Ma vie et mon histoire d’amour: épisode 57


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ÉPISODE 57
MA VIE ET MON HISTOIRE D’AMOUR

rlon avait tardé à arriver décuplant ainsi mon stress, c’est comme si j’étais assise sur des œufs. Il est revenu deux heures de temps plus tard ; il m’a dit qu’il était avec l’avocat de la famille, et demain après avoir quitté le commissariat, l’avocat viendra à la maison.

cela va se passer , ils vont juste vous entendre et essayer de trouver une solution à l’amiable , comme il m’a vu faire une grimace, il a rajouté le dossier sera transmis au niveau du parquet , et en ce moment ça sera au juge de trancher , t’inquiète pas je serais avec toi tout le temps»
-MOI:« Je ne veux pas y aller »

Il est venu s’asseoir à coté de moi
-LUI:« Écoute moi très bien , tu ne risques rien , ce n’est pas comme si tu avais commis un délit ,ils vont juste entendre ta version de l’histoire »
-MOI:« je ne veux pas y aller seule »

-LUI:« Nous allons faire face ensemble, je serai avec toi. C’est pour cela j’ai refusé de plaider moi-même pour ma propre cause ,c’est contre notre éthique professionnel »

Je suis restée calme pendant un moment, puis je lui ai dit
-MOI: «Ça sera à l’intérieur de la salle ?»
-ARLON:« oui, j’ai appelé mon cousin , il va tout gérer , n’aie pas peur »
-MOI:« tout ce que je veux, c’est que cette histoire se termine et que je puisse enfin vivre en paix ».

Cette nuit là, je n’ai pas dormi du tout , je ne cessais de me retourner;et quand je me suis levée, je n’étais pas en grande forme , je ne pouvais rien avaler. Vers 9h 30, nous nous sommes rendus au commissariat ; à mon arrivée on nous a dirigé vers le bureau du commandant.

Lorsque nous sommes entrés, nous avons trouvé Rody déjà sur place. Le commandant nous a salués avant de nous demander de s’asseoir ;
-RODY:« ce monsieur n’a rien à faire ici , le problème est entre cette dame et moi , il faut qu’il sorte d’ici »
–RLON:« Je ne sors pas de cette pièce , je reste avec ma femme »

Ce que Rody ne savait pas c’est que le commandant avait reçu pour ordre de laisser Arlon rester dans la pièce. Quand il a su qu’il ne pouvait pas obtenir gain de cause, il s’est calmé.
L ‘officier a commencé par nous décrire le motif de la plainte.
-OFFICIER :« Ce monsieur ici présent a porté plainte contre vous parce que vous lui interdisez de voir son enfant. D’après lui , il est venu à maintes reprises chez vous et vous l’avez renvoyé ».

Il continuait de parler , je l’écoutais raconter toutes les conneries que ce salopard avait dit. Quand il lui a demandé si c’était exactement le motif de sa plainte, il a repondu
-RODY :« oui cela s’est passé exactement comme ça, en plus la dernière fois que j’ai été chez eux, ils m’ont agressé ».

Le commandant lui a dit que ceci n’est pas l’objet de la plainte , qu’il aurait dû porter plainte au moment des faits.
Quand ce fut à mon tour de parler , j’ai donné ma version des faits, qu’il a complètement nié affirmant n’avoir jamais abandonné son enfant et que j’avais fait exprès de lui cacher sa paternité , qu’il ne l’a su que récemment. J’étais sidérée devant tant de mauvaises fois , le voir jouer à la victime me mettait en rage , je n’avais envie que d’une chose, prendre ma chaussure et taper sur son visage.

Il continuait à se plaindre affirmant qu’il ne voulait que voir sa fille ne serait-ce qu’une fois par mois et qu’il était prêt à ce que les rencontres se déroulent selon mes conditions.

A l’écouter parlé, j’étais la méchante dans l’histoire et que lui n’était qu’un pauvre homme qui à découvert tout récemment l’existence de son unique enfant, enfant dont on lui a caché l’existence jusqu’à maintenant.
il me dégoûtait à un tel point que le simple fait de rester dans la même pièce que lui me donnait des nausées.
J’avais hâte de m’en aller , sinon j’allais craquer d’un moment à l’autre.

Quand l’officier m’a demandé si j’étais prête à accepter ce qu’il me proposait , je lui ai dit nonje ne voulais pas qu’il s’approche de mon enfant
-OFFICIER :« Madame si vous n’arrivez pas à trouver une solution , le dossier sera transmis devant le juge »

MOI:« Comme il voudra, je suis prête à aller devant la justice s’il le faut, mais il n’en est pas question qu’il s’approche de ma fille »
-RODY:« il s’agit de ma fille aussi »
-MOI:« tu devras passer sur mon cadavre avant de la voir , si tu penses que je te laisserai l’approcher tu te fous le doigt dans l’oeil »
-LUI:« tu ne me laisses pas le choix Zawadi, nous irons au tribunal dans ce cas »
-MOI:«Comme tu voudras ».

rlon a demandé à l’officier si nous pouvions partir , puisque tout a été dit , il nous a dit oui.
J’ai quitté la pièce sans lui accorder un regard , sur le chemin de retour aucun de nous n’a parlé, jusqu’à ce que l’on arrive à la maison. Arlon avait compris mon besoin de silence.
Je suis montée me rafraîchir pendant qu’il était entrain d’attendre l’avocat ; à son arrivée, il est venu m’appeler ; j’ai enfilé une robe avant de descendre les retrouver

-ARLON:« Chérie voici mon avocat, maitre Mandoko ; maître ma femme Zawadi bahati Christella »
-MOI:« Enchantée maître »
-LUI:« Moi de même madame »
-MOI:« Je vous sers quelque choses à boire »
-LUI:« Juste de l’eau fraiche »
J’ai voulu le servir mais Arlon m’a devancé
–RLON:« non va t’asseoir, je vais lui chercher de l’eau »

Il lui a servi l’eau à boire avant de prendre place à côté de moi
-LUI:« Chris maître Mandoko va t’expliquer comment toute la procédure va se passer , n’hésite pas à lui poser toutes les questions que tu veux ».

Nous avons longuement discuté ,je lui ai posé toutes les questions dont j’avais besoin , il m’a éclairci les zones d’ombre ;
-MOI:« y’a-t-il une chance pour que le juge lui donne gain de cause ?»
-LUI:« il y’a une chance »

-MOI:« Et si je disais qu’il n’est pas le père ?»
-LUI: surtout pas ça, il peut toujours demander un test de paternité , et là il se pourrait qu’il ait son droit de visite, mais ne vous inquiétez pas ,nous allons monter un bon dossier que nous baserons sur le fait qu’il était au courant de l’existence de l’enfant et qu’il a refusé sa paternité ».
J’ai juste acquiescé de la tête , trop perturbée à l’idée qu’il puisse obtenir un droit de visite ;
-LUI:« le dossier peut faire des mois chez le juge , de même que vous pouvez être convoqué plus tôt »

Pendant qu’il parlait , je me disais de mieux en mieux non seulement , on pourrait lui accorder un droit de visite, mais pire encore, on ne savait pas quand est-ce que cela se passerait.
Après le départ de l’Avocat , je me suis retrouvée seule avec mon mari , il est venu s’asseoir à mes côtés me laissant se reposer contre son corps, sachant qu’en ce moment, les gestes étaient plus importants que les mots.
Après prés d’une demi-heure sans parler , je lui ai enfin dit
-MOI:« et si jamais le juge lui accordait le droit de visite »
-LUI:« Aie foi, nous n’en arriverons pas là-bas »

-MOI:« Mais c’est une possibilité , comment allons nous expliquer à la petite , qu’elle a un autre père que toi , et je suis certaine que ce salopard ne se gênera pas. Tu te rends compte, elle va être traumatisée, elle est si jeune , elle ne comprendra pas »

J’avais commencé à pleurer
–RLON:« Arrête de pleurer, cela n’arrivera pas mon amour , fais-moi confiance s’il te plaît ne laisse pas tout cela t’affectait, ce salopard ne veut que gâcher le bonheur que tu as réussi à construire »
-MOI:« J’ai peur »
-LUI:« Je sais ,mais tu n’as pas à l’être»

A lui, je pouvais le lui avouer , j’avais peur que tout ce que j’avais réussi enfin à construire s’écroule comme un château de cartes. J’avais réussi à donner à ma fille une famille aimante ; un foyer stable ; et maintenant Rody voulait détruire tout ce que j’avais construit.

Les jours passaient et je devenais de plus en plus inquiète , bien que j’essayais de donner la joie à mon mari, je ne voulais pas qu’il s’inquiète , surtout après lui avoir promis que je ne laisserais pas cette nouvelle m’affectait.
J’étais tellement stressée que j’avais peur que les bébés n’en ressentent les conséquences.

Un matin, je me suis réveillée avec des céphalées accompagnées de vertiges. Je suis partie voir mon médecin , il m’a rassuré que led bébés allaient bien, mais que ma tension arterielle était trop élevée, c’était dû à la sécrétion des catécholamines (Adrénaline et noradrénaline).

Il m’a demandé si j’étais sujette à des stress ses derniers jours ; je lui ai confirmé que j’étais nerveuse dernièrement ;
-LUI:« Vous devriez vous reposer madame Kyungu , sinon si votre tension continue à monter, je vais devoir vous demander de rester immobile la plupart du temps ,et cela jusqu’à la fin de votre grossesse »

-MOI:« Promis, je vais me reposer , mais s’il ne vous plaît, pas un mot à mon mari , je ne veux pas qu’il s’inquiète pour moi »
-LUI:« ne vous inquiétez pas, mais reposez-vous et si les symptômes reviennent n’hésitez pas à venir me voir ».

J’avais choisi de ne pas dire la vérité à Arlon , je savais que si jamais il était au courant , il allait être vraiment fâcher contre moi ,mais je prenais le risque parce que tout ce qui était lié à la santé de ses fils , le rendait e à la limite paranoïaque.

Étant parti sans la voiture , je devais prendre un taxi pour rentrer. j
J’étais entrain d’attendre un taxi quand mon père m’a appelé ; je lui ai dit où j’étais, il est venu me chercher étant donné qu’il était dans les parages.
-MOI:« Merci papa, tu me sauves la vie »
-LUI:« Ce n’est rien que faisais-tu ici »
-MOI:« J’étais venue à la clinique »

-LUI:« Pourquoi ton mari ne t’a pas accompagné ,ou bien dire à son chauffeur de te ramener ?»
-MOI:« Il n’est pas au courant que je suis sortie »
-LUI:« Vous avez des problèmes ?»

-MOI:« Non du tout , c’est juste que nous sommes sur les nerfs récemment et lui encore plus que moi ;pour un rien, il va s’inquiéter »
-PAPA:« Et si ce n’est pas trop te demander qu’est-ce qui vous rend si nerveux ?».

J’ai hésité un peu avant de lui en parler
-MOI:« c’est encore Rody
-LUI:« Le père de ta fille ?»
-MOI : «oui,le père biologique »
Oui, je disais toujours père biologique, car je ne pouvais que le considérer que comme tel
-PAPA :« Qu’est-ce qu’il a encore fait ce sinistre imbécile , je pensais que son problème était réglé »

-MOI:« il va m’emmener devant le tribunal pour avoir un droit de visite »
-LUI:« quoi il a osé ,je pensais qu’il t’avait foutu la paix , après que je lui aie parlé la dernière fois »
-MOI:« Tu lui as parlé »

-LUI:« oui après qu’il soit venu chez toi la dernière fois, je suis parti personnellement lui dire de te laisser en paix , je pensais qu’il avait compris, je n’ai pas hésité à le menacer et je mettrai mes menaces en exécution , il verra »
Mon père avait pris ma défense , j’en étais agréablement surprise ;

-MOI:« Papa s’il te plaît, je n’ai pas envie que tu fasses quelque choses d’illégal, je ne veux pas te voir dans des problèmes »
-PAPA:« je te le promets , je n’aurai pas de problème, le seul qui en aura se sera lui , je peux te l’assurer »

-MOI:« et je peux savoir ce que tu comptes lui faire ?»
-LUI:« Non laisse moi faire , tu n’as qu’à dire à ton mari de venir me voir, et arrêtes de te stresser , ce n’est pas bon pour le bébé , je ne laisserai plus cet homme te faire du mal !».

En entendant mon père parlait , une vérité absolue s’est imposée à moi ; pourquoi je devais être celle qui doit avoir peur , d’ailleurs dans cette histoire, c’était moi la victime.
Pourquoi devrais-je laisser Rody et sa lâcheté mettre en péril mon bonheur ; la stabilité de mon foyer ; ma santé et celle de mes fils ?. Il voulait qu’on aille devant la justice eh ben j’étais prête à me battre , nous irons où il voudra , ce qui est sûre, c’est que je ne suis pas seule dans cette bataille , j’aurai le soutien des personnes qui m’aiment le moment venu, mais en attendant , je vais penser à moi et à ma famille.

Mon père m’a déposé à la maison, me demandant d’aller au lit et de me reposer. Chose que j’ai fait , et pour la première fois depuis une semaine , j’ai dormi d’un sommeil paisible et profond.
Quand je me suis levée , je me sentais plus légère et en pleine forme. Je suis partie moi-même chercher ma fille à l’école , j’avoue que ces derniers temps , je l’avais un peu négligé , mon esprit occupé par mes problèmes.
Elle m’a aidé à faire un gâteau au chocolat du moins elle s’est contentée de verser la farine un peu partout dans la cuisine ; quand nous avons fini , j’étais un peu fatiguée donc la bonne a préparé , et moi j’ai juste supervisé .

Pour le repas , j’ai dressé joliment la table , j’ai sorti des chandelles ;
J’ai pris un long bain , afin de me détendre. J’ai enduit mon corps d’huile parfumée ,et quand j’ai fini , j’ai porté une robe confortable ; elle n’avait rien de sexy, mais au moins je me sentais bien dedans.

Arlon était en retard, je me suis rendue compte que ses derniers jours , il rentrait tout le temps en retard , j’ai décidé de lui en parlant.
Quand il a ouvert la porte ,il paraissait surpris
–RLON:« est ce qu’on fête ?»
-MOI:« Rien de spécial , j’avais juste envie que l’on fasse un diner en tête à tête »
Il m’a souri 
-LUI:« laisse-moi me changer et je serais tout à toi ».

Il est revenu habillé d’un tee-shirt et d’un short
-MOI:« Tu aurais pu faire un effort vestimentaire quand même »
-ARLON : « Quoi , je ne suis pas présentable ?»
-MOI:« Depuis quand on dine en caleçon ?»

-LUI:« Ce n’est pas un caleçon c’est un short, cela sent bon qui a cuisiné toi »
-MOI:« Non mon amour , j’étais trop fatiguée »
-LUI:« en tout cas tu as une meilleure mine , j’aime te voir ainsi , ses derniers jours tu me paraissais si triste, même si tu faisais tout pour me le cacher ,mais il y’a une chose que tu ne sais pas ,je sens tout changement en toi »

-MOI:« je vais beaucoup mieux »
-LUI:« je le constate »
-MOI:« je peux te demander quelque chose »
-LUI:« tout ce que tu voudras »
-MOI:« dis-moi mon cœur , j’ai remarqué que cela fait plusieurs jours que tu rentres tard , je peux savoir la raison ?»

-ARLON:« tu sais très bien que j’ai trop de boulot ,il faut que je finisse tout si je veux prendre mes congés à temps »
-MOI : « Je prends le risque que tu prenne tes congés en retard ou que tu ne les prenne pas du tout, je veux que tu rentres à l’heure »
-LUI:« Serais-tu jalouse, ma chérie je t’ai dit que tu n’as pas raison de l’être !»

-MOI:« ce n’est pas de la jalousie , j’ai entièrement confiance en toi , ce que je n’aimerai pas c’est que tu sois submergé par ton travail, et que je finisse de ressembler à toutes ses femmes qui attendent leurs maris des heures durant , surtout tu me laisses souvent avec tes voyages »

-LUI:« hey du calme, tu sais que je serais toujours présent pour vous, ne t’inquiète pas pour cela , de toute les façons je ne peux pas rester séparé de toi trop longtemps , je vais tout faire pour rentrer à l’heure, d’accord ? »
-MOI:« oui,d’accord ».

J’ai servi le diner , et nous avons commencé à manger , au milieu du repas, rlon s’est mis à rire
-MOI:« Je peux savoir ce qui t’amuse tant ?»
-LUI:« En fait , je me demandais quant est-ce que tu es devenue aussi chipie ou peut être que tu cachais ton jeu ?»
-MOI:« l’amour donne des ailes , tu ne le savais pas ?»

Il a ris j’adorais ses rires , surtout maintenant qu’il le faisait plus souvent. je le trouvais moins intimidant contrairement à nos débuts.
Quand nous avons fini , j’avais commencé à somnoler, j’avais sommeil.
-ARLON:« allons au lit !».
Il m’a porté dans ses bras, et je pense que si je n’étais pas aussi fatiguée , nous allions finir la nuit autrement.

À SUIVRE…

Jr Cibangu

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