Ma vie et mon histoire d’amour (épisode 9)


Vie-couple-africain

81 / 100

Après tout ses longs mois de douleur et de souffrance, ma fille m’a apporté une joie sans égale, illuminant ma vie à nouveau, je me sentais revivre à nouveau, plus forte,avec une bonne raison de vivre et de me battre(Suite de l’histoire d’amour)

MA VIE ET MON HISTOIRE D’AMOUR

ÉPISODE 9

J’étais à mon dernier mois de grossesse, je me sentais lourde et impotente, tout mes déplacements étaient devenus difficiles, m’obligeant à arrêter mes cours.

Je restais à la maison toute la journée, des fois j’étais seule car maman allait au boulot ,et mon petit frère à l’école.

Dan à chaque fois que je ne répondais pas au téléphone pensait que j’étais entrain d’accoucher, le pauvre quand il remarquait comme ça il venait vite à la maison tout essoufflé, alors que j’étais soit à la cuisine soit dans la douche quand il m’appelait.

Je sais que Dan s’inquiétait pour moi ,mais c’en était de trop,j’avais l’impression de l’étouffer.

Un jour quelqu’un a poussé la porte de la maison, alors que j’étais au selon,ouf c’était Dan.

-MOI:«ah,tu n’es pas venu avec ton frère comme tu disais ?»

Dan m’avait dit qu’ils viendront me rendre visite au même moment avec Arlon.

-DAN:«Bonjour, d’abord, comment tu vas ce matin ?, mon grand frère a eu un empêchement »

-MOI:«J’avais peur ,tu sais que l’on ne s’entend pas, il passe tout son temps à me provoquer »

-LUI:« Je sais, mais avoue que toi aussi tu ne te laisse pas faire »

-MOI:«Tu veux quoi , que je le laisse m’insulter ? ,je suis enceinte mais cela ne fait pas de moi une trainée »

-LUI:« Christella toi aussi tu exagère, mon frère est difficile mais il n’est pas méchant, disons qu’il ne connaissait pas la vérité au début mais maintenant que je lui ai expliqué toute l’histoire il a compris »

Histoire d’amour

-MOI:« Quoi ,tu lui as raconté mon histoire, tu sais que tu n’avais pas le droit de le faire !»

-LUI:« Calme-toi Christella ,pourquoi tu es si irascible, je le lui ai dit pour qu’il ne se fasse pas un faux jugement sur toi, y’a pas lieu de monter sur tes grands chevaux ».

Il avait raison, j’étais devenue très nerveuse ces derniers jours, je me disputais avec Dan tout le temps, ce qui m’arrivait que rarement dans le passé, je passais mes nerfs sur lui et cela trop souvent.

-MOI:« Excuse-moi Dan ,je suis trop stressée ces derniers jours »

-LUI : « Ce n’est rien Chris, je te comprends ,tu le sais parfaitement bien, on fait la paix »

-MOI:« Oui mais il faudrait que tu arrêtes de m’appeler Chris comme ton frère, sinon je vais me fâcher à nouveau »

-LUI:«d’accord ça marche, je vais partir je voulais juste savoir comment tu allais » puis il est parti…

La dernière fois qu’Arlon était passé à la maison, nous nous sommes disputés, j’en avais marre qu’il me traite comme un enfant, il était passé me laisser des affaires que Dan avait acheté pour moi, mais comme toujours cela s’est transformé en une dispute.

Je lui ai dit que je n’avais marre de ses remarques, qu’il ne devait pas me juger, ma vie ne le concernait pas.

Il se permettait de discuter de ma vie avec ma mère, il parlaient comme si j’étais absente, monsieur se permettait de dire qu’elle ne m’avait pas assez surveiller ,comment est-ce qu’elle m’avait laissé arriver à cette situation.

Et ma mère qui est entrée dans des explications sans fin ,j’étais vraiment en colère ce jour-là, elle n’avait pas à lui expliquer les détails de ma vie, et je me suis pas gênée pour les leur faire comprendre. Ma mère m’a houspillé devant lui ,avant de m’obliger à lui demander pardon, ce qui a augmenté mon humiliation.

Depuis lors quand il venait, il restait dehors, des fois il appelait maman mais il s’abstenait d’entrer dans la maison.

Deux jours plus tard c’était un lundi, j’étais partie voir Dan car je me sentais seule à la maison.

En cours de route j’ai croisé ma tante paternelle accompagnée de mon cousin. Je ne sais depuis combien d’années je n’avais pas vu ma tante.

Elle était aussi surprise que moi, après les salutations, elle me lança.

-ELLE : « Zawadi, ton père m’avait dit que tu étais enceinte mais je ne savais pas que c’était si avancer,tu vas bientôt accoucher à ce que je vois »

-MOI : « Oui ma tante »

-ELLE : « Zawadi, tu te rends compte malgré la taille de notre famille personne n’est tombée enceinte ,tu es la première à le faire, un vrai déshonneur pour nous, ton père est tellement peiné par toi,le pauvre n’ose plus sortir »

Mais quel toupet ,elle a mal interprété mon silence, le prenant pour de la culpabilité.

-ELLE : «En plus le plus grave, il parait que tu ne connais pas son père, tomber enceinte est une chose mais ne pas savoir le géniteur en est une autre »

-MOI:« Ma tante ,je suis vraiment désolée ,mais moi je ne m’occupe pas de cette famille car je n’en ai fait partie ,vous ne nous avez jamais considérés comme faisant partie de vous, la preuve la dernière fois que je t’ai vu ,je devais être petite, donc ne viens pas me parler de famille ou des états d’âme de mon père car sincèrement, je m’en fous, pour ce qui est du père de mon enfant cela ne vous concerne pas »

-ELLE : « Ah bon c’est comme cela que tu me parles ,moi je ne suis pas ton égale ,tu me dois le respect que tu le veilles ou non »

-MOI : « C’est juste que vous n’avez jamais eu le comportement d’une personne méritant le respect ou pouvant me juger, dis-moi cela fait combien d’années que tu n’as posé tes pieds chez nous, ou bien la dernière fois que tu as appelé pour prendre de nos nouvelles? »

Elle a voulu parler ,mais s’est ravisé

-MOI:« Tu sais,nous on ne te reproche rien, nous sommes bien, mais il ne faudrait pas aussi exagérer et venir m’insulter »

-ELLE : « Ton père m’avait parlé de ton impolitesse mais j’avoue qu’il a oublié beaucoup de choses ,tu es vraiment effrontée toi »

J’ai juste haussé les épaules, histoire de signaler que ses jugements ne m’engageaient en rien, je n’avais plus rien à lui dire.

-MOI:« Au revoir ma tante »

Je me suis retournée pour partir ,à peine j’ai marché quelques pas que mon cousin m’a rattrapé

-MOI:« Tu veux quoi ,je te préviens que je ne suis pas d’humeur à me faire insulter à nouveau »

-LUI:« Cela n’arrivera pas, je suis désolé pour le comportement de ma mère et de toute la famille en générale,et en particulier moi ,j’ai manqué à tous mes devoirs envers vous, et je regrette profondément, je demandais de vos nouvelles à chacun de mes retours de voyage »

C’est vrai que mon cousin vivait en Belgique, j’avais complètement perdu ses traces,d’ailleurs comme tous les autres membres de ma famille.

-MOI:« Ce n’est rien Junior, j’en veux à personne, encore moins ta mère »

mon s’appelait junior

-LUI:« Dans tous les cas ,je tenais à te présenter mes excuses, je passerai prochainement vous voir on parlera plus amplement »

-MOI:« D’accord, je ne voudrais pas te retenir d’avantage, ta mère doit sûrement t’attendre »

Finalement j’ai rebroussé mon chemin, je n’avais envie de rien ,comme à chaque fois que quelqu’un faisait allusion à ma grossesse. Je me sentais accabler par la tristesse.

Si seulement ,je pouvais présenter le père de mon enfant et dire que nous allions nous marier après l’accouchement, mais non ,je n’avait rien, il ne me restait rien, Rody m’avait tout pris,ma dignité, mon amour-propre, ma vie, j’avais tout donné et en retour je m’en suis sortie avec un vide émotionnel énorme.

J’ai opté de ne pas parler de l’incident avec ma mère, elle avait déjà assez des soucis ,cela ne servait à rien de lui en rajouter.

Un jour j’ai préparé le dîner puis je suis partie me coucher, je ne me sentais pas bien j’avais des crampes, en plus mon ventre me faisait mal, j’ai décidé de m’allonger en espérant que cela allait passer rapidement.

Mais après trois heures, je me suis résolue à contacter maman,mais j’ai tombée directement sur sa boite vocale.

J’ai appelé Dan mais cela sonnait dans le vide, après deux tentatives quelqu’un a décroché, c’était Arlon

-MOI:«Je peux parler à Dan s’il te plait ?»

-ARLON : « Désolé, il vient de sortir, il a oublié son téléphone ici,est-ce que tout va bien ? »

-MOI:«Oui,en faite non ,je pense que je vais accoucher »

-LUI:«Quoi, tu es sérieuse ,ne bouges pas attend moi j’arrive tout de suite »

Il s’est présenté un quart d’heure plus tard, son arrivée a coïncidé avec la rupture de la poche des eaux (amnios),ce qui a encore plus augmenté sa peur ,il était complètement affolé.

-ARLON : « Viens je t’amene à la clinique rapidement, on ne peut plus attendre »

J’ai voulu prendre mon sac mais il m’a demandé de tout laisser ,on n’avait pas assez de temps.

Pour centaines femmes les contractions débutent dès que la poche est rompue,je faisais partie de celles-là, avant même d’atteindre sa voiture ,la première contraction est venue, j’ai été obligée de me plier et d’attendre que la contraction passe.

Arlon nous a conduit à l’hôpital aussi vite qu’il pouvait.

À notre arrivée j’ai eu ma dose de remontrance de la part de mon médecin ,à cause du temps que j’ai pris pour venir,

Apparemment le travail d’accouchement avait déjà commencé.

On m’a amené directement en salle l’accouchement, j’avait peur et les cris que je faisais ne m’aidaient en rien.

Ils ont introduit les doigts pour calculer la dilatation du col utérin ,elle était déjà complete,et ils ont pris le BCF(bruit du cœur fœtal).

C’était vraiment douloureux, je pensais que cela n’allait jamais finir. J’avais l’impression que rien ne pouvait soulager ma douleur ,à un moment donné je me suis dit que je ne pourrais pas tenir ,que j’allais mourir ,que c’était trop dur.

Finalement j’avais commencé à pousser ,c’était douloureux, je ne savais pas que les femmes souffrent comme ça,

puis ma fille est venue au monde ,elle pesait 2,5Kg ,elle était toute rouge et pleurait de toutes ses forces .

Lorsque je l’ai tenu dans mes bras, j’ai pleurer.

Après tout ses longs mois de douleur et de souffrance, ma fille m’a apporté une joie sans égale,illuminant ma vie à nouveau, je me sentais revivre à nouveau, plus forte,avec une bonne raison de vivre et de me battre.

je veillerai sur elle comme si c’était les prunelles de mes yeux, je ferai n’importe quoi pour son bonheur.

Je me suis jurée d’être son père et sa mère en même temps.

Des heures plus tard, on m’a transféré dans ma chambre, maman est venue accompagnée de Dan et Arlon ,j’étais heureuse de les voir.

Dan et maman sont venus m’embrasser,

-MAMAN : « Elle est magnifique ta fille »

-MOI:« Merci maman ».

En regardant ma fille de près ,elle n’avait aucun de mes traits ,j’avais l’impression qu’elle ressemblait à ce salaud de Rody, mais comme elle n’avait que quelques heures, je ne pouvais pas être catégorique.

je pense que Dan avait compris mon dilemme, il m’a dit

-LUI:«Elle te ressemble énormément, elle sera une beauté comme sa mère »

Je me suis tournée vers Arlon qui était toujours à l’écart, ne participait pas à la conversation.

je lui ai dit

-MOI:« Merci pour tout, je te dois beaucoup »

-ARLON : « De rien, c’est normal »

-MOI:« Alors comment tu la trouves ?»

-LUI:« Elle est si minuscule »

Sa phrase m’a fait rire…

Arlon s’est approché du bébé, il était complètement perdu.

-MOI:« Tu veux la prendre dans tes bras ? »

-ARLON : « Non,non ce n’est pas la peine, de toute façon je ne saurai pas comment le faire »

Ma mère est intervenue

-ELLE : « Laisse moi te montrer ,il n’ya rien de plus simple »

Elle lui a mis ma fille dans les bras, il était maladroit mais je sais qu’il la tenait fermement, il m’aurait donné l’air serein, si je n’avais pas surpris une expression de douleur sur ses traits ,c’était si rapide que j’ai pensé avoir rêvé, et pourtant c’était vrai, mon coeur se serra pour lui ,car je sais que cela l’a ramené dans ses souvenirs et c’était douloureux pour lui.

Ils sont partis un quart d’heure plus tard me laissant me reposer ,j’étais fatiguée mais heureuse ,et cette nuit depuis des mois je me suis couchée sans pleurer.

À SUIVRE…

Jr Cibangu

Couple mixte dans histoire d’amour Photo: Doctissimo

A Lire aussi:https://bonheur-explosif.com/ma-vie-et-mon-histoire-damour-episode-5/

Share this: