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ÉPISODE 43
MA VIE ET MON HISTOIRE D’AMOUR

Les semaines se sont écoulées lentement, se transformant en mois, notre vie était maintenant bien rodée , c’était comme si ,je découvrais les joies de la vie de couple, j’étais vraiment épanouie, chaque jour encore plus, dès fois tout ce bonheur me faisait peur, et quand la peur m’envahissait, je priais l’éternel pour qu’il nous préserve.
Depuis notre dernière dispute, Arlon avait radicalement changé et chaque jour , il posait des actes qui me montraient qu’il m’aimait même s’il ne disait rien.

Il satisfaisait le moindre de mes désirs,il suffisait juste que je demande.
Maintenant si je faisais quelque chose qui ne lui convenait pas , il m’appelait pour qu’on en discute de ce fait tout le mode était fixé, et on essayait de s’améliorer continuellement, chacun d’entre nous faisait de son mieux pour que ce bonheur dure.
Il avait beaucoup voyagé au cours de ses derniers mois , mais à chacun de ses retours, c’est comme si nous nous sommes jamais quittés.
Je n’ai plus jamais entendu parler de Solange et c’était tant mieux.

Depuis cette scène cauchemardesque chez mon père, mon père et moi, sommes devenus encore plus proches , il passait souvent à la maison me voir ,il s’était rapproché de sa petite fille aussi, chose que j’avais cru impossible, tellement que sa réaction était violente quand je suis tombée enceinte.
A chaque fois que je passais les voir, ma tante se terrait dans sa chambre ,je ne l’ai vu que deux fois depuis les faits et c’était accidentellement.

Puis vient le moment des examens , comme je n’avais pas bien révisé, il fallait que je me consacre à 100% pour la dernière session,du coup je veillais tard,puis chaque matin à mon réveil j’allais à l’université pour réviser avec des amis.
Ma belle-mère m’a cherché une bonne pour m’aider, une jeune femme vraiment efficace, ma maison était bien tenue, ma belle-mère elle-même prenait soin de ma fille les journées ,le soir je faisais la cuisine, et prenais un peu de temps pour être avec mon mari, le pauvre,je sais que je le négligeais, même s’il m’assurait qu’il en était rien.

D’après lui c’est juste une histoire de quelques jours, pas de quoi en faire tout un plat , il savait combien ses études étaient importantes pour moi , c’était l’accomplissement de toute une vie, un rêve poursuivi pendant des années auquel ma mère tenait plus que tout, par contre ce qu’il n’aimait pas c’est que je m’endors tardivement , il dit que je fatiguais mon cerveau, quand il insistait et que je refusais de venir me mettre au lit , il éteignait toutes les lampes afin de me forcer à dormir.
Je boudais quand il se comportait ainsi, mais il suffisait juste que je me couche pour m’endormir, tellement, j’étais fatiguée.

Le lundi suivant, la fin de mes examens a coïncidé avec un férié ,du coup, nous avions un long weekend,
-ARLON:« je vais appeler Dan pour qu’il ramène la petite , cela fait quatre jours qu’elle est là-bas »
-MOI:« Laisse-la à ta mère , elle m’a demandé qu’elle reste pour le weekend »
-LUI:« non ,elle revient, elle a passé assez de temps avec elle , cela suffit, tu te rends compte qu’elle passe plus de temps avec elle qu’avec nous ?»

-MOI:« je ne vois rien de mal en cela, ta mère adore notre fille »
-LUI:« oui ,je n’en disconviens pas, mais elle ne lui dit rien aussi, ses désirs sont des ordres avec elle, à chaque fois ,j’ai l’impression qu’elle nous revient encore plus gâtée »
C’est vrai qu’à chaque fois qu’elle revenait chez nous, elle nous imposait sa volonté, mais une fois que l’on la recadre ,elle redevient tout à fait normale, le seul problème c’est qu’il ne veut pas se séparer de sa fille trop longtemps.

J’ai pris mon téléphone pour appeler sa mère, après les salutations ,j’ai décliné le but de mon appel , mais la pauvre a tellement insisté que finalement,je lui ai dit que j’allais la lui laisser pour quelques jours.
Quand j’ai raccroché, il m’a dit
-ARLON :« alors »
-MOI:« elle a trop insisté, j’ai dû la lui laisser, je suis désolée »
-LUI:« tu te fous de moi Zawadi, entre les désirs de ma mère et les miens qu’est-ce qui priment ?»
-MOI:« les tiens bien sûr »

-LUI:« alors pourquoi tu ne fais pas ce que je te demande ?, réponds-moi !»
-MOI:« que veux-tu que je te dise Arlon ,je ne peux pas lui dire non, c’est aussi simple que cela »
-LUI:« d’accord, dorénavant les trucs d’un weekend sur deux sont finis, un enfant a besoin de stabilité , on peut pas la ballotter entre deux maisons tout le temps et toi-même, tu sais qu’elle la pourrit , en plus cela la perturbe , tout ce qu’on lui dit elle compare entre ce qu’on lui dit et ce que ma mère lui raconte, mais comme d’habitude, tu refuses de voir les choses parce que madame ne veut pas heurter qui que ce soit, mais ne t’inquiète pas ,j’en prends la responsabilité ».
Comme je l’ai vu entrain de prendre ses clés ,je lui demandé
-MOI:« je peux savoir où tu vas ?»
-ARLON:« je pars la récupérer moi-même »

Il est revenu une demi-heure plus tard avec tous les bagages de la petite et cette dernière bien entendu , quand il avait une chose dans la tête, il le faisait qu’importe les conséquences, c’était un impulsif de premier catégorie, j’ai rappelé ma belle-mère pour m’excuser ,cette dernière m’a affirmé en riant que ce n’était rien,après tout c’est son enfant.
Je suis partie le retrouver à la cuisine ,il était entrain de préparer le goûter de la petite
-LUI:« ça va bébé ? »

-MOI:«oh laisse moi tranquille toi , je suis vraiment fâchée ,ta mère est seule ,elle n’a personne en quoi cela te dérange qu’elle lui tienne compagnie ? »
-ARLON :« elle a Dan , ses amies , ses cérémonies, je n’ai pas dit qu’ elle n’ira plus la voir ,tout ce que j’interdis, ce sont les longs séjours donc tu arrêtes de dramatiser ».
Il m’énervait sérieusement ,en plus de cela il mélangeait toute la cuisson
-MOI:« Pousse-toi, tu fais du n’importe quoi, ce n’est pas ainsi qu’on fait »

-LUI:« hey ,je me débrouille très bien, dis-lui que papa est un chef cuisinier »
Moi en soufflant à son oreille pour que la petite n’entende pas
-MOI:« papa est plutôt un con »
-Lui en riant :« je sais, mais tu m’adores »
-MOI:« Quand tu ne te comportes pas comme un despote oui »

Dans la tête d’rlon
La nuit après avoir fait l’amour, nous étions couchés l’un contre l’autre sur notre lit, moi lui caressant la tête, les rondeurs douces de son derrière appuyant sur mon aine, une sensation de paix et d’attention commencaient à m’envahir.
Ma femme avait le don de me calmer ,même si j’avais l’impression que quelque chose me manquait ses derniers jours , elle ne me disait plus je t’aime ,je t’adore oui, mais plus de je t’aime et bizarrement cela me manquait.
C’était devenu nécessaire pour moi de l’entendre, j’ai resserré mon étreinte autour d’elle, en lui caressant les cuisses, je la sentais devenir molle dans mes bras , je sais qu’elle aimait cela la détendait toujours.

-ARLON:« ça va mon cœur »
-MOI:« hum hum »
-LUI:« Dis-moi depuis combien de temps tu n’as pas vu ta grand-mère ? »
-MOI:« tout récemment ,pourquoi tu me le demandes ? »
-LUI:«Parce que , j’ai vu ta tante Agnès hier, elle m’a dit que tu n’allais plus voir ta grand-mère »
-MOI:« tu l’as vu où ?»

-LUI:« elle est venue dans mon bureau, elle dit que ta grand-mère est malheureuse de cette situation, je ne sais pas ce qui s’est passé, mais je ne suis pas d’accord, elle fait partie de ta famille, on ne tourne pas le dos à sa famille »
-MOI:« C’est elle qui l’a voulu, Arlon figure-toi que depuis notre mariage, elle ne cesse de me mettre la pression pour que je donne notre maison à mon oncle , comme je continue de refuser, elle s’est rangée de leur côté, m’accusant de ne pas être solidaire. »

-LUI:« je sais, elle m’a tout expliqué, mais ce n’est pas une raison pour arrêter de lui parler »
-MOI:« c’est elle qui a cessé rlon, c’est à peine qu’elle me parle quand j’y vais, elle n’est jamais venue me voir , depuis que je me suis installée dans cette maison, ni elle ni les autres, tu veux que je fasse quoi ?»
-LUI:« que tu y retournes et que tu lui parles cela ne sert à rien que chacune reste de son côté, je ne suis pas d’accord avec son comportement, mais d’un côté, je la comprends ; ce sont ses fils et c’est sûr qu’elle subit beaucoup de pression de leur part »

-MOI:« et moi dans tout cela, je suis sa petite fille, des fois j’ai l’impression de ne pas faire partie de cette famille ;que je ne peux pas compter sur eux »
-LUI:« tu n’as pas besoin d’eux, tu m’as, tu peux compter sur moi pour tout, mais va la voir , d’accord ? »
-MOI:« Hum, j’essaierai d’y aller »
-LUI:« je ne veux pas que tu essaies, je veux que tu le fasses »
-MOI:« d’accord, j’irai »
-LUI:« c’est bien ma puce , maintenant dormons ».

Deux jours plus tard, je suis partie avec Julia voir Guelord chez mon père,il avait la grippe, à mon arrivée chez nous, je suis partie directement dans sa chambre , mon frère était couché sur son lit , ma sœur avait mis une couverture sur lui , il n’arrêtait pas de tousser .
Heureusement que mon père l’avait amené à l’hôpital ce matin, ils lui ont prescrit des médicaments. Il s’est redressé dès qu’il nous a vues , surtout sa nièce, moi par contre je ne cessais de demander, s’il avait mangé , si ces médicaments sont pris ,s’il n’a pas de fièvre.

« arrête de stresser,ce n’est rien ,juste une grippe »
C’est ma soeur qui venait de parler
-MOI:« Arrête ,j’ai peur »
-ELLE :« c’est vrai da Christella, tu le dorlotes on dirait un bébé »
-MOI:« mais c’est un bébé, c’est mon bébé »

-ELLE :« tu as Julia toi, maintenant, c’est mon bébé à moi, n’es-ce pas Guelord »
Il lui a souri, ma sœur s’occupait de lui comme une mère ,elle lui adorait, des fois même, j’étais jalouse de leur relation, ils s’adoraient.
Freddy a été emmené à l’internat le lendemain de l’incident, du coup, ils étaient seuls à la maison peut être que cela a aidé à renforcer leur lien.

En sortant de la chambre, je suis tombée nez à nez avec ma tante (Dada Bella) et une autre dame, je les ai salués,j’étais entrain de partir quand je me suis rendu compte que la dame me fixait bizarrement, au début, j’avais pensé que ma tante lui a dit quelque chose sur moi, mais en la dévisageant, je me suis rendue compte qu’elle ne me regardait pas, mais plutôt ma fille.

J’ai levé les yeux sur son visage et là, je l’ai reconnue,c’est comme si on m’avait transporté 5 ans plutôt ,je me suis rappelée comme si les faits se sont déroulés hier, comment pourrais-je oublier ce visage ,les paroles de cette femme sont restées graver dans mon mémoire.
Quand elle me déversait ses horreurs avec toute la haine dont elle était capable.
Encore aujourd’hui je revois son expression remplie de mépris , quand elle m’accusait d’etre une petite pute dont le seul désir était de coller un bâtard à son fils.

C’est lorsque ma sœur m’a appelé que je me suis ressaisie pour sortir de mes réflexions quasi-stériques dont j’étais plongée.
Je ne sais pas combien de temps a duré cette scène , elle a avancé la main pour toucher la tête de ma fille, mais j’ai anticipé son geste ,j’ai tiré ma fille vers moi, je lui jeté un regard noir avant d’entraîner la petite vers la sortie.
Ma sœur m’a suivie jusque dans la voiture,
-ELLE : « Zawadi c’était quoi cela, tu connais cette femme toi ? »
-MOI:« demande à ta mère , elle la connaît très bien puisque c’est son amie, bon, je te laisse ,excuse-moi »

J’ai demandé au chauffeur de démarrer, tout ce que je voulais était de quitter cet endroit le plus rapidement possible.
Mon esprit était envahi par des milliers de questions, j’avais l’impression d’avoir reçue une douche froide , je savais que ce moment arriverait un jour mais pas aujourd’hui ,j’étais vraiment pas préparée à ça , j’étais complétement chamboulée.
Du coup lorsque je suis arrivée à la maison , Arlon a pensé qu’il était arrivé quelque chose au petit. J’ai donné ma fille à la bonne afin que l’on soit seul pour parler

-ARLON:« vas-y que se passe-t-il , c’est ta tante encore ?»
J’ai dit non de la tête
-LUI:« c’est qui, c’est ton père alors ?»
-MOI:« non »

-LUI:« putain , Christella c’est qui alors ?, parle ! »
-MOI:« j’ai vu la grand-mère de Julia »
-LUI:« la grand-mère de Julia mais qu’est ce que tu racontes ?»
Puis il a compris
-ARLON :« tu l’as vu où »
-MOI:« chez Dada Bella, c’est son amie »

-LUI:« elle l’a reconnue, elle a tenté de faire quelque chose ?»
-MOI:« je suppose que oui, Julia est le portrait craché de son père biologique. Mais non ,elle n’a rien dit , elle a juste voulu touché à sa tête ,c’est comme si elle venait de prendre conscience de quelque chose »
-ARLON :« et c’est cela qui te met dans cet état ?»

-MOI: « oui je ne m’attendais pas à cela ,s’il décide de revenir me pourrir la vie »
-LUI:« Écoute-moi ,parce que je ne vais plus jamais en reparler, cet enfant n’a qu’un seul père en l’occurrence , ils l’ont rejeté, ils n’en ont jamais voulu alors ils n’ont aucun droit sur elle , que se soit lui ou sa mère, maintenant si jamais l’envie les prenait de venir réclamer quoi que se soit , ils le regretteront, tu n’as pas à t’inquiéter ,je suis là »

Je savais qu’il était sérieux dans ses menaces, mais n’empêche ,j’avais vu le regard que cette femme a posé sur ma fille, et quand elle a levé la main pour la toucher, c’était comme si on m’a donné un coup de poignard, je n’ai jamais ressenti une chose pareille, c’était indescriptible, je ne voulais pas qu’elle l’approche, je haïssais cette femme peut être même plus que son fils.
-ARLON:« et une chose bébé , je ne veux plus jamais que tu repenses à cette famille, OK ? »
J’ai hoché la tête pour le rassurer, mais lui comme moi savons que cette histoire n’allait pas s’arrêter là.
Mungu Wangu , que veut faire encore cette famille de Rody dans ma vie et celle de ma fille,me suis-je interrogée en faisant tomber les larmes.

À SUIVRE…

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