Histoire d’amour: ma vie (épisode 19)


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(Suite de l’histoire d’amour)À 10h30 j’était déjà prête, je n’attendais que Mina, mais elle n’est pas venue j’ai essayé de la joindre mais son téléphone sonnait dans le vide. C’était vraiment bizarre Mina me tenait toujours au courant si elle avait un empêchement

Ma Vie Épisode 19

Auteur : Pat Chr

J’étais à mon huitième mois de grossesse, il m’était difficile de faire beaucoup de choses maintenant, j’étais tout le temps gênée dans mes mouvements. Il faut dire que j’avais pris encore du poids. Et cela était tout à fait normal j’attaquais la dernière ligne droite.

A part cela rien n’avait changé, à part que mon beau-père s’est marié la semaine passé avec Tata Racky, je n’y suis pas allé car c’était juste un truc simple fait à la mosquée. Et ma mère ne voulait même pas que j’y aille genre qu’il y aurait trop de monde ce n’était pas sur avec mon ventre.

Actuellement, ils sont en voyage, mais il m’a promis d’être là pour l’accouchement. Mon frère a commencé un nouveau job ce qui fait qu’il ne pouvait plus me servir de coursier. Je passais beaucoup de temps seule à la maison ou en train de faire des emplettes, dés fois si les filles avaient du temps, elles venaient m’accompagner, sinon j’y allais seule. Lorsque nous partons acheter je ne prenais que des couleurs neutres, d’après Raïssa il serait plus simple pour moi si j’avais décidé de connaitre le sexe de l’enfant et mieux si c’était une fille.

– Moi : Je ne veux pas savoir tu as un problème avec cela?

– Elle : Oui car on aimerait bien acheter toutes ses mignonnes choses en rose

– Moi : Eh ben tout sauf le rose et si c’est un garçon

– Mina : Même si c’est un garçon, il faut oser les couleurs, le rose c’est trop joli

– Moi : Non, mon enfant n’est pas encore ce que vous voulez le transformer en fashion victime

– Raïssa : Et puis quoi encore on veut juste qu’il s’habille bien comme ses marraines

– Moi : Qui vous a dit que vous etes ses marraines

– Mina : Ah mais tu nous le doit, tes crises de colère, tes caprices, les glaces à 3h du matin, tout cela c’est qui?

– Raissa : Tu as oublié les massages des pieds.

– Moi : D’accord vous avez raison, vous serez les marraines, mais attention cela ne vous permet pas toutes les folies

– Mina : Oh merci, nous allons tellement le gâter ce petit bout de chou

– Moi : Oui c’est ca et si on allait manger

– Raissa : Encore

– Moi : Quoi vous venez ou j’ y vais seule

Elles m’ont suivi, elles étaient dépassées par le nombre de fois que je mangeais ,mais je les comprenais , moi-même cela m’étonnait.

– Moi : Après on part chez moi

– Mina : Non, on te dépose après nous repartons nous avons beaucoup de choses à faire à l’approche du mariage.

– Moi : J’avais complètement oublié, le mariage, tu lui as di que j’enverrai mon cadeau, je ne pourrais pas venir.

La cousine de Raïssa se mariait, nous avons pratiquement toutes grandi ensemble, elles étaient chargées de l’organisation.

– Raïssa : T’inquiète, elle te comprend

Je me préparais à la naissance tant physiquement que psychologiquement, bien vrai que des fois j’avais peur, mais en même temps j’étais excitée à l’idée de le serrer dans mes bras.

Ma mère est venue nous voir au salon mon frère et moi, c’était le samedi, il n’était pas au boulot

– Elle : Vous faites quoi?

– Moi : Rien, on discute seulement, il me manque ces derniers jours

– Elle : C’est vrai que la maison est beaucoup plus calme depuis

– Lui : Hum, c’est qu’elle n’a plus assez d’énergie pour se disputer avec moi

– Maman : On dirait oui, mais dit moi vous deux là pourquoi n’êtes vous pas allez voir votre grand-mère depuis tout ce temps.

– Baidy : J’y suis allé à mon arrivé

– Maman : Ce n’est pas suffisant et pour toi Mirabelle quelle est excuse

– Moi : Je n’en ai pas, j’ai décidé de ne pas aller là-bas

– Elle : Toi, tu m’étonneras toujours, c’est ta grand-mère, elle est âgée ne peut pas se déplacer , tu iras la voir c’est plus correct

– Moi : J’ai arrêté de faire ce qui est correct depuis très longtemps , elle n’a même pas pris la peine de m’appeler depuis que je suis là en plus de cela, elle ose dire qu’elle ne veut plus me voir dans sa maison que j’étais mauvaise.

– Elle : Elle n’a pas la version exacte de l’histoire, elle sait ce que les autres sorciers ont raconté

– Baidy : Il faut toujours demander, dans la vie

– Maman : Toi c’est bon, Mira va la voir s’il te plait

– Moi : C’est non Maman, je ne peux pas aller dans cette maison où chacun croit que t’es meilleur que les autres, passer tout leur temps à médiser sur les gens.

– Maman : Pourquoi, tu es ainsi si rancunière, si têtu, si rebelle, tu iras la voir ne serait-ce que pour ton père

– Baidy : Laisse la Maman, elle ne veut pas, elle avait décidé de les croire eux quand on fait son lit on s’y couche ou bien

– Elle : Encore une fois je ne te cause pas, Mirabelle je te le demande une dernière fois, iras-tu oui ou non voir ta grand-mère

– Moi : Désolée, mais c’est non

Elle est partie nous laissant seuls Baidy et moi

– Lui : Je pense que nous avons réussi à la fâcher

– Moi : Elle n’a qu’à demander des choses possibles

Ma mère est restée tout le week-end fâcher contre nous, mais cela ne changerait rien, je refusais de retourner dans cette maison.

Le lundi , je devais aller faire mon troisième et dernière échographie, Mina a promis de venir me prendre vers 10h30, nous devons y être à 11h.

—Le Lendemain Matin–

À 10h30 j’était déjà prête, je n’attendais que Mina, mais elle n’est pas venue j’ai essayé de la joindre mais son téléphone sonnait dans le vide. C’était vraiment bizarre Mina me tenait toujours au courant si elle avait un empêchement, finalement, je me suis décidée à aller prendre un taxi avant d’être plus en retard.

Je sortais de la maison quand ,je suis tombée nez à nez avec Chems, j’étais surprise de le voir.

Couple heureux Ph;: Pixabay

– Moi : Qu’est ce que tu fais ici?

– Lui : Bonjour, je suis venue pour toi

– Moi : Oui mais je dois sortir, je suis déjà en retard

– Lui : Si je sais c’est pour cela que je suis là Mina m’a demandé de venir

– Moi : Mina mais pourquoi d’ailleurs où est elle?

– Lui : Elle va bien je te rassure, mais elle a fait un choc avec sa voiture

– Moi : Mon Dieu quoi elle est où elle va bien?

– Lui : Calme toi, elle n’a rien c’est juste sa voiture qui est gâtée, elle est avec Abdou ,elle attend de faire le constat

– Moi : Tu es sure, elle n’a rien?

– Lui : Oui, je ne vais pas te mentir sur cela

– Moi : D’accord, j’ai eu peur, merci d’être venu me prévenir

– Lui : Je suis venu te t’accompagner à la clinique

– Moi : Merci , mais je peux prendre un taxi

– Lui : Tu vas marcher jusqu’à la route, et attendre un taxi je ne sais combien de minutes encore, alors que je peux t’accompagner

– Moi : Je ne veux pas que tu m’accompagnes

– Lui : Mais tu n’es pas en mesure de marcher dans ton état laisse moi t’accompagner s’il te plait

Je l’ai regardé longuement, je me suis dit arrête d’avoir le gros cœur et laisse le t’accompagner cela ne te fera pas du mal.

– Moi : D’accord, allons-y

– Lui : Merci

Il a débloqué les portières m’a ouvert la portière, j’ai pris place puis, il a démarré durant tout le trajet du retour, nous n’avons pas parlé, de toutes les façons mon visage ne l’engageait pas à la discussion.

Je suis arrivée avec plus de 35 minutes de retard à mon rendez-vous, la secrétaire du docteur m’a demandé de prendre un autre rendez-vous car la liste était pleine.

– Moi : Quoi, je ne peux pas, vous ne comprenez rien je veux passer cette échographie aujourd’hui

– Elle : Ce n’est pas de ma faute , vous n’avez qu’à venir à l’heure

– Moi : Je veux parler au docteur c’est sûr qu’il me recevra.

– Elle : Je viens de vous le dire, ce n’est pas possible pour aujourd’hui

– Moi : Mais est-ce que vous comprenez ce que je vous dis?

– Elle : Oui très bien prenez un autre rendez-vous.

J’étais découragée de parlementer avec cette folle, je me suis retournée vers Chems,

– Moi : Rentrons avant que je ne m’énerve vraiment

– Chems : Assieds-toi, il va te recevoir, je l’ai appelé

– Moi : Comment tu as fait cela

Puis je l’ai regardé et puis j’ai compris comment il avait eu son numéro

– Moi : Mieux vaut que tu ne répondes pas du tout

– Lui : Comme tu voudras

Nous avons attendu plus de 20 minutes avant d’être reçu par le docteur. J’étais déjà devant la porte quand, je me suis rendu compte qu’il était toujours assis sur sa chaise.

Il n’a pas essayé de me suivre, j’ai été tenté de l’appeler, mais c’était plus fort que moi, j’ai ouvert la porte et je suis rentrée.

– Docteur : Bonjour, Mirabelle je m’excuse de vous avoir fait attendre

– Moi : Ce n’est rien, c’est à moi de m’excuser pour le retard

– Docteur : J’ai cru comprendre que vous êtes venu avec votre mari, il est reparti

– Moi : Non dehors, en train d’attendre

– Lui : Vous ne voulez pas le laisser rentrer, je sais que vous êtes en froid mais c’est la dernière échographie que vous allez passer, il n’aura plus jamais l’occasion de voir son enfant à ce stade de sa vie.

– Moi : Vous êtes docteur où psychologue

– Lui : C’était juste un conseil d’une personne qui en connait plus dans la vie que toi.

Je me sentais un peu coupable et en même temps égoïste, avais je le droit de le priver de cette chance , après tout c’était son enfant, en plus j’avais fait une promesse à son père de ne plus lui interdire de participer quand l’occasion se présentera à nouveau.

– Docteur : Nous pouvons commencer si vous êtes prêtes

– Moi : Je pense que je vais l’appeler

– Lui (en souriant) : Très bonne idée

Je suis ressortie pour l’appeler , je ne savais même pas s’il se trouvait toujours dans la salle d’attente. Mais il était bel et bien là, quand il m’a vu il s’est levé

– Lui : Tu as un problème?

– Moi : Non, je me disais juste que si tu veux, tu pourras venir le voir

– Lui : Qui le docteur?

– Moi : Non, ton enfant

– Lui (en me regardant avec les grands yeux) : Tu es sure de toi, j’en ai vraiment le droit?

– Moi : Oui, c’est la dernière échographie, et ta dernière chance de le voir

– Lui : Je ne sais pas quoi dire,

– Moi : Ne dis rien dans ce cas

– Lui : Merci

Nous sommes entrés dans la pièce, j’ai déboutonné ma chemise et je suis montée sur la table, Chems me regardait comme s’il n’avait jamais vu de femmes enceintes.

– Moi : Qu’est-ce qu’il y a?

– Lui : Rien ça l’air si énorme, je peux toucher

– Moi (en hésitant un peu) : Oui

Il a posé sa main sur mon ventre et le bébé lui a donné un coup, il a vivement retiré sa main

– Moi (en lui reprenant sa main) : Ce n’est rien, il n’aime pas être dérangé, tu poses doucement comme ça voilà

– Lui : C’est tout simplement génial

– Docteur : C’est normal, elle est à huit mois, nous pouvons commencer maintenant

Il m’a mis le liquide sur mon ventre puis il a posé l’appareil sur mon ventre pour moi je connais déjà la procédure, Chems par contre c’est la première fois il semblait émerveiller par ce qu’il voyait, il souriait comme pas possible. Mais quelque chose dans l’attitude du docteur m’a fait un peu peur

– Moi : Qu’est-ce qu’il y a? quelque chose ne va pas?

– Docteur : Nous avons un petit problème

– Moi (avec une voie étranglée) : , il ne respire plus

– Lui : Non, il va bien

– Chems : Alors c’est quoi?

– Docteur : il ne s’est pas retourné

– Chems : Je pensais qu’il devait le faire à l’entrée du huitième mois

– Moi : Qu’est-ce que tu en sais?

– Lui : Moi aussi, je fais des recherches

– Docteur : Vous voyez au lieu de la tête, ce sont les pieds qu’il présente

Sur l’échographie le docteur nous l’a montré, il n’avait même pas bougé, il avait pris la position de siège, là je pense que c’est le moment de flipper, Chems a du lire la peur sur mon visage, il m’a automatiquement tenu la main, je l’ai serré fort sur le coup je ne pensais plus à la rancœur j’avais juste besoin de réconfort.

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– Moi : Vous pensez qu’il va se retourner?

– Doct :Il y’a des chances qu’il se retourne avant le milieu du huitième mois, normalement il devait le faire mais beaucoup d’entre eux prennent du temps pour se retourner et attendent jusqu’au dernier mois pour se retourner .

– Moi : Mais il peut ne pas se retourner

– Doct :. Certains enfin (3%) resteront la tête en haut jusqu’à l’accouchement. C’est ce que l’on appelle la présentation par le siège.

– Moi : Donc, je dois accoucher par césarienne

– Doct : Nous en sommes pas là , peut être qu’il peut se retourner avant l’accouchement

– Chems : Elle ne peut pas accoucher ainsi, mais vous pouvez faire quelque chose nor

– Doct : Il existe une technique pour aider l’enfant à se retourner, je peux tenter de le faire basculer. Cette manœuvre, appelée « version », consiste à manipuler votre bébé à travers votre ventre pour l’inciter à se retourner, mais ce n’est pas garanti à 100%.

– Chems : Ce n’est pas grave, on l’essaie

– Moi : Attend y’a-t-il un risque pour le bébé

– Lui : Oui, il est déjà trop bas sous votre bassin, se serait risqué de le bouger, cela pourrait déclencher l’accouchement.

– Moi : Donc on oublie cette option, je ne veux pas prendre de risque avec le bébé

– Chems : Mais même s’il se présente sous position siège, j’ai lu qu’il y’a des possibilités d’accoucher par voies naturelles.

– Docteur : Oui , mais il faudrait que je lui fasse passer d’autre test dans quelques jours pour savoir que les dimensions du bassin soient suffisantes, nous en aurons la confirmation grâce à une radio, que le bébé ne soit pas trop gros, et que sa tête soit bien appuyée sur son thorax. Il faut également que la dilatation du col soit rapide. Mais comme c’est un premier enfant, moi j’aurai préféré la césarienne, il y’a moins de risque.

– Moi : Si c’est cela la seule solution, nous procéderons à une césarienne

– Doct : Mais comme je vous l’ai dit tout à l’heure, ce n’est pas la peine de céder à la panique, il peut très bien se retourner. Je vous conseille aussi de faire des exercices à quatre pattes cela peut toujours aider.

20min plus tard, nous avons quitté la clinique, Chems me ramenait chez moi, j’étais encore sous le choc de cette nouvelle, je n’ai jamais pensé pourvoir accouché sous césarienne.

– Lui : Ne t’inquiète pas, il va se retourner avant

– Moi : Qu’est-ce que tu en sais toi.

Je me suis rendue compte que je lui avais crié dessus

– Moi : Excuse moi, je suis un peu tendue

– Lui : Je sais, mais tout se passera bien, il se retournera inchallah ,je te le promet

– Moi : Ah bon et tu feras quoi?

– Lui : Je vais chanter pour lui, tu sais comme je chante bien nor

– Moi (en souriant) : Tu n’es pas sérieux, ce n’est pas le moment de plaisanter j’ai peur que s’il t’entend chanter, il décide de ne plus sortir du tout.

– Lui : Au moins, je suis arrivé à te faire sourire

Il avait raison, cela m’avait manqué ces petites plaisanteries. Arrivés devant la maison, je me suis précipitée pour sortir de la voiture, j’avais trop peur de toutes ses émotions qu’il déclenchait en moi.

– Lui : Attends un peu s’il te plait

Je me suis retournée,

– Moi : Oui quoi encore?

– Lui : Merci pour cette journée, merci de m’avoir permis de partager toutes ces émotions avec toi.

– Moi : De rien

– Lui : Je passe te prendre à 10h jeudi?

– Moi : C’est bon Mina va m’accompagner en plus tu as du boulot

– Lui : Ne me repousse pas encore une fois, je veux t’aider à traverser cette épreuve, je veux te soutenir

Cela était dit avec tellement de tristesses dans la voix que je n’ai pas pu lui dire non.

– Moi : Ok je t’attendrai

J’ai ouvert la porte et je suis rentrée, je sais ce que vous vous dites que j’aurai du lui dire non ,mais c’était au-dessus de mes forces.

Je suis sur les nerfs depuis l’annonce du docteur, et l’attitude de ma famille ne m’aidait en rien ils me stressaient plus avec ma mère qui paniquait complètement et Baidy qui me posait des questions genre.

– Lui : Si je comprends bien, il va sortir par les pieds

– Maman : Pourquoi tu es con, c’est quoi ces bêtises

– Lui : Mais, je demande, je ne sais pas moi, elle a dit qu’il se présente par les pieds

– Maman : Oui espèce d’ignorant cela existe pourquoi tu joues aux étonnés

Il ne dit rien, il a juste haussé les épaules, ma mère elle ne cessait de se lamenter que c’est le mauvais sort qui s’est jeté sur son bébé .

– Moi : Maman arrêtes ce n’est rien, cela arrive dès fois c’est la vie

– Elle : Je sais, mais je ne veux pas que tu accouches ainsi, je vais prier Dieu pour qu’il se retourne, lui il est capable de tous les miracles.

Avec mon père c’était encore pire, lui il ne voulait meme pas que je touche à quelque chose, toutes cette attention autour de moi a finit par me stresser vraiment.

Le soir j’ai appelé Mina pour prendre de ses nouvelles

– Elle : Ne t’inquiète pas je n’ai rien à part que la voiture est toute gâtée

– Moi : Je suis désolée mais tu vas bien quand meme, tu ne mens pas

– Elle : Non mon bébé, je vais bien et pour toi l’échographie c’est bien passée

– Moi :Ah ca ma puce il y’a problème

– Elle : Quoi, que s’est –il passé?

– Moi : Ton bébé refuse de se retourner

– Elle : C’est quoi cela encore

– Moi : Il se présente en position siège

– Elle : Hoooo mais, c’est quoi son problème à celui là pourquoi il refuse de se retourner

– Moi (en riant) : Mais je n’en sais rien moi

– Elle : Mais ne t’inquiète surtout pas, tout ira bien

– Moi : Ah j’espère, j’avoue que j’ai très peur

– Elle : Il ne faut pas trop stresser ce n’est pas bon pour le bébé. Dis-moi c’est Chems qui t’a amené aujourd’hui.

– Moi : Oui, évidemment vu que tu lui a demandé de venir, tu voulais que je fasse quoi le renvoyer et chercher un taxi

– Elle : Ah sérieux je n’avais pas d’arrières-pensées, je ne voulais pas que tu rates ton rendez-vous, j’espère que tu n’as pas tué ce pauvre homme.

– Moi : Non même pas au contraire je l’ai même laissé voir son bébé

– Elle : Tu as fait cela sérieux, c’est vraiment magnifique Mira et si généreuse de ta part, tu vois il est facile de pardonner, je t’avais dit nor

– Moi : Stoppp ne t’emballes pas, je n’ai pardonné à personne moi, je l’ai juste laissé voir son bébé car après tout c’est son fils mais de là à lui pardonner, nous en sommes pas encore là.

– Elle : Ah c’était trop beau pour être vrai mais qu’importe le plus important c’est que l’as laissé s’approcher un peu plus de son enfant.

– Moi : Oui et bizarrement je me sens comme soulagée d’un lourd poids

Raïssa a appelé le lendemain, elle est folle cette fille, elle m’a dit de dire au bébé qu’il a intérêt a vite se retourner avant qu’elle ne le trouve la bas .

Chems aussi a appelé il voulait savoir comment j’allais

– Moi : Ca va, je vais bien

– Lui : Tu n’es pas trop stressée?

– Moi : Un peu mais bon ca va

– Lui : Tu veux que je vienne te voir?

– Moi : Pour faire quoi, non ca va je vais bien ne t’inquiète pas trop pour moi

– Lui : Bien sur que je m’inquiète pour vous

– Moi : Il reste juste à prier le bon Dieu, cela ne dépend plus de nous de toutes les façons

– Lui : Tu as raison, demain je viendrai à 10h pour qu’on aille à la clinique

– Moi : D’accord je t’attendrai

– Lui : Ok essaie de te reposer et arrête de trop penser

– Moi : D’accord je le ferai

– Lui : Bonne nuit, et dors très bien

– Moi : Merci toi de même

—-Le mercredi ( Lendemain)—

Je devais retourner chez le médecin, nous avions rendez vous à 10h cette fois ci, Chems est venu à 10h moins le quart.

Il a sonné à la maison, heureusement que j’étais déjà prête. Nous sommes partis directement à la clinique, ni lui ni moi avions parlé durant le trajet, je pense que nous étions tous les deux sur les nerfs.

Arrivés à la clinique, le docteur nous a reçus, après nous avoir expliqués comment aller se dérouler les tests nous avons commencé. Il a procédé à plusieurs tests, le tout a duré plus de 1h30 après qu’il ait fini, il m’a demandé de me rhabiller.

Nous avons pris place puis il a commencé à nous expliquer ce que les tests ont donné.

– Doct : J’ai procédé à plusieurs tests pour voir la taille de votre bassin

– Moi : Oui et qu’est ce que cela a donné?

– Doct : Vous pourriez accoucher par voies normales, votre bassin est assez large en plus c’est un petit bébé toutefois il faudrait le faire avec beaucoup de prudence, nous allons proceder rapidement sinon il risque d’etre coincé.

– Moi : Vous êtes sur que ce n’est pas risqué pour lui

– Doct : Dans tous les cas ce n’est pas définitif, si jamais on ne peut pas le faire par voie naturelle, nous allons procéder par césarienne et bien ce sera plus dur pour vous que dans l’autre cas.

– Chems : Comment cela vous voulez dire c’est risqué pour elle

– Doct : Elle devra pousser plus, nous devons le faire rapidement afin d’éviter les déchirures

– Chems : Des déchirures, non je préfère qu’elle accouche par césarienne dans ce cas.

– Doct : Nous ferons tout pour minimiser les déchirures ne vous inquiétez pas, dans tous les cas si c’est risqué, je vous promets de passer par césarienne.

– Chems : Oui mais je ne veux pas qu’elle soit blessé

– Doct : Je le sais, mais ayez confiance en moi, je ferai de tout mon possible.

Moi pendant ce temps, je me contentais juste de les écouter parler, Chems voulait un accouchement sous césarienne sans douleur d’après lui, il se comportait comme si mon avis ne compte pas, j’avais juste envie de le gifler. En plus je sentais que le pauvre homme était complètement dépassé, il fallait que j’intervienne.

– Moi : Je peux donner mon avis

– Doct : Bien sur que oui

– Moi ; Je veux le faire

– Chems : Mais, il dit que tu risques de te blesser, pourquoi tu ne veux pas choisir l’autre option sous anesthésie et sans douleur

– Moi : C’est une opération Chems il y’aura toujours une douleur après, et même s’il avait présenté sa tête il y’aura des risques de déchirures donc arrêtes de t’inquiéter je préfère accoucher par voie normale tant que j’ en ai la possibilité .

Il a hésité longtemps avant de me dire

– Chems : On fera comme tu voudras alors

– Moi : Merci

Je savais qu’il le disait à contre cœur en plus de cela il ne s’est pas arrêté pour autant il a posé encore plus de mille questions au docteur, il voulait tout savoir. Il a fallu que je prenne congé en prétextant la fatigue, pour qu’il se décide de me suivre.

– Lui : De toutes les façons, je vais revenir vous voir

– Doct (en riant) : D’accord vous serez toujours le bienvenu

Lorsque nous sommes sorties, je lui ai demandé

– Moi : Pourquoi tu veux le voir encore, il a répondu à toutes les questions

– Lui : Je ne suis pas satisfait

– Moi : Non mais je rêve est-ce que tout va bien avec toi, je te préviens laisse le tranquille, tu aimes trop fatiguer les gens

– Lui : Ce n’est pas toi que je fatigue , en plus c’est son boulot, j’ai besoin qu’il me donne des garanties que tout ira bien pour vous deux,’tu comprends je m’inquiète-moi

J’ai préféré me taire et de le laisser-faire il est tellement têtu qu’il fera exactement ce qu’il veut. En plus le pauvre avait l’air stressé à mort plus que moi-même, ah les hommes tous les mêmes en matière d’enfant.

Au cours de la route Chems a reçu un appel de son bureau cela avait l’air vraiment urgent puis il m’a demandé

– Lui : Mira cela ne te dérange pas que je passe au bureau avant de te ramener à la maison?

– Moi : Qu’est-ce qu’il y’a tu as un souci au boulot?

– Lui : En fait j’ai un dossier urgent que je devais traiter, le client en a besoin, je ne vais pas durer

– Moi : Tu peux me laisser prendre un taxi

– Lui : Non, il n’en ai pas question, je suis venu te chercher, je te ramène

Arrivés devant ses bureaux, il m’a demandé de monter avec lui

– Moi : Non merci cela va me fatiguer encore plus, je ne suis plus aussi souple qu’avant

-Lui : C’est vrai mais c’est bientôt fini, je fais vite ok

Il n’a meme pas le dos tourné que je vois Nael descendre de sa voiture, j’ai prié en mon for intérieur pour qu’elle ne me reconnaisse pas, je n’avais pas envie de lui parler. Mais malheureusement, elle m’a aperçu et s’est dirigé vers moi

– Elle : Mais c’est Mirabelle ça j’ai failli ne pas te reconnaitre, tu as l’air énorme, tu ressembles à une vraie vache

Je n’ai pas répondu

– Elle : Mais que fais-tu là et dans sa voiture, décidément tu n’as pas de limite toi, comment peux tu encore venir trainer ici avec tout ce que tu as fais. Mais j’avais oublié que les pétasses de ton espèce n’ont pas de vergogne.

– Moi : Laisse moi tranquille Nael, je ne suis pas d’humeur à me disputer avec toi

– Elle : Pour me dire quoi, tu n’as rien à me dire, tu as réussi à le convaincre qu’il est le père de ton bâtard, mais cela s’arrete là, il ne se remettra jamais avec toi, il te considère comme une pute la preuve tu as vu ce qu’il t’a fait.

– Moi : Change de disque celui-là est rayé et laisse moi te dire que tu as tout faux sur lui, apparemment, il aime les putes vu qu’il est revenu

– Elle : Tu mens jamais il ne fera cela, ton temps est terminé

-Moi : tu veux parier, si j’étais toi je n’y compterais pas trop

Elle a fait un geste comme si elle voulait me taper

– Moi : Si jamais tu me touches, je porte plainte contre toi et laisse moi te dire que je ferai de mon possible pour te jeter en prison.

– Elle : Tu as la chance d’etre enceinte, sinon je te casserai la gueule

– Moi : Mais Nael, si je n’étais pas enceinte je te botterai le cul, comme d’habitude et tu ne perds rien à attendre

– Elle : On verra dans ce cas, mais je te comprends ta vie est désespérante, tu n’as plus de mari enceinte d’un enfant dont personne ne connait le père, tu peux toujours rêver d’une possible réconciliation, bon je te laisse car contrairement à toi je gagne ma vie, je ne compte sur personne.

Elle est partie, j’ai dit ouf, cette fille est une peste, et sincèrement je ne veux plus me disputer avec elle, Je n’avais vraiment pas la tête à cela.

Chems est revenu deux minutes après le départ de sa cousine

– Lui : Je n’ai pas trop duré?

– Moi : Non

– Lui : Qu’est-ce que tu as?

– Moi : Rien du tout pourquoi.

– Lui : Parce que je reconnais cette expression quelque chose te chiffonne

– Moi : Ce n’est rien je t’assure

– Lui : Tu me mens, pourquoi tu me caches la vérité

– Moi : Et pourquoi te le cacher tu as raison, j’en ai marre de ta famille Chems, je n’en peux plus

– Lui : Mais qu’es-ce qu’on t’a encore fait

– Moi : C’est ta connasse de cousine qui vient ici me traiter de grosse vache, de pute d’arriviste je ne sais quoi encore ,

– Lui : Quoi elle a osé

– Moi : Oui, elle a osé mais tout cela ce n’est rien moi je peux tout entendre mais qu’elle traite mon bébé de bâtard, il faut que cela cesse

– Lui : Elle est malade cette fille ,elle est où cette conne, elle va me dire pourquoi elle agit de la sorte

Il voulait ressortir, je l’ai arrêté

– Moi : Laisse tomber, elle a repris sa voiture pour partir

– Lui : Plus jamais de la vie, elle ne te le dira, je vais régler son cas, comptes sur moi

– Moi : J’ai déjà compté sur toi Chérie, je t’ai déja fais confiance , tu as été le premier à douter de moi et de cet enfant, c’est toi qui a permis à toutes ces connes de m’humilier

– Lui : Mirabelle je suis…

– Moi : Je ne veux pas t’entendre , ramène-moi chez moi

– Lui : Laisse-moi t’expliquer

– Moi : Je ne veux rien savoir, soit tu démarres cette voiture soit je descends.

Finalement il a démarré et nous avons pris la route, j’avais du mal a garder mes yeux secs, mais je ne voulais surtout pas pleurer, devant lui. J’ai relevé la tète et j’ai conservé une attitude fière, car la fierté est l’une des rares choses qui me restent personne ne me la prendra pas même lui.

Quand je suis arrivée devant ma porte je lui juste dit merci et j’ai refermé ma porte. Il voulait faire quoi à Nael, tout le monde se base sur ce qu’il m’a fait lui, n’a-t-il pas été le premier à douter de sa paternité .

Je pouvais tout supporter, les insultes, les ragots, les médisances, mais pas qu’on traite mon bébé de bâtard, cet enfant c’est toute ma vie et personne n’a le droit de lui faire du mal .

Il voulait faire quoi, s’excuser cela ne m’intéresse pas il n’a qu’à aller régler sa cousine là-bas et de me laisser tranquille.

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À Suivre…

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