on s’occupera bien de lui »

-MOI:« laisse moi rire qui va s’occuper de Guelord, lui qui lui a abandonnés ou bien toi qui lui a volé son père et qui a fait tant de mal à leur mère ,arrêtons cette mascarade tu sais très bien que jamais tu ne pourra l’aimer comme il le mérite »

Avant même de finir ma phrase mon père s’était levé pour me gifler durement au visage

-LUI :« sors d’ici espèce de petite pute, tu oses porter un jugement sur ma femme , et sur moi ton père, quitte ma maison »

Sa femme l’avait retenu

-ELLE : « calme toi Malick tu sais que ce n’est pas bon pour ton cœur ,il ne faut pas la suivre ,elle est jeune elle ne sait pas ce qu’elle dit »

J’étais à bout ,je voulais pleurer mais je me l’interdisais ,pas devant mon père il ne méritait pas de voir mes larmes

-DADA BELLA:«« Zawadi c’est ton père , tout de même tu dois le respecter »

-MOI : « je n’ai plus de père depuis longtemps »

Je suis sortie de la maison, j’ai marché pendant plus d’une heure, pleurant tout mon soul, j’avais mal encore une fois j’allais décevoir une personne qui compte sur moi, mon frère, maman, je lui avais promis de prendre soin de son bébé.

Je me disais que j’avais dû commettre un grand pêché dans ma vie antérieure pour que tout ceci me tombe dessus, j’étais fatiguée ma vie n’était que souffrance et désespoir, tout ce à qui je tenais finissez par être éloigné de moi.

J’avais peur , je me sentais seule , qu’allais-je dire à Guelord.

Oh mon Dieu,mais c’est la dernière chose dont il avait besoin en ce moment.

Je suis rentrée à la maison, complètement abattue , quand j’ai pénétré dans la maison. J’ai vu Arlon assis sur une chaise ma fille endormit dans ses bras.

J’ai mis ma main sur ma bouche, j’avais complètement oublié ma fille elle dormait quand je suis sortie avec toute cette histoire j’avoue qu’elle m’était complètement sortie de la tête.

-ARLON : « bonsoir Chris, je l’ai trouvé ici en pleure ,elle te cherchait »

-MOI:« je sais, je suis tellement désolée , j’étais sortie,j’avais totalement oublié»

-LUI:« ok je vois »

-MOI:« non tu ne vois rien, ne prend pas cet air condescendant avec moi et t’avise pas de me juger »

-LUI : «Chuuuh…! arrêtes de crier tu vas la réveiller,primo je ne prend aucun air avec toi, secundo je ne te juge pas Chris»

-MOI:« pardonne moi je suis à bout en ce moment merci de l’avoir garder »

-LUI:« ce n’est rien , j’étais venu pour te présenter mes condoléances pour ta mère, j’étais en voyage ,j’ai essayé de t’appeler plusieurs fois mais ça ne passait pas »

-MOI:« merci , je n’ai plus de téléphone c’est à cause de cela »

-MAMAN : « ah bon , et ton petit frère va bien ?»

-MOI : « un peu ,il est chez ma grand-mère »

-LUI:« qu’est ce que tu as au visage Chris ? »

-MOI:«ça ce n’est rien »

-LUI : « arrêtes de mentir ,ça se voit qu’on t’a frappé ,c’est qui ?»

Je n’avais pas envie de répondre je me suis tu,

-ARLON :« ne me dis pas que c’est le salaud qui t’a enceinté »

-MOI :« non, je t’ai dit de laisser tombé ce n’est rien »

Il s’est levé pour aller coucher la petite, puis il est revenu

-LUI :« parle maintenant je t’écoute »

-MOI : « c’est trop long ,en plus je ne sais même pas par où commencer »

-LUI : « j’ai tout mon temps »

Cet homme était vraiment tenace, il avait l’air tellement déterminé

-MOI:« ok si tu y tiens tant que cela je vais te raconter»

Quand j’ai fini mon récit je me sentais un peu plus légère ,le fait de partager toute ma peine

avec lui m’a fait du bien

-LUI :« excuses moi mais ton père est un con mais un con qui sait qu’il est dans son droit le plus absolue, il a le droit de le récupérer c’est son fils , tu n’y peux rien»

-MOI:« je sais mais j’avais promis à maman de m’occuper de lui, tu vois , j’ai l’impression de la trahir »

-LUI :« non ne dis plus cela , ta mère sait que ce n’est pas de ta faute ,tu as fait tout ce que tu pouvais et qu’un jour tu le reprendra tu as juste besoin de stabilité »

-MOI:« tu as raison mais mon problème c’est comment je vais l’expliquer à Guelord, cela sera très dure de le leur dire »

-LUI :« je peux lui parler si tu veux »

-MOI:«« tu feras cela pour moi ? »

-LUI :« bien sûr , je ne veux pas que tu te décourages, aujourd’hui plus que jamais tu dois être forte ,ne te laisse pas abattre ,ta fille a besoin de toi ,ton petit frère aussi »

-MOI :« oui , je ferai de mon mieux »

-LUI :« et arrêtes de pleurer , tu vas me chiffonner ce jolie visage »

-MOI :« d’accord et merci pour tout »

Il m’a pris congé , comme quoi il lui arrivait d’avoir un peu de solicitude pour les gens , je ne connaissais pas cette facette de lui.

Je suis restée assise dans la cour, je n’avais pas envie de dormir car la nuit risquait d’être longue,je voulais être forte et ne pas pleurer mais je n’y pouvais rien ,je m’étais résolue à aller vivre chez grand-mère mais pas de me séparer de mon frère.

Comment allait –il vivre là-bas et si jamais il

était maltraité

Ma déception était grande , et je me détestais d’être si impuissante.

À SUIVRE..

Jr Cibangu

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