Shanice prête à tout pour réussir (Chapitre 25)


Couple mixte

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Je prie en silence pour que ce ne soit pas ce à quoi je m’attends mais au moment où ils s’arrêtent net devant moi et que l’un sort un couteau je…(Shanice prête à tout pour réussir)

Shanice prête à tout pour réussir.

Chapitre 25.

J’ai extrêmement froid malgré le par-dessus qui recouvre mes épaules et la moitié de mon corps. Cela fait maintenant presque deux heures de temps que je suis livré à moi-même dans cet endroit bizarre, difficile à croire que je suis toujours à Dubaï, on m’aurait dit qu’il y’a aussi de la banlieue ici que je n’aurais pas crû.

Les gens que j’ai rencontré depuis que je marches en faisant quelques pauses sont bien différents de ceux que j’ai côtoyé en ville et très snobe. C’est un endroit où prostitution et violence règnent à vu d’œil, j’ai été témoin de plusieurs disputes depuis ma petite visite.

Épuisé et dépassé je décide de m’arrêter dans un bar que je repère pour prendre un verre. L’endroit est plutôt calme et tranquille même si sur la rue il y’a des filles qui font le trottoir, elles sont plus raffinées que nos filles de rues au pays qui elles ne prennent pas bien soins de leur apparences s’habillant pour la plus part de mini robe ou jupe et des claquettes aux pieds pour se tenir au bord de la route, aucune saveur pas de finesse rien.

Ici par contre les filles sont plus propres, sexy et bien mise on dirait des prostitués trois étoiles chez nous. J’ai également remarqué qu’il n’y à pas mal de noirs dans cette zone de contrairement au centre-ville.

Je commande un verre de whisky que je vide à sec ensuite un autre que je prends le temps de savourer en allumant une cigarette histoire de me réchauffer de l’intérieur, je comprends beaucoup mieux pourquoi les blancs abusent du tabac tant la fraîcheur est intense.

Mon sac à dos est bien accroché à moi et pour préserver toute perte j’ai attaché mes cheveux à l’aide de mon shishi porte monnaie et pour la poudre je la transporte sur mon ventre bien serré à l’aide du collant que je porte sous ma robe.

La clientèle ici est un peu mixte, mais presque tous on la tête des personnes à craindre sauf que là je n’ai pas vraiment la tête à admirer qui que ce soit car j’ai les nerfs à vif. Nicole me l’a pourtant dit que je ne devais pas lui faire confiance à Lucien, je me suis embarqué toute seule dans cette merde et donc je vais devoir m’en sortir toute seule après tout je suis Shanice, je ne vais pas me laisser faire.

Il est hors de question que je meurs ici loin des miens sans avoir touché du bout des doigts mes rêves, je n’ai pas pris tous ces risques inutilement, je vais souffrir une fois encore je le sais mais ma victoire aura deux fois plus de goût même si je dois prendre deux fois plus coups, je me relèverais toujours. Une fois mes esprits repris, je vide le verre paye et sors en emportant avec moi mon sac à dos.

La marche se poursuit et le froid se fait plus violent, alors que je marche tout en regardant si je peux trouver un petit motel moins cher que ceux que j’ai regardé plus tôt, deux jeunes hommes noirs s’avancent devant moi, à cet instant mon cœur commence à battre fort dans ma poitrine il n’y à que nous sur cette rue et peu d’éclairage.

Je prie en silence pour que ce ne soit pas ce à quoi je m’attends mais au moment où ils s’arrêtent net devant moi et que l’un sort un couteau je comprends vite que c’est exactement ce à quoi je pensais.

Donnes ton sac ma poulette ! Me dit celui qui tient le couteau tandis que l’autre contourne pour se tenir dans mon dos.

Moi: S’il vous plaît mes frères, pardon je n’ai rien à part mes habits dans ce sac, j’ai été mise dehors par mon petit ami je n’ai que mon sac. Fouillez si vous voulez. Dis-je en essayant de les flatter.

Je n’ai aucun autre vêtements que ceux qui sont dans ce sac et comme je dis toujours mieux vaut qu’on m’agresse et qu’on prenne ce qu’il y’a d’important que de me prendre des choses qui seront inutiles pour eux.

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Alors que je continue à supplier celui qui est derrière me donne un coup dans le bas du dos avec son pied et m’oblige à tomber, j’ai l’impression de sentir quelque chose se briser en moi pendant qu’il m’arrache le sac du dos. Ils essayent de me fouiller pour voir si j’ai de l’argent sur moi probablement mais ils ne trouvent rien, celui qui m’a frappé me caresse les seins et passe sa main exactement où il ne faut pas sur mon ventre à travers la robe.

Il tâte le paquet de drogue et là je repousse sa main ne sachant pas moi-même d’où me vient ce courage mais il est hors de question qu’ils touchent à ça, ma vie dépend de cette poudre si jamais je la perd où me la fait voler Lucien n’hésitera pas à me tuer.

Je me débats comme je peux et c’est à ce moment que j’aperçois quelqu’un traverser la route. Celui qui tenait le couteau me donne un violent coup de poing dans le visage déclenchant une hémorragie, seigneur ça fait mal!.

Mon secouriste réussit à faire partir les deux agresseurs sans besoin d’user de la force ce qui est assez impressionnant car j’ignore ce qu’il leur à dit trop concentré à reprendre mes esprits après cette droite qui m’a rendu groggy, il se rapproche ensuite de moi et là je reconnais le barman du bar dans lequel j’étais il y’a peu

Lui: Ça va? Tu n’as rien? Me demande-t-il en relevant mon visage.

Moi:Ça fait mal, mais à part ça je vais bien merci beaucoup. Répondis-je en faisant une grimace de douleur.

Lui: Tu as eu de la chance que je sois passé par là, ils t’auraient dépouillé. Dit-il en me donnant un mouchoir.

Je pose le dit mouchoir sur mon nez saignant et comme à sa demande penche la tête en arrière.

Lui : Eh mais je te remarque, tu étais au bar tout à l’heure si? Demande-t-il en relevant un peu plus mon visage.

Moi: Oui c’est moi.

Lui: Que fais-tu à marcher aussi loin seule à cette heure de la nuit ma chérie?

Moi: J’ai quelque problèmes je cherchais un petit endroit où passer la nuit.

Lui : Hum, compliqué. Tu n’as pas où aller?

Je ne réponds rien, sa question me mets mal à l’aise même si je sais que ce n’est pas pour se moquer mon égo est profondément blessé du fait que ce soit vrai.

Lui : Tu n’as pas à avoir honte, ceux sont les réalités d’ici. Quand nous prenons le front c’est sans savoir ce à quoi nous attendre une fois arrivé ceux sont des cas fréquents. Me dit-il en me relevant.

Il se dit que j’ai pris la route hein, mon frère si tu savais mieux même encore la route là que le genre de problèmes que je suis moi-même allé chercher au Djeuga palace ci.

Moi : Je…. Oui en effet je n’ai pas où rester. En fait je me suis disputé avec mon copain celui même avec qui je suis arrivé ici et il m’a mise à la porte sans rien me donner.

Je mens et alors? Je ne vais quand-même pas lui dire que Lucien m’a jeté ici et certainement pas que j’ai de la drogue sur moi.

Lui: Viens avec moi, pour ce soir je vais t’héberger chez moi et tu pourras mieux me raconter cette histoire. On doit partir d’ici, c’est pas prudent. Dit-il calmement.

Je me relève et sans chercher à peser le pour ou le contre de sa proposition, je le suit tout simplement. Nous marchons encore à peine cinq minutes puis nous nous arrêtons devant une petite porte, il sort de sa poche des clés,déverrouille la porte et m’invite à entrer.

Je remarque tout de suite un peu de désordre normal c’est un garçon me dis-je intérieurement, ce n’est pas bien grand, un petit salon et un coin cuisine m’accueillent immédiatement.

Lui : Mets-toi à l’aise. C’est mon petit chez moi ici, c’est mieux que rien. Dit-il riant.

Moi: Petit? Y’en à qui n’en ont même pas comme moi. Avoir un toit sur la tête c’est la plus grande richesse. Dis-je en prenant place sur le sofa.

Il enlève son pull qu’il dispose sur le fauteuil juste à mes côtés avant d’y prendre place.

Lui: Je n’ai presque rien au frigo à part du jus et quelques canettes de bières, tu en veux? Propose-t-il.

Moi: Non ça va pour moi merci.

Lui: Alors raconte moi. Tu viens d’où ?

Moi: Cameroun. Répondis-je simplement.

Lui: Ah ma soeur d’un côté en plus. Je suis camerounais de mère et gabonais de père. Dit-il plus enthousiaste.

Moi: Ah! Enchanté de quelle partie du pays? Demandai-je me sentant un peu plus en sécurité.

Lui : de l’ouest, je suis bamiléké et toi?

Moi: Je suis étonne.

Lui: Hum les cinq minutes de folie. Hahaha! Dit-il en éclatant de rire.

Moi: c’est ça, lol. Dis-je pour seule réponse.

Lui: Je suis certain que c’est ça qui t’a mis en conflit avec ton homme je me trompe?

Moi: Oui tu te trompes.

Lui : Oh je ne me suis pas présenté désolé, je suis Patrick et toi?

Moi : Shanice.

Lui : rare comme prénom. Alors allons-y droit au but dis moi pourquoi et comment tu t’es retrouvé seule ici, visiblement tu ne connais pas cet endroit et si tu y avais habité je t’aurais certainement reconnu.

Moi: Tu as raison. Mon copain est venu m’abandonner ici, sans repères sans rien. C’est la première fois que je viens à Dubaï et je ne connais personne ici, je suis complètement perdu et je ne sais où aller ni quoi faire. Dis-je en craquant.

Il me tend un mouchoir pour que je sèche mes larmes et me laisses quelques minutes pour reprendre mon souffle. Il fallait bien que ça sorte un peu.

Lui: Je suis vraiment désolé Shanice. Mais vous aussi mes soeurs camers avec les yeux sur l’Occident, voilà donc que tu t’es laissé embarqué dans un voyage qui à mal tourné. Ne t’inquiète pas je peux t’héberger chez moi le temps pour toi de trouver du boulot et prendre un petit truc à toi ou alors retourner au bled.

Il l’a dit avec une facilité qui me laisses perplexe. Comment quelqu’un peut-il aider une inconnue sans efforts ?

Moi; tu…tu es sérieux Patrick ? Tu ferais vraiment ça pour moi? Que Dieu te bénisse mon frère je te jure que je ne vais pas rester longtemps et je ne vais pas te décevoir je te le promets. Dis-je en tombant sur mes genoux.

Lui: Ah mais non lève pas, c’est une situation qui peut m’arriver à moi aussi donc si j’ai possibilité d’aider pourquoi ne le ferais-je pas?

J’espère juste que nous allons nous attendre et que tu es de bonne mentalité sinon c’est Dieu qui se chargera de te juger. Dit-il en me relevant.

Moi: Crois moi tu ne vas pas le regretter promis, merci encore tu es vraiment quelqu’un de bien.

Lui: Ça va aller sèche tes larmes. Bon actuellement je n’ai presque rien à manger juste des céréales et du lait.

Demain j’irais faire les courses pour recharger mon frigo et tu pourras manger un bon repas, pour maintenant tu vas prendre du lait pour reprendre des forces et ensuite je vais te montrer ma chambre c’est là-bas que tu vas dormir.

Moi: Et toi tu vas dormir où ?

Lui: Sur mon sofa. Je n’ai pas de problèmes, de toutes les façons c’est mon lit ici depuis un bon bout quand je rentres je me couche là et le sommeil me prend une fois je dors. Lol. Dit-il amusé.

Ce gars prend tellement la vie avec une facilité qui me parait anormale.

Moi: D’accord je vois. Je ne saurais vraiment jamais comment te remercier.

Lui: T’inquiète. Viens avec moi.

Il me conduit à sa chambre, elle n’est pas très grande mais elle est belle. Évidemment comme je l’avais déjà imaginé un peu de désordre par ci par là, la chambre des hommes quoi mais en même temps avec son travail ça ne doit pas être facile pour lui d’avoir le temps de ranger.

Lui: Excuse le désordre hein, manque de temps et beaucoup de paresse.

Moi: Oh t’inquiète pas.

Lui: Bon voilà, tu vas prendre du lait?

Moi: Non merci, j’aimerais juste prendre un bain et dormir un coup.

Lui: Okay. La douche c’est juste là à ta gauche quand tu sors de la chambre, je dois avoir une serviette… Attends.

Il ouvre un de ses placards et en sors une serviette verte propre qu’il me tend.

Lui: Tu peux utiliser ça. Dans la salle de bain il y’a le nécessaire on verra le reste le matin. Ne te sens pas frustré hein fais comme chez toi.

Moi: Vraiment merci encore.

Lui: Moi je vais me coucher de suite, je suis crevé on se parle le matin.

Moi: Bonne nuit.

Il s’en va en emportant avec lui une des deux couvertures sur le lit. Je pose mon sac par terre et vais directement prendre mon bain, mon nez me fait encore bien mal, le gars là ne m’a pas raté mince, on avait un problème mon frère ? !. Une fois mon bain prit, je dresse le lit et me couche remerciant le Seigneur de ne pas me laisser tomber en pensant à ce que demain me réserve.

À suivre…..

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