Shanice prête à tout pour réussir (chapitre 10) 1
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Je serre les yeux pour ne pas pleurer. Aujourd’hui est un jour heureux pas de place pour la tristesse. Je lui donnes le programme du jour ce qui la mets automatiquement de bonne humeur…(Shanice prête à tout pour réussir).

Chapitre 10.

Le grand jour d’Alice était enfin arrivé. Ma sœur bien qu’encore fâchée venait de me sauter dans les bras après le gros joyeux anniversaire et le plateau de déjeuné bien copieux que je venais de déposer à son chevet. Six heures du matin j’étais heureuse d’être la première à lui montrer mes bonnes intentions.

Elle: Merci beaucoup Sha. C’est la première fois que je vis un pareil anniversaire. Dit-elle émue.

Moi: Tu sais avant nous n’avions pas les moyens mais aujourd’hui que nous pouvons nous le permettre je tiens à te faire vivre un jour particulier. Dis-je à mon tour en la prenant dans mes bras.

Elle: J’aurais aimé qu’on vive ces instants avec maman. Souffla-t-elle contre mon cou.

Je serre les yeux pour ne pas pleurer. Aujourd’hui est un jour heureux pas de place pour la tristesse. Je lui donnes le programme du jour ce qui la mets automatiquement de bonne humeur. Elle me demande si elle peut inviter sa meilleure amie à se joindre à elle ce que j’accepte.

La journée se déroule bien avec les filles, elles sont excitées telles des gamines à se faire coiffer, et autres. J’apprends à connaître son amie Danielle qui me fait très bonne impression, ravie de savoir qu’Alice sait faire le choix de ses compagnies.

En fin d’aprem, je lui dévoile le nom du restaurant un bien connu à bastos où j’ai réservé une table pour douze personnes à savoir elle, ses onze amis et moi.

Pendant que les filles s’habillent dans la chambre de ma sœur, je m’arrête à sa porte piqué par une conversation entre les deux.

Danielle: Ton Daddy t’a souhaité joyeux anniversaire ?

Alice: Bien-sûr. Il était le premier à m’envoyer le message à minuit. Ça m’a fait tout bizarre quand-même, tu sais dani j’ai bien peur que ce jeu aille trop loin et les conséquences pourraient être dévastatrices.

Danielle : Ah mais, tu n’iras pas jusqu’au bout. Tu profites juste des cadeaux nooorh et puis même après si il y’à un truc entre vous ce n’est pas aussi mauvais que ça.

Alice : Hum, il est beaucoup plus âgé que moi tu le sais, en plus sa relation avec….

Elle est coupée par son téléphone qui émet une sonnerie qui me fait moi aussi sursauter de l’autre côté de la porte. Et merde! Je retourne à grande vitesse dans ma chambre avant qu’une ne sorte vérifier d’où vient le bruit.

Ainsi Alice entretien une relation avec un homme plus âgé au point de le surnommer daddy. Je suis très vite gêné par la situation mais au moins elle sait qu’elle n’est pas dans le bon chemin seulement cette Danielle que j’appréciais au départ commence à sortir de mon cœur avec sa cupidité mal placée. Il va falloir que je lui parles après son anniversaire para-port à ça, il est hors de question qu’elle suive mes pas. Les filles me font savoir qu’elles sont prêtes, je sors moi aussi prête et c’est à bord de ma caisse que nous rejoignons les autres déjà arrivés sur les lieux.

Je m’occupe des plats et des boissons avec la gérante pour surveiller ma facture pendant que les jeunes s’amusent à piailler en mangeant. Alice est très contente ce qui me fait moi aussi sourire, je suis tellement fière de pouvoir lui faire plaisir après toutes ces années incapacités.

Alors que je reviens prendre place à table je m’étouffe presque avec mon verre d’eau en voyant Claude faire éruption dans la salle tenant un gros paquet cadeau dans les mains. Non mais c’est quoi ça ? Comment a-t-il su pour l’endroit ?

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Je ne lui ai pourtant rien dis surtout qu’il était supposé être au sud pour le travail. Il s’avance un sourire plaqué sur son visage vers nous. Il me donne un baiser rapide avant d’aller prendre Alice dans ses bras et la faire tournoyer comme une petite fille dans les airs, une scène qui me vole un sourire au passage.

Il lui souhaite ainsi un joyeux anniversaire en déposant son cadeau sur la table, la scène n’échappe pas aux employés encore moins aux autres clients présents qui sont tous sourire. Alice impatiente déballe son cadeau à l’intérieur une boite qu’elle ouvre pour découvrir une paire neuve de louboutin bordeaux avec facture et étiquette.

Je reste bouche-bée face à ce cadeau presqu’aussi cher que le salaire mensuelle d’un cadre fonctionnaire et je ne manque pas de sentir une pointe de jalousie. Alice saute de joie et présente son cadeau à ses amis en frimant.

Je décide de débarrasser pour calmer mes pulsions avant d’aller faire les comptes avec la gérante. Une fois la facture payée, j’appelle discrètement Alice et lui remets une somme de cinquante mille francs pour la suite de la soirée avant de sortir pour aller prendre place dans mon véhicule. Claude me suit et entre à son tour.

Moi: Tu n’es pas venu avec ta voiture? Demandai-je étonné.

Lui: Si j’ai garé plus loin. Pourquoi tu me semble contrarié ?. Demande-t-il se tournant vers moi.

Moi: Je pensais qu’on était d’accord sur l’affaire de l’anniversaire. Déjà tu fais quoi à Yaoundé ? Demandai-je à mon tour en soutenant son regard.

Lui: J’ai pu esquiver ma mission. On était d’accord pour suivre ton programme Chérie on à pas dit qu’il m’était interdit de lui offrir un cadeau si?.

Il marque un point.

Moi: Un de cette valeur ? Tu veux me ridiculiser c’est cela? Claude en plus qui t’a dit qu’on était ici?

Lui: Je l’ai lu sur ton statut whatsapp.

Ah j’avais complètement oublié que je l’avais posté. Je me rends vite compte que je manque quoi dire et pourtant je veux qu’il s’en aille n’étant pas d’humeur à ce qu’il me demande des galipettes ce soir prétextant qu’Alice ne sera pas là avant le petit matin.

Moi: Je ne suis toujours pas d’accord que tu lui offre un cadeau aussi voyant. Tu ne m’en as jamais offert ! J’ai dû m’en acheter moi même.

Lui : Jalouse bébé ? Mais tu as eu une voiture et pas n’importe laquelle il n’y à vraiment pas à être jalouse tu le sais. Allons à la maison, j’ai envie de toi. Dit-il en passant sa main sur ma poitrine.

Je fais maitrise pour ne pas le repousser avec violence.

Moi: Je suis en période chéri, Claude je saigne là. Dis-je en enlevant doucement sa main.

Il s’arrête brusquement et son visage change d’expression.

Lui: Pourquoi j’ai l’impression que tu me repousse ? D’abord tu me sors la carte de la famille, ensuite celle de la présence d’Alice qui te gêne et maintenant les menstrues? Shanice tu essaye de me fuir? Demande-t-il en colère.

Moi: Pas du tout juste que les choses s’enchaînent c’est tout. Je ne te fuis pas loin de loi. Dis-je feignant un air innocent.

Lui: Je commence à en avoir marre, tu vas finir par me pousser à bout et les conséquences ne seront pas jolies crois moi. Dit-il avant d’ouvrir la portière.

Il sort de la voiture claquant la portière et s’en va. Je pousse un ouf de soulagement c’était moins une. Je me fous de ses menaces à deux balles s’il pouvait se trouver une fille dehors qui le rendrait dingue et lui ferait m’oublier je lui en serait reconnaissante à cette dernière.

Éclipse**********

Deux semaines sont passées depuis le fameux anniversaire. Alice était rentrée à huit heures du matin. Je ne lui avais pas en voulus pour ça elle avait vingt-deux ans déjà donc je pouvais bien la laisser respirer de temps en temps. J’avais mis de côté l’idée de lui parler para-port à la conversation que j’avais écouté entre sa copine et elle histoire de ne pas l’énerver, étant passé par son âge je savais qu’elle allait mal le prendre.

Par contre depuis son anniversaire elle sort beaucoup même si elle me demande les permissions et rentre généralement avant minuit. Je ne la vois presque plus moi aussi prise dans le lancement des travaux sur le terrain de Nkoldongo. Je compte investir la moitié de mes épargnes dans ce projet car à long termes je sais que je vais gagner plus.

Arthur et moi sommes un peu plus proches, nous nous voyons régulièrement et il m’a même invité chez lui. J’ai fais de la place dans mon programme et donc ayant terminé à l’Institut je me rends dans son quartier cité verte où il m’attend au carrefour.

Une fois que je le repère il monte et m’indique un endroit sûre où je pourrais garer et nous descendons peu à pieds jusqu’à un immeuble, juste à côté un studio collé à celui-ci. Arthur s’avance, pousse la porte et me laisse entrer.

Le salon m’accueille en premier, plutôt jolie la déco dans les tons belge et marron (couleurs d’hommes je me dis intérieurement), un salon composé d’un fauteuil, d’un canapé, d’une table basse en vitre et d’un meuble TV suffisent à remplir l’espace qui n’est pas assez grand. Je me sens un peu à l’étroit comparé à chez moi mais je m’abstiens de l’évoquer.

Lui: Bienvenue dans mon petit chez moi ma belle. Je suis contente de te voir. Dit-il prenant place dans le canapé.

Moi; C’est beau. Merci. Dis-je en prenant place à mon tour.

Lui: J’ai seulement la bière chez moi hein, petite Guinness tu prends?

Moi: Envoyez monsieur.

Nous rions ensemble. Il ramène les boissons que nous commençons à descendre tout en papotant de tout et de rien. Je le découvre un peu plus et l’homme aussi physiquement qu’intérieurement me plait de plus en plus.

À un moment je me sens déjà torché, un rapprochement se fait entre nous. Nos lèvres s’écrasent les unes contre les autres puis c’est au tour de nos langues de danser ensembles et bientôt à nos mains de caresser des parties sensibles. Sauf que très vite je me souviens que je suis vraiment en période cette fois-ci. Ah la poisse dit donc ! Je la repousse doucement sentant son excitation contre ma cuisse.

Lui: Il y’a quoi? Demande-t-il en embrassant ma mâchoire.

Moi: Je suis en période rouge Arthur. Dis-je en asseyant de m’écarter de son emprise.

Lui: Tu es sérieuse là ? Bébé tu viens me chauffer pour rien? Demande-t-il amusé.

Moi: Je n’ai pas prévu ça crois moi.

Lui: Tu croyais vraiment rester proche de moi dans cet environnement sans avoir envie?

Moi; Parles pour toi hein. Répondis-je amusé.

Lui: Ce n’est pas grave, le savon me sera utile après.

Je pars dans un fou rire suite à sa phrase. Nous restons ensemble jusqu’à la tombée de la nuit avant que je ne prenne la route du retour. Je suis assez surprise de découvrir la voiture de Monsieur Fotso garée dans l’enceinte.

Décidément la méthode d’éloignement n’est pas si efficace et pourtant j’y ai cru ces dernières semaines car il à était pour le plus absent, je ne le voyais presque plus, ne recevais presque plus de messages de sa part.

Je me suis même dit qu’il avait décidé de retourner dans son foyer ou encore s’était trouvé une nouvelle aventure. C’est donc à contrecœur que je monte les escaliers jusqu’à la maison cherchant déjà quelle excuse je vais inventer cette fois. J’ouvre la porte qui n’est pas verrouillée la télé est bien en marche, la cuisine est dans le noire c’est bon signe.

Soit il est à la salle de bain soit il est dans la chambre. J’inspire longuement avant de retirer mes talons et me diriger dans la chambre, mon élan est stoppé net au niveau de la porte d’Alice d’où me parviennent des drôles de bruits.

Au début je me suis dis qu’elle regardait un film érotique mais en plaquant bien mon oreille contre la porte je distingue des vrais gémissements de femmes mélangés à ceux d’un homme. Offusqué et en colère sans réfléchir me disant qu’Alice à eu l’audace de ramener son copain chez moi, je pousse violemment la porte qui frappe contre le mur faisant sursauter les deux personnes qui se mouvaient dans le lit.

Je manque de m’effondrer et à la place seul un cris d’effroi franchit mes lèvres tandis que mon sac et mes chaussures me glissent des mains. Ce n’est pas croyable pas ça seigneur, je suis en plein cauchemar…..

À suivre….

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