Ma vie et mon histoire d'amour: épisode 51 1
69 / 100

ÉPISODE 51

MA VIE ET MON HISTOIRE D’AMOUR

J’ai dormi pendant toute la journée, et lorsque je me suis réveillée, j’étais désorientée pendant un moment. Je ne savais pas où j’étais avant de me rendre compte que je me trouvais dans ma chambre, en regardant la montre, je me suis rendue compte qu’il faisait 19h 30 minutes passées.

Je me suis rafraichie avant de descendre, j’ai trouvé Arlon et Julia entrain de dîner, dès qu’elle m’a vu, elle a sauté dans mes bras

-JULIA :« Maman, tu es réveillée papa a dit qu’on ne devait pas faire de bruit parce que tu dormais, tu es malade ? »

-MOI: «Non mon cœur, maman était juste fatiguée, mais je me sens beaucoup mieux depuis que je t’ai vu »

-ELLE :« Oui papa a dit que tu avais sommeil ; tu as beaucoup dormi, je t’ai attendu longtemps, je t’ai fait un gâteau, papa m’a aidé »

-MOI:« Je suis désolée princesse, j’étais fatiguée, merci vous êtes mes roses »

-RLON:« Reviens t’asseoir mon cœur, tu vas finir ton dîner »

Elle est repartie s’asseoir à côté de son père, elle nous a raconté sa journée à l’école, je l’écoutais d’une oreille distraite, toute mon attention étant focalisé sur mon mari, quand elle a terminé son assiette, elle a couru dans sa chambre pour jouer avec Inès.

Inès est la fille qui l’a gardé, elles s’entendaient vraiment bien, j’aurai voulu la retenir, car je n’étais pas prête à me retrouver seule avec Arlon ; il semblait détendu avec sa fille, mais je le sentais crispé , une certaine tension était palpable entre nous ; je n’arrivais pas à manger, j’avais comme un nœud dans mon estomac m’empêchant d’avaler, du coup, je picorais doucement dans mon assiette.

Le silence qui assaillit la pièce au départ de Julia était dense et pesant ;

-RLON:« mange, tu n’as rien mangé durant la journée, ce n’est pas bon pour le bébé»

-MOI: «T’inquiète ton bébé va bien, de toute façon il n’y a que cela qui t’intéresse »

Dés que j’ai parlé, j’ai tout de suite regretté ma phrase

-MOI:« je suis désolée, je ne voulais pas être désagréable »

Il s’est juste contenté de me regarder avant de continuer à manger silencieusement, un silence pesant s’est installé entre nous, j’essayais de finir mon assiette au plus vite et de quitter cette table.

A Lire aussi: People: les causes du divorce entre Cardi B et Offset enfin connues

Il a fini avant moi, mais au lieu de se lever, il est resté là à m’observer manger, je me sentais gêner d’être épié de la sorte, quand j’ai fini, j’ai voulu me lever, mais il m’a dit

-ARLON :« Assis toi, j’ai à te parler »

Je me suis ré assise,

-LUI:« Pourquoi tu ne m’as pas appelé quand ce fils de pute est entré dans cette maison ?»

-MOI:« je pensais que ,je pensais que…»

-LUI« tu pensais quoi , réponds-moi et arrête de tergiverser, et tu me regardes quand je te parle ; je suis qui pour toi Zawadi »

-MOI:« mon mari »

-LUI:« voilà ton mari ; et entant que ton mari, je suis sensé te protéger »

-MOI:« oui »

-LUI:« et comment pourrais-je le faire si je ne suis pas là ; tu t’imagines si cet homme t’avait fait du mal »

-MOI:« je ne voulais pas te déranger »

-LUI:« il est resté combien de temps ?»

-MOI:« à peine vingt minutes, il allait partir quand vous avez sonné »

-LUI:« tu te fous de ma gueule, tu as laissé ce type rentré dans ma maison, tu lui as parlé pendant vingt minutes , pourquoi tu ne m’as pas appelé, ne t’avais-je pas demandé de m’appeler le jour qu’il se pointera ici ou d’appeler Dan , je t’ai méme donné le numéro de mon cousin »

Comme je ne disais rien ,il a crié

-ARLON:« Réponds-moi quand je te parle »

-MOI:« je suis désolée, j’aurai dû t’appeler, mais sur le coup, je n’ai pensé à rien , pardon »

-LUI:« tu n’es pas fatigué de t’excuser tout le temps , à chaque fois, tu t’excuses, tu ne penses pas que tu ferais mieux de faire moins de bêtises , quand je pense que tu as laissé à ce type l’occasion de t’insulter, tu n’en fais qu’à ta tête , tu ne penses jamais aux conséquences que peuvent avoir tes actions supposons qu’il t’aurait fait du mal, c’est sûr que j’allais le tuer !»

-MOI:« je suis désolée que tu aies entendu ses insultes Arlon, je ne sais pas quoi te dire , à part que je suis profondément navrée, je n’ai jamais pensé à vivre une humiliation pareil, ni te le faire vivre d’ailleurs , pour la première fois aujourd’hui, j’ai regretté d’avoir connu Rody, d’avoir eu un enfant avec lui , tu te rends compte ,j’ai regretté ma fille , je n’ai jamais eu à vivre un moment pareil , j’ai tellement honte , comme on dit le passer finit toujours par nous rattraper »

-LUI:« Arrête ce que tu dis , j’espère que tu as honte de ton comportement et pas d’autres choses »

-MOI:« j’ai honte et j’ai terriblement mal , je n’arrive pas à me sortir de la tête , sa dernière phrase, je me sens si mal »

-LUI:« Arrête ce que tu dis »

-MOI:« Mais c’est vrai,et tu le sais, que tu le dises ou pas , sa phrase t’a fait autant de mal qu’à moi, si j’étais restée pure et chaste, jamais un homme n’oserait me parler ainsi, je me suis déshonorée, je t’ai déshonoré »

-LUI:« Plus un mot, tu te tais maintenant, j’en ai marre de t’entendre débiter tes conneries, ne t’avises surtout pas de penser à ma place, depuis quand as-tu une si mauvaise opinion de toi, je m’en fous des paroles de cet imbécile ,il ne peut pas saper ma morale , j’ai fait mon choix en toute connaissance de cause, ce n’est pas comme si je ne savais pas à quoi m’en tenir en t’épousant, si je voulais épouser une vierge, je n’allais pas chercher une fille qui est déjà mère.

Je veux que tu lèves la tête sois fière de toi, n’aies jamais à baisser la tête devant qui que ce soit, tu m’entends, tu n’as pas à avoir honte ;je ne te reproche rien Zawadi, et jamais au plus grand jamais je ne le ferai, rien ne me fera changer d’avis sur toi , je t’ai épousé toi et ton passé, je prends tout de toi, comme tu prends tout de moi.

Tu m’as habitué à autre chose, tu es une femme forte, quand tout le monde disait du mal de toi , tu es resté forte et digne ce n’est pas maintenant que tu vas faiblir surtout si la personne qui l’a fait est le seul être humain qui n’a pas le droit ,justement c’est lui qui devrait avoir honte ,pas toi !»

-MOI:« il l’a fait devant toi, c’est cela qui me fait mal»

-LUI:« et puis cela ne change rien, la seule chose qui m’a fait mal , c’est pour quoi tu ne m’as pas appelé plutôt ,et bien sûr, le fait qu’il t’ait fait autant de mal et que tu continues à te préoccuper de lui »

-MOI:« je pensais que tu l’avais tué , j’ai eu peur »

-LUI:« et alors , un salaud de moins pour ce pays, en faite ton problème Zawadi c’est que tu pardonnes à tout le monde , tu prends les gens rapidement en pitié, je suis sûr que tu lui as déjà pardonné »

-MOI:« je ne lui en veux plus, je n’ai même pas l’envie de lui en vouloir, je suis une femme comblée pour quoi continuer à lui en vouloir, par moment, je suis heureuse qu’il m’ait trahi, j’ai trouvé mieux »

-ARLON:« Exactement ,je veux que tu gardes toujours cet état d’esprit, et que la prochaine fois tu feras confiance à cet homme merveilleux dont tu parles »

J’ai tout simplement hoché la tête incapable de parler, il a quitté la pièce , sans m’accorder un regard de plus ; je suis restée toute seule dans la cuisine et pendant que j’étais assise à cette table ; j’ai réfléchi aux évènements de la journée ; je comprenais la frustration et la colère de mon mari , il avait raison, j’aurai pu éviter tout cela , je m’en voulais un peu. Rody est un lâche, si j’avais appelé Arlon ou la gendarmerie dès le début, il se serait enfui mais je l’ai laissé se mettre en confiance.

Je suis remontée dans ma chambre, j’ai parlé au téléphone avec Dan qui voulait savoir comment j’allais.

Après mon bain, j’ai essayé d’attendre Arlon avant de dormir, mais il n’est pas venu, j’ai fini par m’endormir me réveillant qu’au petit matin. Il avait déjà filé, je ne sais pas à quelle heure il est remonté, tout ce que je sais, c’est que son côté du lit était froissé donc il était finalement monté.

Je ne dormais jamais en dehors des bras de mon mari à moins qu’il ne soit en voyage.

Je suis partie voir Solange et le bébé, il avait vraiment grandi et il se portait bien , elle m’a donné une bonne nouvelle, elle avait trouvé un boulot, j’étais contente pour elle , elle allait enfin pouvoir prendre soin d’elle.

Quand je l’ai quitté, je suis partie voir Évelyne à son bureau, j’avais besoin de parler à ma meilleure amie, je lui ai raconté ce qui s’était passé la veille

-ELLE :« que n’aurai-je pas donné pour être là-bas ? »

-MOI:« c’est tout ce que tu trouves à me dire ; je te raconte mes problèmes , Rody est en prison, je te signale »

-EVELYNE:« stop, je m’en fous de Rody ; ça va dans ta tête, tu te préoccupes encore de ce connard ?»

-MOI:« hey Évelyne, ils l’ont mis en prison, en usant de leur relation, ce n’est pas juste !»

-ELLE :« on s’en fout, ce qui n’est pas juste c’est ce qu’il a fait, il t’abandonne pendant toutes ses années avant de revenir te pourrir la vie , il n’a pas ce droit et il n’a que ce qu’il mérite , tu n’as pas à être désolé pour lui ; j’espère qu’il fera plus de deux jours là-bas »

-MOI:« depuis quand tu es devenue sans pitié »

-ELLE :« j’en ai pas pour lui, et toi non plus tu ne dois pas en avoir, tu ferais mieux de trouver une solution pour calmer ton mari, au lieu de te préoccuper de ce con »

-MOI:« je suis fatiguée par toute cette histoire, il bouleverse complétement ma vie , si ce ne sont pas ses parents c’est lui , j’en ai marre, j’étais en paix avant qu’il ne décide de revenir dans ma vie , maintenant il dit qu’il va porter plainte »

-ÉVELYNE :« il n’a qu’à le faire, aucun juge digne de ce nom ne l’écoutera, et je peux te le jurer il n’ira nulle part , c’est un bluffeur »

-MOI:« et s’il décide réellement de le faire, je n’ai pas envie de faire vivre cela à ma fille les batailles juridiques ,que Dieu m’en préserve »

-ELLE :« on verra le moment venu, je suis sûre qu’il n’aura jamais raison, pas après tout ce qu’il vous a fait à toi et à la petite , Rody n’arrivera jamais à avoir raison sur toi !»

Je suis restée encore une demi-heure dans son bureau, et c’est ce moment que ma sœur a choisi pour m’appeler.

-ELLE : « coucou grande sœur »

j’ai eu droit à des pleurs

-MOI:«Que se passe-t-il pourquoi tu pleures ?»

J’ai commencé à paniquer

-MOI:« réponds moi ma chérie qui est mort »

-ELLE :« personne »

-MOI:« alors qu’est-ce qui te mets dans cet état ,Guelord et papa vont bien ? »

-ELLE :« Oui, ils vont bien , mais papa a chassé ma mère de la maison »

-MOI:« quoi ,quand »

-ELLE :« ce matin, je ne comprends pas ce qui s’est passé, je pensais que tout était arrangé cela fait des semaines qu’ils s’étaient calmés, je pensais que la situation s’était arrangée »

-MOI:« Calme-toi , je vais appeler papa tout de suite »

-ELLE :« Non, je veux que tu viennes, s’il te plait Zawadi j’ai besoin de toi »

-MOI:« J’arrive ma chérie calme toi »

Quand j’ai raccroché, Évelyne m’a demandé ce qui s’est passé

-MOI:« Mon père est entrain de divorcer de sa femme, il parait qu’elle l’a chassé de la maison »

-ÉVELYNE :« et toi tu comptes y aller pour faire quoi »

-MOI:« Lui demander de ne pas faire cela évidemment »

-ELLE :« ce n’est pas ton problème, tu ne penses pas qu’il a assez réfléchi avant de le faire, en plus elle le mérite, tu as oublié tout ce qu’elle vous a fait »

-MOI:« Oui, je le sais Évelyne, mais je sais ce que cela fait de ne pas grandir avec un de ses parents, mon frère est trop jeune »

-ELLE :« j’en sais quelque chose, à cause de mon fils, j’ai subi tellement d’humiliation, parce que j’avais peur qu’il grandisse sans père, mais dans la vie des fois on a pas le choix , certaines décisions doivent être prises même si c’est dur , de toute façon elle ne peut rien apporter de bon à ses enfants cette femme est mauvaise Zawadi »

-MOI:« je vais tenter ma chance ,je te tiens au courant de toute façon »

-MOI:« d’accord, tu m’appelles d’accord ?»

-MOI:« Compte sur moi, je t’adore »

-ELLE :« moi aussi princesse »

J’ai arrêté un taxi et j’ai filé directement chez mon père ; quand j’ai sonné, c’est mon père en personne qui m’a ouvert la porte

-PAPA :« qu’est-ce qui t’amène ici toi ?»

-MOI:« Bonjour papa »

-LUI:« oui bonjour, tu n’as pas encore répondu à ma question »

-MOI:« Laisse moi entrer d’abord »

Il s’est poussé pour me laisser entrer,

-MOI:« comment tu vas aujourd’hui »

-LUI:« je vais bien merci,c’est ta sœur qui t’a appelé »

-MOI:« oui »

-LUI:« donc laisse-moi te dire une chose avant que tu ne dises quoi que ce soit sache que rien ne me fera changé d’avis, cela fait une année que j’ai réfléchi , je ne vais pas revenir en arrière , donc si c’est pour cela tu es venu ,tu perds ton temps »

-MOI:« tu as réfléchi aux conséquences d’un tel acte, pense au moins aux enfants , qui va s’occuper d’eux , elle a été ta femme pendant tant d’années s’il te plait !»

-LUI :«je suis désolé ma chérie, demande moi tout sauf cela, les enfants seront très bien éduqués, ne t’inquiète pas pour eux , de toute façon ces dernières années c’est ta sœur qui s’occupe d’eux ,madame n’a pas leur temps »

-MOI:« je sais mais c’est ta femme papa , on ne dissout pas un mariage comme ça avec presque 25 ans de vie commune !»

Apres une demi-heure de négociation pour lui faire changer d’avis, j’ai finalement décidé de laisser tomber, il ne voulait rien savoir, j’attendrai un autre jour pour qu’il se calme davantage pour lui reparler, bien qu’au fond de moi, je savais qu’il ne changera pas d’avis.

Je suis montée voir ma sœur, je l’ai trouvé le visage défait, les yeux rougis par ses pleurs.

En la voyant ainsi l’air si malheureuse mon cœur s’est serré

-MOI:« je suis désolée »

-ELLE :« je suppose qu’il n’a rien voulu savoir comme avec moi »

J’ai hoché la tête ,je ne savais pas quoi dire

-ELLE :« comment on va faire sans maman maintenant, il n’a pas le droit de lui faire cela, divorcer après tant d’années de mariage, ce n’est pas juste »

-MOI:«je sais mais que veux-tu que j’y fasse, apparemment il a pris sa décision , et on ne peut pas l’obliger à rester avec elle s’il ne veut pas , on peut rien y faire, tu es une grande personne, tu prendras soin de la maison, en attendant que l’on trouve une autre solution »

-ELLE :« je ne peux pas gérer cette maison sur le long terme, j’ai des projets moi aussi et puis c’est normal que tu parles ainsi ce n’est pas ta mère »

-MOI:« quoi , tu n’as pas le droit de me dire ceci , je n’ai rien à voir avec cela ; je n’ai rien contre ta mère »

-ELLE :« laisse-moi tranquille d’accord, qu’est-ce qui ne me dis pas que tout cela est ton œuvre ?»

-MOI:« je mets cela sur le compte de la colère donc je vais partir chez-moi ,si tu te calmes tu me feras signe, on parlera plus calmement »

Comme elle ne disait rien, j’ai pris mon sac pour partir de la maison, sans dire au revoir à mon père, j’étais un peu chamboulée par les paroles de ma sœur bien que j’essayais de les mettre sous le coup de la colère.

À SUIVRE…

Share this:

Laisser un commentaire