Destin-de-Myriam-2
73 / 100

ÉPISODE 59
MA VIE ET MON HISTOIRE D’AMOUR

J’ai essayé d’appeler Arlon, mais je suis tombée sur sa boite vocale. J’ai pris mon mal en patience ;finalement , il est rentré dans la maison vers 18h passés ;

-MOI:« où est ton téléphone ?»
RLON:« elle est éteinte, tu as essayé de me joindre ?»
-MOI:« Oui »
-LUI:« Tu aurais dû appeler sur le téléphone de Dan ; nous étions ensemble »
-MOI:« Je n’y ai pas pensé »
-LUI:« Qu’est-ce que tu voulais ?»
-MOI:« Je voulais que tu fasses les courses de la maison , il y avait pratiquement plus rien ?»

-ARLON:« Fais-moi une liste, j’y vais »
-MOI:« ce n’est pas la peine , je suis déjà partie , tu peux acheter le reste demain parce que je n’ai pas pu terminer les courses »
-LUI:« Que se passe-t-il, tu t’es senti mal ?»
-MOI:« Non ,pire que cela ; j’ai rencontré la mère de Rody là-bas »
-LUI:« quoi, elle t’a touché ?»

A Lire aussi:MA VIE ET MON HISTOIRE D’AMOUR: épisode 56

-MOI:« Non, calme toi, elle m’a juste fait un scandale »
-LUI:« Devant la petite ? »
-MOI:« Non t’inquiète, elle n’a pas entendu »
RLON:« tu sais ce qu’on va faire ; tu vas porter plainte contre elle, comme cela, elle te foutra la paix »
-MOI:« j’ai pensé à cela ;elle m’a traité de tous les noms , en plus de cela, elle criait en parlant ; tu sais que j’ai horreur des scènes en public , c’était vraiment horrible »

-LUI:« je sais , je suis désolé »
-MOI:« Mais ce n’est pas tout , elle a dit que j’étais une sorcière, j’ai marabouté son fils et tellement d’autres choses, mais ce n’est pas tout. Je la savais mauvaise, mais pas de la sorte, elle a inventé des choses ; figure-toi qu’elle a accusé mon père d’avoir fait renvoyer Rody de son boulot ,je n’ai rien compris »

RLON:« ah bon, finalement il a été renvoyé »
-MOI:« Comment cela finalement, il a été renvoyé ; attend, tu sais quelque chose que j’ignore »

-LUI:« rien du tout , rien à part ce que ton père m’a dit »
-MOI:« ok donc si je comprends bien, tu étais au courant de quelque chose que j’ignore ?»
-LUI:« Doucement ne tire pas des conclusions hâtives, laisse moi t’expliquer »

-MOI:« quoi, que veux-tu que je croie ; d’abord, cette femme me dit ses choses et toi, tu me dis que tu étais au courant ; comment veux-tu que je ne tire pas des conclusions hâtives ?»

-LUI:« si je t‘explique, tu vas comprendre que je suis juste un intermédiaire, la personne susceptible de te donner des informations c’est ton père »
-MOI:« ok ,donc je vais l’attendre »
-LUI:« qui ?»

-MOI:«mon père bien sûr ,n’est-ce pas, c’est de lui que tu parles »
RLON:« Chris s’il te plaît ne recommence pas !»
-MOI:« la seule personne qui a recommencé quelque chose ici c’est toi ,tu sais que j’ai horreur que tu me caches des choses ;je pensais que tu allais me dire que c’est faux que tu n’en savais rien, au lieu de cela tu confirmes les dires de cette femme»

-LUI:« c’était l’idée de ton père , nous ne voulons pas t’inquiéter, c’est tout »
-MOI:« Je ne suis pas faite en porcelaine, je ne suis pas une pauvre chose qui va se casser au moindre petit choc Arlon, et ne me dis pas que c’est à cause de mon état, je suis enceinte mais pas malade »

-LUI:« Calme-toi , cela ne sert à rien de t’énerver contre moi , la seule personne capable de te donner des informations, c’est ton père »
-MOI:« ok c’est bon, alors je vais attendre la venue du principal concerné comme tu dis »
-LUI:« Chris;chérie »
-MOI:« il n’y a pas de chérie, je ne veux plus rien entendre, tu m’excuseras, mais je dois aller préparer le dîner ».

j’étais énervée davantage ; comment pouvait-il me cacher encore des choses ,avec tout ce qu’on s’était dit sur la confiance , il avait promis.
Ce que je ne pouvais plus supporter, c’est cette manie de prendre des décisions à ma place comme si j’étais inapte à le faire.
J’avais fini de dresser la table quand mon père a sonné , je suis partie lui ouvrir la porte

-PAPA:« bonsoir Zawadi »
-MOI:« bonsoir papa ; aller rentre ne reste pas dehors »
-LUI:« Alors comment allez-vous et ma petite fille ?»
-MOI:«elle est en haut avec son père, j’espère que tu restes manger avec nous papa ?»

-LUI:« Évidemment déjà que cela sent si bon, je suis sûre que tu es aussi bonne cuisinière que ta mère »
-MOI:« je ne pense pas être aussi forte que maman, mais je me débrouille un peu »

-PAPA:« c’est vrai qu’elle savait cuisiner ta mère ».
Elle me manquait énormément à chaque instant de ma vie , peut-être avec le temps la douleur finira par s’estomper , mais pour l’instant la douleur était toujours aussi vive ; et elle se manifestait encore plus dans les moments où la présence d’une mère était nécessaire ; heureusement que le soutien de mon mari était constant et infaillible.
-MOI:« Prends place papa , je vais appeler les autres pour que l’on mange ».

Je suis montée les appeler ; j’ai dit à Julia que son grand-père était là , elle a pratiquement bondi direction la porte
-MOI:« Fais doucement avec les escaliers ma puce !»
-ARLON:« Ton père est là »
-MOI:« Oui ,il est en bas , il va dîner avec nous ».

Pendant qu’Arlon et mon père étaient entrain de discuter avec Julia bien sûr ; elle ne décollait pas des genoux de mon père , il a fallu la forcer pour qu’elle se lève afin qu’il puisse manger.
Après le dîner ; ici il a fallu batailler pour la coucher afin que nous puissions parler avec mon père. Je suis restée dans la chambre jusqu’à ce qu’elle se rendorme.

-MOI:« Enfin elle s’est endormie »
-PAPA:« C’est toujours ainsi avec elle ?»
-MOI:« oh tu n’as rien vu, on peut dire qu’elle est calme aujourd’hui »
-PAPA:« C’est vrai qu’elle est pleine d’énergie ;bon Zawadi tu m’avais dit que tu avais besoin de moi, on peut parler , il faut que je m’en aille ,il fait tard ,j’ai laissé les enfants seuls à la maison »

-MOI:« Tu as raison , j’avais oublié l’heure ;en fait, il m’est arrivé une chose aujourd’hui ; j’étais partie faire mes courses et j’ai rencontré la mère de Rody, on s’est disputé du moins elle s’est disputée avec moi ,mais au cours de la discussion ,elle m’a dit que son fils avait perdu son boulot et que ceci était ton œuvre.

Du coup, je ne voulais pas la croire, mais après avoir parlé avec celui-là (ce qui m’a valu un regard noir de sa part bien sûr) ; j’ai su qu’il avait une part de vérité dans ce qu’elle a dit »
-PAPA:« c’est tout ce que tu veux savoir ?»
-MOI:« oui papa »

-LUI:« il y’a une part de vérité dans ce qu’elle a dit »
-MOI:« ah bon ,et je peux savoir le degré de responsabilité que tu as dans cette affaire papa ?»
-LUI:« Tu sais que je connaissais ce garçon bien avant qu’il ne rentre dans ta vie ,sa mère était l’amie de ma femme ; je connais aussi son patron, normalement toi aussi tu le connais, c’est ton parrain tonton Shabani Alain; il est directeur financier de sa société »

-MOI:« Oui, je le connais , il était présent à mon mariage »
-LUI:« Voilà, c’est vrai qu’au début , j’avais voulu le faire renvoyer, d’ailleurs, je l’avais menacé de le faire, je suppose que c’est à cause de cela que sa mère pense que c’est de ma faute, mais elle a tort, je n’ai rien fait il s’est trouvé qu’il puisait dans les caisses depuis un bon bout de temps ; certes,

j’y ai joué un rôle ,disons que j’ai accéléré les choses, mais il allait être renvoyé et le plus grave, il allait être poursuivi s’il n’avait pas remboursé une bonne partie de l’argent, il est toujours menacé , tu sais que ce garçon a toujours vécu au-delà de ses moyens »

-MOI:« je vois et depuis quand Arlon était au courant ?»
-LUI:« Juste quelques jours, et c’est moi qui lui ai dit de ne rien te dire , il ne faut pas lui en vouloir »

-MOI:« Non, je ne lui en veux pas »
-LUI:« tu as intérêt à ne pas lui en vouloir , il n’a rien fait ; bon maintenant que tout à été dit , je vais rentrer à la maison ».

Nous nous sommes levés pour le raccompagner ; quand le téléphone fixe a sonné , Arlon est parti répondre et moi j’ai accompagné mon père à sa voiture
-MOI:« Merci pour tout papa , j’étais contente de te revoir »
-LUI:« moi aussi, ma chérie ne sois pas fâché contre ton mari s’il te plaît , je sais que tu lui en veux, mais il n’a rien fait , c’est moi qui lui ai dit de ne rien te dire, je te connais, tu es trop sensible, en plus cela s’est passé le lendemain du jour où je t’ai ramené de la clinique ;

je ne voulais pas te stresser davantage, il n’a voulu que te protéger comme tu l’as fait la dernière fois en lui cachant que tu étais chez le médecin »
-MOI:« D’accord, j’ai compris ,que celui qui n’a jamais pêché jette la première pierre »
-LUI:« Exactement , passe une bonne soirée »
-MOI:« Merci papa au revoir ».

Quand je suis rentrée dans la maison , j’avais décidé de ne plus lui tenir rigueur,mon père a raison.
rlon était entrain de faire le thé
-MOI:« Qui était au téléphone ?»

-LUI:« Ta grand-mère, elle dit qu’elle viendra demain avec ton oncle »
-MOI:« Ah bon, pourquoi faire »
-LUI:« Ils viennent te voir , je suppose »
-MOI:« Elle oui, mais l’autre que vient-il faire ici ?»
-LUI:« on le saura demain , peut être qu’il vient pour te remercier ».

Il est venu me servir mon thé
-MOI:« Merci »
RLON::« Tu veux que je te masse les pieds aujourd’hui ?»
-MOI:« Non merci pour aujourd’hui ça va ; dis-moi ne sommes-nous pas sensés être fâchés ?»

-LUI:« Oui, mais cela ne va pas m’empêcher de prendre soin de toi. Même si je suis fâché contre toi ;je prendrai toujours soin de toi »
-MOI:« Pourquoi ?»

-LUI:« Parce que c’est ainsi. Et moi je sais également que des fois tu m’en voulais,mais rien ne t’a empêché de prendre soin de moi  »
-MOI:« C’est normal , c’est le mariage »
-LUI:« Non ma puce, c’est l’amour ».

Il avait raison , aucun de nous ne le faisait par devoir , il y’avait quelque chose de plus fort.
-MOI:« Je peux venir dans tes bras ?»
-LUI:« Évidemment viens ».

Je me suis blottie dans ses bras ; quand il me tenait ainsi je me sentais en sécurité, j’étais en paix ; je pensais à ce que mon père m’a dit et je me suis dite que Dieu est grand ; Rody voulait m’emmener devant le juge et maintenant, c’est lui qui risquait la prison.

Le lendemain, ma grand-mère est arrivée avec mon oncle à l’heure du déjeuner , je leurs ai demandé de s’asseoir avant de leur servir à boire. Comme toujours , je me sentais mal à l’aise en présence de mon oncle ,je priais pour qu’Arlon descende rapidement. J’allais partir l’appeler quand je l’ai aperçu entrain de descendre ; l’atmosphère s’est beaucoup détendue avec sa venue.

Arlon était là pour parler à oncle parce que moi à part le saluer , je n’avais rien à lui dire ; à un moment donné il m’a dit
-ONCLE:« je ne savais pas que tu étais enceinte Zawadi »
J’ai voulu répondre quand ma grand-mère lui a dit
-ELLE:« si tu prenais le temps de passer la voir de temps en temps tu le saurais »

Il n’a pas répondu à sa mère, il s’est plutôt retourné vers Arlon faisant celui qui n’a pas entendu
-LUI:« nous étions venus pour te remercier encore une fois et pour te donner une partie de l’argent »

RLON:« il ne faut pas me remercier , remercier plutôt ma femme, tout ce que j’ai fait c’est pour elle et c’est avec son accord »
-ONCLE:« bien sûr, c’est évident »

-ARLON:« pour ce qui est de la somme , je vous ai demandé d’attendre. Vraiment soyez à l’aise dans vos finances pour me rembourser, je n’en ai pas besoin pour l’instant »
-LUI:« ne vous en faites pas , en plus ce n’est pour toute la totalité, c’est juste la moitié »

Il lui a remis une enveloppe qu’il a posée sur la table, ils sont restés une demi-heure avant de partir. Ma grand-mère m’a donné plein de conseil avant de partir ; puis m’a fait promettre de l’appeler quand j’irai à l’hôpital.

Pour la première fois de ma vie, j’ai rencontré mon oncle sans que cela ne se termine par une dispute ; il a essayé de garder un minimum de politesse.
Je sais qu’il n’a pas voulu me remercier directement, mais bon ce n’était pas une nouveauté ,le contraire m’aurait étonné.

Après leur départ, j’ai remarqué que l’argent était toujours sur la table
-MOI:« Chéri, mets l’argent en un lieu sûr »
RLON:« C’est pour toi »
-MOI:« Qu’est ce qui est pour moi »

-LUI:« eh ben l’argent, prend , je te l’offre »
-MOI:« Pourquoi tu m’offres tout cet argent ?»
-LUI:« Pourquoi je te l’offre ; tu sais que tu es bizarre , je te donne de l’argent et tu me demandes pourquoi »

-MOI:« Enfin, je voulais dire que c’est une grosse somme, tu sais que je ne manque de rien !»
-LUI:« je sais , prends cela comme un cadeau. J’ai le droit de t’offrir de l’argent non»

-LUI:« si, tu as le droit ,c’est juste que cela m’a surpris »
-LUI: «j’ai toujours eu l’intention de t’offrir cet argent , s’il emmène le reste ce sera pour toi »
-MOI:«merci mon cœur »

-LUI:« de rien, tu sais qu’il n’est facile pas de te satisfaire »
-MOI:« Pourquoi tu dis cela ?»
-LUI:« Parce que tu ne demandes jamais rien ?»
Waouh ,Je ne demandais rien parce qu’il satisfaisait le moindre de mes désirs .

rlon est le genre d’homme que toutes les femmes aimeraient avoir, je l’aime de tout mon coeur.

À SUIVRE…

Share this: