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Je suis encore revenu dans cette poubelle me dis-je intérieurement. Alors que je pose le pied dans le …(Suite de l’histoire d’amour: Shanice prête à tout pour réussir)

Il est dix-neuf heures par là quand j’arrive à la maison. J’entends le bavardage de ma mère depuis la cours.

Je suis encore revenu dans cette poubelle me dis-je intérieurement. Alors que je pose le pied dans le salon ma mère se retourne pour me dévisager avant de commencer son interrogatoire.

Maman : Je demande hein madame tu sors d’où ? Demande-t-elle le visage froissé, et les légumes en mains.

Moi: j’étais chez une amie. Dis-je en commençant à m’énerver à mon tour.

Elle: Madame va se pavaner carrément! Tu as laissé quoi dans la marmite ici? Hein ?! Toujours la mine froissée

Moi : laisser quoi comment ? Je demande un peu confuse.

Elle; elle me repose la question ! En sortant d’ici tu as fait la cuisine ? Demande-t-elle maintenant en me pointant avec le couteau qu’elle tient dans sa main droite.

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Moi : ekieh! M.. Mais Abena était là noorh? Dis-je en pointant dans la direction où est assise ma petite soeur.

Elle : c’est à Abena que j’ai demandé de faire le haricot quand je sortais d’ici le matin Obono ? (mon nom de famille).

Moi : mais maman je lui ai demandé de rester faire frire le haricot. J’ai tout âpreté elle devait seulement sauter ça dans la tomate et l’huile. J’ai même cuit le plantain. Dis-je pour ma défense.

Elle: Abena connaît préparer le haricot que quelqu’un peut manger ? Hein Shanice ? Donc j’étais folle de te demander de sauter le haricot là ? Si tu ne voulais pas il fallait me dire quand je sortais j’allais moi-même faire!

Je sors chercher l’argent pour te nourrir une vieille fille comme toi et même préparer te dépasse ? Ça veut dire quoi ? Je vais mourir et te laisser la terre ci Obono je te le promets. Dit-elle en baissant à nouveau les yeux dans son panier de légumes.

Ça me fend le cœur. Je n’aime pas quand ma mère avance des paroles comme ça, je l’aime plus que tout au monde. Je me tourne face à Alice qui est assise sur un des vieux fauteuils du salon et regarder la télévision.

Moi : Donc tu veux dire que tu ne connais pas préparer le haricot Alice ? à 20 ans ? C’est quel mauvais cœur ça ? Tu n’as même pas essayé pour dire que tu as raté donc tu as laissé ça là. Vraiment merci beaucoup. Dis-je en tapant des mains comme pour l’applaudir.

Elle : tout dans la maison ci c’est Abena ! La vaisselle moi, le ménage moi-même la cuisine maintenant doit être ma tâche? il faut une fois m’embaucher comme boniche noorh!! Tsuip . Dit-elle en se levant pour sortir.

Maman: Laisse mon enfant tranquille Shanice! ce n’est pas à elle que j’ai laissé consigne mais à toi et je te dis merci grande dame. Dit-elle en allant dans la cuisine.

Je continue mon chemin dans ma chambre et vais m’apprêter en essayant d’oublier cet épisode. Un jour je quitterais cette maison ! Je me déshabille et regarde dans ma penderie ce que je pourrais me mettre. Aujourd’hui étant le jeudi des filles, j’opte pour un pantalon slim taille haute, sur un juste corps rose pâle.

Ce pantalon épouse bien ma silhouette de guitare et ressort bien mon fessier. Je prends également une paire de talons montante noire que je fourre dans mon sac car je compte la mettre une fois devant le club ciblé. Je me maquille sombre et retouche bien ma mini-coupe de cheveux qui m’a un peu coûté cher mais il faut être belle pour être une chasseuse car là dehors la concurrence est de taille.

Les jeunes filles se retrouvent de plus en plus dans ce milieu donc il faut se démarquer. Après près d’une heure à m’apprêter devant mon demi miroir (vu qu’il est brisé à moitié) j’admire l’œuvre et j’en suis ravie. Je récupère mon sac à main et y fourre le nécessaire.

Me voilà fin prête. Je guette pour voir si ma mère est dans les parages et heureusement pour moi elle prend son bain, quant à mon père il vient d’entrer dans sa chambre donc la voie est libre. Je fille hors de la maison pour croiser Alice dehors entrain de manipuler son téléphone la mine boudeuse. Hum celle-là et les caprices pfff!

Moi : Ho! madame je sors et si on me demande tu connais le code je dors.

Elle ne répond pas et je m’en fiche, je sais qu’elle à comprit c’est l’essentiel. Je vais la traiter elle verra. Je décide de me rendre au Québec dans le quartier de titi-garage, un snack-bar très branché à la clientèle assez chic.

En plus, leur jeudi des filles est presque toujours bondé de monde sans compter que les DJ qui connaissent les meilleurs clients sont mes amis. Je prends un taxi qui me dépose devant le snack. Je me dirige vers les videurs (portiers) et les salue en particulier Joseph qui est un ami à moi aussi.

Joseph : oooh la go shanice! Tu es là la maman, Dit-il flatteur.

Moi ; oui gars, tu n’ignores rien. C’est quand-même plein là-bas dedans ? Ça sent le réseau ? Demandai-je en me chaussant.

Lui: Ekieh ! Comme toujours c’est quand-même votre jeudi.

Moi: okay je vais voir, tu sais si c’est bon tu as ta bière.

Lui : j’ai confiance.

J’inspire un grand coup et me lance. La salle est pas mal pleine pour un jeudi, je juge la clientèle et comme je me disais elle n’est pas mal. J’ai déjà repéré quelques belles gueules et leurs boissons ne me trompent pas sur le poids de leurs poches, il faut avoir l’œil du faucon dehors !

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Je décide de prendre place sur une table haute en face d’un salon VIP, qui abrite quatre jeunes messieurs. Ils sont tous assez bien foutus et leurs bijoux (montres et bagues) me le confirme.

Il faut toujours tout juger jusqu’au téléphone. Ils consomment du black label et je peux compter trois bouteilles dont deux encore fermées. Soit ils attendent de la compagnie soit j’ai là des vrais consommateurs.

Lorsque je prends place mon regard croise l’un d’eux celui qui est assit au bout, il me sourit mais je fais mine de l’ignorer car oui il faut se faire désirer, pour coûter cher.

Une serveuse se rapproche de moi, je la connais elle me sourit et nous échangeons un peu avant qu’elle ne m’apporte une “Guinness smooth” et un soda.

C’est un mélange unique et magique que j’aime particulièrement. Je verse mon mélange et avale la première gorgée. Dans ma tête le calcul est fait il me reste cinq milles sur les sept milles. Je fais mine de bouger ma tête au rythme de la musique qui joue en mimant les paroles sans trop quitter des yeux mon téléphone.

C’est alors que je sens ce regard pesant sur moi et lorsque je relève la tête je tombe encore sur le regard de cet homme. Il est plutôt mignon sauf si je me trompe avec les jeux de lumière. Je décide de soutenir son regard en portant mon verre à ma bouche de manière provocatrice.

De son côté il fait pareil et me sourit à nouveau. Je lui rends son sourire et il détourne le regard puis je fais pareil. Ce jeu de regard se fait à plusieurs reprises avant que la serveuse qui s’occupe de leur table ne vienne vers moi et se rapproche de mon oreille pour me parler.

Elle: excuse-moi ma chérie, il y’a le monsieur qui porte le polo bleue et jeans noir juste en face de toi là qui me demande de te dire de les rejoindre.

Je le regarde une fois encore et il sourit. Hum mon pauvre c’est mal me connaitre. Je me penche pour répondre à la serveuse tout en regardant mon futur pigeon dans les yeux.

Moi : Va lui dire que je ne me déplace pas n’importe comment et que tu n’es pas sa coursière.

Elle me sourit et s’en va. Je me lève et me mets à danser au rythme de la musique qui fait vibrer les murs de ce hall. Je me déhanche avec sensualité épousant mon corps de mes bras en lui jetant des regards.

Il me dévisage ou plutôt me déshabille du regard et alors que je tourne le dos à leur table quelques instants plus tard, je sens des mains sur mes hanches et lorsque je veux me retourner il me bloque et me murmure à l’oreille ;

Lui : doucement poupée continue à danser comme ça… Tu es très sensuelle.

Je souris juste et presse plus mon fessier contre lui.

Lui : Je suis Hervé et toi?

Il rapproche son oreille de ma bouche et je lui réponds ;

Moi : Je suis Shanice.

À suivre….

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