Destin-de-Myriam-2
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Chose qui m’a parue étrange mais bon qui suis-je pour me mêler de ses affaires qui ne regardaient que lui et sa famille?. Là n’est pas tout le…( Shanice prête à tout pour réussir).

Chapitre 9.

Il me semble être assisse depuis une éternité sur la terrasse de ce lounge-bar à attendre mon invité. J’aime l’air frais qui frappe sur mon visage dénudée, le bruit des voitures qui vont et viennent dans la rue du bas et surtout cette serveuse qui à du mal à marcher avec ses tennis très serrées.

Une scène qui n’arrête pas de m’amuser depuis que je suis assisse en sirotant mon cocktail alcoolisé. Alors que je dépose pour la énième fois mon verre, mon téléphone retenti sur la table laissant afficher un appel entrant du dit invité que je décroche pour lui indiquer où je suis assisse.

Cinq minutes plus tard c’est un Arthur beau et propre vêtu d’un pantalon tailleur noir, d’une chemise blanche et d’une paire de chaussure homme noire. Il est toujours aussi charismatique et dégage ce truc de mâle qui me plait à voir, c’est le genre de mec dont on est fière de marcher avec. Il s’approche de moi et dépose un baiser sur ma joue avant de prendre place en face.

Lui: Désolé hein, tu sais les bouchons. Toi tu es à côté c’est ton secteur moi je devais quitter cité verte pour arriver ici ce qui n’est pas évident. Dit-il en sortant de sa poche son téléphone qu’il dépose sur la table.

Moi: Ce n’est pas grave. Dis-je pour seul réponse.

La serveuse vient prendre sa commande qui ne tarde pas à être servit. Un truc que j’affectionne particulièrement ici le service rapide et efficace.

Lui : Alors de quoi voulais tu parler? Demande-t-il après avoir coupée une gorgée de sa petite Guinness.

Moi: Je suis très perdue depuis un certain moment Arthur. Je vis dans une peur incessante, je ne sais pas réellement comment m’expliquer. Dis-je en me redressant.

Lui: Explique moi déjà les événements passés pour commencer. Dit-il en croisant ses bras sur son torse.

Moi; Comme je t’ai dis j’ai appris le décès de mon ami et ex partenaire Lucien il y’a de cela deux semaines aujourd’hui. Je n’ai pas pu assister à ses obsèques car comme à sa demande d’après ce qui m’a été rapporté il à demandé à ce que son corps soit enterré le jour même de sa mort comme chez les musulmans.

Chose qui m’a parue étrange mais bon qui suis-je pour me mêler de ses affaires qui ne regardaient que lui et sa famille?. Là n’est pas tout le problème le véritable problème est Claude, je ne me sens plus en sécurité avec lui Arthur.

Claude est devenu méconnaissable ce n’est plus l’homme qui m’a dragué, ce n’est plus l’homme que j’ai connu il est devenu…… Je ne sais pas comment le dire mais je ne me sens plus du tout en sécurité avec lui. Le discours qu’il m’a sorti le jour où je lui ai parlé de la mort de Lucien qu’il connaissait très bien m’a donné un autre aperçu de sa personnalité.

J’ai comme l’impression de vivre avec quelqu’un que je ne connais pas. Dis-je en sentant un poids énorme sur mes épaules.

Il m’écoute avec intérêt durant tout mon récit sans broncher.

Lui: Hm..hm. Bon c’est vrai que c’est un peu compliqué mais si je peux me permettre, comment as-tu réellement rencontré ce Claude ?. Demande-t-il les sourcils froncés.

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Moi:Euh…. En fait c’est grâce à Lucien que j’ai rencontré Claude. Au départ c’était juste pour une livraison puis après il m’a fait la cours j’ai accepté et de là tout à changé. Il est tombé amoureux de moi et ainsi nous avons débuté une relation. Répondis-je vaguement sans entrer dans les détails.

Lui: Donc si je comprends bien tu n’es pas amoureuse de cet homme Shanice ? Demande-t-il me scrutant.

Moi: Arthur je ne sais pas trop, c’est brouillé. Au départ ce n’était qu’un jeu pour moi, j’avais attrapé un gros poisson peu après je me suis un peu attaché à lui à cet attention qu’il portait à mon égard mais maintenant je n’éprouve plus que de la peur. Avouai-je honnêtement.

Lui: Tu ne l’as jamais aimé, tu t’es juste accroché au confort qu’il te donnait. Shanice c’est très dangereux de s’engager dans une relation avec quelqu’un qui nous aime mais qu’on n’aime pas. D’après ce que tu m’as dis au téléphone cet homme est carrément obsédé par toi et penser à le quitter maintenant serait vain vu qu’il ne te laissera pas d’aussi tôt.

Ce que je propose c’est que tu commence à mettre des barrières entre vous sans brusquer les choses surtout. Crée une distance entre vous sans éveiller ses soupçons au fur et à mesure et vois où ça vous mène. Dit-il avant d’avaler de son liquide noir.

J’écoute ce qu’il dit, mais je ne sais pas si je comprends. Comment créer une distance entre quelqu’un qui est presque toujours présent? Devrais-je plutôt entrer en contact avec son épouse ? Je ne veux plus de lui dans ma vie.

Moi: J’ai pensé à contacter son épouse pour lui dire la vérité mais le fait qu’il m’ait demandé de l’épouser dernièrement me disant qu’il compte divorcer d’elle m’a encore freiné.

Lui: Ce n’est pas une mauvaise idée sauf que tu ne sais pas comment peut réagir cette dernière. Les hommes disent toujours ça je n’aime pas ma femme mais c’est du n’importe quoi, on ne se lève pas pour mettre un terme à un mariage sur un coup de tête. Je pense que ma proposition est la meilleure pour l’instant. Dit-il finalement.

Il à peut-être raison puis après je ne perds rien à essayer. La mort de Lucien m’a bouleversée plus que je ne l’aurais voulus, j’ai pratiquement délaissé une fois encore ma structure et de ça je ne suis pas fière.

Moi: Merci pour ton oreille attentive Arthur. Toi ça va? Tu as réussis à trouver un nouveau boulot? Demandai-je me sentant plus légère.

Lui: Ce n’est pas facile hein, surtout quand tu n’as personne devant. Notre pays ci sans relations tu n’es rien et moi mes parents n’ont pas de grandes connaissances ils ont fait à leur niveau maintenant on compte sur la chance ma belle. Répond-t-il de son beau sourire.

J’admire cette façon qu’il à de prendre la vie facilement.

Moi: J’espère vraiment que tu réussiras à t’en sortir car tu le mérites vraiment. Dis-je sincèrement.

Lui: Merci…..

Nous passons encore une trentaine de minutes à nous taquiner puis nous nous séparons après que j’ai réglé la facture nous promettant de rester en contact permanent. Je fais un tour au boulot puis chez Nicole et en fin de journée je rentre à contrecœur. La voiture de mon cauchemar n’est pas dans les parages je pousse un ouf de soulagement avant de rejoindre mon appartement.

Alice le maintient bien en ordre, tout est à sa place et l’odeur est agréable. Pensant à elle je vais vérifier si elle est dans sa chambre mais non elle n’y est pas, son ordinateur est là, le sac qu’elle amène généralement en cours aussi ainsi que les chaussures qu’elle à mise ce matin.

C’est bizarre elle est rentré puis est ressortie c’est évident sauf qu’à presque vingt-deux heures où peut-elle bien être ? Non pas que je lui interdis d’aller s’amuser mais elle sait qu’elle se doit de me prévenir après tout je suis son aîné et ma maison n’est pas un auberge. Vexé je vais prendre mon bain, enfile une robe légère et vais me servir à manger avant de venir prendre place dans mon sofa.

La porte s’ouvre sur une scène des plus étonnantes détournant mon visage de l’écran de mon téléviseur. Une Alice joyeuse riant aux éclats suivie d’un Claude tout aussi heureux qui font éruption dans la pièce sous mon regard surpris. C’est quoi ça ? Alice m’ayant remarquée baisse son rire.

Elle: Tu es rentrée sha? C’est comment?. Demande-t-elle en venant prendre place à mes côtés.

Moi: Bien. Tu sors d’où toute souriante comme ça ? Demandai-je ignorant celui qui passe dans la cuisine avec des paquets en main.

Elle : C’est tonton Claude qui m’a amené manger le poisson à nlongkaka là. Dit-elle toute heureuse.

Hum je n’apprécie pas ce que j’entends. Non pas que je la soupçonne de quoi que ce soit, c’est impossible. Claude m’aime trop pour penser à ce genre de conneries mais plutôt le fait qu’il se rapproche de ma sœur pour l’amadouer, la mettant dans son camp et l’utiliser ensuite histoire de me rendre sensible me déplaît vraiment.

Moi: À cette heure ci? Je ne suis pas très d’accord hein! Hum. Dis-je pour seule réponse.

Elle : Ahka! Toi aussi Obono ! On mange le poisson braisé à dix-sept heures ? Nous sommes sorties d’ici il était vingt heures nooorh nous sommes de retour à vingt-deux heures trente-six. Dit-elle en levant les yeux au ciel.

Moi; J’ai dis que je ne suis pas d’accord un point un trait. Dis-je en haussant un peu la voix.

Claude qui revient de la cuisine prend place sur un fauteuil vide avant de prendre la parole.

Lui: Il n’y à pas à en faire une polémique Shanice. J’ai juste amené la petite manger du poisson vu que tu n’étais pas là. On en parlait et là je me suis dis pourquoi ne pas faire un truc avec ma petite belle sœur que je considère déjà comme ma propre petite sœur ? Je veux juste tisser des liens rien d’autres. Dit-il en se laissant entrer plus dans la fauteuil.

Moi; Choisis donc d’autres heures pour tisser tes liens de belle famille avec elle Claude ! . J’ai dis je ne veux pas eh!. Ne l’entraîne pas dehors dans la nuit parce-que après elle trouvera cela normale je sais de quoi je parles. Dis-je sentant la rage monter de plus en plus en moi.

Alice : Mais Shanice tu n’exagère pas un peu? Je ne suis pas une enfant après tout, je saï….

Moi: Tais-toi ! Tu ne discute pas avec moi. Ici c’est chez moi et c’est moi qui décide madame. Attends quand tu seras chez toi tu pourras décider maintenant quittes vite devant moi! La coupai-je agacé.

Elle ne répond rien et maugrée en partant. Je m’en fou, oui j’ai peut-être exagéré mais depuis un certain temps face à Claude je n’arrive du tout plus à me contrôler, je pète un câble à la moindre occasion.

Lui: Tu ferais mieux de te calmer bébé. Ce n’était vraiment pas la peine d’aller aussi loin et être aussi blessante. Je m’excuse si j’ai mal fais de l’amener ce soir j’ai compris je ferais plus attention prochainement d’accord ?.

Moi : Tsuipssss !. Dis-je en me levant pour aller directement dans ma chambre.

**********Éclipse**********

La semaine suivante se déroule presque normalement. Entre Alice et moi les choses sont rentrées dans l’ordre, j’ai persuadé Claude de passer un peu plus de temps avec sa famille en particulier ses enfants, de nous éloigner un peu pour voir si nous nous manquons suffisamment et réfléchir à tête reposer à sa proposition d’aller vivre en Europe.

Il ne dort donc pas depuis une semaine à la maison néanmoins il passe de temps à autres et sa relation avec Alice se renforce de plus en plus. Ça ne me gêne plus tant que ça qu’il la couvre de cadeaux s’il pense pouvoir m’avoir avec ça il se trompe énormément.

De mon côté je me donnes corps et âme au travail, j’ai un nouveau projet j’aimerais exploiter le terrain qu’ont laissés mes parents à Nkoldongo pour monter des chambres et studios à louer. Mon père à décidé de rester définitivement au village depuis le décès de maman et seule Alice à de ses nouvelles car lui et moi c’est l’eau et le feu ce qui n’est d’ailleurs pas prêt de changer. Ma mère disait souvent que le meilleur investissement c’est la maison car celle ci ne pourrie pas.

L’anniversaire d’Alice c’est dans cinq jours. Je n’ai pas prévu faire une grosse fête avec mes projets de ces derniers temps je préfère diminuer mes dépenses, j’ai un empire à construire un qui sera bénéfique pour elle plus tard. J’ai prévu l’amener se faire chouchouter, lui offrir un nouveau téléphone surtout qu’elle à validée toutes ses matières, ensuite aller dîner dans un bon restaurant avec quelques de ses amis puis lui donner de quoi s’amuser en boîte de nuit avec ceux-ci.

Ce soir Claude mange à la maison, j’ai fais l’un de ses mets favoris non pas pour lui faire plaisir mais pour pour mon propre plaisir de la sauce d’arachides avec de la viande fumée et du manioc. Ce mets me rappel ma maman en fait, elle aimait tellement ça qu’elle était passée maîtresse dans l’art de la cuire, en la faisant je revoyais tous ses faits et gestes essayant de les reproduire.

Oh comme elle me manque ma chère mère. La table dressée nous sommes tous installés entrain de déguster mon délice. Claude prend la parole contre toute attente en s’adressant à Alice.

Lui: la poupée de la maison, ton anniversaire c’est bien dans cinq jours? Demande-t-il en se servant un verre d’eau.

Elle : Oui tonton Claude. Je suis contente jusqu’à. Répond-elle excitée.

Lui: On va fêter cela comme il se doit,un peu comme celui de ta soeur tu te souviens?

Elle: Oui mais c’est impossible que ce soit pareille je le sais tonton je sais déjà parce-que le niveau était trop élévé. Dit-elle amusée.

Moi: Ce n’est pas la peine de faire d’aussi grandes dépenses sachant qu’on à la pension de sa troisième année à préparer d’ici quelques mois. Je pense que si tu veux dépenser autant tu pourras lui offrir sa pension à l’Université catholique. Dis-je pour ralentirai son élan n’étant pas très d’accord avec sa proposition.

Je vois Alice froisser son visage mécontente visiblement par mon intervention. Tant pis ma cocotte je sais ce que je fais.

Lui: Mais non chérie, ce n’est pas un problème ça. On ne va quand-même pas laisser passer l’anniversaire d’Alice sans le fêter comme il se doit. Riposte-t-il.

Moi: Claude, chéri j’ai déjà prévu un programme pour Alice ne t’inquiète pas elle va s’amuser. Dis-je en lui caressant la main.

Lui : D’accord comme dit le boss. Répond-t-il tombant sous mon charme.

Alice : Hum…. Vraiment hein! Fait-elle avant de se lever de la table énervée.

Il est hors de question qu’il se mette encore à dépenser sur elle. Je ne voudrais plus être redevable à qui que ce soit que cela soit psychologiquement ou financièrement. Elle devra se contenter de ce que j’ai mis de côté pour elle un point c’est tout.

À suivre……..

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