Fanny
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Je suis subitement parcouru d’un long frisson qui me fait presque mal au bas du dos. Ça ne sent pas bon ce Charles à une apparence très bizarre d’un coup et pourtant il est tout ce qu’il y à d’ordinaire…Shanice prête à tour …

Shanice prête à tout pour réussir.

Chapitre 16.

J’ai laissé consignes à ma petite sœur avant-hier avant de prendre la route. Je lui ai raconté une histoire comme quoi je vais rendre visite à mon copain à Douala et je serais de retour lundi ou mardi ne sachant vraiment pas quand je rentrerais.

Je lui ai laissé de quoi tenir ainsi que la responsabilité totale de la maison jusqu’à mon retour.

Douala, quelle belle ville. J’ai toujours entendu parler d’elle comme étant une ville joyeuse, lumineuse et ambiante je la découvre enfin.

Le moins qu’on puisse dire est qu’elle est ennuyeuse car depuis mon arrivée ici hier j’ai pu constater que la vie tourne mille à l’heure contrairement à Yaoundé qui est plutôt calme cette ville déborde d’énergie entre les rues toujours bondées de monde, les bruits des bars à presque tout bout de champs et les véhicules toujours présents elle est vraiment joviale.

Dès mon entrée à bord du bus VIP d’une des nombreuses agences que j’ai emprunté, j’ai tout de suite remarqué les bouchons à l’entrée de la ville.

Les moto taxi ici font la loi plus que les voitures ils défilent à chaque rues, j’ai eu du mal à croire qu’il était vingt-deux heures tant le mouvement et la présence humaine était surprenante on aurait dit qu’il était quinze heures.

Je me suis tout de suite rendu à mon hôtel, celui qu’à réservé Lucien au quartier dit Akwa l’un des plus grand de la ville par le baie d’un taxi dépôt. Après m’être débarbouillé j’étais excité à l’idée de goûter au poisson braisé tant vanté et apprécié de Douala.

Je me suis donc empressé de me renseigner auprès de la réceptionniste sur un endroit parfait pour déguster du bon poisson, cette dernière m’a indiquée un endroit appelé “douala bar” juste à côté du célèbre palais Dika Akwa.

J’ai été captivé par les deux crocodiles sculpté sur le grand portail du palais, ils avaient l’aire si vivants que j’en ai un peu eu la chair de poule. Le moto taximan très gentil m’a conduit devant le comptoir d’une dame parmi ceux qui étaient présents.

Une scène très amusante fût celle où à peine descendu de la moto les vendeurs s’empressaient de venir me discuter chacun ventant leur braise et promettant une satisfaction absolue.

J’ai failli m’enfuir avant de comprendre que ce n’était en fait que des vendeurs, j’ai cru au premier abord que c’était une agression car oui Douala est aussi réputée pour ses activités nocturnes peu catholiques.

Une fois devant la dame elle me présenta les différents poissons et leur prix, étonnant ils n’étaient pas encore nettoyés et la plupart étaient encore frais.

Je fit donc le choix d’un poisson sole qu’on nettoya devant moi et encore grande fût ma surprise de découvrir que c’était des jeunes hommes qui accomplissaient cette tâche et également celle de la braise chose que je n’ai jamais vu à Yaoundé.

La dame me conduit ensuite à une table où était déjà assis deux jeunes hommes et une dame, des minutes plus tard une jeune femme vint prendre ma commande et me servit juste après.

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Les gens à Douala sont vraiment très accueillants et gaies ne me connaissant pas, mes compagnons de table entamèrent la conversation avec moi ce qui me fit oublier la longue attente jusqu’au service de mon repas.

Je dégustais avec grand appétit mon poisson accompagné des miondos (complément locale) et d’un bon piment doux.

Ah non! Les gens n’exagèrent pas lorsqu’ils disent que le poisson de Douala n’a absolument rien à voir avec celui de Yaoundé. Ce poisson est tout juste exquis, l’assaisonnement se fait sentir à chaque bouché il faudrait vraiment que nos femmes de Yaoundé viennent prendre des cours ici, rien à voir avec le poisson sec sans saveur braisé qu’on nous vend là, ça c’est du poisson!.

Après avoir savouré mon poisson et bu mes deux bières, je retournais à mon hôtel pour attendre l’appel de Lucien qui ne vint que ce matin m’informant que notre rendez-vous aura lieu ce soir à Bonanjo un quartier valent et huppé après renseignement. C’est le quartier administratif de Douala, c’est dans celui-ci qu’on retrouve les bureaux et sociétés de l’État.

La journée balade terminée, je suis de retour à mon hôtel pour me préparer à retrouver Lucien dans un cabaret nommé éco de Bonanjo. Je me fais belle en repensant à ma journée, la ville est encore plus bruyante en journée.

Les bouchons ne disent pas leur noms et ça c’est assez désagréable sans parler de la chaleur qui peut rendre fou. Il fait extrêmement chaud on se croirait en enfer et pour moi qui déteste transpirer j’ai été servi.

 Je ne pouvais ne pas visiter le grand marché Congo, le marché des femmes. Je me suis acheté de beaux articles pour moi, ma sœur, ma mère et mon amie Nicole.

Les prix sont étonnant comparés à ceux de Yaoundé c’est vraiment la capitale économique tout tourne autour du business et en vitesse. J’opte pour une combinaison rouge achetée en boutique aujourd’hui sous un veston noir et un talon rouge que j’ai transporté dans ma valise.

Je lâche mon tissage et réalise un make up de nuit puis direction Bonanjo. Le taxi me dépose devant le cabaret qui mets de la joie à l’ouïe en douceur, il est vingt heures. Je repère facilement Lucien qui assit à l’angle droit de la salle de part ses locks qu’il à tenu en chignon.

Je me dirige donc vers lui et prends place juste en face de lui, sur sa table et posée une bouteille de vin blanc et deux verres. Le premier étant déjà rempli face à lui je suppose que le deuxième est le mien donc je le place devant moi et Lucien me serre du mousseux.

cela fait maintenant un bon bout que je ne l’ai pas vu il est encore plus beau que la dernière fois un vrai visage d’ange qui cache un gros démon.

Lui : Ma belle Shasha comme ça fait du bien de te revoir tu m’as vraiment beaucoup manqué tu sais?. Dit-il prenant une cigarette du paquet juste devant lui pour l’allumer.

Moi: ça fait du bien de te revoir également Lucien tu m’as aussi manqué. Alors comment c’était le Congo?. Demandis-je plus par formalité qu’autre chose.

Lui: Très bien les affaires tournent bien de ce côté. J’ai pu ravitailler le stock déjà écoulé, mais c’était moins amusant sans ta jolie compagnie je me suis beaucoup ennuyé sans toi à ma côté, sans ton beau corps.

Moi : Oh! mais ne me dis pas que les congolaises ne t’ont pas satisfaites. Dis-je pour répliquer avalant une gorgée du doux mousseux

Lui: Haha! Elles sucent bien oui, mais malgré leur tour de reins dont j’ai l’habitude et le fait que ceux soient des bonnes cochonnes au lit aucune ne t’atteint à la cheville bébé, tu as mon secret. Dit-il souriant.

Vous y voyez quelque chose de drôle ? Pas moi.

Moi : Oh dommage bébé! Craichais-je.

Lui: Tu t’es bien amusé depuis hier?

Moi: oui j’ai visité un peu. Ça change de Yaoundé.

Lui: bien. Je tiens déjà à te dire que j’apprécie ton dévouement, ta sincérité et ton honnêteté en ce qui concerne le business. Tu as été très réglo et dans ce game la confiance est une chose à gagner mais surtout à préserver et la mienne tu l’a gagnée pas totalement bien-sûr mais c’est déjà ça.

Je ne fais totalement confiance qu’en moi même. Dit-il rejetant la fumé dans les airs.

Moi: Je ne le fais pas pour toi mais pour moi, j’y ai à tout gagner mon cher.

Lui: J’aime ça, cette franchise qui tu as et c’est honnête. Bien je voulais te présenter à quelqu’un, quelqu’un qui aura à te faire passer un petit quelque chose, un teste auquel si tu réussi tu ne va pas le regretter crois moi ce sera le grand saut pour toi.

Moi : De quoi s’agit-il ? Demandais-je intrigué.

Il prend son téléphone et le mets l’oreille. En l’espace de quelques minutes un homme de race blanche se dirige à notre table et Lucien se lève pour lui faire une accolade amicale avant de passer aux présentations.

Lucien: Charly je te présente Shanice mon étoile montante, shanice je te présente Charles, Charly pour les intimes mon partenaire et ami. Fait-il fière.

Moi: enchanté Charles. Dis-je en me levant pour lui faire la bise.

Charles : De même. Très jolie en passant. Dit-il en prenant place

Lucien : Alors alors, comment s’est passé le voyage Charly ?

Charles : Boff, les mêmes tracasseries à part ça très bien luce.

Lucien: Eh bien tu sais pourquoi nous sommes là, voilà Shanice.

Charles : En effet. Eh bien shanice comme t’a dit Lucien je suppose je vais traiter avec toi, la tâche que tu vas devoir effectuer est assez délicate ma belle donc tu devras faire preuve de maîtrise mais surtout de calme. Le tout est psychologique. Dit-il en se tournant de face à moi.

Je suis subitement parcouru d’un long frisson qui me fait presque mal au bas du dos. Ça ne sent pas bon ce Charles à une apparence très bizarre d’un coup et pourtant il est tout ce qu’il y à d’ordinaire. J’inspire un grand coup et avale d’un trait le verre de vin devant moi sans le quitter des yeux.

Moi: Allons droit au but que est ce que c’est ? De quoi s’agit-il ? Demandais-je regagnant mon calme.

Charles échange un regard avec Lucien comme pour lui demander son approbation en prenant un bâton de cigarette du paquet posé sur la table. Après avoir tiré une brise il reprend la parole.

Charles: Tu vas devoir transporter de la drogue de Douala pour la frontière de la guinée soit kye-ossi. Répond-t-il finalement.

J’éclate presque de rire, quoi? Voyager avec de la drogue moi shanice,Mon rôle est de livrer dans Yaoundé avait dit ce salaud de Lucien qui m’observe tranquillement.

Moi : Quoi?! M…mais Lucien ce n’était pas ça notre accord, pas du tout. Je livre à tes clients à Yaoundé c’est ça le deal. C’est quoi ces foutaises ?! Criais-je presque.

Lucien : Baisse immédiatement d’un ton, il y à des gens autour de nous madame ! Dit-il d’un ton posé mais ferme fronçant ses sourcils.

Charles : On dirait que tu n’as pas encore bien dompté ta tigresse Luce attention ça pourrait te causer des ennuies ce genre d’excès d’impulsivité. Dit-il presque souriant.

C’est de qui il parle lui?quelqu’un lui à demandé son avis peut-être ?

Moi: Je ne t’ai pas sonné toi! Le repris-je d’un trait.

Il se contente de sourire et de lever ses mains en signe de résignation.

Lucien : Tu ne décide pas de ce qu’on ajoute ou retire du contrat verbale entre toi et moi. C’est à prendre où à laisser, à toi de voir si tu veux rester une simple livreuse ou monter en grade.

Si tu réussi à passer ce test avec brio crois moi tu diras adieux à l’ancienne shanice elle n’existera plus fais moi confiance. Je t’ai déjà menti une seule fois? Demande-t-il reprenant son calme.

Cette façon qu’il à de savoir se reprendre en une fraction de seconde à certainement du lui demander beaucoup de travail car je peux facilement voir danser la rage dans ses iris devenus plus sombres.

Moi:Mais Lucien comment vais-je traverser toute cette route avec de la drogue ? Si jamais je me faisais prendre as-tu pensé à ça ?

Lucien: bébé je penses toujours à tout. Pour éviter toute fuite, vole,ou autre désagréments nous avons un bon moyen de transport. Ce n’est pas évident ces temps ci avec les coupeurs de routes qui rôdent mais ne t’inquiète pas le moyen est sûre et je sais que tu surmonte toujours les épreuves parce-que c’est ton destin briller bébé. Dit-il ancrant son regard aussi convaincant que craquant au mien.

Moi: Laquelle ? Demandis-je finalement

Charles: Tu vas transporter la marchandise dans ta jolie chatte poupée. Répond-t-il en me faisant un clin d’œil.

Seigneur marie Joseph !!!

A suivre…….

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