Ma vie et mon histoire d’amour: épisode 48


Ma vie et mon histoire d'amour: épisode 48 1

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ÉPISODE 48

MA VIE ET MON HISTOIRE D’AMOUR .

Quand il a fini à préparer , il m’a serré dans ses bras, puis je l’ai entendu me dire

-ARLON: « je t’aime»

-MOI:« C’était si dur à dire ?»

-LUI:« À dire oui,mais non a admettre les conséquences »

-MOI:« Quelles conséquences ? »

-LUI:« Tu es sûre que tu veux en parler maintenant, tu as l’air épuisé ,tu viens d’avoir une dure journée »

-MOI:« Tu as raison mais demain on en parle »

-LUI:« d’accord, maintenant dors ».

Le lendemain matin, j’ai fait un effort pour me rendre à l’université, car ces derniers mois, j’avais beaucoup séché les cours à cause de ma grossesse.

Alors maintenant que je me sentais mieux, je vais reprendre, de toute façon c’était ma dernière année, bientôt je n’aurai plus besoin d’y aller en plus je peux dire que je suis moins fatiguée que lors de ma première grossesse, de toute façon les conditions ont beaucoup changé.

Quand repensant à mes premières années d’université, j’avais commené a pleurer ,puis j’ai dit Dieu merci, car c’était dur de se réveiller le matin de bonne heure surtout lorsque j’étais enceinte , je me rappelle avoir préparer mes examens avec un gros ventre et que la plupart du temps je travaillais des TD sans en comprendre tout le sens mais ce qui me fatiguait le plus c’est d’être obligé de prendre les bus dont la plupart du temps ils étaient bondés ,en saison sèche s’était encore pire avec la pollution mêlée à la chaleur donc c’était l’enfer à coup sûr , je ne pouvais que remercier Dieu. Je me suis dit comme j’avais réussi à mes examens dans ces conditions ,alors pourquoi pas cette fois ci.

Le soir alors que nous étions dans notre lit, j’ai ramené le sujet de la veille, il parait que les confidences sont plus faciles sous l’oreiller , en plus connaissant mon mari il n’allait jamais en reparler

– RLON:«Que veux-tu que je te dise »

-MOI:« Et si tu commençais par le début »

Il s’est tu un long moment avant de dire

-LUI:« J’ai tué ma femme »

-MOI:« Quoi, qu’est-ce que tu racontes, je pensais que ta femme avait trouvé la mort dans un accident automobile ?»

-LUI:« C’est vrai mais, sauf que c’est moi qui conduisais »

-MOI:«Quoi, Dan m’avait dit qu’elle soit morte en allant déposer ton fils à l’école !. Mais malgré tout tu n’y es pour rien mon amour c’était un accident »

-LUI:«Une fausse version »

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-MOI:«Alors quelle est la vraie version ?»

-LUI:« nous étions entrain de nous disputer, je n’étais plus attentif à un moment donné , j’ai pas regardé la route ,il a suffi d’un moment d’inattention pour que nos vies bascule ,j’ai tout fait pour éviter l’autre voiture mais c’était trop tard ,il nous a percuté en plein fouet ; la voiture a fait un tonneau après avoir quitté la route, je m’en suis sortie sans un égraniture alors que ma femme elle était entre la vie et la mort ,pour mon fils on a rien pu faire , il est mort sur le coup . Tout le monde disait que c’est un miracle que je m’en suis sortie.

Il aurait suffi que l’on ne prenne pas la route ce jour-là comme elle me l’avait conseillé, peut-être qu’elle et mon fils serions toujours vivants.

Avant de mourir, elle m’a fait promettre de ne plus jamais aimer une autre femme qu’elle, voilà tout »

-MOI:« Courage ce n’est pas de ta faute »

-LUI:« va dire cela à sa mère , elle m’en veut jusqu’à maintenant, et j’avoue qu’il y’a de quoi , je lui ai pris sa fille , ma femme ne supportait plus mes voyages incessants , d’ailleurs elle n’a jamais totalement accepté mon travail , elle me reprochait souvent le fait que je la laisse toute seule à la maison, les seuls fois qu’on l’on se disputait c’était à cause de mon travail , les choses se sont envenimées quand elle est tombée enceinte de notre premier enfant , elle m’accusait de l’abandonner.

Elle voulait que j’arrête ce boulot que je reprenne les affaires de mon père, évidemment j’ai refusé, j’adore mon boulot, je faisais de mon mieux pour diminuer voyages.

Un jour, elle a quitté la maison, à mon retour n’ayant trouvé personne, je suis reparti la chercher chez sa mère, j’ai jamais eu des bons rapports avec ma belle-mère, c’est une femme qui aime régenter la vie de ceux qui l’entourent, elle avait trop d’influence sur la vie de ses filles, sur ma femme encore plus que sur Solange, c’est en revenant que nous avons fait l’accident. Et ironie du sort, même sa mère ne voulait pas que nous partions.

Pas un jour ne passe sans que je ne pense à elle, sa mère a raison, je les ai tué, si seulement, je l’avais laissé là-bas comme elles me l’avaient demandé tout ceci ne serait arrivé. »

-MOI:« tu ne l’as pas tué, c’était un accident, je n’ose même pas imaginer que tu vis toutes tes années avec cette culpabilité, comment peux-tu te rendre responsable de sa mort, tu n’y es pour rien, c’était la volonté divine, que vous ayez pris cette route ce jour-là ou un autre c’est Dieu qui décide»

-LUI:« Christella »

-MOI:« laisse-moi continuer s’il te plait, tout ce qui arrive dans nos vies est lié à notre destin , cela faisait partie de ton destin , tu dois comprendre cela , tu m’as dit tout à l’heure que tout le monde disait que tu es un miraculé , t’es-tu posé la question à savoir pourquoi tu as échappé à cet accident ?, eh ben parce que Dieu le voulait , il t’a redonné une seconde chance pour que tu continues à vivre, quant à ta belle-mère ne l’écoute pas, c’est le cœur d’une mère éplorée qui parle mais je suis sûre qu’en âme et conscience ,elle sait que ce n’est pas de ta faute.

Arlon cela n’a pas de logique que tu te refuses le bonheur, moi par exemple, si je venais à mourir, je souhaiterais que tu sois heureux à nouveaux, et je suis sûre que ta femme t’aimait, elle ne souhaitait que ton bonheur, elle aimerait que tu sois heureux, et tu peux l’être sans avoir le sentiment de la trahir, je suis sûre que c’est une personne merveilleuse sinon tu ne l’aimerais pas autant. Et tu peux continuer à l’aimer, d’une certaine façon, elle aura toujours une grande place dans ton cœur et cela personne ne peux l’enlever, mais cela ne doit pas t’empêcher d’aimer à nouveau »

-LUI:« De toute façon, je n’y peux rien, je t’aime déjà comme un fou »

-MOI:« moi aussi, je t’aime, tu as éclairé ma vie, je veux te rendre heureux, te donner tout ce que tu m’as offert, et pour cela il faudra que tu me laisses faire, ne met ne met plus de barrières entre nous, d’accord ?»

-LUI:« D’accord »

-MOI:« tu me le promets ?»

-ARLON:« oui Christella, je te le promets »

-MOI:« on y arrivera, nous formons une solide équipe »

Une semaine plus tard ,J’étais partie chez mon père pour lui apporter un boubou que j’avais fait coudre pour lui ,malheureusement, il n’était pas encore chez lui, il m’a demandé de venir vers 15h, mais c’était sans compter avec les embouteillages de Lubumbashi , du coup, je fus obligé d’attendre, chose que je ne voulais pas du tout , j’évitais le plus souvent de mettre les pieds dans cette maison à l’absence de mon père.

Guelord était parti voir ma grand-mère, il ne restait que ma sœur et moi, je ne sais pas si sa mère était dans la maison , je n’ai pas demandé après elle.

Nous étions entrain de discuter quand quelqu’un a sonné à la porte

-ELLE:« Va ouvrir s’il te plaît Zawadi, je suis sûre que c’est papa, il n’utilise jamais ses clés celui là »

Je suis partie ouvrir la porte m’attendant à trouver mon père mais grande fut ma surprise de me trouver nez à nez avec la mère de Rody, je n’ai pas bougé me contentant juste de la regarder pendant qu’elle me détaillait de la tête aux pieds.

Ne me voyant pas revenir, ma sœur est venue à son tour , elle a marqué un temps d’arrêt en reconnaissant la dame.

-MA SOEUR:« bonjour »

-ELLE : « bonjour ,je suis venue voir ta mère »

-MA SOEUR: « euh elle dort vous pouvez revenir plus tard »

Avant que ma soeur ne finisse sa phrase , elle est rentrée dans la maison

-ELLE:« en faite, ce n’est pas grave , je vais l’attendre et je vais en profiter pour discuter avec celle-là »

-MOI:« celle-là comme vous dites n’a pas du tout envie de discuter avec vous, donc si vous pouvez m’excuser »

-ELLE:« non vous ne pouvez pas encore partir, nous avons beaucoup de choses à nous dire »

-MOI:« je n’ai rien à vous dire »

-ELLE:« oh si on parlera, mes sœurs m’ont dit comment vous les avez traités ton mari et toi, quand elles sont venues chez vous, alors qu’elles étaient venues pour que l’on essaye de trouver une solution à cette situation, vous ne pouvez pas continuer de nous tenir éloigner de la petite

»

-MOI:« et qui est-ce qui va m’en empêcher, vous ?»

-ELLE:« je ne suis pas venue pour me disputer avec toi, loin de moi cette idée, »

-MOI:« alors vous voulez quoi, dites-le-moi, je pensais que nous étions claires avec vos sœurs, et au risque de me répéter tenez-vous à l’écart de ma fille »

-ELLE : « C’est aussi la fille de mon fils et par conséquent, nous avons le droit de la voir, j’ai présenté mes excuses par l’intermédiaire de mes sœurs, mais si tu veux, je peux le refaire à nouveau, nous sommes désolés que voulez-vous d’autre que nous rampions à vos pieds, c’était une terrible erreur, je sais, c’est de ma faute et celle de mon fils bien sûr , maintenant nous regrettons sincèrement ce qui est arrivé, mais ce qui est fait est fait, nous ne pouvons pas revenir en arrière tout ce que nous pouvons faire, c’est reparti sur de nouvelles bases. »

-MOI:« vous êtes sûre de bien vouloir de ma fille, l’enfant de la fille que vous avez traité de prostituée, attendez c’était quoi exactement vos paroles, ah oui je m’en souvienne vous m’avez traité de sale petite dévergondée, qui passée d’un homme à un autre, que jamais votre fils ne m’épousera, que tout ce que je voulais c’était lui collé une grossesse dont il n’était pas l’auteur, et d’autres horreurs dont je préfèrerais me taire.

Vous me demandez d’oublier, de pardonner, vous me suppliez pourtant ,ce jour-là, c’est moi qui vous suppliais , vous m’avez humilié devant ma famille, au debut, je me demandais comment vous avez pu vous montrer si cruelle, vous êtes une femme, vous pouvez imaginer le fait de tomber enceinte sans être mariée dans une société telle que la nôtre, et de surcroît, un enfant qui n’a pas de père, pouvez-vous seulement imaginer tout ce que j’ai vécu, maintenant dites-moi en votre fort intérieur pensez-vous réellement que vous méritez mon pardon. ?»

-ELLE:«Je suis désolée que vous ayez passé par toutes ces épreuves, si je pouvais faire quelque chose pour changer les choses, je le ferai, je te le jure »

-MOI:«Malheureusement, vous n’y pouvez rien, c’est trop tard comme vous l’avez dit tout à l’heure ,ce qui est fait est fait, on ne peut rien y changer, vous m’aviez demandé de trouver un père autre que ton fils à ma fille, c’est ce que j’ai fait, elle a un père, une famille qui l’aime, laisser -MOI:«Malheureusement, vous n’y pouvez rien, c’est trop tard comme vous l’avez dit tout à l’heure ,ce qui est fait est fait, on ne peut rien y changer, vous m’aviez demandé de trouver un père autre que ton fils à ma fille, c’est ce que j’ai fait, elle a un père, une famille qui l’aime, laisser nous tranquille »

-ELLE : « Apparemment, tu ne veux rien comprendre malgré mes supplications, je vois que ta haine est tenace, cela t’amuse de me voir te supplier »

-MOI:« Vous vous trompez, je ne suis pas comme vous, le malheur des autres ne me réjouit pas du tout, je vais devoir vous laisser »

J’ai pris mon sac pour partir, c’est ce moment qu’à choisit ma tante pour descendre, je sais que la venue de cette dame n’était pas un hasard cela a été orchestré par elle. Je suis rentrée dans la chambre de ma sœur pour y déposer le paquet, en sortant j’ai entendu ma tante parler à la mère de Rody.

-DADA BELLE:« tu dois te montrer plus persuasive , si tu connaissais cette fille aussi bien que moi , tu saurais que c’est la méthode forte qui marche avec elle ,elle est pire que sa mère »

-LA MÈRE DE RODY:« arrête ,entre nous ,elle est en droit d’être en colère, contre nous »

elle a voulu répliquer mais l’autre lui a fait signe de se taire car elle m’avait aperçu.

Je me suis retournée vers la femme de mon père

-MOI:« je sais que vous l’avez appelé, dites-moi, vous ne vous fatiguez jamais d’essayer de me faire du tort, je me demande si vous réfléchissez parce que si c’était le cas, vous auriez abandonné depuis longtemps »

-DADA BELLA: « Ce n’est pas à toi de me dire qui vient ou pas dans ma maison, je suis libre d’inviter qui je veux, je n’ai pas besoin de ta permission »

-MOI: Dans votre maison, vous avez oublié que si ce n’était pas moi, vous seriez vidé de cette maison, arrêtez de vous mêler de ma vie , et encore une chose ,je suis mille fois plus coriace que ma mère, tu pers ton temps , et tu lui fais perdre son temps par la même occasion car moi vivante jamais elle ne mettra la main sur elle ».

Je suis sortie de la maison sans me retourner, ma sœur m’a suivi

-ELLE:« je suis désolée Christella , je ne sais pas pourquoi ma mère se comporte ainsi »

-MOI:« Ne cherche pas à comprendre, tu vas te fatiguer pour rien, tout ce que je veux, c’est qu’elle sorte de ma vie, je vais devoir en parler à mon père »

-ELLE:« il y’a une chose que je dois te dire à propos du père de Julia »

-MOI:« ce n’est pas son père, je t’écoute »

-ELLE:« d’après la conversation que j’ai entendu, il va divorcer avec sa femme »

-MOI:« ah bon et pourquoi »

-ELLE:« Tout ce que je sais, c’est que c’est la femme qui a demandé le divorce, et autre chose que j’ai entendu, c’est que cela n’allait pas fort dans la vie du gars, et qu’un grand prophète a dit à sa mère qu’il vit tous ses malheurs parce qu’il a fait du mal à une fille dans le passé, je suppose que c’est toi, maintenant elle est convaincue qu’il doit réparer ses torts envers toi »

-MOI:« d’accord, bon, je vais te laisser, si mon père vient donner lui le sachet, dis-lui que j’ai besoin de lui ».

Durant le chemin du retour, j’étais dans le taxi en passant à ce que ma soeur m’avait dit, depuis le début, je cherchais une raison valable qui a poussé ses deux-là à s’intéresser à ma fille et je pense que j’ai trouvé. Connaissant Rody c’était impossible qu’il s’intéresse à sa fille sans intérêt.

À SUIVRE….

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