Shanice prête à tout pour réussir (épisode 1)


Shanice la femme noire

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Je m’appelle Shanice, oui un beau prénom vous me diriez, car moi aussi je me dis que ma mère à été très créative. J’habite le…(une nouvelle histoire d’amour avec Shanice)

Assisse sous le manguier qui orne le milieu de cette vaste cour, j’observe la grande bassine d’habits posée à mes pieds en réfléchissant sur ma vie.

Ah quelle vie de chien ! Me dis-je intérieurement en poussant un soupir lasse. J’en ai vraiment assez de cette vie de pauvreté, je suis fatigué de vivre dans la galère.

Je n’ai connu que ça depuis que mon papa à perdu son emploi tandis que ma maman elle n’a jamais vraiment travaillée. Elle à toujours fait dans des petits commerces non loin de la maison pour essayer de joindre les deux bouts.

Je m’appelle Shanice, oui un beau prénom vous me diriez, car moi aussi je me dis que ma mère à été très créative. J’habite le quartier Nkoldongo dans la ville de Yaoundé avec mes parents et mon unique petite sœur Alice.

Mon père à pu mettre sur pied une petite maison familiale de deux chambres, un salon, une cuisine, un magasin et une douche externe. C’est ce que j’appelle une construction archaïque car oui elle n’est ni moderne ni jolie, en tout cas à mes yeux.

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Sans compter que je dois partager la même chambre avec ma petite sœur. Mais malgré les problèmes financiers de mes parents qui ont commencés quand j’étais en classe de sixième c’est à dire quand j’avais 12ans, mon père s’est battu pour que nous ayons accès à l’éducation ma petite sœur et moi jusqu’à l’obtention de mon baccalauréat qui malheureusement ne me sert à rien dans ce pays qui tue les jeunes. Jamais je ne me rabaisserais à travailler dans un domaine qui ne vaut pas mon niveau d’études ou mes connaissances et capacités.

J’ai à ces jours vingt-quatre ans et pourtant je vis encore chez mes parents, même si ces derniers ont décidé de ne plus s’occuper de moi sous prétexte que je suis déjà une adulte et que c’est plutôt à moi de ramener à la maison et non d’en prendre.

Certes ils ont raison mais ce n’est pas de ma faute… Bon un peu peut-être parce-que je n’aspire pas à des petits boulots Mais je rêve grand moi, je vise le sommet

 Non je ne suis pas né pour être pauvre ni pour travailler chez qui que ce soit, je suis né pour briller, dominer, diriger et la jolie plastique que Dieu m’a donné ne dément pas ma pensée.

En effet je suis une belle jeune fille d’un mètre soixante-dix à la peau chocolat, dotée d’une plastique à la guitare c’est à dire des formes à en renverser un moine. Je me suis toujours vanté en disant que “ma mère m’a bien accouché” comme on le dit chez nous.

Mes seins bien rebondis d’un bonnet C, ma corpulence moyenne en taille de guêpe et mon gros fessier eux aussi ne me diront pas le contraire encore moins le succès que j’ai auprès des hommes.

Mais dites-moi comment une aussi belle fille peut-elle continuer à vivre dans la misère ? Je souffle une fois encore en regardant à nouveau cette bassine dans laquelle est émergés ma pile de vêtements sales que je me décide enfin à laver.

C’est à ce moment précis que je me rends compte qu’il n’y a pas de savon de macabo (ménage) dans le panier qui contient la brosse à linge et la pierre ponce posé à mes pieds.

Moi: Abenaaaa! Abenaaa!! Je crie le nom de ma petite sœur qui met au moins cinq bonnes minutes à sortir de la porte en bois qui  à quelques mètres de moi en tirant des pieds.

Elle : c’est quoi d’appeler les gens comme ça sous le soleil non ? Lance-t-elle adossée sur la porte.

Tsuip ce que cette fille peut être méprisante. Je me demande si elle oublie souvent que je suis son aîné de quatre ans ! Un jour je vais finir par la frapper dans cette maison pour lui apprendre le respect.

Moi: tu parles comme ça à ton égal non? N’est-ce-pas tu as déjà les fesses et tu « niass » (couche) déjà les hommes ? Tu ne vas pas me parler n’importe comment pourquoi ? Minalmi (dialecte).

Elle : Tsuip! C’est pour ça que tu criais donc mon nom ? Demande-t-elle avec arrogance.

Moi: Où est le savon de cette maison?. Je lance en balançant les mains.

Elle : Tsuip faut pas souvent me déranger hein Shanice! Si tu ne vois pas le savon c’est qu’il est fini non ? Tu me demande que je vends les savons ? Ekieh ? Rétorque ma sœur.

Moi: hum! Donc dans cette maison le savon se mange comme le pain c’est ça ? J’ai acheté le savon ça ne fait même pas cinq jours et c’est déjà fini. Un savon de cinq cent francs ? Eh ah !! Dis-je en tapant dans mes mains.

……….vent….

Moi: Donc c’est mon savon que vous attendiez pour laver tous vos habits hein? Non mieux kodengui (prison centrale) que la maison ci. En tout cas je vais partir d’ici un jour. Dis-je en me levant pour aller acheter du détergent à la boutique.

S’ ils attendent encore que j’achète un savon dans cette maison c’est mal me connaitre.

Éclipse de la journée×××××××

Placé devant mon miroir, j’admire une fois de plus ma tenue qui épouse merveilleusement mes formes généreuses. Cette mini robe me moule parfaitement et mets en valeur ma poitrine, dessine mes hanches, traces mes fesses à la perfection et laisse à découvert mes belles jambes sans tâches.

J’adore me regarder je suis ma première fan et Jaime être sexy comme on dit chez nous on ne connaît pas le “caillou qui va tuer l’oiseau” donc toujours être sexy même si c’est pour aller au marché le bonheur se trouve partout.

J’applique mon glose à lèvres, et ajuste ma robe avant de ramasser mon petit sac à main, enfiler mes babouches de sortie et quitter cette maison de poisse pour me rendre chez ma copine Nicole.

Nicole est mon amie de confiance ma “cota” comme on s’appelle, je suis actuellement à sec et j’ai besoin qu’elle me dépanne un peu pour une sortie productive comme j’aime les appeler.

Eh oui je suis une chasseuse, je fais des sorties dans des endroits chics de la ville pour pêcher des gros poissons à qui offrir mes services en échange d’argent, en gros je vends mon corps.

J’arrive chez Nicole qui est à deux cents francs de chez moi en taxi et toque à sa porte qu’elle s’empresse d’ouvrir en m’invitant à entrer.

Elle: Ehhh! La go des wés(la fille de la situation) toujours chocó!(belle ). Ça dit quoi nooorh ma “pp”(personne personnelle). Dit-elle en me faisant une tape dans la main

Moi: aka! Tsuip quel wés même Nii (diminutif de Nicole). Je suis comme ça élan élan! (fauché) comme la souris de  l’église.  Dis-je la mine froissée.

Elle: hum toi et le foirage(galère) hein! Une belle go tu es toujours en train de crier le foirage tu fais même quoi avec les dos que tu te fais dehors Shan? Me demande-t-elle un peu sérieuse.

Moi: Tsuip! Nicole je vais encore t’expliquer quoi ? À la maison quand il n’y à rien on me regarde. La mater(maman) ne me laisse pas, Alice est là et je ne veux pas qu’elle mène cette vie donc je dois l’épauler et tu know(connais) la situation du pater(papa), sans compter que je dois aussi m’entretenir. Répondis-je en poussant un soupir.

Elle : ah! Ce n’est vraiment pas facile ma co’o(copine), et chez moi même tous ces temps-ci c’est seulement le jonglage. Depuis que mon pigeon là me boude hum… Ce n’est pas évident. Dit-elle pensive.

Nous avons des noms que nous attribuons à nos financeurs ou nos partenaires de jambes en l’aire qui sont pigeons, poissons ou encore mougous.

Moi: celui-là continue à jouer le beau? Il compte même sur quoi ? Tsuip.

Elle: ah mama! N’est-ce-pas il me finance ? il ne va pas se prendre la tête comment ? Voilà alors maintenant que je suis à terre ces jours-ci norh?.

Moi; pardon donne moi d’abord ce que je t’ai demandé là abeg (pardon) mama, je suis coincé il faut que je mise ça et que ça accouche. Dis-je pour changer de sujet.

Elle : t’inquiète j’ai promis te donner mais n’oublie pas que tu me dois déjà feuille(dix mille) donc plus les sept ci ça va faire dix-sept et pardon seulement j’attends ça le week-end comme tu as dis oh. Dit-elle se tenant l’oreille.

Moi : weeer ma co’o est ce que je dure souvent avec tes dos comme ça ? Comprends que j’ai eu certains problèmes mais t’inquiète je gère. Je peux chier ou je dors Nii? Dis-je en la flattant

Elle: okay attends je reviens.

Elle se lève et se dirige dans sa chambre tandis que je reste là à admirer un peu son salon. Mon amie loue un petit studio plutôt beau. Elle au moins elle n’a pas de charge la vie lui à un peu sourit, entre ses pigeons elle s’en sort pas mal et joint les deux bouts pas comme moi qui transporte une marmite de poisse sur ma tête.

Mais je sais qu’un jour je vais peser lourd. Nicole de retour dans le salon me remets un billet de cinq mille et un billet de deux mille francs.

Moi: eeeh! Merci ma pp, je sais que je peux toujours compter sur toi. Dis-je toute souriante.

Elle: ah c’est rien ma pp, tu sais que je suis toujours là pour toi mais n’oublie pas ohhh! Ce week-end s’il te plaît.

Moi : ne t’inquiète pas. Bon je vais aller me préparer pour la chasse de ce soir, l’argent ci doit produire hocha! (Coûte que coûte)

Elle : eh ! J’ai confiance !

Elle m’accompagne jusqu’en route et me mets dans le taxi après un bisou d’au revoir. Il est temps pour moi d’aller m’apprêter. Je dois être tokoss (bien mise) aujourd’hui.

       A suivre

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