Vie de couple : L’éjaculation précoce, des solutions à envisager…


Ejaculation précoce et bonheur dans le couple

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Environ un homme sur quatre souffre d’éjaculation précoce. Ce trouble sexuel se manifeste chez l’homme par une perte de contrôle sur son éjaculation. Ainsi, une minute après la pénétration, il libère sa semence laissant parfois pantoise et frustrée sa partenaire.

Pourquoi vivre l’éjaculation précoce comme une fatalité et gâcher sa relation sexuelle avec sa partenaire? Pourquoi ne pas envisager des solutions qui pourtant existent.

Des solutions à l’éjaculation précoce :

Le premier conseil en guise de solution consiste à avoir de contrôle sur ses émotions. Avoir le contrôle sur ses émotions consiste à réduire l’excitation et la tension. Ainsi, lors d’un rapport, il est donc important d’instaurer des préliminaires qui vont rendre le climat conjugal moins pesant, détendre les deux partenaires, rendre la femme plus réceptive. Il est donc recommandé à l’homme  de retarder la pénétration en faisant durer les préliminaires.

Certains recommandent la méthode du « stop and go » ou le squeezing. Une méthode qui la plupart du temps ne donne aucun résultat convaincant. Pour le stop and go, le couple est censé arrêter tout mouvement lorsque l’homme sent l’excitation arriver. Ceci est souvent frustrant pour la femme qui n’apprécie pas cette suspension de son excitation et de son plaisir. Le squeezing est encore pire puisque la femme soustraite de son état second de plaisir est amener à pincer le gland pour refouler le sperme.*

Par contre, il y a une méthode qui donne plus de résultat ; c’est celui de la respiration sexo-corporelle. Cette méthode de rééducation de l’excitation se pratique par des exercices de respiration par le ventre. L’exercice consiste à inspirer par la bouche pour gonfler son ventre, puis expirer en le vidant. Ensuite, il apprend à bouger le bassin : debout, jambes légèrement fléchies, il déplace ses fesses en arrière ou en avant.

Et ensuite, il associe les deux : il inspire et gonfle le ventre quand les fesses sont en arrière et souffle pour dégonfler le ventre en ramenant le bassin vers l’avant. Pratiquer plusieurs fois cet exercice avant de l’expérimenter avec sa partenaire. Quand l’excitation monte et que vous sentez que vous allez lâcher, utilisez encore plus la respiration pour faire baisser la pression

Il faut que l’homme puisse se concentrer sur son corps, sur ses sensations. Et cela n’est pas très facile s’il est sur sa partenaire. Le docteur Gilbert Bou Jaoudé, lors d’une journée internationale de l’homme a évoqué quelques pistes pour aider les insatisfaits à vaincre ce qui n’est pas une anomalie, mais un simple réflexe.

Pour y parvenir, il fait une proposition en cinq points que voici :Repenser le rapport sexuel : Dans le cas d’une sensibilité excessive, il peut être judicieux de modifier le déroulement de l’acte. «Eviter les mouvements qui entraînent un frottement trop important sur le pénis. Cela conduit à des attitudes plus sensuelles que physiques et permet de ne pas trop faire monter l’excitation», conseille le sexologue.

L’idée est de transformer l’acte sexuel en un moment plus ludique, libre, moins axé sur la performance. A chacun de trouver la position idéale. L’éjaculation en deux coups est parfois conseillée par les sexologues. Mais encore faut-il assurer une deuxième fois après avoir vidé son «fusil chargé». En tout cas au-delà de 35 ans, c’est plus compliqué ;

  • Décontracter ses muscles : En matière de sexualité masculine, la verge ne fait pas tout. Les muscles du périnée, du pelvis voire les abdominaux jouent aussi un rôle essentiel. La « technique du stop and go » est à la base de l’entraînement. Quand l’excitation monte et que l’homme ressent l’imminence de l’éjaculation, il doit stopper tout mouvement de va-et-vient. La respiration abdominale, sans gonfler la poitrine, est aussi recommandée. Idem pour les exercices de contraction du pénis (sans les mains), en érection ou non. Vous faites parfois l’hélicoptère? Eh bien, n’ayez pas honte ;
  • Maîtriser ses émotions : Parfois l’éjaculation précoce n’est que le «symptôme» de l’émotivité d’un patient. «La personne a du mal à gérer ses émotions de façon plus générale. Elle est plus angoissée.» Un travail psychologique est alors nécessaire pour apprendre à les gérer. Cela fait partie du champ de compétence du sexologue, mais il peut être accompagné par un psychologue. Bien souvent la prise de conscience de cette émotivité permet de résoudre le problème. Quant à la technique de la belle-mère qui consiste à penser à quelque chose de moins excitant, elle est déconseillée par les spécialistes malgré son efficacité immédiate ;
  • Faire appel au médicament : L’intérêt d’une telle méthode repose dans la rapidité des effets. «On allonge tout de suite la durée de l’éjaculation. Dès les premières prises.» Dans un second temps, le travail physique de relâchement des muscles, de maîtrise des émotions peut être abordé plus sereinement. D’autres médicaments sont utilisés mais sont détournés de leur utilisation d’origine (antistress, antidouleurs, etc.) D’autres médicaments peuvent être prescrits quand l’éjaculation précoce est la conséquence d’une pathologie: infection, inflammation des urines, perturbation hormonale ;
  • Soigner son couple : La [ou le] partenaire n’est pas toujours étrangère au problème de Monsieur. «Quand Madame met involontairement la pression par exemple. Si ça se trouve, c’est elle qui a du mal à faire monter son plaisir, donc ce n’est pas une éjaculation rapide.» L’éjaculation précoce peut-être la conséquence d’un problème de couple plus profond. L’homme a l’impression que sa partenaire n’a pas envie de faire l’amour en raison de son problème d’éjaculation. Alors que le refus est motivé par d’autres raisons.

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