Shanice prête à tout pour réussir (Chapitre 14) 1
74 / 100

Une vie modeste et tranquille. Je me revois des années auparavant. C’était pathétique cette façon donc je regardais les autres filles de mon…Shanice prête à tout pour réussir.

Shanice prête à tout pour réussir.

Chapitre 14.

Trois jours depuis mon retour sur Yaoundé. Trois jours de pures repos, pas de Lucien dans les parages,pas de sexe,pas d’alcool rien que du repos. J’ai pris une chambre d’hôtel non loin de chez mon amie Nicole pour me reposer et poser mon sac malgré l’insistance de cette dernière pour que j’aille chez elle. J’avais vraiment besoin de me retrouver avec moi même, besoin de réfléchir à tête reposée aux événements récents.

Je n’ai pas cessé de refaire le film de ma vie. Tout allait si bien jusqu’à ce que cette sale misère vienne s’installer chez nous tel une poussière qu’on ne peut balayer. Cette galère que je déteste plus que tout,

Cette maladie qui te possède et te rend aigri. Il n’y à qu’à regarder mon père pour comprendre, lui qui était autrefois si joyeux, aimant, attentionné et bienveillant aujourd’hui devenu un homme nerveux, aigri, blessant à la limite cruel tout ça à cause de cette sale maladie appelée galère.

Que dirais-je de maman? Elle à fanée, perdue de sa beauté et de ses rondeurs à cause de la réflexion, des responsabilités et du manque d’entretien. Certes nous n’étions pas riches mais nous vivions bien, mangons à notre faim, buvions à notre soif et étions à l’abri du besoin.

Une vie modeste et tranquille. Je me revois des années auparavant. C’était pathétique cette façon donc je regardais les autres filles de mon âge pubert à l’école, avec leur jolies accessoires et chaussures.

Dégustant leur pause autour d’un bon repas à la cantine accompagné de rafraîchissants sucrés tandis que moi je devais me contenter d’avaler quelque chose de peu coûteux égal au petit argent de beignet qu’arrivait encore à me donner mon père. Cette frustration je la vis depuis au jour le jour elle fait partie de moi comme un œil ou un doigt.

J’avais néanmoins une chose que beaucoup enviaient ma beauté, ma silhouette. En effet mes formes ont commencé à se dessiner dès mon adolescence et très vite je me faisais côtoyer par des garçons mais tellement sélective ,je les faisais renvoyer et pourtant aujourd’hui c’est moi qui les chasse tel une lionne. Drôle la vie!.

A Lire aussi: People: la chanteuse américaine Kelly Clarkson vit mal son divorce

Lorsque j’ai commencé à sortir avec Nicole, je me suis dis que c’était la fin de toute cette galère. Que j’allais enfin pouvoir m’offrir ce que je voulais mais ça c’était sans compter sur les miens dont je devais m’occuper. Je me remémore tout ceci assisse sur le lit de cette chambre basique d’hôtel et face à moi sont dispersés des billets d’argent.

En quelques jours seulement depuis que j’ai rencontré Lucien,je me suis fait de l’argent comme jamais auparavant. Il m’a remit une somme de deux-cent-trente mille francs CFA en me déposant à la poste,ceci ajouté aux cent mille que j’ai gagné avec monsieur X et aux trois-cent que j’ai laissé à Nicole en voyageant je nage dans les six cent milles en à peine une semaine.

C’est vrai c’est risqué ce dans quoi je me suis embarqué mais dans tout ce que l’on fait il y à des risques et comme dit-on qui ne risque rien n’a rien. Pesant le pour et le contre, le pour domine. J’ai lu des articles sur des femmes devenues riches derrière ce business.

Je ne supporte pas être pauvre,je déteste de toutes mes forces la galère et la misère moi shanice j’aspire aux grandes choses à une belle vie pour moi et les miens. Avec ce boulot je pourrais me faire assez d’argent pour réaliser mon rêve qui est d’ouvrir mon propre institut de beauté et subvenir aux besoins de ma famille donc en gros, réaliser mon rêve.

Mon choix est fait je suivrais Lucien dans son monde quitte à plonger dans du sale et faire des choses peu recommandable après tout vendre mon corps est déjà quelque chose de peu catholique. Comme on dit chez nous mouillé c’est mouillé, il n’y à pas de mouillé sec.

Le bruit à la porte me fait sursauter et revenir à la réalité. Nicole devait passer me voir aujourd’hui. Je range l’argent dans mon sac et vais lui ouvrir elle entre et saute sur le lit.

Elle : Ikiii, le matelas ci est confortable hein! Ils font ici à combien Sha ? Demande-t-elle en jouant dessus.

Moi: Feuille(dix-milles) la nuitée. Dis-je en allant m’asseoir à côté d’elle.

Elle : Donc tu es à trente kolo(milles)? C’est beaucoup ma pp. Il faut que tu prennes ton truc comme à parlé avant ton voyage. J’ai deux studio à te faire visiter dans le coin, très bien à trente et trente-cinq kolos.

Moi:Les prix sont bons. On ira voir en sortant merci ma’a. Dis-je sincèrement.

Elle : De rien!. Raconte comment ça s’est passé alors avec ton beau bob Marley. Dit-elle toute excitée.

Je suis partagé entre lui dire la vérité ou mentir. S’il y’a bien quelqu’un à qui je peux me confier sans crainte d’être jugé c’est elle mais en même temps je ne me sens pas prête à lui en parler je ne sais pas pourquoi et puis tôt ou tard je lui dirais donc ça peut attendre.

Moi:C’était cool, très cool. On à profité à fond je t’assure mais c’est lui qui filmait et il ne m’a pas encore envoyé les photos. Dès qu’il le fait je te montre. Mentis-je sans grande conviction.

Elle: Hum! On fait comme ça que le gars est déjà amoureux hein mama,il dit quoi ? Fait-elle en s’asseyant.

Moi: Aka, pour le moment c’est là comme ci comme ça. On s’écrit on cause rien de bien profond c’est là.

Elle : Je te sens bizarre, c’est comment tu te sens mal? Me demande-t-elle en me touchant le front comme pour prendre ma température.

Elle me connait trop bien cette fille, je ne suis pas douée pour lui mentir.

Moi: Oui ça va t’inquiète juste fatigué et l’engeulade avec ma mère toujours non résolue me dérange un peu.

Elle:Ça va s’arranger t’inquiète ma puce, fini d’abord avec ce qui est important pour toi. Dit-elle serrant mes doigts dans les siens.

Moi:Merci. Bon allons regarder l’affaire des studios là, si tout va bien je paye une fois ensuite j’irais récupérer mes affaires demain. Dis-je finalement pour changer de sujet.

××××××××Éclipse××××××××××

J’ai finalement choisis le studio de trente-mille le mois, il est beau pas très grand si mais confortable. Je suis tombé amoureuse des couleurs qui rendent l’habitat gaie et joviale, il est constitué d’un salon, d’une chambre et d’une douche avec un petit coin cuisine pas très loin de la route et dans un camp. Le seul bémol j’ai trois voisins, moi qui déteste vivre communément avec les gens me voilà servit.

Mais le point positif est que chacun à sa petite barrière bien qu’elle soit en tôle plastique mais c’est jolie et mieux que rien. J’ai versé cinq mois de loyer soit cent-quatre-vingt milles francs. J’ai acheté un lit,un matelas,une cuisinière, un televiseur,deux chaises et d’autres petits trucs basiques pour un début. Ça m’a laissé presque sans rien soit cinquante mille et poussière.

Je suis devant la concession familiale. C’est aujourd’hui que je dois récupérer mes affaires pour enfin aménager chez moi. Enfin mon premier rêve va se réaliser sortir de cette maison qui pue la pauvreté à distance.

_Je m’avance d’un pas peu assuré jusqu’à l’intérieur et découvre ma mère assisse au salon décortiquant son pistache ainsi que mon père qui lui visionne. Visiblement Alice est en cours, c’est le moment du grand affront je sens que quelque chose de déplaisant va se passer avant que je ne quitte définitivement ces lieux vu le regard que me lance à l’unisson mes parents.

A suivre…..

Share this:

Laisser un commentaire