Ma vie et mon histoire d’amour: épisode 45


Relation d'amour

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ÉPISODE 45

MA VIE ET MON HISTOIRE D’AMOUR

Puis Arlon a dit

-ARLON:« mais qu’est-ce tu racontes, je n’ai enceinté personne moi ! »

J’ai réussi à me dégager de son étreinte et j’ai pris le premier objet qui m’est tombé sur la main et je le lui ai balancé sur la tête

-MOI:« ne t’avise pas de me mentir, aie au moins le courage d’assumer, tu me crois assez idiote pour te croire ? »

-LUI:« oui non seulement, tu es idiote, mais, tu es devenue folle ,tu penses vraiment que cet enfant est le mien, c’est tout ce que tu voies en moi, un homme infidèle de surcroît qui couche avec sa belle sœur »

Je fus envahi par un moment de doute ,il semblait tellement déçu ,mais je me suis ressaisi

-MOI:« Oui, je le pense »

-SOLANGE:« ce n’est pas son bébé Zawadi, tu te trompes il m’aide juste, parce que le père de ce bébé est un homme marié qui m’a promis monts et merveilles jusqu’à ce que je tombe enceinte avant de me dire qu’il ne quittera jamais sa femme et qu’il ne voulait rien savoir de ma grossesse, j’ai perdu mon boulot , ma mère refuse de m’aider, je me suis tournée vers la seule famille qui me restait , ton mari , je sais le peu d’estime que tu as de moi et je le mérite j’avoue, mais crois moi, sur la vie à mon enfant ,il ne s’est jamais rien passé entre nous »

-ARLON:« tu n’as pas besoin de jurer Solange ! »

-ELLE:« non laisse, elle a le droit de savoir , quand je venais chez vous ,j’étais déjà enceinte, et non je ne suis pas une pute , je l’aimais c’est tout »

Et qui d’autre que moi pour comprendre sa situation n’est-ce pas que j’ai vécu tout cela, tout ce dont elle parlait , je l’ai vécu et d’une certaine manière , je continue de le vivre

-MOI:« je suis désolée Solange ,je ne savais pas »

Je me suis retournée vers mon mari, mais il m’a lancé un regard rempli de colère

-ARLON:« ne t’approche pas de moi »

-MOI:« Arlon s’il te plaît pardonne moi ,je pensais »

-LUI:« je sais à quoi tu pensais ,rentres à la maison ,je t’y retrouverai ».

Je savais que cela ne servait à rien de discuter avec lui ,je suis ressortie pour rejoindre la voiture ,j’avais vraiment honte de mon comportement, je n’ai même pas douté une seconde qu’il puisse ne pas être l’auteur de cette grossesse, j’étais convaincue qu’il ne pouvait pas en être autrement ,il semblait tellement peiné que je ne réussisse pas à lui faire confiance encore une fois et le regard qu’il m’a lancé était lourd de reproche.

Normalement, ce jour devait être le plus beau de notre vie, mais cela commençait très mal.

Je suis rentrée à la maison le cœur douloureux, je ressentais de la colère ,envers moi , envers lui, pourquoi ne pas m’avoir dit que Solange était enceinte, pourquoi me le cacher et pire pourquoi me mentir pour l’amener à l’hôpital.

A cause de tous ses non-dits ,la situation a dégénérée, j’ai pensé au pire et pour couronner le tout ,j’ai osé le gifler , j’ai giflé mon mari ,c’est la seule chose que je regrettais dans toute cette histoire , tel que je le connais, il ne me pardonnera pas de sitôt .Je n’ai jamais été violente de ma vie, j’étais toujours pacifiste, celle qui supportait tout, qui pardonnait à tout le monde.

Quand ma peine était trop grande, je m’enfermais dans ma chambre et je pleurais tout mon soul ,mais jamais je n’utilisais la violence.

Je suis montée dans ma chambre prendre mon bain et en profiter pour prier d’ailleurs, c’est ce que j’étais entrain de faire quand ma fille a poussé la porte,puis elle a commencé à me déranger.

Quand j’ai fini, je l’ai pris dans mes bras, et je lui ai fait un gros câlin

-MOI:« je t’ai dit mille fois que la prière est sacrée mon amour, tu ne dois pas me déranger quand je prie ,ok ?»

-JULIA:« D’accord maman»

-MOI:« donc restes sage, c’était bien l’école aujourd’hui ?»

Et là, elle a commencé à me raconter ce qu’elle a fait du matin au soir, ce qu’on leur a appris de nouveau dans les moindres détails.

-MOI:« c’est bien, maman est fière de sa princesse, tu veux qu’on aille dîner toutes les deux »

-ELLE : « j’ai faim mais je veux attendre papa»

-MOI:«mon ange, on sait pas à quelle heure ill sera là, et toi, tu dois te coucher tôt »

Je l’ai prise dans mes bras pour descendre, moi-même, j’avais faim et comme Arlon ne venait pas ,j’avais décidé de manger avec ma fille ,d’ailleurs, il est venu au moment où j’allais la mettre au lit ,le mine défait,les traits tirés.

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Dès qu’elle l’a vu, elle a couru vers lui et comme toujours, il lui fait le plus beau de ses sourires

-ARLON:« Salut princesse, tu as manqué à papa, tu sais »

-ELLE:« tu étais où, je t’ai attendu pour le dîner »

-LUI:« je suis désolé, j’avais des trucs à régler, mais demain, c’est promis d’accord ?»

-ELLE:« oui »

-LUI:« papa va aller prendre un bain et prier, je t’aime fort »

-JULIA : moi aussi ».

Il me l’a fourré dans les bras sans m’accorder un regard, avant de monter.

J’ai mis la petite au lit avant de lui préparer son dîner, je l’ai trouvé dans la chambre ,il s’apprêtait à commencer à prier

-MOI:« viens dîner »

-LUI:« non merci, je n’ai pas faim »

-MOI:« mais tu n’as rien mangé depuis ce matin »

-LUI:« tu n’en sais rien Zawadi »

-MOI:« ok je vois »

-LUI:« tu ne vois rien du tout »

Il s’est levé pour commencer à prier,

-MOI:« s’il te plaît, nous devons parler, tu sais que je déteste quand tu me tournes le dos, c’est à cause de ce genre de comportements que nous en sommes là »

-ARLON:« nous en sommes là qu’à cause de toi et de ton incapacité à faire confiance »

-MOI:« ne sois pas si agressif , arrêtes de crier »

-LUI:« tu te fous de moi c’est cela ,qui est agressif moi , tu oses et comment appel tu ce que tu as fait ce soir , tu sais quoi Zawadi ,je suis fatigué ,j’ai mal à la tête ,tout ce que je veux, c’est prié et pouvoir enfin dormir , je n’ai pas du tout envie de me disputer avec toi , donc fous moi la paix avant que je ne me fâche pour de bon ».

Je suis sortie de la chambre quand il a recommencé à prier, quand je suis revenue dans la chambre ,il dormait déjà , je me suis déshabillée et je me suis couchée à ses côtés.

Dès fois, j’avais l’impression qu’un mur se dressait entre nous à chaque fois que nous avons des problèmes , il refusait catégoriquement de dialoguer avec moi mais demain, j’essaierai de régler toute cette situation, nous parlerons, je l’y obligerai s’il le faut.

Le lendemain ,il a diné avec nous ,quand nous avons fini, il s’est rendu dans son bureau prétextant beaucoup de travail, mais je savais que c’était faux, il ne voulait juste pas se retrouver seul, mais c’était sans compter avec ma ténacité. Je lui ai fait du café et je suis partie le lui emmener dans son bureau ; j’ai frappé à la porte ,puis je suis rentrée

-LUI:« ah c’est toi »

-MOI:« oui qui d’autre veux-tu que se soit, tiens, je t’ai fait du café »

-LUI:« Merci, c’est gentil »

-MOI:« tu vas encore me faire la tête combien de temps encore , je t’ai dit que j’étais désolée, que veux-tu que je fasse pour que tu me pardonnes ?»

-ARLON:« tu es désolé à propos de quoi, d’avoir pensé que j’ai pu te tromper avec ma belle-sœur, ou bien d’avoir failli me casser la tête , en plus de cela, tu as osé me gifler »

-MOI:« les deux Arlon, je regrette mon geste, je n’ai jamais voulu te faire du mal, ne te mets pas en colère contre moi ,je me sens assez mal comme cela »

-LUI:« Tu te trompes ,ce que je ressens n’a rien à voir avec de la colère Zawadi , je suis juste déçu »

-MOI:«je sais, je me suis laissée aveugler par ma jalousie , j’ai pensé que tu étais infidèle et quand je t’ai vu avec Solange, j’ai automatiquement pensé que tu étais entrain de me tromper avec elle »

-LUI:« et en quoi t’ai-je fait croire que j’étais infidèle, depuis que tu me connais ai-je déjà posé des actes qui t’ont fait douter de moi ?»

-MOI:« jamais sauf que dernièrement, tu avais beaucoup changé ARLON, tu te mettais à l’écart pour répondre au téléphone, chose que tu n’avais jamais faite,la nuit, je t’entendais chuchoter dans les toilettes, tu devenais bizarre, et ce qui m’a le plus fait douter, c’est qu’un jour, je t’ai demandé à qui tu parlais, tu m’as dit à un client alors que tu avais pris la plus douce de tes voix, je savais que tu ne me disais pas la vérité, mets-toi à ma place que voulait-tu que je pense ?»

-LUI:« je ne parlais qu’à Solange , c’est la seule femme qui m’appelle la nuit, j’avoue qu’elle m’appelait tardivement de temps en temps, mais je faisais tout pour que tu ne découvres pas que c’était elle, si je pouvais ne pas lui répondre, je l’aurai fait crois-moi ;mais elle est enceinte ,seule sans personne à qui parler, je ne peux pas l’abandonner , Solange est comme ma petite sœur , je l’ai vu grandir, je me dois de l’aider ne serait-ce que pour sa sœur »

-MOI:«je ne t’ai jamais demandé de l’abandonner, mais tu n’as pas besoin de tant de mystères, de cachotteries pour parler à Solange »

-LUI:« Parce qu’un jour ma femme m’a dit que si jamais elle entendait parler du nom de Solange, elle me quitterait pour ne plus jamais revenir, et ne me dis pas que tu plaisantais en disant tout cela ».

J’ai marqué un temps d’arrêt ,j’avais bien et belle dit cela, je m’en rappelle très bien.

-MOI:« tu as raison, ce sont mes mots et ce n‘était pas des menaces à l’air, Solange m’avait tellement pourrie la vie que je ne voulais plus jamais entendre parler d’elle, mais je t’aurai écouté Arlon, parce que je suis la première à dire que nous devrions toujours discuter,il n’y a qu’ainsi que nous pouvons réussir à construire quelque chose de solide , pourquoi refuserais-je de t’écouter, en me le cachant tu m’as induite en erreur, j’ai vécu l’enfer en t’imaginant dans les bras d’une autre femme »

-LUI:« au début, je ne voulais rien te dire parce que Solange elle-même ne voulait pas que sa grossesse se sache, je lui ai offert l’asile parce qu’elle n’avait nulle part où aller et j’ai pensé que le fait de venir vivre avec nous lui ferait oublier ses problèmes, je l’ai fait sans arrière-pensées.

Mais après notre dispute, j’ai compris à tel point sa présence t’était vraiment insupportable, à partir de ce moment, je me suis rendu compte de l’erreur que j’avais commise, il fallait que je te raconte toute la vérité, j’étais sûr et certain que tu aurais compris mes raisons, mais tu m’as menacé, de me quitter.

Oui ,je t’ai menti, je le reconnais et j’ai eu tort, j’aurai pu tout te raconter, mais mets-toi à ma place, tu demandes la vérité, mais serais-tu capable d’accepter cette vérité,car dès le départ, tu t’es mise dans la tête qu’il existe une relation imaginaire entre elle et moi, tu me l’as même jeté à la figure, si je t’avais dit que je lui ai donné une maison,que je l’entretenais, que je payais tous ses frais et que j’allais la voir de temps en temps ,tu allais dire quoi réponds moi honnêtement telle que je te connais, tu risquerais de croire même que cet enfant est le mien, j’ai préféré ne rien te dire, et si c’était à refaire, je le referai si c’est le seul moins pour que tu ne me quittes pas ; d’ailleurs, j’ai tout fait pour que tu ne sois pas au courant, je te l’ai caché autant que j’ai pu, si ce n’était pas récemment que Solange a commencé à m’appeler plus souvent, tu n’allais jamais être au courant »

-MOI:« je ne pouvais pas savoir tout cela, je ne te demande pas de me pardonner, mais d’essayer de me comprendre, comment aurais-tu réagi à ma place,s’il te plaît essaie de ne pas m’en vouloir »

-LUI:« Oh, je ne t’en veux pas, c’est juste que tu n’as pas confiance en moi, et je n’ai pas réussi à te faire changer d’avis, tout ce qui me fait mal, c’est que tu m’aies cru assez pervers pour coucher avec ma belle-sœur et de surcroît l’enceinter, cette pilule n’arrive pas à passer,je pensais que tu avais un peu d’estime en moi, mais apparemment non ,pour toi, je ne suis rien d’autre qu’un vil coureur de jupons qui satisfait ses bats instincts n’importe où »

-MOI:« c’est faux, ne parle pas ainsi, j’ai tout fait pour ne pas penser à une chose pareille, il suffisait que l’idée que tu puisses me tromper me traverse l’esprit pour que je la chasse aussi loin que possible de mon esprit, j’avoue que lorsque je vous ai vu, je n’ai pas réfléchi ;j’ai automatiquement pensé que tu étais le père de ce bébé, mais comprends moi , je venais de passer des jours horribles en me torturant l’esprit que tu avais une maîtresse que tu allais me quitter pour elle, et le fait que ce soit Solange n’a rien changé, elle qui m’a toujours donné l’impression qu’elle te voulait.

Je me sentais perdue, je ne pouvais rien te dire d’ailleurs qu’allais-je dire, je pense que tu me trompes, car après tout ce n’était que des suppositions cela n’a pas de sens,mais contrairement à ce que tu crois,je te fais confiance, plus qu’à n’importe qui c’est juste que tous les ingrédients étaient réunis pour que je te crois coupable »

-LUI:« tu aurais dû venir me parler, j’ai tout fait pour que tu me parles, j’ai même pensé que c’est le fait d’avoir revu cette femme qui t’a rendu triste, te replongeant dans ton passé,j’ai même pensé que tu avais encore des sentiments pour ce salaud »

-MOI:« quoi tu es malade, jamais de la vie , il ne compte plus pour moi ,je me demande s’il a déjà compté, Pardonne-moi Arlon »

-ARLON:« Arrête, tu n’es pas la seule responsable, nous avons commis des erreurs tous les deux, tout ce que je veux, c’est que tu arrêtes de penser que je finirai par te trahir moi aussi, je ne veux pas d’une autre femme, je ne vois personne en dehors de toi, il faudrait que tu le comprennes,je ne suis pas comme ton père,ni comme le salopard qui t’a enceinté ».

Ses paroles m’ont fait beaucoup réfléchir, il a raison, j’avais un problème de confiance,

-MOI:« tu as raison, toutes les fois que j’ai été heureuse dans ma vie quelque chose venait tout anéantir, cela a commencé quand j’étais petite , j’étais comme toutes les petites filles du monde heureuse avec des parents qui m’adoraient ,puis tout à changer mon père a pris une deuxième femme et là ma vie insouciante s’est arrêtée , j’ai été obligée de grandir bien avant l’heure , le seul être qui devait me protéger le plus dans ce monde , me guider, m’a au contraire montré qu’il ne faut compter sur personne.

Un autre est rentré dans ma vie,m’a promis monts et merveilles,il avait réussi à gagner ma confiance, je l’ai cru aveuglement et le réveil a été brutal, après, ce fut autour de maman de nous quitter anéantissant une nouvelle fois mon univers.Ces stigmates que je traine et qui sont les résultantes de mes relations douloureuses avec mon père et le père de ma fille m’ont rendu fragile, ne t ‘étonne pas que j’aie si peur de l’avenir,le bonheur que tu me procures est si grand que je ne peux pas ne pas avoir peur, qu’un jour, tu ne veuille plus de moi , que tu me quittes d’une façon ou d’une autre et je pense que je ne supporterais pas de te perdre »

-LUI:« tu es une Chrétienne Zawadi ,une croyante ,comment peux-tu réfléchir ainsi , ta mère n’a jamais voulu vous abandonner , son heure est venue c’est tout , notre vie ne sera que ce que l’on en fera, pour rien au monde ,je ne te quitterai, tu m’as redonné le bonheur, une fille ,une famille ,pourquoi irai je chercher ailleurs, fais confiance en Dieu et prie pour qu’il préserve notre famille c’est tout ce qui compte , tu ne vas pas te débarrasser de moi aussi facilement même si tu le voulais »

-MOI:« tu es tout pour moi Arlon , j’espère que tu en as conscience »

-LUI:« je sais et c’est réciproque, viens allons-nous coucher, tu ne m’as pas l’air bien du tout depuis hier »

J’ai voulu profiter de l’occasion pour lui annoncer la bonne nouvelle avant de me raviser mieux valait que j’attende que l’on se calme tous les deux, ce n’était pas le bon moment, il m’a tendu la main et je l’ai pris, nous sommes partis nous coucher demain est un autre jour.

Le lendemain matin,je me suis réveillée avec des nausées pire que le jour précèdent , ce qui m’a obligé à garder le lit toute la matinée, lorsque j’ai réussi à descendre, il faisait 12 h passées, j’ai trouvé le chauffeur en bas entrain de m’attendre, j’étais étonnée de le trouver là, après l’avoir salué je lui ai demandé ce qu’il voulait

-LUI:« bien voilà,votre mari m’a renvoyé sans me donner des explications,il m’a payé puis il m’a dit qu’il se passait de mes services dorénavant,j’ai pensé que c’était à cause de la dernière fois, quelqu’un lui a sûrement raconté que c’est moi qui vous ai conduit ,je ne peux pas perdre ce boulot j’’ai une famille à nourrir »

-MOI:« je n’étais pas au courant , mais ne vous inquiétez pas ,vous ne serez pas renvoyé , je ne vais pas le lui

permettre, donnez-moi une demi-heure et vous allez me conduire à son bureau»

-LUI: je n’ai plus la clé de la voiture, il l’a récupéré »

-MOI:« ne t’inquiète pas, je sais où il les met »

-LUI:« merci beaucoup madame ».

Je suis remontée me rhabiller en vitesse, j’ai pris mon téléphone et je l’ai appelé

-MOI:« tu es à ton bureau »

-RLON: « oui je suis au bureau, tout va bien ?»

-MOI:« oui, attends-moi, j’arrive dans une demi-heure ».

J’ai raccroché sans lui laisser le temps de répondre. Une demi-heure plus tard, j’étais à son bureau.

Dès que je suis arrivée sa secrétaire m’a fait entrer, parce que je suis venue ici plusieurs fois, mais jamais en tant que sa femme. En m’apercevant, il s’est levé pour venir à ma rencontre

-ARLON:« tu es sûr que ça va, tu es complétement livide »

-MOI:« ce n’est rien ,je me suis sentie malade ce matin, c’est tout, mais ce n’est rien de grave »

-LUI:« Comment cela, tu t’es sentie malade, tu veux que je t’emmène à l’hôpital ?»

-MOI:« j’en ai pas besoin Arlon , en plus un problème plus urgent m’a emmené ici, il parait que tu as renvoyé le chauffeur ? »

-ARLON:« ah lui, évidemment, comment veux-tu que je le garde , je ne lui fais plus confiance, je l’ai souvent envoyé chez Solange lui rapporter des courses, il n’a rien trouvé de mieux à faire que de t’y emmener »

-MOI:« ce n’est pas lui qui m’y a emmené du moins pas volontairement, c’est moi qui l’ai forcé à le faire une fois que je vous ai aperçu à la clinique, il ne voulait pas ,je l’ai menacé de le faire renvoyer, et même s’il avait refusé ,j’aurais trouvé un moyen de te suivre ce jour-là, ne renvoie pas ce pauvre homme, à cause de nos erreurs. »

-LUI:« Attend, tu m’as suivi, mais tu m’as suivi d’où »

-MOI:« Depuis la clinique, c’est en sortant de la clinique que j’ai vu ta voiture, j’ai décidé d’attendre »

-LUI:« que faisais-tu dans cette clinique Christella , tu me caches quelque chose, tu es malade ? »

-MOI:« je ne le suis pas mon cœur, juste enceinte »

-LUI:« quoi ? »

-MOI:« Oui, tu as bien entendu, nous allons avoir un bébé ».

Arlon s’est adossé contre son bureau ,il ne disait plus rien, comme son silence s’éternisait, j’ai commencé à avoir peur ,mon Dieu peut être que ce n’est pas une aussi bonne nouvelle que cela ,

-MOI:« Arlon tout va bien ?»

Quand il a enfin levé les yeux vers moi, ils étaient embués, je n’ai jamais vu le dragon ému

-LUI:« tu es sûre de toi , je vais être père ?»

-MOI:« oui mon cœur »

Il m’a serré dans ses bras à m’étouffer ,en me murmurant des mercis qui ne finissaient pas »

-ARLON:« tu fais de moi l’homme le plus heureux au monde »

Puis comme s’il s’est rappelé d’avoir oublié une chose, il a poussé le fauteuil avec empressement vers moi.

-LUI:« tu dois être fatigué assis toi, il faut que tu te reposes au maximum, je vais prendre un rendez-vous avec le médecin »

-MOI:« Arlon »

-LUI:« oui »

-MOI:« calme toi ,je suis enceinte pas malade et ne t’inquiète pas, le médecin m’a déjà fixé un rendez-vous , tout ira bien ,d’accord ? »

-LUI:« oui ,je suis si heureux,j’ai tellement rêvé de ce jour, je veux que tu sois au meilleur de ta forme, je veux que cette grossesse se passe dans les bonnes conditions, cette fois-ci je veillerais sur toi et sur le bébe ».

je sais qu’il faisait allusion à la perte de sa femme et de son enfant , ,j’ai voulu le rassurer tout de suite et effacer cette tristesse dans ses yeux.

-MOI:« Au nom de Dieu, tout ira bien !, j’ai toujours eu l’impression que tu n’étais pas pressé de fonder une famille tu n’en as jamais parlé »

-LUI:« je ne voulais pas te mettre la pression, en plus Julia suffisait pleinement à mon bonheur »

-MOI:« oui mais cet enfant , c’est ton sang , ce n’est pas pareil »

-LUI:« je t’interdis de parler ainsi, je m’en fous qu’elle ne soit pas de moi, cela ne change rien , n’est-ce pas un père c’est celui qui est présent dans tous les moments importants de la vie , qui éduque ,qui protège et le plus important qui fournit de l’amour ,je ne suis certes pas son père biologique mais je suis son père »

-MOI:« excuse-moi, tu as parfaitement raison, elle ne pourra pas rêver meilleur père que toi , je vais te laisser travailler à ce soir mon cœur ».

Je me suis penchée et je l’ai embrassé, il m’a gardé dans ses bras avant de me souffler encore une fois merci.

Je suis rentrée chez moi, le cœur léger, mon couple n’était pas parfait , l’homme que j’ai épousé encore moins, mais j’étais convaincue d’une chose, il était un homme bon, et cela suffisait à ce que je me batte pour nous, surtout que maintenant j’attendais un enfant de lui.

L’après-midi Solange est venue à la maison , en la regardant avec son gros ventre ,je me suis dit que c’est à cela que j’allais ressembler dans quelques mois, mais au lieu de l’enlaidir sa grossesse l’avait embellit.

Je ne m’attendais pas à ce qu’elle se pointe ici, encore une fois elle s’est installée tranquillement dans mon salon comme d’habitude sans que je ne l’y invite, je pense que Solange ne changera jamais , elle et ses airs de bourgeoise.

-ELLE:« je sais ,je suis la dernière personne que tu as envie de voir, mais il , fallait que je te parle, je suis vraiment désolée pour la dernière fois ,je sais que tu ne me crois pas ,et ceci est entièrement de ma faute ,j’ai vraiment été vache avec toi ,avec plusieurs autres personnes d’ailleurs ,j’étais juste amère, mon monde était entrain de s’effondrer et j’en voulais à tout le monde, mais j’ai beaucoup changé avec la grossesse, je sais maintenant que dans cette vie tout tient à un fil.

Enfin bref, j’étais venue te présenter mes excuses pour le passé, mais aussi pour ce qui s’est passé la dernière fois et te dire que tu faisais fausse route »

-MOI:« je sais , nous avons parlé avec rlon, c’était un malheureux malentendu , ce n’était pas la peine de te déplacer pour cela»

-ELLE: « tant mieux ,j’avoue que je m’en voulais un peu , tu sais Arlon t’aime plus que tout , même s’il refuse de le reconnaitre pour le moment parce qu’il se sent toujours lié à son vœux qu’il avait faite à ma sœur , mais moi j’ai vu comment il te regarde »

Solange venait de parler d’un vœu, j’ai voulu la questionner d’avantage, mais j’ai su que je perdrais mon temps elle ne m’en dira pas d’avantage,

-SOLANGE: « bon je vais te laisser ,et ne dis pas à ton mari que je suis venue ici, il va me tuer »

-MOI:« non ne t’inquiète pas , il n’en saura rien»

Elle était arrivée à la porte quand ,je lui ai lancé

-MOI:« Solange »

-ELLE:« oui »

-MOI:« tu sais quoi,je suis là si tu as besoin de quelque chose, fais-moi signe »

-ELLE:« hum ,je pourrai te prendre au mot ,et t’envahir à nouveau »

-MOI:« Compte sur moi pour te virer à nouveau »

Elle est partie en souriant, Solange était les genres de filles qui naissaient avec tout ,elle n’a jamais eu à travailler de sa vie , elle a obtenu un diplôme qu’elle a soigneusement rangé , elle vivait de l’argent de sa mère ,vu que cette dernière était riche mais avec sa grossesse sa mère l’a viré de la maison. Au fond, elle n’était pas quelqu’un de mauvais, c’est juste que les gens peuvent devenir méchants s’ils souffrent, et de toute façon à quoi cela me sert de la haïr ,elle souffrait assez.

À SUIVRE…

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