Couple5
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ÉPISODE 38

MA VIE ET MON HISTOIRE D’AMOUR .

j’ai continué à pleurer , j’ai fait plus d’une heure pour reprendre mes esprits.

De toute façon, je ne pouvais pas descendre avec mes pleurs , il fallait que je pense à ma fille, elle ne devait pas me voir dans cet état.

Arlon et sa belle-sœur sont redescendus une heure plus tard , j’étais déjà dans la cuisine entrain de préparer le repas, j’ai entendu Arlon m’appelait, je n’ai pas répondu, je n’avais pas envie de parler en ce moment , c’est à son troisième appel que je me suis décidée à sortir de la cuisine, je ne pouvais pas y rester éternellement de toute façon.

Arlon se tenait près de sa belle-sœur,

-ARLON : « Zawadi laisse-moi te présenter la sœur de ma défunte femme Solange voici ma femme »

-MOI:« Enchantée, Solange »

-ELLE :« Moi aussi »

-ARLON :« Elle va rester quelque temps avec nous, d’accord ?»

J’ai haussé les épaules puis je me suis redirigée vers la cuisine, je m’en foutais en quoi mon avis était important pour lui.

J’ai fini de cuisiner puis je suis partie prendre ma douche avant de servir le repas, j’avais l’impression que j’allais exploser à tous moment et que ce repas n’allait jamais finir,Solange essayait de m’exclure de la conversation ,ne parlant que de sujet relatif à leur passé, Arlon lui par contre tentait par tous les moyens de ramener la conversation à des sujets que je maîtrisais ,je m’en foutais de ses efforts cela m’importait peu.

À la fin du repas, j’ai débarrassé la table avant de me diriger vers ma chambre sans leur accorder un regard , j’étais déjà sur les premières marches quand Solange m’a dit

-ELLE :« tu montes déjà, moi qui avais envie que l’on fasse encore plus ample connaissance »

-MOI:« Excuse-moi, mais en ce moment, je n’ai vraiment pas envie de parler »

rlon m’a lancé un regard incrédule que j’ai ignoré délibérément, cela ne me gênait nullement de paraitre incorrecte devant elle, je savais qu’elle n’avait pas envie de faire connaissance, elle l’a dit juste pour faire bonne figure peut être pour montrer qu’elle fait des efforts pour être sympa avec moi.

Arlon m’a rejoint une demi-heure plus tard, j’étais déjà allongée pour faire ma prière bien que je n’arrivais pas à dormir, j’ai entendu la porte se refermait avec un bruit sec , je me suis retournée pour le regarder, il avait l’air furieux , j’ai fait comme si de rien n’était , je me suis recouchée lui tournant le dos

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-ARLON :« je peux savoir ce qui ne va pas dans ta tête ?»

-MOI:« je me trouve tout à fait normal »

-LUI:« tu te trouves normal et c’est quoi ce que tu viens de faire à notre invitée »

-MOI:« Ce n’est pas mon invité, c’est le tien, et sincèrement, je m’en fous de ses états d’âme »

-LUI:« Zawadi tu sais que je déteste l’impertinence, donc tu me parles correctement, et d’ailleurs, tu te retournes, je ne vais pas parler à ton dos »

-MOI:« Arlon je suis fatiguée , s’il te plaît laisse-moi tranquille !»

-LUI:« je m’en fous si tu as quelque chose qui ne va pas tu le dis maintenant, et tu m’arrêtes tes comportements de petite fille, je ne tolérerai pas que tu manques de respect à Solange »

La tristesse ; l’humiliation et la déception que j’ai accumulées depuis ce matin se sont transformées en une colère incontrôlable , je n’avais pas l’intention de lui parler de ce que j’ai entendu,préférant un moment où je serai plus calme mais maintenant qu’il osait me parler de respect, il allait m’entendre, je suis sortie du lit pour me mettre devant lui, j’étais vraiment en colère ,je pense que lui aussi,il s’est rendu compte du changement qu’y s’est opéré en moi

-MOI:« Solange, justement parlons d’elle, tu te fous de moi, tu donnes une clé à la sœur de ta femme, qui se permet de venir dans ma maison comme si c’était la sienne, non seulement, elle joue à la princesse, mais tu t’enfermes dans sa chambre ,quand je pense que tu n’as même pas dénié l’avertir que tu t’étais désormais remarié, tu caches mon existence et c’est moi qui lui manque de respect et toi c’est quoi ce que tu me fais !»

-LUI:«mais tu délires ma foi, où est-ce que tu vas chercher tout cela ?»

-MOI:«Laisse-moi finir, tu crois que je ne vois pas clair dans votre jeu ,dis moi quand t’est ce que tu as commencé à la baiser ,du vivant de ta femme je suppose »

Avant même que j’aie fini ma phrase, j’ai reçu une gifle qui m’a projeté par terre, il a levé la main à nouveau, je me suis recroquevillée sur le sol m’attendant à recevoir une autre, mais il s’est arrêté, je tremblais de tout mon corps, ma vue était brouillée de larme , il m’a frappé, Arlon venait de me frapper,

-ARLON :« Ne me parle plus jamais ainsi, tu m’as compris ?»

Je n’ai pas répondu toujours en état de choc, il a avancé vers moi d’un pas menaçant.

J’ai secoué la tête pour lui signifier que j’avais compris, il semblait satisfait de ma réponse, car il semblait moins furieux

-LUI:« Maintenant, tu vas ouvrir tes oreilles et m’écouter, la prochaine fois que tu insulteras ma femme(Sarah), tu passeras un sale moment, tu ne feras plus jamais allusion à elle en ces termes si tu as quelques choses à me dire tu me le dis à moi me suis-je fais bien comprendre ? »

Je me suis tu, il s’est dirigé vers la salle de bain, je me sentais humiliée, je ne pensais en rien à ce que je disais, je voulais juste lui faire du mal , je me suis relevée en tremblant ma joue me cuisait, mon mal de tête qui était latent depuis ce matin s’est mué en migraine.

J’ai essayé de me retenir de pleurer pour ne pas lui donner le plaisir de me voir dans cet état, mais je ne pouvais pas m’arrêter pour ne pas qu’il me retrouve ainsi à sa sortie, je me suis habillée aussi rapidement que j’ai pu, j’ai pris mon sac et je suis partie.

J’ai pris un taxi direction la plage , c’est le seul endroit que j’ai trouvé, de toute façon, je n’avais nul part où aller, je ne pouvais pas partir chez mon père ni chez ma grand-mère, chez Dan non plus c’est le dernier endroit où j’avais envie d’être en plus avec mes yeux gonflés, je serai obligé d’expliquer aux gens ce qui n’allait pas et sincèrement, je n’avais pas envie que les autres sachent mes problèmes de couple.

J’étais vraiment déçue d’Arlon ,il m’avait fait tellement de promesses, je l’ai cru comme une idiote, il avait promis de me rendre heureuse au lieu de cela Il m’avait frappé je n’arrivais toujours pas y croire, je sais que mes propos étaient déplacés mais j’étais en colère,jetais humiliée et blessée, j’ai voulu tout juste lui rendre la monnaie de sa pièce.

Mais ce qui m’a fait le plus mal dans cette histoire ce n’est pas la gifle, mais c’est ce qu’il a osé dire à cette femme.

Mon seul tort était de l’aimer,donc à chaque fois que je lui disais, je t’aime, lui pensait à une autre et moi comme une idiote, j’attendais, espérais qu’il avait juste besoin de temps, alors qu’il avait juste décidé de ne pas aimer à nouveau, il ne voulait pas de cet amour, je me sentais décourager à chaque fois que j’avais espoir que tout ira bien, la vie s’amusait à me démontrer le contraire comme quoi le bonheur ne tenait qu’à un fil jusqu’à ce matin tout allait bien dans ma vie.

Je suis restée sur cette plage, pleurant toutes les larmes de mon corps,et Arlon n’arrêtait pas de m’appeler, après, c’est au tour de son frère, je n’ai décroché à aucun de leurs appels, finalement Dan m’a envoyé un message me suppliant de lui dire où j’étais, j’ai répondu en lui disant qu’il n’avait pas à s’inquiéter que j’allais bien, je suis restée pendant des heures au final, j’étais fatiguée, je me sentais complétement vide, j’ai décidé de rentrer vers 18h.

A mon arrivée à la maison, je me suis dirigée directement vers ma chambre, pour prendre une douche, à ma sortie de la salle de bains Arlon m’attendait, il avait l’air inquiet

-ARLON :« je t’ai cherché partout Chris , j’étais mort d’inquiétude j’ai appelé tout le monde où est-ce que tu étais ? »

J’ai continué à m’habiller comme s’il n’était pas dans la même pièce que moi.

-LUI:« s’il te plaît ne fais pas ça, ne te détourne pas de moi, écoute il faut que je te parle, je suis tellement désolé pour la gifle, je ne sais pas ce qui m’a pris, ni pourquoi tu t’es mise en colère tout d’un coup, s’il y’a quelque chose qui te dérange tu ne penses pas que tu aurais dû venir m’en parler et que nous essayons de le résoudre ensemble au lieu de piquer une crise, dans tous les cas rien ne justifiait ce que j’ai fait, je n’avais pas l’intention de te frapper, je ne sais pas ce qui m’a pris je te promets que je ne lèverai plus jamais la main sur toi, je n’en avais pas le droit,je suis sincèrement désolé ma rose »

-MOI:«si tu as fini, je vais aller préparer le dîner d’ailleurs que veux-tu manger ce soir »

-LUI:« Attend, tu es sérieuse, nous sommes entrain de parler de nos problèmes et tout ce que tu trouves à me dire c’est que veux-tu manger ? »

-MOI:« oui je suis très sérieuse Arlon , je ne crois plus à tes promesses et tes excuses, tu peux te les garder, en plus je ne fais que ce pourquoi je suis là, te faire à manger et écarter les jambes, n’est-ce pas à cela que je te sers ?»

-ARLON :« je t’interdis de parler ainsi de nous, tu sais que c’est faux , tu comptes énormément pour moi , tu es ma femme Zawadi »

-MOI:« Malheureusement, c’est vrai Arlon , il n’y a pas de nous , ton cœur appartient à quelqu’un d’autre n’est-ce pas, t’es tu déja demandé si ce que tu m’offres me suffit »

-LUI:« Pourquoi tu te mets dans ses états pareils, j’espère juste que ce n’est pas à cause de la présence de Solange ,tu fais fausse route Chris, Solange est l’une de mes meilleures amies , jusqu’à maintenant nous avons été heureux, ne gâche pas tout ,ne me demande pas ce que je ne peux pas te donner »

Il n’avait même pas nié, c’était comme un aveu voilé, mon cœur se serra et mes larmes ont menacé de tomber à nouveau ,

-MOI:« t’inquiète je sais , tu as toujours été clair d’ailleurs, tu as évité soigneusement de me dire que tu m’aimais, c’est juste que la pauvre idiote que je suis, avait espéré autre chose »

-ARLON :« Chris ,je suis désolé »

-MOI:«pas autant que moi, mais tu sais, il aurait mieux valu que tu ne m’épouses pas ,tu aurais dû me laisser tranquille, si tu te savais incapable de m’aimer à bien y regarder, tu n’es pas différent de l’autre salaud qui m’a enceinté , tous des hypocrites, tout ce qui t’intéressait c’est de me mettre dans ton lit »

Je n’ai pas attendu sa réponse, je suis sortie et j’ai refermé la porte derrière moi, mais j’ai eu le temps de voir de la tristesse dans ses yeux , je savais que cette derrière; phrase était lâche il n’avait rien à voir avec Rody , il ne m’a jamais menti , il ne m’a jamais dit qu’il m’aimait contrairement à l’autre.

J’aurais pu lui dire la vérité, mais j’avais choisi volontairement de ne rien lui dire sur la conversation que j’avais entendu cela allait être juste une humiliation supplémentaire pour moi.

Je l’ai entendu crier mon nom avec colère, mais j’ai refusé de me retourner j’ai continué à descendre les escaliers tranquillement.

Puis il m’a crié en disant…

À SUIVRE…

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