Couple1
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ÉPISODE 41

MA VIE ET MON HISTOIRE D’AMOUR

Depuis le départ de Solange, mon mari était d’une humeur exécrable, Arlon criait pour un oui ou un non, il était irritable, irascible.

Je n’avais plus la paix dans ma maison, toutes mes tentatives de dialogue se soldaient par un échec.

Je faisais de mon mieux pour ramener la bonne ambiance à la maison, mais rien y fait, il passait ses journées à s’enfermer dans son bureau les rares fois qu’il était à la maison, et si jamais j’osais venir lui parlé, il me montrait clairement que je le dérangeais, je finissais par me retirer avec le cœur meurtri.

Mon mari était devenu un étranger pour moi, les doutes ont commencé à resurgir, il ne pouvait juste pas se comporter ainsi, parce que j’avais mis Solange dehors, ou bien il y avait autre chose entre eux, puis je me suis dit Zawadi cela n’a pas de sens, Arlon ne fera jamais cela, peut-être qu’il y avait une autre cause dont j’ignorais.

Dans la chambre, c’était encore pire, Arlon faisait comme s’il vivait avec une étrangère, il ne me regardait pas, et ne me touchait pas.

Cette situation m’attristait au plus haut point, et j’étais malheureuse, je n’arrivais plus à me concentrer , je mangeais peu, le sommeil m’avait déserté, certains me diront que je suis faible, et moi je leur dirai que je ne pouvais tout simplement fonctionner sans lui ,il était mon repère ,mon socle ,mon tout.

Le samedi, je lui dis que j’avais envie que nous passions ensemble la journée,

-ARLON :« Pas aujourd’hui, j’ai trop de boulot »

-MOI:« d’accord, ce n’est pas grave, mais à ton retour, il faut que nous parlions »

-LUI:« de quoi tu veux parler »

-MOI:« Cela ne presse pas, j’attendrai ton retour »

Je voulais profiter de cette journée pour lui parler, mais je prendrai mon mal en patience et je lui parlerai à son retour.

Il est rentré tardivement, je lui ai proposé de lui faire à manger, mais il m’a dit qu’il allait prier d’abord à son retour, je lui ai servi à dîner,il a mangé et tout cela sans prononcer un mot, quand il a fini, je lui ai servi de l’eau qu’il a bu, mais toujours dans le silence.

Quand il a fini ,il s’est levé pour partir

-MOI:« s’il te plait Arlon , reste encore un peu ,il faut que je te parle »

Il s’est ré assis

-LUI:« je t’écoute »

-MOI:« je ne sais pas ce qui se passe, cela fait une semaine que tu n’es plus le même ,s’il te plaît si je t’ai fait quelque chose dis le moi , je vais m’excuser, c’est mieux que tu m’ignores ainsi, j’en peux plus de cette situation »

-LUI:« donc comme cela, tu ne sais pas ce que tu as fait ?»

-MOI:« je te le jure, je ne sais rien »

-LUI:« ce n’est pas grave ,le jour que tu sauras là, on pourra avoir une discussion sérieuse »

-MOI:« je t’en prie Arlon , arrête cela, tu me fais trop souffrir »

-LUI:« tu souffres là, mais je ne t’ai rien fait moi »

-MOI:« Justement , tu penses que m’ignorer dans la maison parce que j’ai renvoyé Solange est un comportement digne d’un mari ?»

-LUI:« Parce que madame connaît ce qu’un comportement digne veut dire, et laisse moi te dire que tu es complétement à côté de la plaque ,si tu penses que cela a à voir avec le départ de Solange , je m’en fous de Solange, maintenant si tu n’as plus de bêtises à me raconter, je vais aller me coucher »

-MOI:« ne fais pas cela ,ne t’en va pas Arlon !».

Il ne m’écoutait pas ,il a pris son portable et il est monté sans se retourner ;j’étais désemparée.

Arlon avait un sale caractère c’est vrai mais, jamais il ne s’est comporté ainsi avec moi, on se disputait souvent mais jamais il ne m’avait témoigné autant de froideur, il était si distant.

Et comme à chaque fois que j’avais mal, je me suis mise à pleurer ,cela ne résout rien je sais , mais moi le fait de pleurer me soulageait.

Quand j’ai décidé de regagner la chambre, il dormait déjà et moi j’ai passé une nuit blanche comme à chaque fois que l’on se disputait.

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Le lendemain matin, je ne suis pas partie au cours tellement que j’avais passé une nuit de merde. heureusement qu’il continuait toujours à s’occuper de sa fille, parce que là avec les maux de tête que j’avais , je ne pouvais pas me taper ses caprices matinaux.

Je n’avais plus de solutions, j’avais tout fait ,les mots doux, je me suis même excusée pour quelque chose que je n’étais même pas sûr d’avoir fait, mais il ne voulait rien savoir, j’en avais marre de me faire rejeter.

Donc j’avais décidé de le laisser tranquille ,il voulait rester seul eh bien tant mieux ; j’allais faire comme lui moi aussi , je vais tout simplement l’ignorer.

A partir de ce jour , je suis restée dans mon coin, je remplissais mes devoirs d’épouse envers lui, son linge était propre, il mangeait à des heures régulières, mais cela s’arrêtait là.

Le lundi à sa détente ,il m’a trouvé avec son frère, qui était passé m’inviter à dîner ,je ne lui avais rien dit de nos problèmes, mais la façon dont il se comportait quand il est venu ,a mis la puce dans l’oreille de son frère.

Il nous a salué lui du moins, car moi, c’est à peine qu’il m’a parlé, il a demandé des nouvelles de sa mère puis il est monté.

-DAN:« c’était quoi cela ,il te fait la tête ?»

-MOI:« je ne sais pas ce qu’il a , laisse tu sais comment il est ,cela lui passera »

-LUI:« je te plains avec un mari pareil, tu n’es pas sorti de l’auberge »

-MOI:« j’ai pris l’habitude, tu sais, attend, je vais m’habiller, on va partir comme il est là ,il gardera la petite »

Je l’ai trouvé dans la chambre, je me suis habillée, parfumée, puis je lui ai dit

-MOI:« je sors avec ton frère,il m’a invité à dîner »

Comme il ne disait rien, j’ai marqué un temps d’arrêt

-MOI:« tu m’as entendu Arlon ?»

-LUI:« Oui, mais même si je te demandais de ne pas y aller,tu iras quand même donc pas la peine de demander mon avis »

J’ai voulu répondre, mais je me suis dit ce n’est pas la peine qu’il le veuille ou pas , j’allais sortir, je n’en pouvais plus rester dans cette maison, dans cette ambiance pourrie.

Je suis partie m’amuser avec Dan, j’ai fait le vide dans ma tête et j’ai profité au maximum.

Je suis revenue un peu tard, le lendemain Dan m’a appelé pour me dire qu’il l’avait menacé en lui disant de ne plus me faire sortir jusqu’à des heures aussi tardives. Il voulait jouer à celui qui était indifférent, mais là, j’ai su qu’il n’en était rien.

Deux jours plus tard , sa mère nous a appelé pour qu’on puisse se voir, elle devait voyager, j’avais mis une robe, une de mes robes qu’il détestait la plus, mais que moi j’adorais, je l’ai trouvé au salon entrain de m’attendre

-MOI:« je suis prête »

-LUI:« tu ne m’accompagnes pas vêtue ainsi »

-MOI:« Vêtue comment Arlon ? »

-LUI:« Cette robe te colle comme une seconde peau, en plus on a l’impression que tu n’as pas porté de slip »

-MOI:« Arlon »

-LUI:« il n’ a pas d’Arlon qui tient, tu montes tout de suite te déshabiller »

-MOI:« et si je ne veux pas ?»

-LUI:« c’est simple, tu n’iras pas avec moi »

-MOI:« je prendrai un taxi alors »

-LUI:« je te préviens,si jamais tu oses franchir cette porte , on ne appellera plus Arlon !»

-MOI:« je m’en fous , fais ce que tu veux,je m’en vais »

J’ai fait deux pas quand j’ai senti qu’on me soulevait dans les airs,Arlon m’a emmené de force dans la chambre malgré le fait que je me suis débattue.

Il m’a déposé sur le lit ,puis il m’a enlevé la robe

-LUI:« Voilà, on en parle plus, trouve-toi quelque chose de plus descente »

-MOI:« mais pourquoi faut-il que tu te comportes comme un con Arlon , je te déteste, tu m‘entends ? »

-LUI:« hey je te préviens, je ne fais pas parti des hommes qui se font insulter par leur femme , fais très attention à ce que tu dis ,tu as beaucoup changé maintenant ,je suis ton mari ,j’exige que tu me respectes »

-MOI:« tout le monde peut dire cela sauf toi Arlon,je te respecte plus que ce qui est demandé»

-LUI:« une femme qui respecte son mari fait ce qu’il lui dit, la dernière fois, je t’ai défendu de sortir de la maison mais tu n’en as fait qu’à ta tête, tu es partie quand même , et tu n’as rien trouvé d’autre à faire à part aller raconté des bêtises à ma mère, notre vie ne concerne que nous, tu n’as pas le droit d’en mêler les gens ! »

-MOI:« Quoi, c’est à cause de cela que tu te comportes comme un gamin depuis une semaine , on en revient encore à cette histoire, oui, je l’ai fait parce que tu ne voulais rien comprendre,j’ai essayé de t’expliquer de te faire comprendre la situation, mais comme toujours, tu n’as rien voulu savoir.

Si je ne te respectais pas Arlon ,j’allais sortir de la maison le premier jour qu’elle est venue, car ce jour là tu m’as donné une raison suffisante pour te quitter, ne me regarde pas ainsi , j’avais tout entendu de ce que tu lui as dit dans la chambre.Oui, tu as affirmé m’avoir épousé juste parce qu’il était temps que te remaries mais que tu ne m’aimais pas le moindre du monde, qu’as-tu dit exactement voilà je me souviens, ton cœur n’appartient qu’à Sarah »

Plus je parlais,plus son visage se décomposait, il semblait complètement sonné, il ne pensait pas que j’avais entendu cette conversation.

-MOI:« Malgré cela,j’ai accepté de rester avec elle , et faire comme si de rien était, j’ai supporté cette humiliation pour toi »

-LUI:« Chris »

-MOI:« laisse moi continuer s’il te plaît contrairement à toi ,je n’ai pas parlé à ta mère de notre vie ,alors que toi tu as raconté à Solange l’essence même de notre couple , de ce qui nous lie ,tu lui as donné le pouvoir de me faire du mal et laisse moi te dire qu’ elle ne s’est pas gênée ,et pourtant je ne me suis pas plaint , j’aurai bien pu raconter cette histoire à ta mère, ou bien te faire un scandale.

Comment penses-tu que je me sentais quand elle faisait allusion au fait que tu ne m’aimais pas ,je ne pouvais pas démentir alors que toi le principal concerné le lui avait raconté. »

-LUI:«Je suis désolé que tu aies entendu cette discussion, mais ce n‘est pas ce que tu crois, c’est beaucoup plus compliqué que cela, laisse-moi t’expliquer »

-MOI:« Pour me dire quoi, je ne veux pas de tes explications , je sais très bien ce que tu vas me dire Arlon , ce n’est pas la peine ,je fais tout pour que tu sois heureux, j’ai essayé de toutes mes forces d’être une bonne épouse pour toi,je me plie à quatre pour toi, mais ce n’est jamais suffisant , tu m’as fait vivre une semaine d’enfer alors qu’il aurait été plus simple que tu viennes me parler, cela m’aurait épargné tout ce stress, je me suis rabaissée jusqu’à te demander pardon, mais rien y fait.

Dis-moi combien de femmes connais-tu qui accepteraient de rester avec un homme qui affirme ne pas les aimer, moi, j’ai tout accepté de toi parce que je t’aime plus que tout, mais maintenant, je me demande si tu mérites réellement que je me batte pour toi ? »

Plus je parlais plus j’avais du mal à retenir mes larmes, une boule s’était formée au niveau de ma gorge et j’ai commencé à suffoquer

-ARLON:« je t’en prie ne pleure pas, ce n’est pas la peine de te mettre dans des états pareils »

Il a avancé vers moi pour me toucher, mais j’ai crié,il a reculé

-MOI:« un jour, tu m’as dit que, jamais tu ne feras couler mes larmes, mais ces derniers temps, j’ai l’impression qu’à chaque fois, que je pleure, c’est de ta faute »

-LUI:« je suis désolé ma puce, jamais je n’ai voulu te faire pleurer,quand tu seras beaucoup plus calme, on parlera,je t’expliquerais tout »

Il a voulu me toucher à nouveau, mais je l’ai repoussé et je suis allée m’enfermer dans les toilettes quand je suis ressortie,je n’avais qu’une envie dormir, car je pense qu’on ira plus chez sa mère.

Je me suis mise au lit, mais ce n’est pas pour autant que j’ai dormi. Arlon était venu se coucher à côté de moi,il m’a attiré dans ses bras,je l’ai repoussé, mais il m’a gardé emprisonner dans l’étau de ses bras, je me suis débattue jusqu’à ce que je n’aie plus de force alors j’ai éclaté en sanglots , j’ai pleuré jusqu’à épuisement,il me parlait doucement déposé de petits baisers sur mon front,il essayait de me calmer le mieux qu’il pouvait, j’ai fini par m’endormir.

À mon réveil,il avait acheté à dîner ,il me l’a emmené dans la chambre , pour que je puisse manger , mais je n’avais pas faim

-ARLON:« s’il te plaît mange un peu , tu as besoin de prendre des forces, tu n’as rien mangé toute la journée »

Il avait raison , depuis le petit-déjeuner ,je n’ai rien pris ,j’ai accepté de manger un peu avant de repousser les assiettes.

-LUI:« Pardonne-moi mon cœur, je suis tout honteux, je ne sais même pas quoi te dire, je n’aime pas voir tes pleurs tu le sais , s’il te plait Chris ,je me rends compte que je fais tout de travers avec toi ».

J’ai détourné le regard ne pouvant pas le regarder au risque de me remettre à pleurer,

-LUI :« je t’en prie mon cœur, laisse-moi t’expliquer peut être qu’après tu comprendras ma relation avec Solange »

-MOI:« je t’arrête tout de suite Arlon, je ne veux plus jamais de ma vie entendre ce nom , sinon , je m’en irai et cette fois-ci pour du bon !»

-ARLON:« d’accord comme tu veux, on en parle plus, maintenant, c’est à moi de te demander pardon pour tout ce que je t’ai fait Chris, je sais que je t’ai fait souffrir , j’imagine seulement ce que tu as enduré en entendant cette conversation, tu as raison, je suis égoïste, j’étais juste obnubilé par le fait que tu aies sapé mon autorité »

Que pouvais-je lui dire, j’étais toujours blessée dans mon orgueil, mon amour propre pour pouvoir lui pardonner si facilement , il m’a traumatisé pendant une semaine,j’ai pensé à tout,jusqu’à croire qu’il entretient une relation avec Solange…

-MOI:«s’il te plaît Arlon, je peux dormir, je suis épuisée »

-LUI:«D’accord recouche-toi »

Il a mis une couverture sur moi, avant d’éteindre la lampe.

Dans la tête d’Arlon:

De toute ma vie , je n’ai jamais eu aussi honte , je ne sais pas ce qui m’arrive avec elle , j’enchaînais les erreurs comme un amateur de seconde zone. Je n’arrive pas à croire qu’elle soit restée en m’entendant parler avec Solange.

J’avais l’impression que j’ai failli à ma mission, après toutes les épreuves qu’elle a enduré , je m’étais juré de la protéger ,mais là je ne la rendais pas heureuse et Dieu seul sait qu’il n’y a pas une personne qui mérite le bonheur plus qu’elle.

Elle avait raison , rare sont les femmes qui auraient accepter de faire comme si de rien n’était en plus de l’accepter sous son toit sans rien dire.

Mais Chris n’était pas la plupart des femmes , c’était la mienne , et il est de mon devoir de tout faire pour la rendre heureuse.

Le matin du jour suivant, il sonné 5h quand Arlon m’a réveillé,je savais déjà ce qu’il voulait me demander, car tout comme moi nul n’ignore que c’est à ce moment que la plupart des garçons normalement constitués s’excitent…

-MOI:«Arlon qu’est-ce que tu veux ? »

-LUI:« Stp Chris, enlève tes vêtements »

-MOI:« Ne me touche pas, ôte tes mains sur mes seins, d’ailleurs n’ose plus me toucher. Va demander à Solange comme d’habitude qu’elle le fasse pour toi »

Mon mari s’est mis en colère,puis il m’a dit…

À SUIVRE…

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